LE DIALOGUE NATIONAL POUR LE NOUVEAU CONTRAT SOCIAL LE CONTRAT REPUBLICAIN, LE CAMEROUN EST PAR ET POUR NOUS TOUS

DEUXIÈME PARTIE

Pourquoi le Dialogue ? Avec qui ? Comment ?

« …Un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation…

…Il touchera à des questions d’intérêt national, telles que l’unité nationale, l’intégration nationale, le vivre-ensemble…

…Il aura donc vocation à réunir, sans exclusive, les filles et les fils de notre cher et beau pays, le Cameroun, autour de valeurs qui nous sont chères : la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès… »

Extrait du Discours du Président de la République du 10 Septembre 2019

I)         De l’État des Lieux avec un Flash-Back sur la Présidentielle d’octobre 2018 présenté par l’UDC depuis les Vœux 2019 à la Presse Nationale et Internationale, Le 30 Janvier 2019

II)        Jusqu’à sa Dernière Déclaration Issue de la Réunion Conjointe du Bureau Politique et du Bureau Exécutif National, Élargie aux Députés et aux maires, le 24 juillet dernier

III)       La tenue du Dialogue national inclusif nous interpelle plus que jamais pour, cartes sur table, entre fils et filles du Cameroun, se regarder en face, poser les problèmes et trouver des voies de solution durables.

Lors des VŒUX 2019 DE L’UDC

A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Le Mercredi, 30 Janvier 2019 Au Siège National

Les onze points sur lesquels l’UDC revient, sont des invitations urgentes pour :

ENSEMBLE, CONSTRUIRE ET BÂTIR LA MARCHE DE L’UNITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT HUMANISANT DURABLE

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tous nos Vœux les Meilleurs pour cette Nouvelle Année qui a commencé.

La présentation des Vœux à votre endroit, est une culture qu’à l’Union Démocratique du Cameroun nous avons adoptée ; Pour nous, elle trouve sa place dans le registre des traditions républicaines, tant l’idée de la complémentarité entre les trois catégories d’acteurs que sont les Politiques, les Médias, la Société Civile nous est chère.

Nos Prières à l’Éternel, pour qu’Il nous Éclaire, nos Parents, nos Enfants, nos Amis, la Grande Fa- mille Camerounaise, Africaine, Humaine… dans la Voie de la Recherche du Meilleur de Soi, la Culture du Vrai, du Bien, du Beau, pour Ensemble Construire et Bâtir.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

En remontant nos Vœux jusqu’en 2011, pour ne pas aller plus loin, et aussi, parce que nous avons voulu nous situer au début de la deuxième partie du Centenaire de notre Indépendance, nous étions à Douala le 27 Janvier 2011, à chaque fois, en commençant par rappeler le rôle important joué par les Mediaş, pendant les 50 Premières années de l’expérience républicaine et démocratique connue par notre pays, les leçons tirées à chaque tournant décisif, toujours mieux accomplir la Noble Mission d’Informer qui vous incombe, s’est trouvé être notre souhait ardent.

Si Cameroon Tribune s’en souvient, pour son 40è Anniversaire, qu’il s’apprêtait à célébrer en 2011, nous lui avions adressé un message spécial…

…Nous avons le plaisir de lui souhaiter un bon anniversaire et tous nos vœux les meilleurs dans l’accomplissement de la noble mission d’information et d’éducation.

Aussi, les moments de célébration sont-ils ceux de la prise de conscience et d’intenses réflexions quant aux responsabilités et aux défis qui interpellent et les dirigeants, et les acteurs et actrices à différents niveaux.

Ceci, en ce qui concerne le rôle majeur qu’ils doivent jouer pour le développement de notre pays, qui passe par la construction, la consolidation et l’effectivité des Institutions dans tous les domaines de la vie de notre société, de notre nation.

Ainsi, est-il important de relever que l’une des missions des médias est-elle de répondre à l’attente et aux exigences des populations et de les amener à un niveau de compréhension et de discernement leur permettant d’être objectifs dans leurs exigences…

Mesdames Messieurs les Journalistes

En 2012, en 2013, en 2014…Jusqu’à il y a un an, le 9 janvier 2018,

Nous avons évoqué avec vous, les questions économiques, politiques, sociales, culturelles, touchant notre pays, notre continent et le reste du monde.

Les constats récurrents suivants se sont révélés au fil du temps, de plus en plus amers, avec le lot des conséquences qui vont nous amener aux multiples crises et soubresauts actuels.

RIEN N’A ETE FAIT POUR EVITER LA VIOLENCE DANS LAQUELLE NOUS NOUS RETROUVONS AUJOURD’HUI, NOS APPELS, NOS MISES EN GARDE N’ONT PAS ETE PRIS EN COMPTE.

1-        DE L’INDEPENDANCE OU DE LA COMPLEMENTARITE DES POUVOIRS LEGISLATIF, EXECUTIF, JUDICAIRE

Les 50 premières années de notre indépendance nous ont montré l’absence de contre poids face à l’Exécutif qui, tout dominant réduit, voire écrase le Législatif et le Judiciaire.

2-        DU RESPECT DE LA RES PUBLICA, LA REPUBLIQUE, LA CHOSE PUBLIQUE

Nous assistons à la lutte pour le Pouvoir, voire la Culture de la Confiscation du Pouvoir, devenu personnel, égoïste et quasi-monarchique avec pour corollaires : le non-respect des institutions républicaines, la mal gouvernance, une gestion administrative sans véritable dialogue sur le terrain entre les citoyens et les responsables administratifs ; il n’y a pas de véritables complémentarités entre les différents services de l’État, qu’ils soient à l’échelle nationale ou locale.

Que penser des pratiques des « interventions », pour obtenir un service, la justice, pour faire primer le droit, pour avoir une promotion, pour gagner une marche, au détriment des compétences, de la Méritocratie ?

Que penser de la corruption ?

Il en résulte des déperditions en ce qui concerne nos ressources, tant matérielles qu’humaines, par l’anesthésie des capacités des citoyens en matière d’imagination et d’initiatives : nous en sommes arrivés au stade ou les populations entrainées par ceux et celles qui sont au pouvoir à différent niveau, sont conditionnées, développant des comportements monarchistes qui tuent la personnalité, l’identité et qui enfouissent les vertus républicaines.

C’est de cela qu’il s’agit : mettre fin aux pratiques inhibitrices et destructrices des identités, des personnalités… voilà ce que permet le fait d’être Républicain, Citoyen Démocrate Patriote. Il est question de sortir des situations qui stérilisent, inhibent les populations qui finissent par se sentir étrangères et croire que le pouvoir appartient à une famille donnée, à une catégorie de personnes dans cette famille. Ce qui contribue à déresponsabiliser, à chasser tout ce qui conduit à la créativité, à l’imagination ouvrant toutes les portes à la corruption, à l’immobilisme, au règne de la pauvreté matérielle, intellectuelle, spirituelle au milieu des richesses infinies.

A partir de l’exemple du retrait du Cameroun de l’organisation de la CAN qui nous a secoués, tel un drame national, du fait des irresponsabilités égoïstes nous avons là, un pâle reflet des conséquences que peuvent engendrer de tels comportements…

3-        DU SENTIMENT NATIONAL

En l’absence du Sentiment National disparu aujourd’hui, puisque hier c’était une réalité, les considérations régionalistes, tribales sont exacerbées, en faveur de ceux qui sont au pouvoir. Sans cet élan national qu’il faut retrouver, nous ne pourrons rien construire de durable.

4-        DES BESOINS PRIORITAIRES DES POPULATIONS

Le peu d’attention consacré à la solution durable des problèmes quotidiens des populations, fait qu’elles sont abandonnées à elles-mêmes : par conséquent, notre nombreuse jeunesse est laissée à elle-même aussi, sans son inscription dans une vision d’ensemble avec des objectifs précis et mobilisateurs…On se retrouve à la fin hélas, avec une jeunesse à laquelle est inculquée les bases d’une tradition de la facilité au détriment d’une jeunesse responsabilisée, dynamique, acquise à la culture des relations intergénérationnelles, du travail, de la discipline et de l’engagement.

Et la question du genre, une grande priorité pour remédier aux injustices cultivées au cours des temps en vue de donner à notre société de tirer le meilleur des fils et des filles, toujours renvoyée aux calandres grecques.

5-        DE L’ORGANISATION DES ELECTIONS JUSTES ET TRANSPARENTES

Les manipulations électorales faussant les règles du jeu démocratique, cela sera possible à travers l’effectivité de l’indépendance de l’organe en charge de tout le processus électoral, depuis les inscriptions jusqu’à la proclamation des résultats ; cela se fera avec tous les camerounais, notamment, avec ceux de la diaspora.

« Élections en Afrique : ELECAM et la République »

Tel était le thème de notre rencontre de Vœux le 27 Janvier 2012.

Nous avions alors lancé un Appel Citoyen, Républicain, Patriote, Démocrate pour :

•          Le scrutin majoritaire à deux tours aux élections nationales, présidentielles et législatives

•          La limitation de la durée et du nombre des mandats du Président de la République

•          Organiser les élections en Afrique sur la base des constitutions et des lois mettant fin :

  • A la culture de la confiscation du pouvoir, cette pomme de discorde nuisible à la dynamique nationale,
  • Aux divisions stériles, aux luttes fratricides destructrices des vies humaines, des patrimoines et de l’âme nationale…

Il était question, il est toujours question :

–          D’anticiper pour étouffer le volcan politique qui couve sous l’illusion de paix,

–          De sortir du système où est cultivé le cycle des violences, pour l’Alternance Politique,

–          D’Asseoir la tradition de l’Alternance Pacifique, Démocratique.

Nous disions ceci…

« Nous devons comprendre cette situation précaire comme une interpellation, un appel urgent pour rendre profondes les racines de la paix, de l’harmonie dans le pays ; ce qui se fait en comprenant qu’en Politique l’Etat a pour but de rendre heureux et vertueux les citoyens par la prééminence des lois.

…Avec le scrutin majoritaire à deux tours, la limitation de la durée et du nombre des mandats du Chef de l’exécutif nous mettons en marche les bases garantissant les bonnes lois et les possibilités de revenir sur les textes des lois pour qu’elles soient bonnes parce que élaborées par des Citoyens Républicains Patriotes Démocrates mettant au centre de toute entreprise, l’être humain… »

… « Pour cela, il nous faut un Nouveau Contrat Social, Un Contrat Républicain. »

C’était en 2012 !

6-        CONSTRUIRE ENSEMBLE LES BASES DU PARTAGE DE LA VIE POLITIQUE, ECONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DU CAMEROUN

Exiger le retour à la vie démocratique à travers des élections justes, objectives se trouve être le premier niveau d’action que le peuple camerounais doit savoir, qui entrainera les retombées économiques, sociales, culturelles pour son épanouissement.

S’agissant de l’Économie et du Développement en général, nous devons sortir de la situation du Pays aux énormes potentialités pour entrer dans la situation d’un Cameroun d’Action, de Création, des Richesses, à commencer par nos richesses agricoles, avec les orientations industrielles, avec nos ressources humaines et des intelligences qui ne cherchent qu’à s’épanouira travers une éducation, une formation adaptée en partant de la Maternelle à l’Université et se poursuivant dans la vie active, dans les différent secteurs.

7-        DE LA DÉCENTRALISATION

Il y avait un grand espoir avec la Décentralisation, mais, nous avons assisté à l’échec de Décentralisation, par le fait de l’absence de la volonté politique traduite dans les faits. Le discours de la Décentralisation était resté sur les lèvres, jusqu’à ce qu’avec la crise anglophone, et les revendications régionalistes et fédéralistes, l’on ne commence à prendre conscience qu’appliquée effectivement, la Décentralisation aurait empêché la persistance de certains effets déclencheurs de cette Crise ! Espérons donc que la leçon est bien assimilée, et que les prochains jours seront des jours heureux pour la Décentralisation.

8-        REPENSER L’AUTORITE TRADITIONNELLE AU CAMEROUN

En évitant la confusion entre « traditions » et « valeurs traditionnelles » consacrées par la constitution, en respect des valeurs républicaines, et des valeurs démocratiques : il est important d’aller puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions.

9-        ASSEOIR LES FONDEMENTS QUI CONDUISENT ET CONSOLIDENT TOUT CE QUI FAIT NOTRE HUMANITE ET NOTRE COMMUNE HUMANITE A VIVRE AINSI AUSSI BIEN AU SEIN DE LA PLUS PETITE COMMUNAUTE, HUMAINE, DE LA PLUS PETITE SOCIETE QU’AU SEIN DE L’ETAT, D’UNE NATION OU DE LA SOCIETE INTERNATIONALE QUI DOIT EVOLUER VERS LA SOCIETE HUMAINE.

Ainsi est-il fondamentalement question de cultiver et de renforcer des principes et des valeurs partagés par toutes les populations qui mettent en exergue les objectifs visant l’épanouissement de l’être humain dans l’affirmation de la société camerounaise comme entité forte efficacement ouverte sur la construction de l’UA, de la Société Internationale de Paix, d’Amour, de Partage, d’une Société Humaine véritable, forte des valeurs humaines cultivées sans cesse fondant la vie et les activités aussi bien des individus que des institutions.

Asseoir notre patrimoine, y veiller, le protéger Avoir des approches positives, constructives

Mesdames Messieurs les Journalistes

Nous nous sommes promenés le 15 Janvier 2015, dans la Grèce Antique, nous situant au cœur de l’Humain, de notre Commune Humanité. Pour ce faire, nous sommes allés puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions, ce qui rapproche les grands penseurs, les grands philosophes comme Socrate qui développant la Maïeutique, l’Art d’accoucher chercher à obtenir de chaque personne qu’elle accouche ce qu’elle a de bien pour la société. L’ironie socratique qui n’est pas synonyme de moquerie mais d’interrogation, puis l’esprit critique comme apôtre de la liberté du jugement ; il va ainsi préparer les esprits à la critique et ébranler les traditions, à passer de l’explication par les mythes à l’interrogation critique.

Puis Platon (428-347 av J-C), disciple de Socrate ce père de la philosophie occidentale qui développe la théorie morale de la connaissance : « Nul n’est méchant volontairement ». L’Ignorance est source du mal. Tout cela est développé dans l’œuvre écrite de Platon qui est constituée de 28 Dialogues et de quelques lettres. Une invitation à la recherche de la connaissance, Avec Aristote (385-322), nous apprenons entre autres que « La juste moyenne n’admet ni excès ni défaut et que pour s’accorder avec la raison, la vertu consiste à s’accorder avec le juste milieu que, de même en politique le but de la Cité est d’assurer le bonheur et la vertu des citoyens par la domination des lois » entendons le plein jeu et l’effectivité des lois, émanations des aspirations profondes des populations, du peuple souverain.

10-      VIVRE ET FAIRE LA POLITIQUE COMME ELLE EST :

SCIENCE, ART EN DEVELOPPANT DES ACTES CONCRETS, DES REALISATIONS REPONDANT AUX REALITES DES VIES HUMAINES APPELANT A CULTIVER LE BONHEUR, LES VERTUS. CE DOIT ETRE LA LE LOT ET DES INDIVIDUS ET DES INSTITUTIONS ET DES FORMATIONS POLI- TIQUES ET DES MEDIAS ET DE LA SOCIETE CIVILE ;

Il s’agit des bases, des fondements indispensables qui vont être et les assises et les éclairages des activités et de la vie des différentes catégories d’acteurs dans la société. C’est ce qui est souvent ignoré ou vite oublié quand on y pense pour donner suite aux événements douloureux comme ceux que nous subissons actuellement.

Cela explique les constructions politiques et les actions menées par l’Union Démocratique du Cameroun qui s’analysent dans le concret, avec des impacts directs sur la vie et pouvant apporter à l’effectivité de la politique qui a pour finalité la construction et l’affirmation du bonheur et des vertus des citoyens.

Pour ceux à qui cela a échappé,

CECI AURA ÉTÉ L’ELEMENT MOTEUR, AYANT MOTIVE LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS AVONS PARTICIPE A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 7 OCTOBRE DERNIER :

Sachant les dés pipés d’avance de par notre expérience et l’état des lieux que nous avons rappelé lors d’une Conférence en Août, le 7 Août précisément, et, surtout, fort de ce qui nous avions subi en 2004, dans le cadre de la COALITION POUR LA RECONCILIATION ET LA RECONSTRUCTION NATIONALES

Qui, pendant deux ans à su tenir les Camerounais du Nord au Sud et de Est à L’Ouest en haleine, considérant le Pacte Républicain qui au lendemain des Élections de 2011 avait pour objectif de consolider et mobiliser les Républicains en vue de 2018,

Sachant donc d’avance qu’aucune Coalition en 2018, « affective » « spontanée » ou « voulue délibérément » par le fait de quelles qu’actions qu’elles soient ne pouvaient prospérer, nous avons pris en mains nos responsabilités premières de Parti Politique pour, avec nos compatriotes échanger sur les voies et actions concrètes d’amélioration de leur condition de vie, mettre l’accent sur l’importance et l’efficacité des actes posés. Une façon constructive, d’être, de faire, de vivre, et de faire la politique : la leçon par l’exemple, la demande du concret qui devient exigence. On y arrive par la Formation, par l’Éducation ; il s’en suit des étapes, des programmes que nous déroulons :

ETHIQUE ET POLITIQUE, MORALE POLITIQUE

DROITS ET DES DEVOIRS ET L’EFFECTIVITE CITOYENNE

SAVOIR, SAVOIR FAIRE, SAVOIR ETRE, POUR ETRE ET AGIR ENSEMBLE LE MEILLEUR DE SOI

LA CULTURE DU VRAI, DU BIEN, DU BEAU RENDEZ-VOUS DU DONNER ET DU RECEVOIR

RELIGIONS ET POLITIQUE : CONVERGENCE DANS LA FOI, RENCONTRE VERS LA SPIRITUALITE…etc.

11-      LIBERTE ET DIVERSITES : NOS RICHESSES ET IDENTITES NATIONALES.

Si nous avons au Cameroun plus de deux cent trente groupes humains ayant des langues qui confirment leurs spécificités, c’est autant de richesses à préserver, car contribuant à affirmer les différentes personnalités. Il est question de les assumer car par elles, il y a ce fond africain inaltérable à protéger, l’affirmation de notre personnalité. A cela, est venu s’ajouter les héritages d’origine européenne et plus particulièrement anglaise et française qui sont nés et se sont développés pendant quarante années des régimes Sous Mandat et puis Sous tutelle.

Ces apports étrangers bénéfiques ont été surexploités et nous ont éloigné de ce qui fait notre originalité Tout était ainsi prêt pour le bilinguisme, le multilinguisme des citoyens et le multiculturalisme.

Pourtant, en Juillet 1961, les Pères Fondateurs réunis à Foumban lors de la Conférence de la Réunification du Cameroun nous avaient ouvert la voie en jetant les bases juridiques et politiques et les méthodes de dia- logue et concertation conduisant au consensus pour assurer la consolidation de la nation et de l’idée nationale qui faisait l’unanimité ainsi que les méthodes d’approche pour l’affermir.

« …Dans un monde qui doit plus que jamais être celui de partage, de dialogue, de concertations nous souhaitons être profondément habités par la force de l’Ethique, de l’Humilité dans notre détermination Citoyenne Républicaine, Patriote, Démocratique. Ceci n’est pas une clause de style mais doit se confirmer en principes enracinés, aimés, cultivés, protégés, en grandes forces qui doivent nous habiter, nous habiter en permanence répondant à nos idées qui naissent, nos pensées qui s’amplifient pour devenir des actions, des actes qui président à la vie pour ainsi contribuer à rendre tout le Monde Heureux et Vertueux »

Nous concluons ainsi nos Vœux à la Presse le 9 Janvier 2018. Mesdames et Messieurs les Journalistes.

Tout a été dit, nous sommes restés constant dans notre vision depuis le retour au Multipartisme dans les années 1990 dans notre pays. Engagés dans cette voie, nous le restons plus que jamais.

La liberté d’expression est un droit fondamental.

Les interdictions à manifester qui sont érigées et mises en pratique au Cameroun sont des violations et abus avérés d’un régime en réalité en proie aux démons qu’il génère par le fait de tous les manquements sur lesquels nous sommes revenus dans le cadre de cette présentation des Vœux. Plus l’étau se resserre, plus la liberté des citoyens est confisquée, plus le Cameroun est étranglé…C’est le devoir de tous les Patriotes, Républicains, Démocrates de rester debout, pour la liberté défendre, pour notre Pays sauver !

Cas d’interdictions de Manifestations publiques ou Marches des Partis politiques d’Opposition ? Depuis les années 90-91, avec des pics de violences accentués avant ou après des élections, des centaines exemples, nous pouvons en citer : sans doute parce qu’ à l’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux, Facebook, WhatsApp, ni retransmission en direct, c’est le lieu de revenir ici sur l’exemple du Ministre de la Communication du temps de la Tripartite qui avait carrément retiré par devers lui, la bande d’enregistrement de tout ce qui s’était passé et dit en salle au Palais des Congrès et l’enregistrement des acteurs qui avait eu lieu dans les studios de la CRTV juste après les Assises, acte criminel qui avait privé les camerounais de la vraie information, en la substituant par des mensonges fabriqués pour descendre tout ce qui avait été construit, faussé, au prix de la révolution des camerounais…

Nous nous réjouissons du fait que c’est révolu le temps de « ZERO MORTS » déclaré, alors qu’il y en avait des morts,

Quand on a utilisé des balles, pour tirer sur des manifestants qui font du Sitting, c’est un abus, et, aujourd’hui, on ne pourra plus soutenir qu’il y a eu « ZERO TIRS ».

C’est d’ailleurs par la Grâce de Dieu et la force de ces moyens de Communication que nous avions pu échapper au Complot du 21 Décembre 2006, lorsqu’une Unité anti-émeute est entrée dans notre résidence à Njinka à Foumban sans respect pour cet espace qui avait abrité en 1961, les Assises de la Réunification , tirant sur les enfants, les populations, tuant Monsieur NJIFOU Issah, père de 6 enfants…Tenez-vous bien, quelques jours après, un Journal de la Place dont nous allons taire le nom n’a pas hésité à qualifier ce qui s’était passé de « fabrication de Ndam Njoya », ce qui venait s’ajouter à un rapport du Sous-préfet de l’époque décrivant Ndam Njoya comme un « fou prétentieux en mal de pouvoir et entretenant le culte de personnalité ». Mon Dieu ! Mal leur avait pris, car une équipe de tournage dirigée par Madame Kala lobé Equinoxe était sur place par hasard et avait tout filmé.

Pareil le 1er Janvier 2013, lorsque défilant joyeusement dans le cadre de leur traditionnel Carna- val, les populations de Foumban avaient été violentées par une Autorité Administrative, le Sous-préfet de l’époque, et que quelques jours après, malgré la descente du Gouverneur le même jour constatant les faits, l’Autorité traditionnelle Chef de Premier Degré a osé déformer les images en faisant un montage « coupé collé » et faux pour charger les carnavaliers qu’il estimait qu’ils portaient atteinte à sa Majesté, lui seul, étant « investi » d’organiser ce genre de manifestation culturelle, alors, nous avons pu opposer avec des vidéos pris en temps réels sans montage. Et même, cela n’a pas empêché le 1er Adjoint au Maire de Foumban et un Conseiller Municipal d’être jetés en prison pour plus de 10 mois…

Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses violences par menace, par intimidation, par chantage…etc. de ce régime qui des fois, sont plus dures que celles qui sont physiques…

La pauvreté ambiante, l’état de nos routes, de nos centres de santé et hôpitaux, la qualité de vie, l’eau et l’énergie en manque…sont autant de violations des droits des Camerounais : que le régime comprenne donc que s’il était question d’un Procès contre le plus « méchant », ce serait surement lui ! Alors qu’il prenne ceci en compte et temporise, en prévoyant un éventuel retournement de la situation, car nous sommes en République.

Cependant, l’Éthique qui nous oblige à l’UDC, et parce que nous enseignons à nos militants les droits et devoirs citoyens, les actes tels que la mise à sac de nos Ambassades en France, en Belgique, et en Allemagne, ne sauraient être acceptés. Le respect de nos Institutions doit être sans faille. La Chose Publique, l’Intérêt Général, notre Patrimoine sauvegardés. Nous en appelons à plus d’accent à mettre dans la formation et le comportement de nos recrues, pour éviter ce genre de situations embarrassantes.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Après ce que nous avons connu pour la nième fois au sortir de l’élection présidentielle et entrant dans la préparation des Législatives, Municipales, Régionales, la liberté et le choix politiques sans contrainte des citoyens restent des fondamentaux. La participation au vote libre des citoyens, est un facteur de mobilisation fort, d’adhésion, comme partie prenante. C’est évidemment la Démocratie qui garantit la Croissance Économique et la Sécurité et non le contraire…

Une fois encore et de tout cœur, dans cet espace que nous voulons culturel, cette nouvelle salle que nous fréquentons pour la première fois avec vous, en émettant le vœu que l’année prochaine elle soit plus confortable,

BONNE ANNEE 2019

Je vous remercie.

Dr Adamou NDAM NJOYA

-II-

DECLARATION DE L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN, UDC, A L’ISSUE DE LA RE- UNION CONJOINTE DU BUREAU POLITIQUE ET DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL, ELARGIE AUX DEPUTES ET AUX MAIRES, TENUE AU SIEGE NATIONAL A YAOUNDE CE MERCREDI, 24 JUILLET 2019.

Réunis au Siège National de l’UDC à Yaoundé, sous la Présidence de S.E le Dr Adamou NDAM NJOYA, Président National, dans le cadre d’une rencontre ordinaire conjointe du Bureau Politique et du Bureau Exécutif National, élargie aux Députés, et aux Maires de l’Union Démocratique du Cameroun ;

Comme de tradition, à l’occasion de ces Assises statutaires, il s’agissait, ensemble, de faire le point, d’aborder les questions : Où est-ce que nous en sommes ? Comment sommes-nous organisés ? Quelles sont nos forces pour faire bouger les lignes ? Quelles sont nos faiblesses ? Et les mesures pour y remédier ? Qu’est-ce que les uns et les autres doivent apporter ?

Réitérant l’engagement de l’UDC pour faire vivre les fondements du bonheur, s’exprimant dans l’exhortation de chaque personne et de tout le monde, ainsi que nos lignes directrices invitant à : Ensenble Construire et Bâtir la Marche de l’Unité pour le Développement Humanisant, l’Appel Vœux 2019 de l’UDC.

Apporter notre contribution à la Construction des Bases du Partage de la Vie Politique, Économique, Sociale et Culturelle de notre Pays.

Après avoir passé en revue les questions sociopolitiques, sécuritaires, économiques et diplomatiques du Cameroun,

Les membres du Bureau Politique, les membres du Bureau Exécutif National, les Honorables Députés, les Maires de l’Union Démocratique du Cameroun :

–          Considérant l’ampleur aigue de la crise sociopolitique et sécuritaire gravissime dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ; avec l’aggravation croissante des morts militaires et civiles, la destruction massive des biens, la fermeture des entreprises et les déplacements vertigineux des populations vers les autres régions du pays ou à l’extérieur du pays ;

–          Considérant la persistance de la crise sociopolitique postélectorale avec ses corolaires graves sur les libertés publiques, la démocratie, les institutions républicaines et l’image du pays ;

–          Considérant la résistance de Boko Haram bien que réduit à sa faible dimension grâce à la bravoure et à la détermination de nos vaillantes forces de défense et de sécurité et la sincère collaboration de la population civile de la région de l’extrême –nord du pays ;

–          Considérant les questions sécuritaires et les troubles frontaliers persistants dans la région de l’Est du pays ;

–          Considérant les conséquences persistantes d’un état de mal gouvernance : corruption généralisée, aggravation du chômage et de la misère dans le pays ;

–          Considérant le climat sociopolitique sécuritaire et diplomatique les plus délétères ;

–          Considérant la résurgence vertigineuse du tribalisme conduisant à la stigmatisation des communautés nationales ;

–          Considérant la déliquescence des valeurs et principes républicaines et démocratiques, la Respublica plus que jamais menacée ;

–          Considérant l’absence manifeste de la volonté politique de construire la paix, la démocratie et le développement du pays par le dialogue républicain ;

–          Considérant l’absence de la volonté politique d’organiser des élections libres, justes et transparentes à la suite de la réforme consensuelle de la Constitution et du code électoral ;

–          Considérant la deuxième prorogation du mandat des Députés et Conseillers Municipaux élus le 30 Septembre 2013 au motif d’harmoniser les échéances électorales, ce qui ne reflète pas la réalité des crises graves, sécuritaires, et sociopolitiques que traverse le Cameroun ;

–          Considérant la deuxième modification au cours de la session parlementaire du mois de juin, de la Loi N° 2004 /016 du 22 Juillet 2004 Portant Création, Organisation et fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, présentée par le Gouvernement à l’Assemblée Nationale comme étant une exigence de la Communauté internationale ; aveu du déni de la prise de conscience de l’importance des droits de l’Homme, des nombreux égarements qui ont conduit à leur piétinement ces dernières années dans notre pays, expliquant une bonne partie des crises actuelles, ce qui veut aussi dire que rien ne va changer.

–          Considérant qu’aux yeux de tous, lors de l’Adoption de la modification de cette Loi, l’Exécutif a piétiné encore l’indépendance du Parlement, ignorant en effet, le vote en Commission contre les dispositions du Gouvernement visant essentiellement à faire siéger les autorités traditionnelles au sein de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, les Députés préférant un Expert en Culture et valeurs traditionnelles,

–          Considérant que la nouvelle loi sur la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, s’inscrit dans un corpus règlementaire inopérant et sans effets escomptés, qu’il faut d’abord revoir les Lois liberticides en cours,

Déclarent que :

LE CAMEROUN EST PAR NOUS TOUS ET POUR NOUS TOUS.

Réitèrent que :

1-        S’AGISSANT DE LA CRISE DANS LES REGIONS DU NORD-OUEST ET DU SUD-OUEST AINSI QUE DE LA CRISE SOCIOPOLITIQUE POSTELECTORALE DANS LE PAYS IL EST URGENT :

–          D’organiser le Dialogue Républicain Inclusif pour écouter toutes les parties prenantes, et dégager des voies de solutions consensuelles

–          D’adopter par tous, des mesures d’apaisement qui s’imposent pour la réussite d’un tel dialogue ;

–          De retenir une fois pour toute que la Résolution de la Crise du NOSO relève de la Nation entière et ne doit être seulement une affaire du Gouvernement et des « Anglophones ».

–          De condamner toutes sortes de violence, de radicalisme et de violation de droits de l’homme et des libertés d’où qu’elles viennent ;

2.         S’AGISSANT DE L’EXACERBATION DU TRIBALISME, DU REPLI IDENTITAIRE ET DU CONTEXTE SECURITAIRE DANS LE PAYS

–          Condamnent toutes formes de repli identitaire et des discours stigmatisant les Communautés ethniques, religieuses ou régionales.

–          Déclarent que l’heure n’est pas à l’exacerbation des forces partisanes et aux mobilisations régionales qui sont elles-mêmes les germes de la division d’une nation qui ne demande qu’à vivre en paix et à s’ex- primer librement sur la marche du pays ;

–          Appellent les camerounais à vivre dignement leur citoyenneté républicaine, dans l’harmonie, le respect mutuel et des diversités dans lesquelles notre pays puise les forces nécessaires pour son développe- ment ;

–          Réaffirment l’engagement de l’UDC pour l’éthique et la morale en politique ; la politique sans violence ; la politique pour organiser les camerounais dans la voie de la production, la création, dans le calme, le respect des valeurs humaines.

–          Demandent au Gouvernement de dégager toutes les responsabilités, administrer les sanctions conséquentes et tirer toutes les leçons des mutineries graves enregistrées ces derniers jours dans les prisons centrales de Yaoundé et de Buea pour décongestionner nos prisons afin d’arrimer les effectifs de la popu- lation carcérale aux standards recommandés, d’humaniser davantage le traitement des prisonniers, et d’en- treprendre la délocalisation de certaines prisons à l’instar de celle de Yaoundé installée en plein milieu d’un quartier populaire.

–          Appellent au respect des institutions républicaines par tous.

3.         S’AGISSANT DU RECUL DES LIBERTES PUBLIQUES ET DE LA DESACRALISATION DES INSTITUTIONS REPUBLICAINES ;

–          Condamnent toutes sortes de violation des droits de l’homme et des libertés observées de part et d’autre sur la scène politique ces derniers temps ;

–          Considèrent l’introduction forcée des autorités traditionnelles au sein de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Liberté opérée par le gouvernement à travers la modification de la loi n° 2004/016 du 22 Juillet 2016 comme un recul préjudiciable à la consolidation des droits de l’Hommes et appellent au remplacement de ceux-ci par un Expert en culture et valeurs traditionnelles ;

–          Appellent à la construction ensemble, des bases du partage de la vie politique, économique, sociale et culturelle.

4.         S’AGISSANT DE LA PROROGATION DU MANDAT DES DEPUTES ET DES CONSEILLERS MUNICIPAUX ;

Déplorent le manque de sincérité qui aurait exigé au Gouvernement, en respect des dispositions de l’article 15 alinéas 4 de la Constitution d’avouer publiquement que la prorogation ou l’abrogation est justifiée par l’existence d’une crise grave ; ceci pour mieux mobiliser les camerounais en vue des voies de solutions du- rables. Le souci d’harmoniser le calendrier électoral argué par le gouvernement ne collant pas.

5.         S’AGISSANT DES ELECTIONS LIBRES ET TRANSPARENTES ET DU RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE

Déclarent qu’aucune élection ne sera crédible avant le Dialogue National Inclusif où seront mis sur la table non seulement la question du NOSO mais, aussi :

–          La Révision de la Constitution, la Modification consensuelle du Code Électoral ;

–          L’effectivité de la Décentralisation, les redécoupages administratifs et politiques : le Développement viendra à partir de la Mobilisation et Participation de chaque personne et de tout le monde et, cette impulsion est donnée au niveau local.

–          Organiser des élections justes et transparentes, mettre fin à la culture de la confiscation du pouvoir, destructrice de la dynamique nationale.

6- ENFIN, SUITE A LA DECLARATION DES DEPUTES DE L’UDC ET A LEUR CORRESPONDANCE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN PAR LES BONS SOINS DU PREMIER MIN- ISTRE,

Rappellent d’une part, la menace sérieuse et complicité de certaines Tutelles dans les CTD, avec les autorités traditionnelles, d’où la nécessité des états généraux pour clarifier, au regard de la Loi, le rôle de chacun, à savoir : Élu, Tutelle, Autorité administrative, Autorité traditionnelle. D’autre part, la nécessité au regard des manquements graves, retard de développement, de la restauration d’une Région, épousant les contours de l’ancienne région Bamoun, à l’instar de ce qu’est devenue l’ancienne région Bamiléké.

Dr Adamou NDAM NJOYA

-III-

LA TENUE DU DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF NOUS INTERPELLE PLUS QUE JAMAIS

La « palette diverse de personnalités : parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles, autorités religieuses, membres de la diaspora, forces de défense et de sécurité, groupes armés, victimes … » Extrait du Discours du Président de la République du 10 Septembre 2019 atteste à priori du caractère national et inclusif.

POUR, PARLER CARTES SUR TABLE, ENTRE FILS ET FILLES DU CAMEROUN, SE REGARDER EN FACE, POSER LES PROBLEMES ET TROUVER DES VOIES DE SOLUTION DURABLES.

La « palette diverse de personnalités : parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles, autorités religieuses, membres de la diaspora, forces de défense et de sécurité, groupes armés, victimes … » atteste à priori du caractère national et inclusif.

A multi-strategy approach is needed to address the Anglophone crisis currently affecting Cameroon.

At the national level, policy and reforms need to accomplish the following.

–          Equalize true power-sharing arrangements. Political inclusion in the form of more equitable power sharing arrangements will lead to a reduced sense of marginality. Positions such as those of the Prime Minister need to hold some true decision-making power, that is total control of his agenda and appointments.

–          Establish regional autonomy. Granting regional autonomy would give the local governments the tools to run themselves on a day to day basis without being dependent on a structurally centralized government. It would allow more opportunities to participate in government, and bring the government closer to the people. Most importantly, it would allow governors and mayors to be in control of their agendas, under- standing their specific realities and contributing appropriate and more specified solutions.

–          Spur economic growth nationwide. Economic prosperity reduces the chances of violence. Economic prosperity also reduces the chances that civilians be recruited by armed groups. Most importantly it increases the status of the nation, increasing a sense of nationalism.

It is important for the Government to admit some of the failures it has had in addressing the Anglophone Problem. It is important for the Government of Cameroon to apologize and to take appropriate measures to reassure those affected that their demands are being taken into consideration and that it is on the path of true national reconciliation.

POUR CE QUI EST DE LA CRISE DU NOSO

Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest les données font état de plus de 1800 morts, plus de 500 000 dé- placés internes, plus de 30 000 réfugiés au Nigéria voisin, près de 200 villages détruits…

La crise sociopolitique qui est née des revendications corporatistes en 2016 s’est transformée en conflit armée : d’un côté les forces de l’ordre (militaires, Police, BIR, et autres…) déployées par le Gouvernement, et de l’autre, les milices armées des Sécessionnistes. Entre dénonciation des abus des forces gouvernementales et exactions des milices, on perd la tête, et, ce sont les civils qui, se retrouvant au milieu, attrapent les « balles perdues », au sens propre comme au sens figuré. Les attaques, incendies et enlèvements se sont déportés dans les régions du Littoral et de l’Ouest, à l’instar de l’attaque de Bangourain du 24 décembre 2018. Les dégâts matériels sont énormes, les impacts socioculturels et économiques exsangues…

L’appel au Dialogue tant souhaité par l’UDC et décidé aujourd’hui par le Président de la République est porteur d’espoir. Bien sûr, entre Sécessionnistes, Fédéralistes, Régionalistes, il n’y aura jamais un accord parfait, cependant, ce serait déjà avancer que d’arriver à des concessions afin de mettre fin aux violences.

Pour apaiser le climat politico-social, assurer le retour à la paix et donner la chance à la reprise normale des activités socioéconomiques sur le terrain :

•          Reconnaître qu’il y a un problème « anglophone » qui tire sa légitimité des dispositions de la Loi Fonda- mentale :

Préambule :

Le Peuple Camerounais,

Fier de sa diversité linguistique et culturelle, élément de sa personnalité nationale qu’elle contribue à enrichir, mais profondément conscient de la nécessité impérieuse de parfaire son unité, proclame solennelle- ment qu’il constitue une seule et même nation, engagée dans le même destin, et affirme sa volonté inébranlable de construire la patrie camerounaise sur la base de l’idéal de fraternité, de justice et de progrès.

Article premier

(3) La République du Cameroun adopte l’anglais et le français comme langues officielles d’égale valeur. Elle garantit la promotion du bilinguisme sur toute l’étendue du territoire.

•          Prendre l’engagement de gracier toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone par l’annulation ou la remise des peines pour les gens déjà jugés, ou l’arrêt des poursuites pour des per- sonnes en cours de jugement ; ceci avant le dialogue ou aussitôt à la fin du dialogue comme ce fut le cas en 1991 ; la même grâce devrait s’étendre aux compatriotes poursuivis dans le cadre de l’exercice de certaines activités politiques ;

•          Désarmer, reconvertir, former et insérer dans les formes régulières, les membres des ex-groupes armés ;

•          Retrait des forces de défenses sur le terrain (comme on avait retiré les commandements opéra- tionnels en 1991) ;

•          Mettre sur pied en partant de de cette palette, une Équipe représentative, chargée de la traduction dans les faits des résolutions adoptées, de la reconstruction des régions sinistrées du NOSO. Cette commis- sion devant faire l’état des lieux en ce qui concerne les dégâts infrastructurels et les familles des victimes, et proposer au Gouvernement un répertoire des infrastructures publiques et privées à reconstruire. Faire le Suivi/évaluation du processus de reconstruction ;

•          Revisiter les accords de Foumban de Juillet 1961, et ceux de la Tripartite de novembre 1991 pour en faire un bilan, et dégager les manquements permettant de repartir sur de nouvelles bases.

•          Définir un cadre éthique pour la mise en application des accords.

EN CE QUI CONCERNE LES QUESTIONS D’INTÉRÊT NATIONAL, TOUJOURS PAR UNE AP- PROCHE CONSENSUELLE, METTRE EN PLACE UNE ÉQUIPE CHARGÉE DE L’IMPLÉMENTATION DES RÉSOLUTIONS ADOPTÉS DONT L’UNE DES MISSIONS SERA LA RÉDACTION D’UNE NOU- VELLE CONSTITUTION DE NOUVEAUX CODES ÉLECTORAL ET MÉDIATIQUE.

Modifier la Constitution :

•          Chaque personne résidant dans un lieu donné est chez lui, il ne nous semble plus indiqué d’inscrire dans notre Texte Fondamental, les notions d’« Autochtone » et de «Minorité ».

•          Inscrire le respect de l’égalité du genre dans la Loi fondamentale

•          Au regard du contexte et pour conjurer les crises politiques, il est question de créer le poste de Vice-président de la République qui assumerait les fonctions de Président de la République jusqu’au terme du mandat.

•          Élections présidentielles à deux tours, revenir à la limitation du Mandat à cinq ans renouvelable une seule fois

•          Un Premier Ministre issu de la majorité parlementaire, qui définit la politique générale, soumise à l’approbation du Parlement devant lequel il est responsable. Il forme le Gouvernement.

•          Tous les Sénateurs sont élus. Les circonscriptions sont les Départements. Chaque Région est représentée au Senat par des Sénateurs élus au suffrage universel indirect à raison de deux par Département.

•          Reconsidérer sur la base des populations le découpage des circonscriptions administratives, puis, électorales.

•          Augmentation conséquente du nombre des Députés

•          A l’âge de 23 ans, l’on peut être Député à l’Assemblée Nationale, à 35 ans Président de la République. Pourquoi faudrait-il attendre quarante 40 ans pour être sénateur membre de l’une des chambres du parle- ment ?

•          Quant à l’âge pour voter, le ramener à 18 ans.

•          Pour des raisons d’efficacité dans la gestion et le contrôle des finances publiques, il serait urgent de créer une Cour des Comptes en lieu et place de la chambre des comptes.

•          La double nationalité admise suivant les conditions fixées par la loi.

•          Garantir la séparation et le principe de complémentarité des trois pouvoirs Exécutif, Législatif et Judiciaire.

•          Renforcer le caractère républicain de l’armée et de la police

•          Instaurer la neutralité politique des autorités traditionnelles

•          Relecture du Titre X Des Collectivités Territoriales Décentralisées, notamment en ce qui concerne l’encadrement des représentants de l’État en vue de la Décentralisation effective, politique, administrative, fiscale.

•          Relecture des lois suivantes :

•          Loi No 2004/017 du 22 Juillet 2004 portant orientation de la décentralisation

•          Loi No 2004/018 du 22 Juillet 2004 fixant les règles applicables aux Communes

•          Loi No 2004 du 22 Juillet 2004 fixant les règles applicables aux régions avec:

•          La suppression des postes de délégués du Gouvernement

•          L’élection des exécutifs régionaux avec leurs Assemblées élues en remplacement des gouverneurs nommés.

Réviser le Code Électoral :

•          Le Code Electoral objet de la loi 2012/001/ du 19 Avril 2012 accorde au Directeur Général des Elections, qui n’est pas sous serment, des pouvoirs exorbitants pour conduire les opérations électorales, au détriment du Conseil Electoral dont les membres sont assermentés. Il est question de notre point de vue, de donner au Conseil Electoral, le pouvoir de conduire tout le processus électoral.

•          Le Conseil Electoral dans le cadre de ses pouvoirs de conduire le processus électoral et référendaire devrait gérer le budget d’Elections Cameroon et le budget des Elections, recruter et nommer tous les personnels de Elections Cameroon.

•          L’autonomie financière d’Elections Cameroon n’est toujours pas acquise, car c’est toujours le Ministre des Finances qui assure le déblocage de fonds.

•          Attendu que la gestion financière d’Elections Cameroon est régie par les règles de la comptabilité publique, il conviendrait plutôt de nommer auprès de cet organisme, un contrôleur financier spécialisé en lieu et place du Commissaire aux comptes. Car, il serait absurde d’allier les articles 37 et 38 dans le cadre de la comptabilité publique.

•          Dans la suite du texte, il conviendrait de remplacer le Directeur General des Elections par le Conseil Electoral.

•          L’Etat doit se doter des moyens pour délivrer, de manière automatique, la carte d’électeur à tout camerounais qui atteint l’âge de 18 ans. Muni de sa carte d’électeur, chacun, chacune peut solliciter son inscription sur la liste électorale.

•          Les Commissions locales, chevilles ouvrières d’Elecam, en tant que démembrements d’ELECAM, pour leur fonctionnement, doivent, comme la loi le prévoit, être prises en charge par Elecam.

•          Le fichier électoral doit être visible, unique et géré non pas au niveau national, mais, au niveau de chaque Commission locale par l’ensemble des membres.

•          Le Conseil Électoral devrait éditer un bulletin unique comprenant les logos et couleurs de tous les Partis Politiques en compétition.

•          Instaurer la biométrie intégrale : à l’inscription et lors du vote dans les bureaux de vote.

•          Faire évoluer le nombre des Députés à l’Assemblée Nationale en rapport avec l’effectif de la population du Cameroun.

•          Compte tenu de la misère ambiante dans laquelle vivent les populations, l’État devrait réduire le montant du cautionnement à la fonction de conseiller municipal.

•          Pour une bonne traçabilité des résultats dans les différentes commissions, un exemplaire du procès- ver- bal remis à chaque membre signataire devrait faire foi jusqu’à inscription en faux.

•          Obligation aux Partis politiques de respecter l’égalité du Genre

•          Obligation aux Partis politiques de prendre en compte la participation des personnes à mobilité réduite

•          Financement : Interdiction formelle est faite à tout Parti Politique, tout candidat ou liste de candidats d’utiliser des fonds, moyens humains et matériels autres que ceux prévus par la loi pour le financement et ou la réalisation de ses activités.

•          Campagne Électorale : Médias et Espaces publicitaires : L’espace et le temps imparti lors des élections doivent être pareils pour tous les candidats.

•          L’établissement et la distribution des cartes doivent se faire en Commission et non seulement par les agents recrutés par Elecam, comme lors des inscriptions, dans le meilleur des cas, c’est la loi qui le prévoit ainsi.

•          La représentation de tous les candidats doit être assurée dans les bureaux de vote

•          C’est la Commission Communale selon la loi qui centralise les PV pas les agents recrutés dans les Antennes communales par ELECAM.

•          Répartir les sièges des conseillers municipaux et des députés proportionnellement à la population de chaque circonscription. En fait, on doit définir le quota minimum et maximum de représentativité et harmoniser les nombres de sièges par rapport à ce quota sur toute l’étendue du territoire ;

•          Revoir le critère de la proportionnelle

•          Permettre la proclamation des résultats provisoires par ELECAM au plus tard 24heures après la clôture du scrutin

•          Mettre fin à la pratique obscurantiste de nomination des responsables du CE, DG, et responsables opérationnels d’ELECAM (Directions régionales, agences départementales, et antennes communales, Présidents bureaux de vote)

•          DES PREOCCUPATIONS REGIONALES ET DES CTD URGENTES

•          Création de la région du Noun

•          La facilitation de l’établissement des actes d’état civil : actes de naissance, jugements supplétifs, CNI…

•          La levée du poids de l’autorité administrative sur les Collectivités Territoriales décentralisées

•          La vulgarisation de l’agriculture de seconde génération

•          L’immunité des magistrats municipaux

•          L’immunité des exécutifs régionaux

•          L’abolition des Communautés Urbaines

•          Le respect de la limite d’âge pour faire valoir ses droits à la retraite

•          La limitation de la durée de représentation et des missions diplomatiques à cinq ans maximum par poste et par pays

•          La gratuité de l’éducation au Cameroun

•          La gratuité de la santé au Cameroun

•          L’annulation des frais universitaires et l’instauration des bourses universitaires non discriminatoires

•          La vulgarisation des pôles sport dans toute l’étendue du territoire en vue d’améliorer toutes les disciplines sportives et les rendre plus compétitives

•          Le bitumage des routes communales et régionales

•          Le respect du principe de la méritocratie dans les concours administratifs et les intégrations

•          La vulgarisation des Universités professionnelles d’État au prix des camerounais moyens

•          La sécurisation des frontières camerounaises

•          La mise en place effective de la Police Municipale dans les Communes

•          La lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de la nature.

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