POINT DE PRESSE DE MONSIEUR YOUMO KOUPIT ADAMOU CANDIDAT ET TÊTE DE LISTE UDC DANS LA RÉGION DE L’OUEST POUR LES ÉLECTIONS SÉNATORIALES DU 14 AVRIL 2013

POINT DE PRESSE DE MONSIEUR YOUMO KOUPIT ADAMOU CANDIDAT ET TETE DE LISTE UDC DANS LA REGION DE L’OUEST POUR LES ELECTIONS SENATORIALES DU 14 AVRIL 2013. YAOUNDE LE LUNDI 13 AVRIL 2013

DECLARATION LIMINAIRE

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

C’est un honneur et un plaisir pour moi de me retrouver aujourd’hui devant vous, en cette circonstance particulière de la vie de notre Pays et dans un contexte tout aussi déterminant du processus de démocratisation de notre pays.

Si j’ai sollicité me retrouver avec vous en cette matinée, c’est pour espérer mettre un terme à une polémique et à des supputations diverses qui ont cours sur ma personne depuis la nomination des sénateurs par le Président de la République le 08 mai dernier en complément de ceux élus le 14 avril 2013.

En effet, par un décret du 08 Mai 2013, le Président de la République a nommé 30 sénateurs titulaires et 30 sénateurs suppléants afin de rendre complet, l’effectif de ce qui convient d’appeler le tout premier sénat de l’histoire politique et institutionnelle du Cameroun Indépendant. Dans la région de l’Ouest où j’ai conduit la liste de mon Parti, l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), il se trouve que le Président de la République m’a nommé Sénateur Suppléant.

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Le décret ci-dessus du Président de la République, m’impose une double observation d’abord en tant que citoyen, et ensuite en tant que homme politique engagé dans une formation politique qui compte parmi les plus importants de notre pays ; lesquelles observations ont conduit à la décision que j’ai prise s’agissant de ma nomination par le Président de la République à travers ce décret.

En tant que citoyen, soucieux et jaloux de l’image de notre pays qui devait être rattaché aux valeurs républicaines exigeant entre autres une gouvernance normale et efficiente de note Pays, je fais les observations suivantes sur le décret du 08 Mai 2013 portant nomination des sénateurs par le Président de la République :

1. Le seul point positif relevé dans ce décret est que le Président de la République a joui des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution du Cameroun, en son article 20 et a respecté le délai légal prescrit.

2. je constate avec regret, qu’une fois de plus, un acte signé par le Président de la République et rendu public, porte une faute aussi grave que celle concernant le nom d’une personnalité nommée. Ce qui n’est pas pour soigner l’image de notre pays et peut avoir des conséquences importantes dans une république normale

3. Le problème le plus important de ce décret s’observe sur le plan juridique ; avec la nomination des sénateurs suppléants par le Président de la République, dépassant ainsi les limites constitutionnelles des prérogatives qui lui sont reconnues en la matière. En effet, ni la constitution et encore moins le code électoral, ne donne au Président de la République, le pouvoir de nommer des sénateurs suppléants. L’article 20 alinéa 2 de la Constitution dispose : «chaque région est représentée au sénat par 10 sénateurs dont 7 sont élus au suffrage universel indirect sur la base régionale et 3 nommés par le Président de la République». selon l’article 218 alinéa 2 de la loi portant code électoral, « chaque parti politique prenant part à l’élection présente une liste complète de 7 candidats choisis parmi ses membres. Pour chaque siège, il est prévu un candidat titulaire et un candidat suppléant. Le titulaire et le suppléant se présentent en même temps devant le collège électoral».

Mesdames et Messieurs, vous constatez avec moi que nulle part, la constitution et encore moins la loi, n’accordent au Président de la République, le pouvoir de nommer 30 sénateurs suppléants aux côtés des 30 sénateurs qu’il est appelé à nommer pour compléter l’effectif du sénat. Si la loi exigent aux partis politiques, qui seuls concourent aux suffrages conformément aux dispositions de la constitution et du code électoral, de soumettre des listes de candidatures constituées des titulaires et des suppléants, c’est bien par ce qu’il faut éviter à l’Etat de se trouver dans l’obligation d’organiser une élection partielle dans la circonscription concernée en cas de promotion d’un titulaire à une fonction incompatible au cours du mandat. Ce qui ne saurait être le cas pour les sénateurs nommés étant donné que le Président de la République dans ce cas, pourra tout simplement procéder à la nomination d’un sénateur en remplacement de celui qui est promu. Le sénateur nommé tient son mandat de la volonté du Président de la République alors que ceux nommés, en situation normale, tiennent leur mandat plutôt des électeurs qui devraient être consultés pour un quelconque remplacement ; et c’est pour éviter que cette consultation ne s’impose le cas échéant, que le législateur prévoit que les électeurs élisent en même temps les titulaires et les suppléants.

Au regard de ce qui précède, je considère pour ma part, en tant que Citoyen, que la nomination de 30 sénateurs suppléants par le Président de la République le 08 mai dernier, est anticonstitutionnelle et ne devrait pas avoir de validité.

4. En tant que homme politique ; je confirme ici que je suis et demeure Militant de l’Union Démocratique du Cameroun, Membre du Bureau Politique de ce Parti dans lequel, on fait bien confiance aux jeunes et aux femmes et leur accorde sur la base de leurs compétences, la chance d’évoluer dans tous les domaines. J’ai été surpris et déçu de constater que je figure parmi les personnalités nommées par le Président de la République, Président National du RDPC, comme sénateur suppléant dans la région de l’Ouest. Je dois dire ici haut et fort, que je n’ai été nullement consulté pour cette nomination.

Je tiens à dire à ceux qui jusqu’ici ne le connaissaient pas peut être :

– que je suis celui là qui a conduit la liste de l’UDC dans la région de l’Ouest.

– que dans la région de l’Ouest, l’UDC est depuis les dernières élections municipales et législatives de 2007, la deuxième force politique en ce qui concerne le contrôle des communes et la représentation à l’Assemblée nationale, désormais chambre basse de notre parlement.

– que la liste que je conduisais aux élections sénatoriales du 14 avril 2013 dans la région de l’ouest, avait toutes les chances de gagner et était en voie de gagner dès lors que celle du principal concurrent a été disqualifiée et que l’UDC présentait un projet parlementaire qui a convaincu et séduit la quasi-totalité des grands électeurs de la région de l’Ouest

– que seule une conspiration concoctée à l’encontre de l’UDC , seules des attitudes moyenâgeuses, et des actes antidémocratiques perpétrés par certains chantres du parti Etat-RDPC, disant ainsi agir sur ordre du Président national de ce Parti, ont finalement détourné la victoire de ma liste au profit de la liste concurrente, notamment celle de l’Allié naturel et de toujours du RDPC qu’est le SDF.

– qu’en politique et dans un système démocratique normal et fondamentalement tourné vers la promotion et la consolidation de l’intérêt général de la nation, les meilleures fonctions qu’un Homme politique doit chercher à occuper, doit lui revenir par voie d’élection et non par des nominations regorgeant généralement des velléités de compromission.

– que ceux qui délibérément m’ont empêché de devenir sénateur par élection comme mon parti et moi-même avions voulu, ne peuvent justifier que c’est en toute sincérité et sans arrière-pensée, qu’ils me donnent aujourd’hui par décret, le poste de sénateur qu’ils m’ont délibérément et injustement empêché d’avoir par élection.

– que défiant toute logique politique transparente et crédible, on m’a nommé Sénateur Suppléant d’un Sénateur Titulaire qui, non seulement n’a pas été aux élections comme moi, mais aussi et surtout, n’appartient pas au même parti politique que moi, et qui de surcroit est un parti qui conçoit différemment la République que le mien et n’a aucune alliance politique avec le mien; en effet, tout le monde connaît que si pour le RDPC, la République est une mangeoire, un gâteau à partager entre amis et fidèles du Prince, très souvent qualifiée de « l’arbre fruitier » par le Sénateur Titulaire dont on me demande d’être Suppléant, pour l’UDC, la République est un perpétuel chantier à bâtir sur la base de la compétence et du sens patriotique des acteurs à travailler pour la promotion de l’intérêt général, que pour le développement de leurs propres intérêts. Vous imaginez par conséquent combien la collaboration pouvait être des plus difficiles entre le titulaire et le suppléant et surtout dans un contexte sociopolitique que personne et encore moins le Chef de l’Etat, n’ignore.

– que pour ma nomination, ni moi-même, ni mon parti n’avons été préalablement consultés.

Si la constitution prévoit les prérogatives présidentielles de nomination des sénateurs en complément de ceux élus, ce n’est pas pour s’en servir aux fins de récompenser ses amis et autre membres de son parti, et encore moins pour essayer de déstabiliser ses adversaires politiques. C’est bel et bien pour « corriger » les insuffisances ou incohérences qui peuvent être constatées au terme des élections, en ce qui concerne la représentativité optimale de nos institutions, la cohésion sociale, et la variation des compétences pour assurer un fonctionnement efficace des institutions afin de garantir leur rendement républicain. J’observe que les nominations du 08 Mai 2013, n’ont pas été faites dans l’impartialité politique du Chef de l’Etat et n’aidera pas à corriger les nombreuses incohérences et manquements constatés au terme du scrutin sénatorial du 14 avril 2013.

Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Compte tenu de tout ce qui précède, et à la suite de la position clairement exprimée par mon Parti au terme de la Réunion conjointe du Bureau Politique et du Bureau Exécutif National du jeudi 09 Mai 2013, je voudrai, ici, de la manière la plus solennelle possible, dire que je remercie le Chef de l’Etat de la confiance qu’il m’a faite en me nommant sénateur suppléant Mercredi dernier 8 Mai 2013, mais je décline très humblement cette nomination.

En cette circonstance où des nombreux agitateurs ont semé le trouble dans l’opinion, je réaffirme mon militantisme plus que jamais engagé et jamais perturbé au sein de l’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN. Je reste et demeure M. YOUMO KOUPIT Adamou, Membre du Bureau Politique de la grande UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN, UDC, parti politique dans lequel je suis politiquement né et à travers lequel j’apporte librement ma modeste contribution à la construction et à la consolidation de notre démocratie !

Je souhaite que le peuple Camerounais, les nombreux jeunes qui nous regardent et observent notre république, retiennent que l’UDC reste et demeure ce parti qui est irréversiblement engagé dans la promotion et la protection des valeurs républicaines pour la promotion de l’intérêt général, et du développement de toute la Nation Camerounaise.

En ce qui me concerne personnellement, je dois vous dire, que si je compte aujourd’hui 45ans d’âge, je suis politiquement né il y a près de 21 ans et je suis ainsi né de l’UDC. Je reste plus que jamais convaincu et fidèle aux idéaux et valeurs républicaines et d’éthique que défend ce Grand parti, par ce que je suis persuadé que seules la promotions de ces valeurs, peut sortir notre pays de la misère rampante qui est le lot quotidien de la vie des citoyennes et des citoyens de ce grand Pays aux potentialités énormes et variées.

Je soutiens ici que c’est en mon âme et conscience, que j’ai pris cette importante décision au nom de l’intérêt général de la République et pour l’honneur de mon Parti UDC et de son leader le Dr Adamou Ndam Njoya qui, à travers ses sénatoriales, aura une fois de plus démontré son sens élevé et sa détermination à mettre son expérience et son intelligence au service de tous les citoyens, pour la promotion du développement de la république et de toutes les populations, de la jeunesse et de la Femme, sans discrimination, contrairement à des personnalités qui, usant d’un pouvoir quelconque, forcent et orientent les choses dans le sens de tout pour moi rien pour les autres. Dans le sens de si je suis, alors la cité est !

C’est l’occasion pour moi de dire ici Mesdames et Messieurs, et à travers vous pour prendre l’opinion nationale et internationale à témoin, que depuis que j’ai dit non au décret Présidentiel du 08 Mai 2013, je suis l’objet des pressions et puis des menaces graves, allant de la possibilité de me créer des ennuis professionnels, à l’atteinte à ma vie personnelle ou celle des membres de ma modeste famille. A ceux qui le font, je demande tout simplement d’arrêter car ma décision est prise, elle est définitive, elle est irréversible et ne vise à nuire à personne si ce n’est qu’elle empêche peut être d’atteindre le but caché de ma nomination. La déstabilisation n’est plus possible car l’UDC est une grande idée qui survivra de la mort de tout responsable de ce parti, quel qu’il soit. Je suis convaincu, que promouvoir une démocratie normale permettant aux partis politiques de jouer librement et pleinement leur rôle, donne plus de chance à l’émergence économique de notre pays, qu’un éventuel retour au parti unique par l’intimidations les menaces des adversaires et la réalisation des plans obscurs de fragilisation des Partis politiques réellement opposés au parti au pouvoir.

Vivement que DIEU éclaire les dirigeants de notre Pays, et qu’IL nous protège tous pour que vive la démocratie Camerounaise, le Cameroun et le Peuple Camerounais.

Je vous remercie, et suis disposé à répondre à vos questions

Visit Us On TwitterVisit Us On FacebookVisit Us On YoutubeVisit Us On Instagram