SUITE AUX EVÉNEMENTS DU NORD OUEST ET SUD OUEST

TOUT EN RECHERCHANT LES CAUSES ET LES SOLUTIONS DES REVENDICATIONS, FAIRE RESSORTIR ET ASSEOIR L’UN DES GRANDS HÉRITAGES DES PÈRES FONDATEURS A SAVOIR L’EXEMPLE VIVANT ET FORT OFFERT, EN JUILLET 1961 A LA CONFÉRENCE DE LA RÉUNIFICATION A FOUMBAN, PAR  L’APPROCHE CONSENSUELLE, POUR LA CULTURE DE LA TRADITION DU DIALOGUE AFFIRMANT ET CONSOLIDANT EN PERMANENCE L’IDEE FORTE DE LA NATION ET  LES FONDEMENTS DYNAMIQUES ET PÉRENNES DE L’UNITE  NATIONALE.

 

Il est question que tout en recherchant les causes et les solutions pour des questions qui peuvent être d’ordre pédagogique, de qualité des enseignants et des enseignements, des comportements, d’ordre économique, matériel, logistique, on retienne comme termes de références le grand héritage des pères fondateurs en ce qui concerne la méthode d’approche consensuelle qui, développée avait abouti à Foumban à la mise sur pied des Bases juridiques et politiques fortes de mobilisation des populations pour la construction et la protection de l’Unité Nationale. Les Concertations ayant ainsi abouti, les Fils et les Filles des deux côtés du Mungo ont ainsi laissé un acquis à entretenir et cultiver par les générations successives. Les événements du Nord Ouest et du Sud Ouest viennent le rappeler nous disant de revenir et faire vivre ce grand acquis.

Les Déclarations des Nations Unies à la veille des concertations  relevaient et invitaient à cette approche entre les fils et les filles du Cameroun qui, dans le fond, n’a jamais perdu son unité mais a connu sous l’autorité de la SDN et de l’ONU avec le Mandat et la Tutelle une division pour la gestion administrative par le Royaume Uni de Grande Bretagne et la République française sous le contrôle des organes appropriés de la Société Internationale. L’unité dans la gestion administrative retrouvée avec la Réunification, les Pères Fondateurs qui se retrouvent en Juillet 1961, jettent d’une part, les bases juridiques pour l’organisation de l’Etat et, d’autre part les bases politiques des formules et méthodes de Dialogue et des concertations pour les mutations, les évolutions pour donner au Cameroun toute la force de son identité, de sa personnalité originales comme enfant de la Société Internationale ayant sur son fond africain riche et diversifié les héritages des cultures anglaises et françaises sans oublier un fond historique d’origine allemande.

Tous les discours, les prises de position, des nationalistes, des Pères fondateurs avant, puis à Foumban invitent à cette noble réalisation par l’exemple de leurs engagements. Qu’ils aient eu ou non des représentants à la Conférence, c’est la vision évolutive partagée qui se concrétise.

Il y  ainsi toute une construction à faire qui doit apparaître comme fondamentale à l’ordre de jour dans toutes les démarches entreprises à la suite des événements qui interpellent tous les Camerounais et toutes les Camerounaises, véritable éveil pour reprendre le chemin qu’on avait quitté.

En cela la rigueur et la Moralisation instaurée par le Président de la République doivent revenir et être développées comme culture à tous les niveaux des échelles de valeurs de gouvernement sur le plan national par les responsables à différents titres et plus encore sur le plan local par les Autorités administratives représentant le Gouvernement et par les différents services déconcentrés et dans le secteur privé.

Les Conseils, les Directives et les Instructions du Chef de l’Etat face aux inerties qu’il a toujours condamnées doivent être repris. Ce qui va conduire à plus d’humilité et à la responsabilisation de tout le monde  éloignant des complexes, d’une part,  de supériorité pour certains parce que détenant le pouvoir et les moyens allant jusqu’à asseoir l’autorité sur la force comme le font certains administrateurs  et, d’autre part, d’infériorité de la part des certains citoyens se considérant comme des administrés n’ayant rien à dire, n’ayant point d’ouverture pour initier, apporter à la construction nationale.

Il est question d’inscrire tout le monde dans la dynamique du Savoir des héritages qui nous lient comme une nation unie, du Savoir faire en ce qui concerne toute la professionnalité à tous les niveaux pour donner son contenu et sa vie à notre Nation par l’affirmation de la citoyenneté, du Savoir Être pour se comporter individuellement et collectivement comme les gardiens sans cesse innovant pour le progrès de la Nation dans le monde ; ceci à travers le progrès de tous ses fils et de toutes ses filles mobilisés comme partenaires parties prenantes pour le développement humanisant durable, pour la qualité de vie, mobilisés, solidaires, fraternels et déployant les richesses de leurs diversités pour toujours bâtir.

Il sera question aussi de repenser la vie et la rencontre des expressions culturelles et organiser les découvertes de nos régions, des réalités et des réalisations par les citoyens et les citoyennes pour ainsi consolider les fines  fibres citoyennes républicaines et patriotes démocrates.

Après avoir écrit la Note, on m’a fait tenir la lettre des Évêques du Nord Ouest et du Sud Ouest  adressée au chef de l’Etat et,  après l’avoir lue j’ai pensé, que le contenu des conclusions renforçant l’importance des approches consensuelles, relever les points suivants :

Les analyses historiques ayant abouti aux deux questions élaborées par les Nations Unies pour le Référendum et puis aux résultats obtenus, les points forts et les conclusions finales indiquent la nécessité de mettre l’accent sur  les méthodes d’approches impliquant tout le monde et à tous les niveaux dans la vie et les activités des citoyens. C’est ainsi que seront éloignées les possibilités des interprétations mettant en exergue et popularisant ce qui était jusqu’ici  perçu surtout dans leurs subtilités par des élites  à savoir «les problèmes anglophones ».

Les Pères Fondateurs et les nationalistes en affirmant les bases juridiques et les méthodes d’approches consensuelles nous ont donné outils, voies  et dynamiques à faire prévaloir pour éviter toute évolution aboutissant à des discriminations. Les Evêques parlant de l’application de la Constitution de 1996 et des négociations avec le Syndicats des différents corps ayant des revendications nous inscrivent dans la logique de la recherche du consensus  où prévalent l’idée de la nation et de l’unité Nationale. Pour les approches, on doit faire appel aux héritages des Pères fondateurs faisant ressortir et les fondements juridico-politiques et les méthodes consensuelles qu’ils ont mis en place par la pratique quand les camerounais accédants à l’indépendance, prennent  leur envol. La trame demeure et doit être utilisée car le problème va naître des comportements des individus, des égoïsmes, du manque de sensibilisation sur l’idée de la nation et de l’unité nationale que les citoyens doivent construire loin des cultures des complexes de supériorité ou d’infériorité.

Ceci étant, pour ne plus tomber dans le terrain des errements, tout ce qui va être entrepris pour résoudre les questions des revendications syndicales doit tenir compte de cela et pour le présent et pour le devenir. Ce qui invite à tout un programme d’éducation, de sensibilisation  pour des nouveaux comportements positifs, constructifs ; ce qui conduit à impliquer les autorités religieuses qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes pour l’éducation en vue de la culture de l’ éthique , des valeurs citoyennes ,de la justice , de l’humilité, de l’esprit de solidarité et de fraternité devant présider à la vie des fils et des filles de la famille  que nous constituons. Il y a ici aussi une autre dimension forte à développer au sein des familles et à l’Ecole. La vie et les activités et des individus personnes physiques et des institutions doivent être fondées et éclairées par les valeurs humaines, par l’Ethique.

Avec la « Rigueur et la Moralisation » le Président de la République avait ouvert la porte qui se doit d’être élargie maintenant en ce qui concerne tous les Camerounais. Le Nord Ouest et le Sud Ouest viennent pour nous réveiller dans un monde et un contexte où les moyens de communication permettent de développer et répandre avec une grande rapidité ce qui peut construire tout comme ce qui peut détruire. Il est question de cultiver ce qui va et doit en permanence construire, affirmer et affermir des citoyens et citoyennes patriotes cultivant le grand sens de l’intérêt général dans toute l’humilité.

Dr Adamou NDAM NJOYA

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