1- Le Code Electoral objet de la loi 2012/001/ du 19 Avril 2012 accorde au Directeur Général des Elections, qui n’est pas sous serment, des pouvoirs exorbitants pour conduire les opérations électorales, au détriment du Conseil Electoral dont les membres sont assermentés. Il est question de notre point de vue, de donner au Conseil Electoral, le pouvoir de conduire tout le processus électoral.

2- Le Conseil Electoral dans le cadre de ses pouvoirs de conduire le processus électoral et référendaire devrait gérer le budget d’Elections Cameroon et le budget des Elections, recruter et nommer tous les personnels de Elections Cameroon.

3- L’autonomie financière d’Elections Cameroon n’est toujours pas acquise, car c’est toujours le Ministre des Finances qui assure le déblocage de fonds.

4- Attendu que la gestion financière d’Elections Cameroon est régie par les règles de la comptabilité publique, il conviendrait plutôt de nommer auprès de cet organisme, un contrôleur financier spécialisé en lieu et place du Commissaire aux comptes. Car, il serait absurde d’allier les articles 37 et 38 dans le cadre de la comptabilité publique.

5- Dans la suite du texte, il conviendrait de remplacer le Directeur Général des Elections par le Conseil Electoral.

6- L’Etat doit se doter des moyens pour délivrer, de manière automatique, la carte d’électeur à tout camerounais qui atteint l’âge de 18 ans. Muni de sa carte d’électeur, chacun, chacune peut solliciter son inscription sur la liste électorale.

7- Les Commissions locales, chevilles ouvrières d’Elecam, en tant que démembrements d’ELECAM, pour leur fonctionnement, doivent, comme la loi le prévoit, être prises en charge par Elecam.

8- Le fichier électoral doit être visible, unique et géré au niveau de chaque Commission locale par l’ensemble des membres.

9- Le Conseil Electoral devrait éditer un bulletin unique comprenant les logos et couleurs de tous les Partis Politiques en compétition.

10- Faire évoluer le nombre des Députés à l’Assemblée Nationale en rapport avec l’effectif de la population du Cameroun.

11- Compte tenu de la misère ambiante dans laquelle vivent les populations, l’Etat devrait réduire le montant du cautionnement à  la  fonction de conseiller municipal.

12- Pour une bonne traçabilité des résultats dans les différentes commissions, un exemplaire du procès- verbal remis à chaque membre signataire devrait faire foi jusqu’à inscription en faux.

12- Obligation aux Partis politiques de respecter l’égalité du Genre.

13- Obligation aux Partis politiques de prendre en compte la participation des personnes à mobilité réduite.

14- Financement :  Interdiction formelle est faite à tout Parti Politique, tout candidat ou liste de candidats d’utiliser des fonds, moyens humains et matériels autres que ceux prévus  par la loi pour le financement et ou la réalisation de ses activités.

14- Campagne Electorale, Médias et Espaces publicitaires : L’espace et le temps imparti lors des élections doivent être pareils pour tous les candidats.

15- L’établissement et la distribution des cartes doivent se faire en Commission et non seulement par les agents recrutés par Elecam, comme lors des inscriptions, dans le meilleur des cas, c’est la loi qui le prévoit ainsi.

16- La représentation de tous les candidats doit être assurée dans les bureaux de vote.

17- C’est la Commission Communale, selon la loi, qui centralise les PV pas les agents recrutés dans les Antennes communales par ELECAM.

18- Il est question de donner aux huissiers de justice, la possibilité de constater les infractions aux présentes dispositions électorales et pénales dès la convocation du corps électoral et jusqu’à la proclamation des résultats. Il en est de même de la saisine du juge pénal par tout électeur, tout candidat et/ou tout Parti Politique.

19- Assurer la représentation de la Diaspora au Parlement et dans les Collectivités Territoriales Décentralisées.