LA REMISE DE L’ARBRE DE LA PAIX AU PRÉSIDENT DE L’UDC LE DR ADAMOU NDAM NJOYA AU COURS DE LA TRIPARTITE DU 13 NOVEMBRE 2011: 27 ANS DÉJÀ

Le 13 Novembre 1991 marquera à jamais l’histoire de la démocratisation de notre pays. Ce jour-là, les Camerounais dans toutes leurs composantes se sont retrouvés pour réfléchir et poser les bases de l’avenir de leur pays, selon les vœux exprimé dans la rue chèrement payé l’immense majorité d’entre eux. Pourtant, à cause des égoïsmes inavoués, la victoire réellement acquise de toute la nation allait changer de camp.

L’Union Démocratique du Cameroun UDC donc le leader le Dr Adamou NDAM NJOYA , eut  à jouer un rôle  dans l’aboutissement heureux de la rencontre, a choisi de  fêter  avec recueillement ce 13 novembre 2011 , vingtième anniversaire des accords de la Tripartite, la « Journée de la PAIX » célébrée  à  travers  les dix régions du Cameroun par  les organes du parti.

A cette occasion, l’UDC met en circulation à travers  ce document, quelques grandes lignes de ce que fut cette réunion historique pour notre pays  au cours de laquelle son Président le Dr Adamou NDAM NJOYA, reçut de la main de Mme Julienne KETCHA représentant les femmes du Cameroun, l’Arbre de la PAIX.

LES GRANDS AXES  DE LA TRIPARTITE :

LA RENCONTRE AU PALAIS DE CONGRES DE YAOUNDÉ :

Le 11 Octobre 1991, le Président de la République dans un message à la nation invite toutes les forces vives dont les partis politiques à participer à une réunion qu’organisera le Premier  Ministre de l’époque Sadou  HAYATOU.

Réunis  à  Nkongsamba le 15 octobre, la Coordination des Partis Politiques de l’Opposition  et Association a répondu  favorablement à l’invitation du Chef de l’Etat en écrivant pour dire sa disposition à participer à la rencontre en vue d’un dialogue franc et constructif.

Le 25 octobre une réunion des Partis Politiques  pour préparer  la rencontre se tient à Yaoundé.

DÉROULEMENT DES TRAVAUX DE LA TRIPARTITE.

La rencontre s’ouvre le 30 octobre 1991, le 3eme jour, dix-neuf Partis sur vingt-deux qui se déclarent de la coordination participaient à ses travaux. On va assister à une sorte de mini Conférence national  où rien ne manquait : déballage, diagnostic sans complaisance, perspective d’avenir tout était là.

Le 04 Novembre  1991, le Premier Ministre feint de n’avoir rien entendu de tout cela ! C’est alors que la coordination décide de suspendre sa participation aux travaux de la rencontre Tripartite.

NÉGOCIATION DU GOUVERNEMENT

Au lendemain de la suspension de sa participation aux travaux de la rencontre, la coordination a été littéralement submergée par une foule de médiateurs venus de tous horizons ; hommes d’églises, personnalités politiques et civiles, chefs traditionnels vont venir prier les leaders politiques de ne pas consommer la rupture et de revenir discuter avec le Gouvernement pour trouver un terrain d’entente.

Après  48 heures de tractations intenses la coordination met sur pied deux délégations : l’une conduite par  Monsieur Samuel  EBOUA Président de l’UNDP qui doit se rendre auprès des missions diplomatiques pour expliquer notre position et remettre les résolutions préparées  à  cet effet.

L’autre conduite par le Dr Adamou NDAM NJOYA doit entamer des négociations directes avec le Premier  Ministre en vue d’inscrire à l’ordre du jour de la rencontre, le problème de la Réforme  Constitutionnelle  et de faire prendre en compte certains préalables posés par la coordination et considérer  comme essentiels pour assurer effectivement la description de la situation politique et sociale. Le Président de l’UDC  conduit une délégation de huit personnes à la négociation avec le Premier  Ministre.

Les négociations vont se poursuivront  le mardi 12 Novembre et le mercredi 13 Novembre au matin avec la participation de quinze partis donc le SDF.

 LA DÉCLARATION DU 13 NOVEMBRE 1991

Conduite par le Dr Adamou NDAM NJOYA Président de l’UDC la délégation qui a négocié la Déclaration le 06 Novembre se composait de :

  • Henry FOSSUNG Président du NDP
  • Pierre Flambeau NGAYAP Président du CL
  • Jean Pierre DE MBELE Président de l’USD
  • Antar GASSAGAY Président du PNP
  • David DIFFOUM Président du PSA
  • Samuel TCHWENKO du SDF

Le 13 Novembre Ni John FRU NDI Président du SDF va assister au paraphe des documents.

A  l’issu des travaux a été adoptée et signée  par plus de 500 personnalités politiques, administratives, civiles, religieuses….dont  les représentants de 44 Partis politiques la Déclaration du 13 Novembre 1991.

CONTENU DE LA DÉCLARATION DE YAOUNDÉ DU 13 NOVEMBRE 1911.

La Déclaration de Yaoundé préconise un ensemble de mesures arrêtées à l’issue de discussions menées dans un esprit de dialogue constructif et dans le souci de la décrispation de la situation socio-politique et économique du pays.

1 – Décrispation :

  • Un moratoire fiscal exceptionnel à accorder aux contribuables victimes des opérations ville morte avec un délai de grâce ;
  • La levée des interdictions des réunions et des manifestations politiques publiques
  • Libération des personnes arrêtées à la suite des réunions publiques
  • La levée des mots d’ordre de ville mortes et désobéissance civile.

2 –  Sur la Réforme Constitutionnelle : La mise sur pied d’un Comité Technique Constitutionnel

A l’issue des négociations ardues, le Gouvernement a  accepté d’inscrire à l’ordre du jour de la rencontre Tripartite de Yaoundé la Reforme de la Constitution.

Des débats ont eu lieu en Assemblée Plénière, il en est résulté des consensus sur :

  • La nécessité de sauvegarder les principes, de l’unité de l’intégrité et de la souveraineté nationale.
  • La nécessité d’intégrer dans la constitution un code de Libertés Fondamentales de Droits de la Personne Humaine.
  • L’instauration d’un régime semi-présidentielle avec :
  • Un Président de la République Chef d’Etat
  • Un Conseil de Ministres responsables, un Premier Ministre Chef du Gouvernement
  • Une Assemblée Nationale qui légifère et contrôle l’action du Gouvernement
  • La garantie de l’Indépendance du pouvoir judiciaire dans le cadre d’une véritable séparation des pouvoirs.
  • La création d’organes constitutionnels nouveaux à savoir : une Cour Constitutionnelle, une Cour des Comptes, un Conseil d’Etat (qui coiffe un  système de juridictions administratives), un Sénat, une Haute Autorité de la Fonction Publique, une Haute Autorité de la Communication.
  • l’aménagement d’une Nouvelle Répartition des pouvoirs entre l’Etat et le Collectivités locales, l’instauration  d’un pouvoir régional à l’échelon provincial.
  • La limitation des mandats présidentiels.
  • l’immutabilité de la Constitution.
  • le Statut de l’opposition.

Le  Comité Technique chargé d’élaborer le projet de la Nouvelle Constitution est composé de : les représentants des  Partis Politiques : Pierre Flambeau NGAYAP, André ATEBA NGOA, Simon MUNZU

(absent) Me ELAD, représentants des pouvoirs publics ;   Pr Joseph OWONA, Benjamin ITOE, Pr Stanislas MELONE, Pr Jean Pierre FOGUI,  représentant des personnalités indépendantes ; Pr  Carlson ANYAGWE, Pr François MBOME (absent) et Me Edmond René LOE.

L’opposition avait opté pour le dialogue démocratique en toute bonne foi. En face le RDPC n’arrivait pas à abandonner  ses réflexes  et instinct de conservateur de tricherie et va manipuler les consciences  et contrairement  à l’esprit  de la Tripartite et la Déclaration  du 13 Novembre 1991 la loi électorale n° 91/020 du 16 Décembre 1991  fixant les conditions d’élections des Députés à l’Assemblée Nationale n’a pas été adoptée de manière formelle et par consensus.

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