MANIFESTE ET PLATE-FORME D’ACTION

 

  1. ORIENTATIONS ET CONSIDERATIONS GENERALES

 

UNE NOUVELLE ETHIQUE NATIONALE BASE DE LA NOUVELLE DYNAMIQUE REPUBLICAINE POUR LA CONSECRATION DE LA VOCATION DE L’ETAT DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA PAIX.

1 : “Afrique en miniature” tant sur le plan humain que le plan géographique, le Cameroun devrait apparaître comme ce pays phare dans le développement de l’Afrique.

2 : En outre, le contexte de l’accession à l’indépendance vouait le Cameroun à être une véritable République des Droits et des Libertés.

Les faiblesses des hommes, les échecs notoires de politiques préconisées, le centralisme décisionnel excessif de l’Etat, le glissement vers le règne absolu du parti unique, tout cela , entre autres, est venu bloquer tout dialogue qu’exige la diversité des richesses humaines, culturelles et linguistiques. C’est ainsi que fut empêché l’avènement du multipartisme pourtant consacré par l’article 3 de la Constitution dès l’accession à la Souveraineté Nationale pour répondre à l’ordre naturel des choses et aux dures réalités des conditions de colonisés de dominés vécues par les populations.

3 : Aujourd’hui est révolue l’époque de la guerre des hommes, des discours inadéquates et démagogiques. La Nouvelle Dynamique Républicaine préconisée par l’Union Démocratique du Cameroun et qui répond aux exigences du troisième millénaire naissant, invite les Camerounaises et Camerounais à s’attaquer  à la refonte réaliste et humanisante de nos institutions, de nos structures globales avec d’une part, le concours de tout le monde à différents niveaux et, d’autre part, la mobilisation de toutes les particularités humaines et naturelles pour l’épanouissement de chaque personne et de toute la société dans la perspective de la construction effective de l’Afrique comme entité vivante et opérationnelle, et aussi avec la vision universaliste qui exige l’évolution de notre monde vers la Société Globale.

4 : Notre peuple et tous ceux qui ont choisi notre pays comme terre d’accueil aspirent plus que jamais :

  • A la démocratie qui s’affirme par des règles et des principes acceptés, respectés, appliqués objectivement et qui responsabilisent chaque personne et tout le monde.
  • Au règne de la liberté et de la justice.
  • Au progrès économique, social et culturel, scientifique et technique dans la sérénité.
  • Au respect de la dignité humaine
  • A la participation à la construction de la qualité de vie et du bonheur comme partenaire partie prenante
  • Au savoir, Savoir Faire et Savoir Être
  • A la santé, à la culture, à l’éducation

5 : L’Union Démocratique du Cameroun, produit de la rencontre dynamique des Camerounaises et des Camerounais mettant ensemble, dans l’action et les réflexions, leurs forces, leurs intelligences, leurs compétences et leurs expériences, apparaît à la fois comme l’incarnation profonde des aspirations du peuple et le catalyseur de l’Unité Nationale. Elle est, en effet, née :

  • Pour répondre à l’attente des Camerounaises et des Camerounais qui veulent, grâce à la Nouvelle Dynamique Républicaine et à travers un nouveau contact républicain, œuvrer à sortir le Cameroun de la crise économique, politique et socio culturelle qui est avant tout une crise de confiance, une crise des valeurs ;
  • Pour œuvrer à la consécration de la vocation du Cameroun d’être la République des Droits de l’Homme et des Libertés, pionner de la construction de l’Unité Africaine et de la Paix dans le monde.
  1. DU FERMENT DES PRINCIPES ET SUPPORT THEORICO-IDEOLOGIQUES DE L’UNION DEMOCRATIQUES DU CAMEROUN

6 : L’Union Démocratique du Cameroun n’est le produit ni du hasard, ni des circonstances créés par le vent de la démocratisation  ayant soufflé dans notre monde et dont le point culminant sera la chuté des bastions de l’autoritarisme et de la dictature dans le pays de l’Europe de l’Est, et de leurs répercussions africaines dans les années 1980 du fait du coup de grâce donné par la Perestroïka et la Glasnost de M. Gorbatchev.

Dès la fin des années 1970, en prélude, la Nouvelle Ethique de l’Education et de l’Educateur apporte, dans un contexte difficile, celui du parti unique, de l’Etat Part Unique, un message nouveau et révolutionnaire.

7 : La Nouvelle Ethique s’instaure par opposition aux fausses valeurs régnantes, celles qui, dans le cadre du parti unique, cultivent l’autorité du chef à quelque niveau que l’on se trouve et font prévaloir les intérêts particuliers sur l’intérêt général. La Nouvelle Ethique veut le développement des valeurs et des méthodes d’approche et d’action qui privilégient l’être humain à quelque niveau qu’il se trouve et quelle que soit sa condition.

8 : La nouvelle Ethique de l’Administrateur et de l’Administration qui connût ensuite un début d’application eut pour objectif d’arriver, par la moralisation, la rigueur, l’objectivité, à une administration de développement humain, responsable et durable.

9 : L’Union Démocratique du Cameroun a pour ferment théorique et philosophique la dynamique de la Nouvelle Ethique.  Cette philosophie repose sur le Réalisme, l’Humanisme, la Tolérance, le Dialogue et la Démocratie qui Responsabilise. Elle interpelle et éclaire chaque membre de la société en l’invitant à agir toujours dans le sens de l’intérêt collectif pour lequel nous sommes tous sincèrement engagés.

10 : Sa dénomination “Union Démocratique du Cameroun”, sa devise “Liberté-Justice-Progrès”, ainsi que son emblème ” Un globe où le Cameroun se détache dans le fond du continent Africain en dégageant une lumière rayonnante” donnent une idée exacte quant au l’UDC et au type de société qu’elle veut bâtir avec le concours de toutes et de tous.

III.- DE LA PLATE-FORME D’ACTION

SUR LE PLAN POLITIQUE

  1. De la réconciliation nationale et de l’assainissement de l’atmosphère politique : pour une Nouvelle Dynamique Républicaine.

11 : Après tous les échecs du système du Renouveau, pour recréer la confiance, l’UDC s’engage à développer à travers la Démocratie Responsabilisante, une Nouvelle Dynamique Républicaine qui passe par :

  • La réconciliation de chaque personne avec elle-même en lui faisant prendre conscience des droits et devoirs qui lui incombent ;
  • La réconciliation avec nos nationalistes et hommes morts qui ont chacun à sa façon apporté une pierre à l’édification du Cameroun. Elle s’opérera par le retour des restes de Félix MOUMIE, Abel KINGUE, Président Ahmadou AHIDJO etc et la réhabilitation de Ruben UM NYOBE, Ernest OUANDIE, OSSENDE AFANA, etc…
  • La réconciliation nationale qui veut que l’on abandonne les bases tribales négatives et les clivages artificiels comme supports de la vie politique et de l’action gouvernementale ;
  • La tenue d’une Conférence Nationale où toutes les familles politiques, spirituelles, professionnelles contribueront à déterminer les règles de jeu politique d’Etat véritablement démocratique ;
  • L’adoption d’un Code Electoral répondant à l’essence du multipartisme en vue d’organiser des élections (municipales, législatives, et présidentielles) dans la transparence et dans toute l’impartialité garantissant l’expression du peuple souverain :
  • La réhabilitation de la politique étrangère du Cameroun devenue plus active et plus participative tant au niveau africain qu’au niveau mondial.
  • La séparation définitive de l’Etat et du parti au pouvoir ; notamment le Palais de Congrès sera rendu au peuple, et les dirigeants du Parti au pouvoir cesseront d’émarger au budget de l’Etat ;
  • L’affermissement, la consolidation de l’Unité Nationale en développant les richesses spirituelles et les valeurs humanistes inestimables qu’offrent les diversités éthiques, culturelles et les héritages liés aux cultures germano-anglaise, française et arabe ; en dynamisant les germes de tolérance, de compréhension, de confiance en soi et aux autres ; en développant l’esprit de fierté nationale investie dans la construction de la fierté africaine et celle de l’être humain tout court ;
  • L’exploitation judicieuse des dimensions positives de structures et des pratiques traditionnelles comme ciments de l’Unité Nationale grâce aux valeurs qu’elles distillent en harmonie avec les valeurs républicaines.
  • L’atmosphère politique assainie permettra d’instaurer un Etat de Droit et des Libertés dont la Constitution, profondément révisée, en sera la Loi Fondamentale.

 

  1. DE LA CONSTRUCTION ET DES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE.

12 : L’UDC s’engage à initier la révision de la Constitution dans le cadre d’une large concertation. La révision constitutionnelle envisagée préconisera :

  • Un régime semi-présidentiel avec Premier Ministre Chef de Gouvernement, nommé par le Président, puis confirme par le Parlement devant lequel il est responsable ;
  • Un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une seule fois ;
  • Un Conseil Ministériel qui délibérera obligatoirement sur certaines décisions et connaîtra pour avis certaines nominations ;
  • Que les Ordonnances restent des actes administratifs tant qu’elles n’ont pas été ratifiées par le Parlement ;
  • Un parlement qui assume effectivement ses fonctions traditionnelles d’élaboration des lois, de vote du budget et de contrôle du gouvernement.
  • Des sessions longues pour permettre au Parlement d’aller au fond des dossiers et des situations qu’il examine ;
  • Un pouvoir judiciaire indépendant ; une Cour des Comptes ;
  • Une Cour Constitutionnelle dont la saisine est faite par le Président de la République, soit par le Président de l’Assemblée Nationale, soit par un groupe de parlementaires, soit par des juridictions ordinaires en cas d’exception d’inconstitutionnalité.

La Nouvelle Constitution devenue véritablement une Loi Fondamentale consacrera la neutralité des grands corps de l’Etat, notamment de la Police, de l’Armée, de l’Administration, de la Magistrature, de l’Information. Elle renforcera la protection des droits et libertés des individus en les réceptionnant dans son dispositif.

  1. L’UDC a pour préoccupation immédiate de s’employer à mettre fin à la concentration du pouvoir administratif et aux interventions partisanes, et à remettre l’Administration au service de la nation. Elle mettra en place une véritable administration de développement : démocratisée, détribalisée, efficace et privilégiant la compétence, le mérite, la transparence, la probité…

14 : Entre autres mesures urgentes à prendre il y’a notamment :

  • La révision du Statut General de la Fonction Publique pour créer les conditions permettant une participation réelle et effective des personnels agents et cadres à la bonne marche du service public ;
  • La création d’une Haute Autorité de la Fonction Publique qui sera obligatoirement consultée sur toutes les questions à caractère général intéressant la Fonction
  • La formation professionnelle continue des personnels de l’administration, la garantie de la promotion interne et de la stabilité à des postes de responsabilités afin d’augmenter l’efficacité et la rendement de l’administration dont les cadres et gents à différents niveaux vivent actuellement dans l’anxiété des nominations qui rythment avec les changements des ministres et des hauts responsables ;
  • La création des tribunaux administratifs au niveau des provinces connaissent qui connaissent du contentieux administratif au premier ressort, la Chambre Administrative n’intervenant plus qu’en appel :
  • L’établissement d’un véritable profil de carrière.

 

15 : Afin  d’assurer une participation réelle de tous aux décisions qui les concernent, l’UDC envisage une décentralisation poussée. Cela se fera par le renforcement de l’autonomie des collectivités territoriales grâce au transfert des moyens importants d’études, de décisions de gestions et de financement du pouvoir central vers es collectivités locales.

 

16 : L’UDC veillera à ce que des études urgentes soient diligentées pour la mise sur pied des conseils régionaux de développement composés d’une part, des représentants du gouvernement (délégués départementaux et provinciaux, préfets et représentants du gouvernement au niveau régional) et d’autre part des élus locaux (députés, maires), des représentants des chambres consulaires et des représentants des chefs traditionnels ; ils seront chargés d’analyser et d’arrêter  les programmes de développement régionaux à court et moyen termes et de voter le projet  d’investissement provincial dont l’exécution sera assurée par le représentant régional du gouvernement. Ces conseils régionaux pourraient amener, suivant les résultats des études conduites soit à la suppression du Conseil Economique et Social, soit à son aménagement. *

 

17 : L’UDC veillera à la restructuration des chambres consulaires par la création des chambres régionales quasi autonomes.

 

18 : La réforme fiscale permettra de donner aux communes les moyens de leur action. La tutelle assurée par les gouverneurs de provinces sera allégée : contrôle à posteriori et portant exclusivement sur la légalité des actes.

 

  1. Les Chefferies traditionnelles, réorganisées, seront les gardiennes de nos traditions et identités culturelles ; de ce fait, l’administration ne nommera plus les chefs traditionnels qui sont désignés selon les usages et coutumes propres à chaque collectivité. Les communautés villageoises créées autour des chefferies seront le support de la vie du groupe à la base.

 

20 : L’armée, devenue une armée de développement en temps de paix, doit contribuer pleinement au développement du Cameroun.

 

L’UDC œuvrera pour créer un nouvel horizon avec le rapport humanisant entre l’armée, la police  et le peuple.

 

21 : De véritables prisons de production seront instituées : utilisation des connaissances éventuelles des prisonniers et de la main d’œuvre qu’ils peuvent constituer. En outre des mesures seront prises pour permettre aux démunis d’apprendre pour leur insertion dans la société à leur sortie de prison.

  1. DE LA PLATE-FORME ECONOMIQUE
  2. DE L’ORIENTATION GENERALE.

22 : Le programme économique de l’UDC s’inspire de fondements de “Nouvelle Ethique et de la Démocratie Responsabilisante”. A ce titre tirant du libéralisme, il est basé sur le réalisme et le pragmatisme, et n’obéit à aucun dogme, sinon celui d’une économie de marché humanisante”, caractérisée notamment par :

  • La proposition d’un système d’économie de marché dans lequel l’Etat et la société civile fixent ensemble les règles du jeu en vue de renforcer une saine compétition ainsi que la responsabilité individuelle et l’initiative privée ;
  • Une intervention judicieuse et transparente de l’Etat afin de promouvoir la justice sociale ;
  • Une gestion plus efficiente des riches ressources humaines et naturelles du Cameroun, base d’une croissance économique soutenue, saine et durable.

 

  1. LE DIAGNOSTIC :

23 : Après avoir connu une croissance économique satisfaisante de 1960 à 1986 le Cameroun s’est enfoncé dans une crise économique sans précédent due à quelques facteurs exogènes (chute des prix de principaux produits d’exportation, hausse du dollar) mais aussi et surtout à une mauvaise gestion interne renforcé par une exportation frauduleuse et an cesse croissante de l’épargne nationale.

24 : L’absence de la confiance et de crédibilité dans la conception et l’exécution des programmes économiques mal étudiés ;

  • La désorganisation puis la faillite du système bancaire ; une gestion des entreprises publiques fondée sur une politique faisant fi de la compétence et qui a fait d’elles des gouffres pour les finances publiques ; les licenciements et compressions des personnels, les fermetures d’entreprises finissant par enlever à l’Etat les moyens de sa politique ;
  • Un secteur industriel caractérisé notamment par la domination de quelques entreprises profitant d’une désorganisation de l’administration qui a généré de ce fait une corruption sans précédent, les petites et moyennes entreprises étant ainsi condamnées à la disparition.
  • Un monde rural victime d’une politique de “pilotage à vue”, paternaliste, faisant de l’agriculteur et de l’éleveur des assistés, gérés par des institutions étatiques inefficientes, se nourrissant, sans aucun état d’âme et sans contre partie, de leur dur labeur ;
  • L’exploitation forestière continue de faire l’objet d’une politique incohérente de distribution de licences, mettant en danger l’équilibre écologique de la nation.

 

  1. DU PLAN D’ACTION D’URGENCE

25 : Le plan d’action d’urgence (PAU) de l’UDC vise à un rétablissement rapide des grands équilibres macroéconomiques :

  • Au niveau des finances publiques ; par une réduction judicieuse des dépenses de l’Etat qui ne participent pas à un accroissement du bien-être collectif ; par une budgétisation sans délai des recettes pétrolières et des bénéfices des entreprises publiques non privatisées ;
  • Au niveau du système bancaire et financier : par mise sur pied d’un cadre institutionnel permettant une mobilisation rapide de l’épargne nationale par la création de mutuelles d’épargne, de coopératives de crédit, des banques à vocation régionale ou départementale, etc…
  • Au plan de la gestion des biens publics : par un assainissement des entreprises publiques fondé sur la compétence et la responsabilité des décideurs et une rationalisation effective de la Fonction Publique ;
  • Au plan de la résorption du chômage : par une organisation immédiate du secteur dit informel, en vue de promouvoir la création des micro-entreprises performantes ; par un allègement de chargés fiscales et par-fiscales afin de réduire les coûts des entreprises ;
  • Au niveau de la politique sectorielle : par une réorganisation du secteur agro-pastoral en vue de produits de rente et des denrées alimentaires, par une réorganisation des circuits de commercialisation de produits vivriers ; par une “débureaucratisation” de la politique industrielle afin de permettre une innovation technologique rapide ;
  • Au plan de la “Nouvelle Ethique Economique” : par la création d’une commission d’enquête indépendante afin d’identifier les tenants et les aboutissants de détournements des derniers publics, en se conformant strictement aux lois et règlements en vigueur ;
  • Au plan de l’équilibre économique externe : par l’engagement des négociations avec des partenaires étrangers en vue d’accélérer le rapatriement des ressources financières exportées ; par la restauration de la crédibilité de l’Etat vis-à-vis des partenaires étrangers.

 

  1. DU PLAN D’ACTION A TERME (PAT)

26 : Pour consolider et accélérer le processus de l’exécution du programme de « l’Economie de Marche Humanisante”, l’UDC entend mettre l’accent sur certaines priorités, parmi lesquelles il faut relever en particulier :

  1. Le renforcement du rôle traditionnel de l’Etat à savoir  la production des biens collectifs, la régulation (non discrétionnaire) de l’activité économique nationale.
  2. La mise sur pied des institutions susceptibles de permettre un bon fonctionnement du système de l’économie de marché fondé sur la “Démocratisation Economique”
  • La mise sur pied d’une banque de données fiable afin d’aider les opérateurs économiques à saisir rapidement les opportunités du marché national et international.
  • L’organisation du secteur informel (petits métiers, ventes à la sauvette, intensification de l’intégration économique dans la sous-région ;
  • Une libéralisation judicieuse des transports privés ainsi que le développement d’autres moyens de transport public.
  • La politique agro-pastorale.
  • En matière d’agriculture et d’élevage, l’objectif principal est d’augmenter la part des recettes d’exportation des produits de rente et de denrées alimentaires qui revient aux agriculteurs. D’où la volonté de l’UDC de développer les Cultures vivrières exportables, un élevage diversifié, l’implantation d’unités agro-industrielles, la restructuration des coopératives et la création d’autres types d’associations, l’assistance aux paysans en vue d’améliorer leurs performances qualitatives et quantitatives. Une nouvelle politique d’exploitation de nos forêts partant des formules actuelles qui ne bénéficient pas aux populations et à l’Etat.

 

  • Les finances publiques :
  • En matière de finances publiques, l’objectif principal en cette période est de restaurer la crédibilité de l’Etat. Pour donner des bases concrètes à son action et restaurer cette confiance, l’UDC veillera :
  • A l’élaboration d’un budget national réaliste ;
  • A la programmation du remboursement de la dette publique aussi bien externe qu’interne ;
  • A la suppression des “comptes hors budget” et à la budgétisation de toutes les revenues de l’Etat ;
  • A conduire des études en vue de créer des garde-fous pour contrer les détournements des derniers publics et les fuites des capitaux ;
  • La refonte du système fiscal et parafiscal actuellement en vigueur.
  • La réforme du système bancaire et financier par :
  • La création d’une structure d’assurance d’épargne ;
  • La réforme de la règlementation en vigueur afin de favoriser l’extension du réseau bancaire et l’émergence de petites institutions financières spécialisées.
  1. DE L’EDUCATION, DU SOCIAL ET DE LA CULTURE

28 : L’humanisation  de la société et la responsabilisation de ses membres constituent la priorité des priorités. Elles passent par l’éducation, la formation, la santé, le travail dans un environnement sain et l’ancrage à des valeurs culturelles profondément partagées. L’UDC y veillera dans cet esprit.

  1. DE L’EDUCATION

29 : Avec le concours étroits des maîtres et maîtresses d’écoles, des professeurs des collèges, lycées et universités, et des chercheurs, l’UDC entend déterminer les stratégies, mener les actions et développer un véritable enseignement-éducation pour que les conséquences directes que ce domaine a sur  tous les domaines de la vie de l’être humain et de la société, soient des plus positives.

30 : Avec les parents qui sont les éducateurs premiers et permanents, avec toutes les institutions socioculturelles, spirituelles, éducatives et de développement, l’UDC préconise des concertations pour maintenir l’éducation dans sa propre dynamique de source de création et de préparation des générations à la créativité.

31 : D’une part, en rapport avec les utilisateurs, des ressources humaines, d’autres part, à l’écoute des élèves et étudiantes, et à travers un dialogue permanent, ouvert sur la vie, les situant dans le rôle de responsable de demain ; l’UDC veillera à des adaptations permanentes du système et du contenu éducatifs pour répondre aux réalités de notre monde et au besoin de la société camerounaise dans son ensemble.

32 : Sous l’éclairage de la Nouvelle Dynamique de l’Education et de l’Educateur, le projet éducatif de l’UDC repose sur une vision du réel, un idéal culturel, un réseau de valeurs partagées par l’ensemble du peuple. Ce projet entend remettre de l’ordre dans la politique de l’Education Nationale en définissant clairement les objectifs à chacun des niveaux (primaire, secondaire, universitaire) et en faisant bénéficier toutes les couches de la population des facilités et des structures mises en place ou à créer.

33 : a) Afin d’assurer la réussite des réformes à entreprendre et garantir l’engagement de nos éducateurs l’UDC s’engage à :

  • Œuvrer pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants, professeurs, instituteurs et maîtres d’école, en particulier ceux de l’enseignement privé laïc ou confessionnel.
  • Faire respecter la franchise universitaire et consolider l’autonomie des institutions universitaires ;
  • Procéder à la décentralisation des établissements d’enseignement supérieur en vue de la création des universités régionales autonomes.

33 : b)  En matière de recherche scientifique et technologique, les actions qui sont conduites sur le plan national vont être intensifiées et prolongées sur le plan local pour tenir compte des réalités du milieu notamment en ce qui concerne d’une part l’agriculture et l’élevage et, d’autre part, les différents domaines artisanaux. Dans cet esprit, seront développés, des centres d’information et de vulgarisation scientifique et technologique animés en association avec les populations.

 

  1. DU SOCIAL ET DE LA CULTURE
  2. DE LA FORMATION,  DE L’EMPLOI ET DES SALAIRES

34 : Pour rendre effectif le droit du travail qui est un objectif primordial, il sera assuré le droit à la formation initiale d’abord et par la suite, le droit à la formation permanente garantie au travailleur, au fonctionnaire et à toute personne désireuse d’acquérir une amélioration sur le plan professionnel.

35 : L’UDC veillera à ce que soit assurée à chaque personne la contrepartie de son travail pour le paiement :

  • Des salaires conséquents aux travailleurs, agents divers, fonctionnaires ;
  • De prix justes aux agriculteurs ;
  • Des créances dues par l’Etat pour des services rendus ;

 

  • : Des études permettant :
  • D’élaborer un nouveau Code de Travail après une large consultation des principales parties concernées ;
  • De déterminer les possibilités de l’harmonisation des salaires du secteur public et privé pour une plus grande justice sociale.
  • D’améliorer la gestion du temps de travail dans l’intérêt de tous.

 

  • : Des mesures doivent être prises pour arrêter la baisse régulière du pouvoir d’achat des Camerounaises et des Camerounais afin qu’ils soient en mesure de satisfaire leurs besoins sans cesse croissants. L’expression de ce pouvoir d’achat, les principaux éléments sur lesquels portera l’intervention sont : l’élévation des bas salaires et des prestations familiales, la stabilité des prix et l’allègement des charges fiscales.

 

  • : L’UDC veillera :
  • D’une part à arrêter les compressions de personnels et les licenciements abusifs en amorçant rationnellement les recrutements.
  • D’autre part, à mener des actions en vue de la résorption du chômage et du sous-emploi chronique, notamment des jeunes.

 

  • : L’UDC s’attèlera en outre à ce que la sécurité sociale devienne effective et intéresse les agriculteurs, les éleveurs, les artisans, les artistes, d’une part, et les employés des secteurs privés et publics d’autre part.

 

  1. DE LA SANTE :
  • : L’exercice de toutes les activités humaines, le bien être de chaque personne étant conditionnés par le bon état de santé des populations, l’UDC fait de la santé une des grandes priorités de son programme dans le projet de société.

Dans le cadre de larges consultations, l’UDC veillera à la formulation d’une nouvelle politique de la recherche médicale moderne et traditionnelle.

Les objectifs dans le domaine de la santé ne pouvant être atteints que grâce au concours responsable et suivi des femmes et hommes qui s’y consacrent, l’UDC s’emploiera à ce que soient créées les conditions les meilleures  pour le travail et la carrière des personnels médicaux pour leur permettre ainsi d’apporter le maximum dans l’accomplissement de la mission vitale qui leur incombe. Dans cet esprit, sera mis en place un statut réservé au corps médical et para-médical.

 

  • : La couverture sanitaire du territoire national doit être poursuivie : la réouverture des établissements fermés ou sous employés permettra entre autres de former des personnels pour le secteur médical privé en cours d’expansion.

 

  1. DE L’HABITAT ET DE L ‘URBANISME.
  • : Un nouvel urbanisme et un nouveau cadre de vie en milieu urbain et rural constituent pour l’UDC des objectifs conduisant à :
  • La maîtrise des agglomérations ;
  • La réduction des inégalités excessives de croissances, d’une part entre les villes et d’autre part entre les villes et les campagnes ;
  • La couverture des besoins sociaux, économiques et culturels, sportifs sanitaires des villes et des campagnes par une répartition équilibrée et coordonnée des équipements à l’intérieur des provinces.
  • : L’UDC veillera à ce que soit mise en place une nouvelle politique de l’habitat conduisant :
  • A une nouvelle politique d’aide au logement,
  • A la refonte de la structure de financement du logement,
  • A la dynamisation de l’industrie du bâtiment par la mise en place des organismes de normalisation et de recherche scientifique dans le bâtiment.

 

  1. DE LA CULTURE ET DES TRADITIONS
  • : L’UDC entend promouvoir l’épanouissement de nos richesses culturelles et artistiques. Reconnaissant la fonction irremplaçable de la création artistique, littéraire et intellectuelle en général comme source du ciment et de l’expression de l’identité de la société et comme voie forte de rencontre et de communion entre les peuples. L’UDC mettra tout en œuvre pour la création des conditions permettant aux artistes, écrivains, interprètes et autres créateurs de s’assumer pleinement et librement leurs activités de création pour le bonheur de chaque personne et de tout le monde, pour les apports esthétiques et utiles dans la vie.
  • : Cette reconnaissance a pour corollaire la nécessité de leur assurer les statuts matériel et moral qu’exigent leurs activités ; dans cet esprit, l’UDC veillera à l’évaluation des textes et pratiques régissant les artistes, plasticiens, musiciens, artisans, créateurs, intellectuels et manuels ; et, en rapport avec eux suivant les différents domaines, l’UDC œuvrera pour la définition des nouveaux rapports réalistes et efficaces pour l’éclosion culturelle et artistique au Cameroun.

 

  1. DU TOURISME
  • : Le Tourisme Camerounais doit permettre la rentrée des devises et favoriser la connaissance du pays. L’UDC développera des conceptions qui tiennent compte de ces données. En outre, elle veillera :
  • Au développement des voies de communication sans lesquelles le tourisme est impossible ;
  • A la création de nouveaux circuits et pistes touristiques et l’amélioration de ceux qui existent à l’instar du Ring Road.
  • A la création des villages de vacances ;
  • A la systématisation de la rénovation des sites, des monuments historiques que constituent par exemple certaines chefferies traditionnelles qui sont les hauts lieux vivants de la culture ;
  • A la mise en place des conditions permettant aux nationaux de mieux se connaître et de connaître les différentes régions de leur pays.
  1. DU SPORT ET DE L’EDUCATION PHYSIQUE

47 : L’importance du sport et de l’éducation physique pour la santé des Camerounaises et Camerounais, et le rôle de brassage social qu’ils jouent en font une grande priorité de l’UDC.

Le développement des infrastructures sportives et des sports de compétition pour une participation à un haut niveau du Cameroun aux compétitions en Afrique et dans le monde feront l’objet d’une attention particulière.

  1. DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS

48 :  Le droit à l’information étant un droit de l’individu et une donnée essentielle pour la dynamique de la démocratie et du pluralisme politique, l’information doit être ouverte, intégrale, responsable, propre à assurer le développement et l’épanouissement de chaque individu.

49 : L’UDC s’emploiera :

  • A faire disparaître la censure politique ;
  • A ce que les médias publics s’en tiennent dans leur mission d’information à une stricte objectivité ;
  • A ce que les messages des partis politiques et des courants d’opinion soit expressément identifiés et gérés dans un souci de juste représentativité démocratique et de respect des quotas et de normes d’éthique exigés pour les organes du service public de la communication.
  1. La création d’une Haute Autorité de l’Audio-visuel permettra de garantir la neutralité et le libre accès au système d’information de divers courants d’opinion et des mass médias nationaux devant être amenés à veiller à la qualité des émissions. Cameroun Tribune pourra être privatisé tandis que l’imprimerie Nationale et SOPECAM fusionneront pour répondre aux besoins croissants d’édition et de publication (du Journal Officiel, des Arrêts de la Cour Suprême entre autres).

 

  1. DES RELATIONS INTERNATIONALES DU CAMEROUN

50 : L’action de l’UDC sur le plan international permettra :

  • De créer les conditions assurant l’efficacité de sa participation à la vie de la société internationale et, de ce fait, sa crédibilité et le respect du Cameroun en Afrique et dans le monde ;
  • De traduire dans les faits les principes contenus dans la Charte de l’ONU, la Charte de l’OUA, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que les différents engagements bilatéraux et multilatéraux auxquels a souscrit le Cameroun ;
  • De développer des initiatives et de contribuer pleinement à la cause de la paix et de la compréhension entre les peuples en Afrique et dans le monde.

 

52 : Pour l’Afrique, l’objectif de l’UDC est l’affirmation d’une part du Cameroun comme entité composant de l’entité sous régionale de l’Afrique Centrale, et d’autre part, de l’entité régionale africaine comme véritable espace économique et culturel viable.

 

53 : Au niveau mondial, l’UDC veillera aux développements de nouvelles stratégies par une présence réelle et constante, et une participation constructive du Cameroun :

  • A la vie des organisations internationales universelles de la famille des Nations Unies :
  • Aux activités des Organisations Internationales telles que celles de l’Association au Marché Commun avec les A.C.P. ;
  • A l’avènement d’un Nouvel Ordre Economique International ;

 

Tel est, en résumé, ce que l’Union Démocratique du Cameroun propose aux Camerounais. L’UDC vous interpelle sur des bases cocrètes vous demandant de vous joindre à l’action pour bâtir une Cameroun meilleur, promoteur de la Démocratie, de la Liberté, de la Justice et du Progrès.