PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN A Monsieur le Procureur de la République Près les Tribunaux de Première et Grande Instances de Foumban

PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN

A Monsieur le Procureur de la République
Près les Tribunaux de Première et Grande Instances de Foumban

Les Honorables Députés à l’Assemblée Nationale du Cameroun : TOMAÏNO NDAM NJOYA Hermine Patricia, MOUNCHIKPOU Yacouba, PEYIPAHOUO Riretou, KPUPENJU Simeon,

Les Maires :

NDAM NJOYA Adamou,Maire de Foumban
NGOUO Salomon,Maire de Foumbot
NYAMSIE Abdou, Maire de Kouoptamo
NGOUPAYOU Mama,Maire de Massangam
KOUTAPTOU Ibrahim, Maire de Koutaba
KUCHOM Amadou, Maire de Njimom
MBOUOMBOUO Aliou, Maire de Malantouen
Séïdou NSANGOU, Maire de Bangourain

Contre : Monsieur Kuo Jean Roger Sous-préfet de Foumban

Pour : complicité d’agression, violence, coups et blessures, non assistance de personne en danger, abus de fonction, faux et usage de faux en écriture, refus de rendre service et incitation à la révolte.

Monsieur le Procureur,
Chaque 1er janvier de la nouvelle année, les communes du Noun organisent à Foumban un carnaval dénommé Carnaval de Foumban et sa région. Au cours de cette grande manifestation meublée des activités culturelles, une longue procession se déploie régulièrement de la porte d’entrée à la résidence du Maire de Foumban à Njinka. Son itinéraire a toujours été le suivant : Porte d’entrée – Ancienne commune rurale – Sous-préfecture – hôtel de ville –Carrefour serpent à deux têtes –Entrée palais – Carrefour Nâjoh- Domicile du Maire de Foumban.
Depuis 03 (trois) années consécutives, ces manifestations se sont toujours déroulées dans la joie, la paix, la convivialité de tous les participants et la ferveur populaire.

De la complicité d’agression :
Ce 1er janvier 2013, nous avons été surpris de constater qu’avant notre arrivée le sous-préfet avait déjà pris garde devant son bureau chose qu’il n’a jamais faite lors de la précédente édition. La caravane parvenue au niveau de la mosquée située après station de service CAMOCO a reçu une pluie des pierres venant de l’intérieur du Palais. En effet des jeunes danseurs et milices positionnés sur les toitures des maisons à l’intérieur du Palais se sont attaqués au cortège des élus et des populations, occasionnant de nombreux blessés dans leurs rangs et endommageant le véhicule du Maire de Foumban qui a perdu ses vitres.
Après les incidents Monsieur Kuo Jean Roger rédige hâtivement un récépissé de déclaration de manifestation pour couvrir ses complices qui ne sont ni les forces de maintien de l’ordre ni des agents publics mis à sa disposition pour emploi. Puis à l’arrivée du Gouverneur qui venait constater les faits, il a détourné son cortège au palais où les faits lui ont été racontés à sens unique en l’absence des vraies victimes. Il n’a pas daigné conduire le gouverneur chez le Maire de Foumban pour notre version des faits.

Violence, coups et blessures et non assistance à personne en danger
Au moment où les carnavaliers étaient sous la pluie des projectiles, Monsieur Kuo Roger seul au volant de sa voiture de fonction a foncé à vive allure sur la masse renversant au passage plusieurs carnavaliers. Malgré les cris de la foule qui lui faisait état des blessés causés par son action, il a continué sa course vers ses complices à l’intérieur du palais. En refusant de venir au secours des personnes à qui il a causé des blessures graves, il a prouvé ainsi son engagement au coté des agresseurs si non pourquoi ne s’est-il pas arrêté pour porter secours aux accidentés.
Abus de fonction, faux et usage de faux en écriture
Après les incidents malheureux, Monsieur Kuo Jean Roger a usé de ses fonctions administratives et a fabriqué de toute pièce un récépissé de déclaration de manifestation publique à l’intention d’une personne qui n’avait pas qualité de déclarer cette manifestation organisée par les communes du Noun. Pire encore, ce faux papier photocopié et distribué dans les marchés des communes du Noun n’a jamais été servi au supposé concerné.

Refus de rendre service
Au moment où nous étions victimes des projectiles venant des agresseurs installés sur les toitures à l’intérieur du palais, sieur Kuo Jean Roger a préféré nous écraser en toute violence au passage pour aller prendre des nouvelles consignes au palais au lieu de faire appel aux forces de maintien de l’ordre, laissant ainsi l’opportunité à ses complices d’accomplir leur sale besogne.

Incitation à la révolte.
Au regard de sa complicité avérée, des faveurs et couvertures accordées aux agresseurs contre des milliers de carnavaliers, de la violence, des coups et blessures causés par lui-même, du mépris servi aux élus légitimes représentant légaux des populations, Sieur Kuo Jean Roger voulait manifestement pousser ces populations à la révolte.
Au regard des faits ci-dessus relatés, nous nous constituons partie civile et sollicitons que justice soit rendue conformément aux lois et règlements en vigueur.

Fait à Foumban, le 02 Janvier 2013

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