ESPACE POLITIQUE DES 15 ET 16 SEPTEMBRE 2015. TEXTE LU A LA CRTV TÉLÉ PAR M. TAWAT MAMOUD, MEMBRE DU SECRÉTARIAT NATIONAL A LA COMMUNICATION DE L’UDC, PUIS PRÉSENTÉ ET COMMENTE EN DUO A LA CRTV RADIO LE 16 SEPTEMBRE 2015 PAR M. KOUPIT ADAMOU ET TAWAT MAMOUD.

Militantes, Militantes et Sympathisants de l’Union Démocratique du Cameroun ; Mesdames et Messieurs, Bonsoir.

C’est un plaisir de vous retrouver dans le cadre de l’espace politique.

Une fois de plus, notre pays vient d’être victime des actes criminels et barbares des  BokoHaram qui ont arraché la vie à neuf compatriotes et ont fait 24 blessés à Kolofata Samedi dernier. Continuant à condamner ces actes d’une barbarie inimaginable et à soutenir les forces au front contre ce groupuscule, l’UDC adresse toutes ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompte rétablissement aux blessés hospitalisés.

Au moment où le monde entier vient de célébrer la journée internationale de la Démocratie le Mardi 15 Septembre, nous marquons un arrêt pour évaluation de l’état de la démocratie dans notre pays sur la base des standards internationaux reconnus en la matière tels que :

  1. Le principe de séparation des pouvoirs pour garantir le fonctionnement républicain des institutions. Dans notre pays, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire restent plus que jamais sous l’emprise du pouvoir exécutif qui est lui-même réduit à la seule personne du Président de la république. A titre d’exemple, aucune proposition de loi n’a pu prospérer dans notre pays depuis le six novembre 1982 ; le Parlement est réduit en une simple chambre d’enregistrement des lois initiées par le gouvernement, généralement pour préserver les intérêts partisans du système gouvernant. Les magistrats aussi bien du siège que du Parquet, sont nommés et révoqués à volonté par le Président de la République
  1. Les élections libres, justes et transparentes comme mode de désignation des acteurs de la vie publique. Dans notre pays, les élections restent un faire-valoir  destinées à confisquer le pouvoir par un régime impopulaire qui fixe et dicte les règles de jeu, nome et révoque les gestionnaires des élections partant des inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats ; un régime qui en définitive, s’impose en matière des jeux électoraux comme joueur, arbitre, juge de touche, et commissaire de match.
  2. La liberté d’expression du peuple. Au Cameroun, la liberté d’expression n’est qu’un cache-sexe dont l’objectif est de tromper l’opinion internationale sur l’existence d’une démocratie qui n’en est pas une en réalité. Non seulement il y a une sorte d’épée de Damoclès qui pèse sur les médias privés lorsqu’ils veulent prendre des marges de libertés, mais aussi, les médias à capitaux publics restent entièrement à la solde du Parti d’Etat RDPC. Les critiques et propositions de l’opposition et des leaders de la société civile ne sont jamais prises en compte dans les décisions finales prises par le Pouvoir.

En clair, le Cameroun est malade d’une dictature déguisée en pseudo démocratie.

L’UDC demande la révision de la Constitution en vue entre autres, de fixer le mandat présidentiel à 5(cinq) ans renouvelable une seule fois ;  d’instaurer  l’élection présidentielle au scrutin uninominal à deux tours etc. La révision du Code électoral pour la fixation consensuelles des règles électorales et l’instauration d’un organe politiquement neutre pour la gestion objective, impartiale et professionnelle des élections avec la biométrie intégrale qui parte des inscriptions jusqu’au vote proprement dit.

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