VŒUX 2019 DE L’UDC A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

VŒUX 2019 DE L’UDC

A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Mercredi, le 30 Janvier 2019

Siège National Montée Ane Rouge Yaoundé

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

ENSEMBLE, CONSTRUIRE ET BÂTIR LA MARCHE DE L’UNITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT HUMANISANT DURABLE

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tous nos Vœux les Meilleurs pour cette Nouvelle Année qui a commencé.

La présentation des Vœux à votre endroit, est une culture qu’à l’Union Démocratique du Cameroun nous avons adoptée ; Pour nous, elle trouve sa place dans le registre des traditions républicaines, tant l’idée de la complémentarité entre les trois catégories d’acteurs que sont les Politiques, les Médias, la Société Civile nous est chère.

Nos Prières à l’Eternel, pour qu’Il nous Eclaire, nos Parents, nos Enfants, nos Amis, la Grande Famille Camerounaise, Africaine, Humaine… dans la Voie de la Recherche du Meilleur de Soi, la Culture du Vrai, du Bien, du Beau, pour Ensemble Construire et Bâtir.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

En remontant nos Vœux jusqu’en 2011, pour ne pas aller plus loin, et aussi, parce que nous avons voulu nous situer au début de la deuxième partie du Centenaire de notre Indépendance, nous étions à Douala le 27 Janvier 2011, à chaque fois, en commençant par rappeler le rôle important joué par les Mediaş, pendant les 50 Premières années de l’expérience républicaine et démocratique connue par notre pays, les leçons tirées à chaque tournant décisif, toujours mieux accomplir la Noble Mission d’Informer qui vous incombe, s’est trouvé être notre souhait ardent.

Si Cameroon Tribune s’en souvient, pour son 40è Anniversaire, qu’il s’apprêtait à célébrer en 2011, nous lui avions adressé un message spécial…

 

…Nous avons le plaisir de lui souhaiter un bon anniversaire et tous nos vœux les meilleurs dans l’accomplissement de la noble mission d’information et d’éducation.

 

Aussi, les moments de célébration sont-ils ceux de la prise de conscience et d’intenses réflexions quant aux responsabilités et aux défis qui interpellent et les dirigeants, et les acteurs et actrices à différents niveaux. Ceci, en ce qui concerne le rôle majeur qu’ils doivent jouer pour le développement de notre pays, qui passe par la construction, la consolidation et l’effectivité des Institutions dans tous les domaines de la vie de notre société, de notre nation.

 

Ainsi, est-il important de relever que l’une des missions des médias est-elle de répondre à l’attente et aux exigences des populations et de les amener à un niveau de compréhension et de discernement leur permettant d’être objectifs dans leurs exigences…

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

 

En 2012, en 2013, en 2014…Jusqu’à il y a un an, le 9 janvier 2018,

Nous avons évoqué avec vous, les questions économiques, politiques, sociales, culturelles, touchant notre pays, notre continent et le reste du monde.

Les constats récurrents suivants se sont révélés au fil du temps, de plus en plus amers, avec le lot des conséquences qui vont nous amener aux multiples crises et soubresauts actuels.

RIEN N’A ÉTÉ FAIT POUR ÉVITER LA VIOLENCE DANS LAQUELLE NOUS NOUS RETROUVONS AUJOURD’HUI, NOS APPELS, NOS MISES EN GARDE N’ONT PAS ÉTÉ PRIS EN COMPTE.

 

  • DE l’INDÉPENDANCE OU DE LA COMPLÉMENTARITÉ DES POUVOIRS LÉGISLATIF, EXÉCUTIF, JUDICIAIRE 

Les 50 premières années de notre indépendance nous ont montré l’absence de contre poids face à l’Exécutif qui, tout dominant réduit, voire écrase le Législatif et le Judiciaire.

 

 

 

 

 

  • DU RESPECT DE LA RESPUBLICA , LA RÉPUBLIQUE, LA CHOSE PUBLIQUE

Nous assistons à la lutte pour le Pouvoir, voire la Culture de la Confiscation du Pouvoir, devenu personnel, égoïste et quasi-monarchique avec pour corollaires : le non-respect des institutions républicaines, la mal gouvernance, une gestion administrative sans véritable dialogue sur le terrain entre les citoyens et les responsables administratifs ; il n’y a pas de véritables complémentarités entre les différents services de l’État, qu’ils soient à l’échelle nationale ou locale.

 

Que penser des pratiques des « interventions », pour obtenir un service, la justice, pour faire primer le droit, pour avoir une promotion, pour gagner une marche, au détriment des compétences, de la Méritocratie ?

Que penser de la corruption ?

 

Il en résulte des déperditions en ce qui concerne nos ressources, tant matérielles qu’humaines, par l’anesthésie des capacités des citoyens en matière d’imagination et d’initiatives : nous en sommes arrivés au stade ou les populations entrainées par ceux et celles qui sont au pouvoir à différent niveau, sont conditionnées, développant des comportements monarchistes qui tuent la personnalité, l’identité et qui enfouissent les vertus républicaines.

C’est de cela qu’il s’agit : mettre fin aux pratiques inhibitrices et destructrices des identités, des personnalités… voilà ce que permet le fait d’être Républicain, Citoyen Démocrate Patriote. Il est question de sortir des situations qui stérilisent, inhibent les populations qui finissent par se sentir étrangères et croire que le pouvoir appartient à une famille donnée, à une catégorie de personnes dans cette famille. Ce qui contribue à déresponsabiliser, à chasser tout ce qui conduit à la créativité, à l’imagination ouvrant toutes les portes à la corruption, à l’immobilisme, au règne de la pauvreté matérielle, intellectuelle, spirituelle au milieu des richesses infinies.

A partir de l’exemple du retrait du Cameroun de l’organisation de la CAN qui nous a secoué, tel un drame national, du fait des irresponsabilités égoïstes nous avons là, un pâle reflet des conséquences que peuvent engendrer de tels comportements…

 

  • DU SENTIMENT NATIONAL

En l’absence du Sentiment National disparu aujourd’hui, puisque hier c’était une réalité, les considérations régionalistes, tribales sont exacerbées, en faveur de ceux qui sont au pouvoir. Sans cet élan national qu’il faut retrouver, nous ne pourrons rien construire de durable.

 

  • DES BESOINS PRIORITAIRES DES POPULATIONS

Le peu d’attention consacré à la solution durable des problèmes quotidiens des populations, fait qu’elles sont abandonnées à elles-mêmes : par conséquent, notre nombreuse  jeunesse  est laissée à elle-même aussi, sans son inscription dans une vision d’ensemble avec des objectifs précis et mobilisateurs…On se retrouve à la fin hélas, avec une jeunesse à laquelle est inculquée les bases d’une tradition de la facilité au détriment d’une jeunesse responsabilisée, dynamique, acquise à la culture des relations intergénérationnelles, du travail, de la discipline et de l’engagement.

Et la question du genre, une grande priorité pour remédier aux injustices cultivées au cours des temps en vue de donner à notre société de tirer le meilleur des fils et des filles, toujours renvoyée aux calandres grecques.

 

  • DE L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS JUSTES ET TRANSPARENTES

Les manipulations électorales faussant les règles du jeu démocratique, cela sera possible à travers l’effectivité de l’indépendance de l’organe en charge de tout le processus électoral, depuis les inscriptions jusqu’à la proclamation des résultats ; cela se fera avec tous les camerounais, notamment, avec ceux de la diaspora.

« Élections en Afrique : ELECAM et la République »

Tel était le thème de notre rencontre de Vœux le 27 Janvier 2012.

Nous avions alors lancé un Appel Citoyen, Républicain, Patriote, Démocrate pour :

  • Le scrutin majoritaire à deux tours aux élections nationales, présidentielles et législatives

 

  • La limitation de la durée et du nombre des mandats du Président de la République

 

  • Organiser les élections en Afrique sur la base des constitutions et des lois mettant fin :

 

  • A la culture de la confiscation du pouvoir, cette pomme de discorde nuisible à la dynamique nationale,

 

  • Aux divisions stériles, aux luttes fratricides destructrices des vies humaines, des patrimoines et de l’âme nationale…

 

Il était question, il est toujours question :

  • D’anticiper pour étouffer le volcan politique qui couve sous l’illusion de paix,
  • De sortir du système où est cultivé le cycle des violences, pour l’Alternance Politique,
  • D’Asseoir la tradition de l’Alternance Pacifique, Démocratique.

 

Nous disions ceci…

« Nous devons comprendre cette situation précaire comme une interpellation, un appel urgent pour rendre profondes les racines de la paix, de l’harmonie dans le pays ; ce qui se fait en comprenant qu’en Politique l’Etat a pour but de rendre heureux et vertueux les citoyens par la prééminence des lois.

…Avec le scrutin majoritaire à deux tours, la limitation de la durée et du nombre des mandats du Chef de l’exécutif nous mettons en marche les bases garantissant les bonnes lois et les possibilités de revenir sur les textes des lois pour qu’elles soient bonnes parce que élaborées par des Citoyens Républicains Patriotes Démocrates mettant au centre de toute entreprise, l’être humain… »

… « Pour cela, il nous faut un Nouveau Contrat Social, Un Contrat Républicain. »

C’était en 2012 !

 

  • CONSTRUIRE ENSEMBLE LES BASES DU PARTAGE DE LA VIE POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DU CAMEROUN

Exiger le retour à la vie démocratique à travers des élections justes, objectives se trouve être le premier niveau d’action que le peuple camerounais doit savoir, qui entrainera les retombées économiques, sociales, culturelles pour son épanouissement.

S’agissant de l’Économie et du Développement en général, nous devons sortir de la situation du Pays aux énormes potentialités pour entrer dans la situation d’un Cameroun d’Action, de Création, des Richesses, à commencer par nos richesses agricoles, avec les orientations industrielles, avec nos ressources humaines et des intelligences qui ne cherchent qu’à s’épanouir à travers une éducation, une formation adaptée en partant de la Maternelle  à l’Université et se poursuivant dans la vie active, dans les différent secteurs.

  • DE LA DÉCENTRALISATION

Il y avait un grand espoir avec la Décentralisation, mais, nous avons assisté à l’échec de Décentralisation, par le fait de l’absence de la volonté politique traduite dans les faits. Le discours de la Décentralisation était resté sur les lèvres, jusqu’à ce qu’avec la crise anglophone, et les revendications régionalistes et fédéralistes, l’on ne commence à prendre conscience qu’appliquée effectivement, la Décentralisation aurait empêché la persistance de certains effets déclencheurs de cette Crise ! Espérons donc que la leçon est bien assimilée, et que les prochains jours seront des jours heureux pour la Décentralisation.

 

  • REPENSER L’AUTORITÉ TRADITIONNELLE AU CAMEROUN

En évitant la confusion entre « traditions » et « valeurs traditionnelles » consacrées par la constitution, en respect des valeurs républicaines, et des valeurs démocratiques : il est important d’aller puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions.

  • ASSEOIR LES FONDEMENTS QUI CONDUISENT ET CONSOLIDENT TOUT CE QUI FAIT NOTRE HUMANITÉ ET NOTRE COMMUNE HUMANITÉ A VIVRE AINSI AUSSI BIEN AU SEIN DE LA PLUS PETITE COMMUNAUTÉ, HUMAINE, DE LA PLUS PETITE SOCIÉTÉ QU’AU SEIN DE L’ÉTAT, D’UNE NATION OU DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE QUI DOIT ÉVOLUER VERS LA SOCIÉTÉ HUMAINE.

Ainsi est-il fondamentalement question de cultiver et de renforcer des principes et des valeurs partagés par toutes les populations qui mettent en exergue les objectifs visant l’épanouissement de l’être humain dans l’affirmation de la société camerounaise comme entité forte efficacement ouverte sur la construction de l’UA, de la Société Internationale de Paix, d’Amour, de Partage, d’une Société Humaine véritable, forte des valeurs humaines cultivées sans cesse fondant la vie et les activités aussi bien des individus que des institutions.

Asseoir notre patrimoine, y veiller, le protéger

Avoir des approches positives, constructives

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

Nous nous sommes promenés le 15 Janvier 2015, dans la Grèce Antique, nous situant au cœur de l’Humain, de notre Commune Humanité. Pour ce faire, nous sommes allés puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions, ce qui rapproche les grands penseurs, les grands philosophes comme Socrate qui développant la Maïeutique, l’Art d’accoucher chercher à obtenir de chaque personne qu’elle accouche ce qu’elle a de bien pour la société. L’ironie socratique qui n’est pas synonyme de moquerie mais d’interrogation, puis l’esprit critique comme apôtre de la liberté du jugement ; il va ainsi préparer les esprits à la critique et ébranler les traditions, à passer de l’explication par les mythes à l’interrogation critique.

Puis Platon (428-347 av J-C), disciple de Socrate ce père de la philosophie occidentale qui développe la théorie morale de la connaissance : « Nul n’est méchant volontairement ». L’Ignorance est source du mal. Tout cela est développé dans l’œuvre écrite de Platon qui est constituée de 28 Dialogues et de quelques lettres. Une invitation à la recherche de la connaissance,

Avec Aristote (385-322), nous apprenons entre autres que « La juste moyenne n’admet ni excès ni défaut et que pour s’accorder avec la raison, la vertu consiste à s’accorder avec le juste milieu que, de même en politique le but de la Cité est d’assurer le bonheur et la vertu des citoyens par la domination des lois » entendons le plein jeu et l’effectivité des lois, émanations des aspirations profondes des populations, du peuple souverain.

 

  • VIVRE ET FAIRE LA POLITIQUE COMME ELLE EST :

 SCIENCE, ART EN DÉVELOPPANT DES ACTES CONCRETS, DES RÉALISATIONS RÉPONDANT AUX RÉALITÉS DES VIES HUMAINES APPELANT A CULTIVER LE BONHEUR, LES VERTUS. CE DOIT ÊTRE LA LE LOT ET DES INDIVIDUS ET DES INSTITUTIONS ET DES FORMATIONS POLITIQUES ET DES MÉDIAS ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ;

Il s’agit des bases, des fondements indispensables qui vont être et les assises et les éclairages des activités et de la vie des différentes catégories d’acteurs dans la société. C’est ce qui est souvent ignoré ou vite oublié quand on y pense pour donner suite aux événements douloureux comme ceux que nous subissons actuellement.

Cela explique les constructions politiques et les actions menées par l’Union Démocratique du Cameroun qui s’analysent dans le concret, avec des impacts directs sur la vie et pouvant apporter à l’effectivité de la politique qui a pour finalité la construction et l’affirmation du bonheur et des vertus des citoyens.

Pour ceux à qui cela a échappé,

CECI AURA ÉTÉ L’ÉLEMENT MOTEUR, AYANT MOTIVE LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS AVONS PARTICIPE A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 7 OCTOBRE DERNIER :

  Sachant les dés pipés d’avance de par notre expérience et l’état des lieux que nous avons rappelé lors d’une Conférence en Août, le 7 Août précisément, et, surtout, fort de ce qui nous avions subi en 2004, dans le cadre de la COALITION POUR LA RÉCONCILIATION ET LA RECONSTRUCTION NATIONALES qui, pendant deux ans à su tenir les Camerounais du Nord au Sud et de Est à L’Ouest en haleine, considérant le Pacte Républicain qui au lendemain des Élections de 2011 avait pour objectif de consolider et mobiliser les Républicains en vue de 2018,

Sachant donc d’avance qu’aucune Coalition en 2018, « affective » « spontanée » ou « voulue délibérément » par le fait de quelques actions quelles soient ne pouvaient prospérer, nous avons pris en mains nos responsabilités premières de Parti Politique pour, avec nos compatriotes échanger sur les voies et actions concrètes d’amélioration de leur condition de vie, mettre l’accent sur l’importance et l’efficacité des actes posés. Une façon constructive, d’être, de faire, de vivre, et de faire la politique : la leçon par l’exemple, la demande du concret qui devient exigence. On y arrive par la Formation, par l’Éducation ; il s’en suit des étapes, des programmes que nous déroulons :

ÉTHIQUE ET POLITIQUE, MORALE POLITIQUE 

DROITS ET DES DEVOIRS ET EFFECTIVITÉ CITOYENNE

SAVOIR, SAVOIR FAIRE, SAVOIR ÊTRE, POUR ÊTRE ET AGIR ENSEMBLE

LE MEILLEUR DE SOI

LA CULTURE DU VRAI, DU BIEN, DU BEAU

RENDEZ-VOUS DU DONNER ET DU RECEVOIR

RELIGIONS ET POLITIQUE : CONVERGENCE DANS LA FOI, RENCONTRE VERS LA SPIRITUALITÉ…etc.

 

  • LIBERTÉ ET DIVERSITÉS : NOS RICHESSES ET IDENTITÉS NATIONALES.

Si nous avons au Cameroun plus de deux cent trente groupes humains ayant des langues qui confirment leurs spécificités, c’est autant de richesses à préserver, car contribuant à affirmer les différentes personnalités. Il est question de les assumer car par elles, il y a ce fond africain inaltérable à protéger, l’affirmation de notre personnalité. A cela, est venu s’ajouter les héritages d’origine européenne et plus particulièrement anglaise et française qui sont nés et se sont développés pendant quarante années des régimes Sous Mandat et puis Sous tutelle.

Ces apports étrangers bénéfiques ont été surexploités et nous ont éloigné de ce qui fait notre originalité Tout était ainsi prêt pour le bilinguisme, le multilinguisme des citoyens et le multiculturalisme.

Pourtant, en Juillet 1961, les Pères Fondateurs réunis à Foumban lors de la Conférence de la Réunification du Cameroun nous avaient ouvert la voie en jetant les bases juridiques et politiques et les méthodes de dialogue et concertation conduisant au consensus pour assurer la consolidation de la nation et de l’idée nationale qui faisait l’unanimité ainsi que les méthodes d’approche pour l’affermir.

« …Dans un monde qui doit plus que jamais être celui de partage, de dialogue, de concertations nous souhaitons être profondément habités par la force de l’Éthique, de l’Humilité dans notre détermination Citoyenne Républicaine, Patriote, Démocratique. Ceci n’est pas une clause de style mais doit se confirmer en principes enracinés, aimés, cultivés, protégés, en grandes forces qui doivent nous habiter, nous habiter en permanence répondant à nos idées qui naissent, nos pensées qui s’amplifient pour devenir des actions, des actes qui président à la vie pour ainsi contribuer à rendre tout le Monde Heureux et Vertueux »

Nous concluons ainsi nos Vœux à la Presse le 9 Janvier 2018.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tout a été dit, nous sommes restés constant dans notre vision depuis le retour au Multipartisme dans les années 1990 dans notre pays. Engagés dans cette voie, nous le restons plus que jamais.

La liberté d’expression est un droit fondamental.

Les interdictions à manifester qui sont érigées et mises en pratique au Cameroun sont des violations et abus avérés d’un régime en réalité en proie aux démons qu’il génère par le fait de tous les manquements sur lesquels nous sommes revenus dans le cadre de cette présentation des Vœux. Plus l’étau se resserre, plus la liberté des citoyens est confisquée, plus le Cameroun est étranglé…C’est le devoir de tous les Patriotes, Républicains, Démocrates de rester debout, pour la liberté défendre, pour notre Pays sauver !

Cas d’interdictions de Manifestations publiques ou Marches des Partis politiques d’Opposition ? Depuis les années 90-91, avec des pics de violences accentués avant ou après des élections, des centaines exemples, nous pouvons en citer : sans doute parce qu’à l’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux, Facebook, WhatsApp, ni retransmission en direct, c’est le lieu de revenir ici sur l’exemple du Ministre de la Communication du temps de la Tripartite qui avait carrément retiré par devers lui, la bande  d’enregistrement de tout ce qui s’était passé et dit en salle au Palais des Congrès et l’enregistrement des acteurs qui avait eu lieu dans les studios de la CRTV juste après les Assises,  acte criminel qui avait privé les camerounais de la vraie information, en la substituant par des mensonges fabriqués pour descendre tout ce qui avait été construit, faussé, au prix de la révolution des camerounais…

Nous nous réjouissons du fait que c’est révolu le temps de « ZÉRO MORTS » déclaré, alors qu’il y en avait des morts,

Quand on a utilisé des balles, pour tirer sur des manifestants qui font du Sitting, c’est un abus, et, aujourd’hui, on ne pourra plus soutenir qu’il y’a eu « ZERO TIRS ».

C’est d’ailleurs par la Grâce de Dieu et la force de ces moyens de Communication que nous avions pu échapper au Complot du 21 Décembre 2006, lorsqu’une Unité anti-émeute est entrée dans notre résidence à Njinka à Foumban sans respect pour cet espace qui avait abrité en 1961, les Assises  de la Réunification , tirant sur les enfants, les populations, tuant Monsieur NJIFOU Issah, père de 6 enfants…Tenez-vous bien, quelques jours après, un Journal de la Place dont nous allons taire le nom n’a pas hésité à qualifier ce qui s’était passé de « fabrication de Ndam Njoya », ce qui venait s’ajouter à un rapport du Sous-préfet de l’époque décrivant Ndam Njoya comme un « fou prétentieux en mal de pouvoir et entretenant le culte de personnalité ». Mon Dieu !  Mal leur avait pris, car une équipe de tournage dirigée par Madame Kala lobé Équinoxe était sur place par hasard et avait tout filmé.

Pareil le 1er Janvier 2013, lorsque défilant joyeusement dans le cadre de leur traditionnel Carnaval, les populations de Foumban avaient été violentées par une Autorité Administrative, le Sous-préfet de l’époque, et que quelques jours après, malgré la descente du Gouverneur le même jour constatant les faits, l’Autorité traditionnelle Chef de Premier Degré a osé déformé les images en faisant un montage « coupé collé » et faux pour charger les carnavaliers qu’ils estimaient qu’ils portaient atteinte à sa Majesté, lui seul, étant « investi » d’organiser ce genre de manifestation culturelle, alors, nous avons pu opposer avec des vidéos pris en temps réels sans montage. Et même, cela n’a pas empêché le 1er Adjoint au Maire de Foumban et un Conseiller Municipal d’être jetés en prison pour plus de 10 mois…

Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses violences par menace, par intimidation, par chantage…etc.  de ce régime qui des fois, sont plus dures que celles qui sont physiques…

La pauvreté ambiante, l’état de nos routes, de nos centres de santé et hôpitaux, la qualité de vie, l’eau et l’énergie en manque…sont autant de violations des droits des Camerounais : que le régime comprenne donc que s’il était question d’un Procès contre le plus « méchant », ce serait surement lui ! Alors qu’il prenne ceci en compte et temporise, en prévoyant un éventuel retournement de la situation, car nous sommes en République.

Cependant, l’Éthique qui nous oblige à l’UDC, et parce que nous enseignons à nos militants les droits et devoirs citoyens, les actes tels que la mise à sac de nos Ambassades en France, en Belgique, et en Allemagne, ne sauraient être acceptés. Le respect de nos Institutions doit être sans faille. La Chose Publique, l’Intérêt Général, notre Patrimoine sauvegardés.  Nous en appelons à plus d’accent à mettre dans la formation et le comportement de nos recrues, pour éviter ce genre de situations embarrassantes.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Après ce que nous avons connu pour la énième fois au sortir de l’élection présidentielle et entrant dans la préparation des Législatives, Municipales, Régionales, la liberté et le choix politiques sans contrainte des citoyens restent des fondamentaux. La participation au vote libre des citoyens, est un facteur de mobilisation fort, d’adhésion, comme partie prenante. C’est évidemment la Démocratie qui garantit la Croissance Économique et la Sécurité et non le contraire…

Une fois encore et de tout cœur, dans cet espace que nous voulons culturel, cette nouvelle salle que nous fréquentons pour la première fois avec vous, en émettant le vœu que l’année prochaine elle soit plus confortable,

BONNE ANNÉE 2019

Je vous remercie.

Fait à Yaoundé le 30/01/2019 Dr Adamou NDAM NJOYA

 

 

 

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