Politique

Listes des Candidats acceptés pour les Municipales de février 2020

Circonscription de Founban:

  1. NDAM NJOYA ADAMOU
  2. NJIMOLUH NJANKOUO ZOUNEDOU
  3. TOMAINO NDAM NJOYA HERMINE PATRICIA
  4. FOUATA IBRAHIM
  5. TAPON MAMA
  6. NJIFOUTAOUO ADAMOU GOVINE
  7. NGOUNGOURE EPSE NJOYA CELINE
  8. NJOUONKOU CHOUAIBOU
  9. NJIFEN ASSANH
  10. MBAGTOU MICHIRAIN AWAWOU
  11. APENAYA ABDOU
  12. NCHOUTPOUENDIG NIGNI ISSA
  13. NGOUN MARIAMA EPSE NGOULOURE
  14. LERAP SANATOU
  15. MOUCHIKPOU DALOUTA
  16. MOUNVERA ISMAELA
  17. MOUNCHIVE INOUSSA
  18. MBOUMO IBRAHIM
  19. KOUMCHE SALAMATOU
  20. NGUERKUE AMINATOU
  21. LABARAH SALIFOU
  22. FOKOUE MATHIEU
  23. MIRAINJOM ZENABOUM
  24. PEMBOURA ADJARA
  25. DONGMO JOSEPH
  26. FIFEN MOLUH OUSSENI
  27. MOUMIE MAMA MOHAMED
  28. MANJIA NJOYA CHETOU
  29. ABRAHAM TANGU WANKI
  30. PEVETMI EPSE SANGOU SABIATOU
  31. NGAMTIATE EPSE CHOUAPOUOGNIGNI MARIATOU
  32. MONGBET OUSMANOU
  33. NJOUOGNOUOT NJOYA AMIDOU
  34. NJAPDOUNKE MARIATOU
  35. AJARA ABIBA
  36. MANDOU SALAMATOU
  37. NGACHILI SABIATOU
  38. MOUPE AMADOU
  39. FOCHIVE ABDOULAYE
  40. NJANKOUO MAMA
  41. MACHE OUSMANOU

 

Circonscription de Foumbot:

  1. NJOYA INOUSSA
  2. NGOUMPOUONGOUN IBRAHIM
  3. PEYIPAHOUO RIRATOU
  4. NJOYA AUGUSTAIN
  5. TOUMANSSI SALIFOU
  6. KPOUMIE MAMOUDA
  7. RENGOU SOULE
  8. KPOUMIE SANGOU MOUSTAPHA
  9. LAMANJIE RAIMATOU
  10. NGOUPENJOUOM KETOUMA
  11. NSANGOU NDAM ISSOFA
  12. NCHOUTPOUE NDIGNIGNI NCHOUWAT MAMA
  13. NJANDOUN NJIGOU JOUHERETOU
  14. NGOULAH KENNE ALBERT
  15. MFOUAPON INOUSSA
  16. RANE MANDJIA MICHELINE
  17. NSANGOU DAOUDA
  18. NDASSA NJOYA MOMINOU
  19. MOULIOM SALIFOU AHMED
  20. ADAYIROU MFOTOUOP
  21. SAADATOU ABDOULAHI
  22. OLIVIER YUSINYN
  23. NJILIE CHOUEBOU
  24. FIFEN ALLASSA
  25. NJIFENJOU CASSIMOU
  26. MBOHOU ABDOURAHAMAN
  27. NGOUO SALOMON
  28. YEYAP MOUSSA VALERY
  29. MFANGAM ZENABOU
  30. PECHOUERE RIKIATOU
  31. MEUGNAI MOGNA IBRAHIM
  32. NTAINTIE ZENABOU
  33. NKANZE AMINATOU
  34. NGNAMLOUM MOUSSA
  35. PEFAKOUO SATARABE
  36. BOUBA ABOUBAKAR
  37. MOUCHINGAM IBRAHIM
  38. NJOYA MAMA

VŒUX 2019 DE L’UDC A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

VŒUX 2019 DE L’UDC

A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Mercredi, le 30 Janvier 2019

Siège National Montée Ane Rouge Yaoundé

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

ENSEMBLE, CONSTRUIRE ET BÂTIR LA MARCHE DE L’UNITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT HUMANISANT DURABLE

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tous nos Vœux les Meilleurs pour cette Nouvelle Année qui a commencé.

La présentation des Vœux à votre endroit, est une culture qu’à l’Union Démocratique du Cameroun nous avons adoptée ; Pour nous, elle trouve sa place dans le registre des traditions républicaines, tant l’idée de la complémentarité entre les trois catégories d’acteurs que sont les Politiques, les Médias, la Société Civile nous est chère.

Nos Prières à l’Eternel, pour qu’Il nous Eclaire, nos Parents, nos Enfants, nos Amis, la Grande Famille Camerounaise, Africaine, Humaine… dans la Voie de la Recherche du Meilleur de Soi, la Culture du Vrai, du Bien, du Beau, pour Ensemble Construire et Bâtir.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

En remontant nos Vœux jusqu’en 2011, pour ne pas aller plus loin, et aussi, parce que nous avons voulu nous situer au début de la deuxième partie du Centenaire de notre Indépendance, nous étions à Douala le 27 Janvier 2011, à chaque fois, en commençant par rappeler le rôle important joué par les Mediaş, pendant les 50 Premières années de l’expérience républicaine et démocratique connue par notre pays, les leçons tirées à chaque tournant décisif, toujours mieux accomplir la Noble Mission d’Informer qui vous incombe, s’est trouvé être notre souhait ardent.

Si Cameroon Tribune s’en souvient, pour son 40è Anniversaire, qu’il s’apprêtait à célébrer en 2011, nous lui avions adressé un message spécial…

 

…Nous avons le plaisir de lui souhaiter un bon anniversaire et tous nos vœux les meilleurs dans l’accomplissement de la noble mission d’information et d’éducation.

 

Aussi, les moments de célébration sont-ils ceux de la prise de conscience et d’intenses réflexions quant aux responsabilités et aux défis qui interpellent et les dirigeants, et les acteurs et actrices à différents niveaux. Ceci, en ce qui concerne le rôle majeur qu’ils doivent jouer pour le développement de notre pays, qui passe par la construction, la consolidation et l’effectivité des Institutions dans tous les domaines de la vie de notre société, de notre nation.

 

Ainsi, est-il important de relever que l’une des missions des médias est-elle de répondre à l’attente et aux exigences des populations et de les amener à un niveau de compréhension et de discernement leur permettant d’être objectifs dans leurs exigences…

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

 

En 2012, en 2013, en 2014…Jusqu’à il y a un an, le 9 janvier 2018,

Nous avons évoqué avec vous, les questions économiques, politiques, sociales, culturelles, touchant notre pays, notre continent et le reste du monde.

Les constats récurrents suivants se sont révélés au fil du temps, de plus en plus amers, avec le lot des conséquences qui vont nous amener aux multiples crises et soubresauts actuels.

RIEN N’A ÉTÉ FAIT POUR ÉVITER LA VIOLENCE DANS LAQUELLE NOUS NOUS RETROUVONS AUJOURD’HUI, NOS APPELS, NOS MISES EN GARDE N’ONT PAS ÉTÉ PRIS EN COMPTE.

 

  • DE l’INDÉPENDANCE OU DE LA COMPLÉMENTARITÉ DES POUVOIRS LÉGISLATIF, EXÉCUTIF, JUDICIAIRE 

Les 50 premières années de notre indépendance nous ont montré l’absence de contre poids face à l’Exécutif qui, tout dominant réduit, voire écrase le Législatif et le Judiciaire.

 

 

 

 

 

  • DU RESPECT DE LA RESPUBLICA , LA RÉPUBLIQUE, LA CHOSE PUBLIQUE

Nous assistons à la lutte pour le Pouvoir, voire la Culture de la Confiscation du Pouvoir, devenu personnel, égoïste et quasi-monarchique avec pour corollaires : le non-respect des institutions républicaines, la mal gouvernance, une gestion administrative sans véritable dialogue sur le terrain entre les citoyens et les responsables administratifs ; il n’y a pas de véritables complémentarités entre les différents services de l’État, qu’ils soient à l’échelle nationale ou locale.

 

Que penser des pratiques des « interventions », pour obtenir un service, la justice, pour faire primer le droit, pour avoir une promotion, pour gagner une marche, au détriment des compétences, de la Méritocratie ?

Que penser de la corruption ?

 

Il en résulte des déperditions en ce qui concerne nos ressources, tant matérielles qu’humaines, par l’anesthésie des capacités des citoyens en matière d’imagination et d’initiatives : nous en sommes arrivés au stade ou les populations entrainées par ceux et celles qui sont au pouvoir à différent niveau, sont conditionnées, développant des comportements monarchistes qui tuent la personnalité, l’identité et qui enfouissent les vertus républicaines.

C’est de cela qu’il s’agit : mettre fin aux pratiques inhibitrices et destructrices des identités, des personnalités… voilà ce que permet le fait d’être Républicain, Citoyen Démocrate Patriote. Il est question de sortir des situations qui stérilisent, inhibent les populations qui finissent par se sentir étrangères et croire que le pouvoir appartient à une famille donnée, à une catégorie de personnes dans cette famille. Ce qui contribue à déresponsabiliser, à chasser tout ce qui conduit à la créativité, à l’imagination ouvrant toutes les portes à la corruption, à l’immobilisme, au règne de la pauvreté matérielle, intellectuelle, spirituelle au milieu des richesses infinies.

A partir de l’exemple du retrait du Cameroun de l’organisation de la CAN qui nous a secoué, tel un drame national, du fait des irresponsabilités égoïstes nous avons là, un pâle reflet des conséquences que peuvent engendrer de tels comportements…

 

  • DU SENTIMENT NATIONAL

En l’absence du Sentiment National disparu aujourd’hui, puisque hier c’était une réalité, les considérations régionalistes, tribales sont exacerbées, en faveur de ceux qui sont au pouvoir. Sans cet élan national qu’il faut retrouver, nous ne pourrons rien construire de durable.

 

  • DES BESOINS PRIORITAIRES DES POPULATIONS

Le peu d’attention consacré à la solution durable des problèmes quotidiens des populations, fait qu’elles sont abandonnées à elles-mêmes : par conséquent, notre nombreuse  jeunesse  est laissée à elle-même aussi, sans son inscription dans une vision d’ensemble avec des objectifs précis et mobilisateurs…On se retrouve à la fin hélas, avec une jeunesse à laquelle est inculquée les bases d’une tradition de la facilité au détriment d’une jeunesse responsabilisée, dynamique, acquise à la culture des relations intergénérationnelles, du travail, de la discipline et de l’engagement.

Et la question du genre, une grande priorité pour remédier aux injustices cultivées au cours des temps en vue de donner à notre société de tirer le meilleur des fils et des filles, toujours renvoyée aux calandres grecques.

 

  • DE L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS JUSTES ET TRANSPARENTES

Les manipulations électorales faussant les règles du jeu démocratique, cela sera possible à travers l’effectivité de l’indépendance de l’organe en charge de tout le processus électoral, depuis les inscriptions jusqu’à la proclamation des résultats ; cela se fera avec tous les camerounais, notamment, avec ceux de la diaspora.

« Élections en Afrique : ELECAM et la République »

Tel était le thème de notre rencontre de Vœux le 27 Janvier 2012.

Nous avions alors lancé un Appel Citoyen, Républicain, Patriote, Démocrate pour :

  • Le scrutin majoritaire à deux tours aux élections nationales, présidentielles et législatives

 

  • La limitation de la durée et du nombre des mandats du Président de la République

 

  • Organiser les élections en Afrique sur la base des constitutions et des lois mettant fin :

 

  • A la culture de la confiscation du pouvoir, cette pomme de discorde nuisible à la dynamique nationale,

 

  • Aux divisions stériles, aux luttes fratricides destructrices des vies humaines, des patrimoines et de l’âme nationale…

 

Il était question, il est toujours question :

  • D’anticiper pour étouffer le volcan politique qui couve sous l’illusion de paix,
  • De sortir du système où est cultivé le cycle des violences, pour l’Alternance Politique,
  • D’Asseoir la tradition de l’Alternance Pacifique, Démocratique.

 

Nous disions ceci…

« Nous devons comprendre cette situation précaire comme une interpellation, un appel urgent pour rendre profondes les racines de la paix, de l’harmonie dans le pays ; ce qui se fait en comprenant qu’en Politique l’Etat a pour but de rendre heureux et vertueux les citoyens par la prééminence des lois.

…Avec le scrutin majoritaire à deux tours, la limitation de la durée et du nombre des mandats du Chef de l’exécutif nous mettons en marche les bases garantissant les bonnes lois et les possibilités de revenir sur les textes des lois pour qu’elles soient bonnes parce que élaborées par des Citoyens Républicains Patriotes Démocrates mettant au centre de toute entreprise, l’être humain… »

… « Pour cela, il nous faut un Nouveau Contrat Social, Un Contrat Républicain. »

C’était en 2012 !

 

  • CONSTRUIRE ENSEMBLE LES BASES DU PARTAGE DE LA VIE POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DU CAMEROUN

Exiger le retour à la vie démocratique à travers des élections justes, objectives se trouve être le premier niveau d’action que le peuple camerounais doit savoir, qui entrainera les retombées économiques, sociales, culturelles pour son épanouissement.

S’agissant de l’Économie et du Développement en général, nous devons sortir de la situation du Pays aux énormes potentialités pour entrer dans la situation d’un Cameroun d’Action, de Création, des Richesses, à commencer par nos richesses agricoles, avec les orientations industrielles, avec nos ressources humaines et des intelligences qui ne cherchent qu’à s’épanouir à travers une éducation, une formation adaptée en partant de la Maternelle  à l’Université et se poursuivant dans la vie active, dans les différent secteurs.

  • DE LA DÉCENTRALISATION

Il y avait un grand espoir avec la Décentralisation, mais, nous avons assisté à l’échec de Décentralisation, par le fait de l’absence de la volonté politique traduite dans les faits. Le discours de la Décentralisation était resté sur les lèvres, jusqu’à ce qu’avec la crise anglophone, et les revendications régionalistes et fédéralistes, l’on ne commence à prendre conscience qu’appliquée effectivement, la Décentralisation aurait empêché la persistance de certains effets déclencheurs de cette Crise ! Espérons donc que la leçon est bien assimilée, et que les prochains jours seront des jours heureux pour la Décentralisation.

 

  • REPENSER L’AUTORITÉ TRADITIONNELLE AU CAMEROUN

En évitant la confusion entre « traditions » et « valeurs traditionnelles » consacrées par la constitution, en respect des valeurs républicaines, et des valeurs démocratiques : il est important d’aller puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions.

  • ASSEOIR LES FONDEMENTS QUI CONDUISENT ET CONSOLIDENT TOUT CE QUI FAIT NOTRE HUMANITÉ ET NOTRE COMMUNE HUMANITÉ A VIVRE AINSI AUSSI BIEN AU SEIN DE LA PLUS PETITE COMMUNAUTÉ, HUMAINE, DE LA PLUS PETITE SOCIÉTÉ QU’AU SEIN DE L’ÉTAT, D’UNE NATION OU DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE QUI DOIT ÉVOLUER VERS LA SOCIÉTÉ HUMAINE.

Ainsi est-il fondamentalement question de cultiver et de renforcer des principes et des valeurs partagés par toutes les populations qui mettent en exergue les objectifs visant l’épanouissement de l’être humain dans l’affirmation de la société camerounaise comme entité forte efficacement ouverte sur la construction de l’UA, de la Société Internationale de Paix, d’Amour, de Partage, d’une Société Humaine véritable, forte des valeurs humaines cultivées sans cesse fondant la vie et les activités aussi bien des individus que des institutions.

Asseoir notre patrimoine, y veiller, le protéger

Avoir des approches positives, constructives

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

Nous nous sommes promenés le 15 Janvier 2015, dans la Grèce Antique, nous situant au cœur de l’Humain, de notre Commune Humanité. Pour ce faire, nous sommes allés puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions, ce qui rapproche les grands penseurs, les grands philosophes comme Socrate qui développant la Maïeutique, l’Art d’accoucher chercher à obtenir de chaque personne qu’elle accouche ce qu’elle a de bien pour la société. L’ironie socratique qui n’est pas synonyme de moquerie mais d’interrogation, puis l’esprit critique comme apôtre de la liberté du jugement ; il va ainsi préparer les esprits à la critique et ébranler les traditions, à passer de l’explication par les mythes à l’interrogation critique.

Puis Platon (428-347 av J-C), disciple de Socrate ce père de la philosophie occidentale qui développe la théorie morale de la connaissance : « Nul n’est méchant volontairement ». L’Ignorance est source du mal. Tout cela est développé dans l’œuvre écrite de Platon qui est constituée de 28 Dialogues et de quelques lettres. Une invitation à la recherche de la connaissance,

Avec Aristote (385-322), nous apprenons entre autres que « La juste moyenne n’admet ni excès ni défaut et que pour s’accorder avec la raison, la vertu consiste à s’accorder avec le juste milieu que, de même en politique le but de la Cité est d’assurer le bonheur et la vertu des citoyens par la domination des lois » entendons le plein jeu et l’effectivité des lois, émanations des aspirations profondes des populations, du peuple souverain.

 

  • VIVRE ET FAIRE LA POLITIQUE COMME ELLE EST :

 SCIENCE, ART EN DÉVELOPPANT DES ACTES CONCRETS, DES RÉALISATIONS RÉPONDANT AUX RÉALITÉS DES VIES HUMAINES APPELANT A CULTIVER LE BONHEUR, LES VERTUS. CE DOIT ÊTRE LA LE LOT ET DES INDIVIDUS ET DES INSTITUTIONS ET DES FORMATIONS POLITIQUES ET DES MÉDIAS ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ;

Il s’agit des bases, des fondements indispensables qui vont être et les assises et les éclairages des activités et de la vie des différentes catégories d’acteurs dans la société. C’est ce qui est souvent ignoré ou vite oublié quand on y pense pour donner suite aux événements douloureux comme ceux que nous subissons actuellement.

Cela explique les constructions politiques et les actions menées par l’Union Démocratique du Cameroun qui s’analysent dans le concret, avec des impacts directs sur la vie et pouvant apporter à l’effectivité de la politique qui a pour finalité la construction et l’affirmation du bonheur et des vertus des citoyens.

Pour ceux à qui cela a échappé,

CECI AURA ÉTÉ L’ÉLEMENT MOTEUR, AYANT MOTIVE LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS AVONS PARTICIPE A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 7 OCTOBRE DERNIER :

  Sachant les dés pipés d’avance de par notre expérience et l’état des lieux que nous avons rappelé lors d’une Conférence en Août, le 7 Août précisément, et, surtout, fort de ce qui nous avions subi en 2004, dans le cadre de la COALITION POUR LA RÉCONCILIATION ET LA RECONSTRUCTION NATIONALES qui, pendant deux ans à su tenir les Camerounais du Nord au Sud et de Est à L’Ouest en haleine, considérant le Pacte Républicain qui au lendemain des Élections de 2011 avait pour objectif de consolider et mobiliser les Républicains en vue de 2018,

Sachant donc d’avance qu’aucune Coalition en 2018, « affective » « spontanée » ou « voulue délibérément » par le fait de quelques actions quelles soient ne pouvaient prospérer, nous avons pris en mains nos responsabilités premières de Parti Politique pour, avec nos compatriotes échanger sur les voies et actions concrètes d’amélioration de leur condition de vie, mettre l’accent sur l’importance et l’efficacité des actes posés. Une façon constructive, d’être, de faire, de vivre, et de faire la politique : la leçon par l’exemple, la demande du concret qui devient exigence. On y arrive par la Formation, par l’Éducation ; il s’en suit des étapes, des programmes que nous déroulons :

ÉTHIQUE ET POLITIQUE, MORALE POLITIQUE 

DROITS ET DES DEVOIRS ET EFFECTIVITÉ CITOYENNE

SAVOIR, SAVOIR FAIRE, SAVOIR ÊTRE, POUR ÊTRE ET AGIR ENSEMBLE

LE MEILLEUR DE SOI

LA CULTURE DU VRAI, DU BIEN, DU BEAU

RENDEZ-VOUS DU DONNER ET DU RECEVOIR

RELIGIONS ET POLITIQUE : CONVERGENCE DANS LA FOI, RENCONTRE VERS LA SPIRITUALITÉ…etc.

 

  • LIBERTÉ ET DIVERSITÉS : NOS RICHESSES ET IDENTITÉS NATIONALES.

Si nous avons au Cameroun plus de deux cent trente groupes humains ayant des langues qui confirment leurs spécificités, c’est autant de richesses à préserver, car contribuant à affirmer les différentes personnalités. Il est question de les assumer car par elles, il y a ce fond africain inaltérable à protéger, l’affirmation de notre personnalité. A cela, est venu s’ajouter les héritages d’origine européenne et plus particulièrement anglaise et française qui sont nés et se sont développés pendant quarante années des régimes Sous Mandat et puis Sous tutelle.

Ces apports étrangers bénéfiques ont été surexploités et nous ont éloigné de ce qui fait notre originalité Tout était ainsi prêt pour le bilinguisme, le multilinguisme des citoyens et le multiculturalisme.

Pourtant, en Juillet 1961, les Pères Fondateurs réunis à Foumban lors de la Conférence de la Réunification du Cameroun nous avaient ouvert la voie en jetant les bases juridiques et politiques et les méthodes de dialogue et concertation conduisant au consensus pour assurer la consolidation de la nation et de l’idée nationale qui faisait l’unanimité ainsi que les méthodes d’approche pour l’affermir.

« …Dans un monde qui doit plus que jamais être celui de partage, de dialogue, de concertations nous souhaitons être profondément habités par la force de l’Éthique, de l’Humilité dans notre détermination Citoyenne Républicaine, Patriote, Démocratique. Ceci n’est pas une clause de style mais doit se confirmer en principes enracinés, aimés, cultivés, protégés, en grandes forces qui doivent nous habiter, nous habiter en permanence répondant à nos idées qui naissent, nos pensées qui s’amplifient pour devenir des actions, des actes qui président à la vie pour ainsi contribuer à rendre tout le Monde Heureux et Vertueux »

Nous concluons ainsi nos Vœux à la Presse le 9 Janvier 2018.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tout a été dit, nous sommes restés constant dans notre vision depuis le retour au Multipartisme dans les années 1990 dans notre pays. Engagés dans cette voie, nous le restons plus que jamais.

La liberté d’expression est un droit fondamental.

Les interdictions à manifester qui sont érigées et mises en pratique au Cameroun sont des violations et abus avérés d’un régime en réalité en proie aux démons qu’il génère par le fait de tous les manquements sur lesquels nous sommes revenus dans le cadre de cette présentation des Vœux. Plus l’étau se resserre, plus la liberté des citoyens est confisquée, plus le Cameroun est étranglé…C’est le devoir de tous les Patriotes, Républicains, Démocrates de rester debout, pour la liberté défendre, pour notre Pays sauver !

Cas d’interdictions de Manifestations publiques ou Marches des Partis politiques d’Opposition ? Depuis les années 90-91, avec des pics de violences accentués avant ou après des élections, des centaines exemples, nous pouvons en citer : sans doute parce qu’à l’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux, Facebook, WhatsApp, ni retransmission en direct, c’est le lieu de revenir ici sur l’exemple du Ministre de la Communication du temps de la Tripartite qui avait carrément retiré par devers lui, la bande  d’enregistrement de tout ce qui s’était passé et dit en salle au Palais des Congrès et l’enregistrement des acteurs qui avait eu lieu dans les studios de la CRTV juste après les Assises,  acte criminel qui avait privé les camerounais de la vraie information, en la substituant par des mensonges fabriqués pour descendre tout ce qui avait été construit, faussé, au prix de la révolution des camerounais…

Nous nous réjouissons du fait que c’est révolu le temps de « ZÉRO MORTS » déclaré, alors qu’il y en avait des morts,

Quand on a utilisé des balles, pour tirer sur des manifestants qui font du Sitting, c’est un abus, et, aujourd’hui, on ne pourra plus soutenir qu’il y’a eu « ZERO TIRS ».

C’est d’ailleurs par la Grâce de Dieu et la force de ces moyens de Communication que nous avions pu échapper au Complot du 21 Décembre 2006, lorsqu’une Unité anti-émeute est entrée dans notre résidence à Njinka à Foumban sans respect pour cet espace qui avait abrité en 1961, les Assises  de la Réunification , tirant sur les enfants, les populations, tuant Monsieur NJIFOU Issah, père de 6 enfants…Tenez-vous bien, quelques jours après, un Journal de la Place dont nous allons taire le nom n’a pas hésité à qualifier ce qui s’était passé de « fabrication de Ndam Njoya », ce qui venait s’ajouter à un rapport du Sous-préfet de l’époque décrivant Ndam Njoya comme un « fou prétentieux en mal de pouvoir et entretenant le culte de personnalité ». Mon Dieu !  Mal leur avait pris, car une équipe de tournage dirigée par Madame Kala lobé Équinoxe était sur place par hasard et avait tout filmé.

Pareil le 1er Janvier 2013, lorsque défilant joyeusement dans le cadre de leur traditionnel Carnaval, les populations de Foumban avaient été violentées par une Autorité Administrative, le Sous-préfet de l’époque, et que quelques jours après, malgré la descente du Gouverneur le même jour constatant les faits, l’Autorité traditionnelle Chef de Premier Degré a osé déformé les images en faisant un montage « coupé collé » et faux pour charger les carnavaliers qu’ils estimaient qu’ils portaient atteinte à sa Majesté, lui seul, étant « investi » d’organiser ce genre de manifestation culturelle, alors, nous avons pu opposer avec des vidéos pris en temps réels sans montage. Et même, cela n’a pas empêché le 1er Adjoint au Maire de Foumban et un Conseiller Municipal d’être jetés en prison pour plus de 10 mois…

Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses violences par menace, par intimidation, par chantage…etc.  de ce régime qui des fois, sont plus dures que celles qui sont physiques…

La pauvreté ambiante, l’état de nos routes, de nos centres de santé et hôpitaux, la qualité de vie, l’eau et l’énergie en manque…sont autant de violations des droits des Camerounais : que le régime comprenne donc que s’il était question d’un Procès contre le plus « méchant », ce serait surement lui ! Alors qu’il prenne ceci en compte et temporise, en prévoyant un éventuel retournement de la situation, car nous sommes en République.

Cependant, l’Éthique qui nous oblige à l’UDC, et parce que nous enseignons à nos militants les droits et devoirs citoyens, les actes tels que la mise à sac de nos Ambassades en France, en Belgique, et en Allemagne, ne sauraient être acceptés. Le respect de nos Institutions doit être sans faille. La Chose Publique, l’Intérêt Général, notre Patrimoine sauvegardés.  Nous en appelons à plus d’accent à mettre dans la formation et le comportement de nos recrues, pour éviter ce genre de situations embarrassantes.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Après ce que nous avons connu pour la énième fois au sortir de l’élection présidentielle et entrant dans la préparation des Législatives, Municipales, Régionales, la liberté et le choix politiques sans contrainte des citoyens restent des fondamentaux. La participation au vote libre des citoyens, est un facteur de mobilisation fort, d’adhésion, comme partie prenante. C’est évidemment la Démocratie qui garantit la Croissance Économique et la Sécurité et non le contraire…

Une fois encore et de tout cœur, dans cet espace que nous voulons culturel, cette nouvelle salle que nous fréquentons pour la première fois avec vous, en émettant le vœu que l’année prochaine elle soit plus confortable,

BONNE ANNÉE 2019

Je vous remercie.

Fait à Yaoundé le 30/01/2019 Dr Adamou NDAM NJOYA

 

 

 

Présidentielles 2018 : LE PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DE L’UDC.

Inspirés par le Projet de Société de l’Union Démocratique du Cameroun des aspirations des populations, tout cela mettant l’Etre Humain au centre de toute entreprise dans la société, nous proposons :
Le retour à la République longtemps oubliée en mettant fi­n àla navigation à vue, au tribalisme, à l’égoïsme, en développant la Gouvernance qui mobilise dans la transparence toutes les populations, pour la gestion des ressources nationales, pour la production et formation, et le rétablissement d’un Etat des Droits et des Devoirs républicains et citoyens, ainsi que l’a­rmation de la dignité humaine.
Aussi cette Equipe d’Hommes et de Femmes patriotes et compétents se donne-t-elle pour mission de réaliser les 20 propositions prioritaires ci-après dans les deux prochaines années :

I/ DES REFORMES CONSTITUTIONNELLE ET INSTITUTIONELLE

OBJECTIF : Restaurer la République
ACTIONS A CONDUIRE :
• Définition claire de la forme de l’Etat en tenant compte de nos héritages culturels et des réalités de la mondialisation ;
• Consécration des Droits et des Devoirs Républicains et Citoyens ;
• Promotion et garantie de la séparation nette et de la complémentarité des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire
• Recensement des populations ;
• Découpages des circonscriptions administratives et électorales sur la base des chi‑res des populations qui vont être déterminant sur la redistribution des ressources générées par la solidarité nationale.
• Création d’un conseil des chefs traditionnels et organisation de leurs représentations dans les institutions républicaines ;
• Adoption de l’élection du Président de la République au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ;
• Désignation d’un Premier Ministre qui sera véritablement le Chef du Gouvernement au sein de la majorité parlementaire ;
• Elaboration d’un Code électoral et d’un Code médiatique consensuels ;
• Inscription de l’égalité du genre dans la Constitution
• Elargissement du vote de la diaspora à tous les Camerounais résidents ou établis à l’étranger, après la résolution de la question de nationalités.
• Représentation de la Diaspora au Parlement
• Renforcement des principes de neutralité et de la laïcité de l’Etat du Cameroun
• Application du Profil de carrière : respect du principe de la nomination à des postes de responsabilité à tous les niveaux, sur la base des critères de mérite, de justice sociale, en veillant à un équilibre géographique et l’obligation des résultats par tous.
• Moralisation de la vie publique et le renforcement de la lutte contre la corruption.
• Mettre fin aux injustices sociales, l’une des sources principales des menaces sur la cohésion sociale.
• Pénalisation du Tribalisme.

EXTRAIT DES DISPOSITIONS NECESSAIRES A REVOIR DANS LA CONSTITUTION DU 18 JANVIER 1996 PAR L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN (UDC).


1)
Chaque personne résidant dans un lieu donné est chez lui, il ne nous semble plus indiqué d’inscrire dans notre Texte Fondamental, les notions d’«Autochtone » et de «Minorité ».
2) Inscrire le respect de l’égalité du genre dans la Loi fondamentale
3) Au regard du contexte et pour conjurer les crises politiques, il est question de créer le poste de Vice-président de la République qui, en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement dé­nitif constaté par le Conseil Constitutionnel, assume les fonctions de Chef de l’Etat jusqu’au terme du mandat. Le Président de la République est assisté par le Vice-président. Celui-ci est élu sur la même liste que le Président de la République, Chef de l’Etat. Elus de la Nation toute entière, ils incarnent l’unité nationale ; Les fonctions de Président de la République et de son Vice sont incompatibles avec toute autre fonction publique ou privée et la direction d’un Parti Politique. Le Président de la République par intérim ne peut modi­er ni la constitution ni la composition du Gouvernement. Il ne peut recourir au référendum. Il ne peut être candidat à l’élection organisée pour la présidence de la République.
4) Elections présidentielles à deux tours, revenir à la limitation du Mandat à cinq ans renouvelable une seule fois.
5) Idem pour le Mandat du Président du Conseil Régional.
6) Un Premier Ministre issu de la majorité parlementaire, qui dé­nit la politique générale, soumise à l’approbation du Parlement devant lequel il est responsable. Il forme le Gouvernement.
7) Tous les Sénateurs sont élus. Les circonscriptions sont les Départements. Chaque Région est représentée au Senat par des Sénateurs élus au su‑rage universel indirect à raison de deux par Département.
8) Reconsidérer sur la base des populations le découpage des circonscriptions administratives, puis, électorales.
9) Augmentation conséquente du nombre des Députés
10) A l’âge de 23 ans, l’on peut être Député à l’Assemblée Nationale, à 35 ans Président de la République. Pourquoi faudrait-il attendre quarante 40 ans pour être sénateur membre de l’une des chambres du parlement ?
11) Quant à l’âge pour voter, le ramener à 18 ans.
12) Pour des raisons d’ecacité dans la gestion et le contrôle des ­nances publiques, il serait urgent de créer une Cour des Comptes en lieu et place de la chambre des comptes.
13) La double nationalité admise suivant les conditions ­xées par la loi.

EXTRAIT DES FONDAMENTAUX DE LA PROPOSITION DE LOI MODIFIANT ET COMPLETANT CERTAINES DISPOSITIONS DU CODE ELECTORAL PAR L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN (UDC)


1-
Le Code Electoral objet de la loi 2012/001/ du 19 Avril 2012 accorde au Directeur Général des Elections, qui n’est pas sous serment, des pouvoirs exorbitants pour conduire les opérations électorales, au détriment du Conseil Electoral dont les membres sont assermentés. Il est question de notre point de vue, de donner au Conseil Electoral, le pouvoir de conduire tout le processus électoral.
2- Le Conseil Electoral dans le cadre de ses pouvoirs de conduire le processus électoral et référendaire devrait gérer le budget d’Elections Cameroon et le budget des Elections, recruter et nommer tous les personnels de Elections Cameroon.
3- L’autonomie ­nancière d’Elections Cameroon n’est toujours pas acquise, car c’est toujours le Ministre des Finances qui assure le déblocage de fonds.
4- Attendu que la gestion ­nancière d’Elections Cameroon est régie par les règles de la comptabilité publique, il conviendrait plutôt de nommer auprès de cet organisme, un contrôleur ­nancier spécialisé en lieu et place du Commissaire aux
comptes. Car, il serait absurde d’allier les articles 37 et 38 dans le cadre de la comptabilité publique.
5- Dans la suite du texte, il conviendrait de remplacer le Directeur General des Elections par le Conseil Electoral.
6- L’Etat doit se doter des moyens pour délivrer, de manière automatique, la carte d’électeur à tout camerounais qui atteint l’âge de 18 ans. Muni de sa carte d’électeur, chacun, chacune peut solliciter son inscription sur la liste électorale.
7- Les Commissions locales, chevilles ouvrières d’Elecam, en tant que démembrements d’ELECAM, pour leur fonctionnement, doivent, comme la loi le prévoit, être prises en charge
par Elecam.
8- Le ­chier électoral doit être visible, unique et géré au niveau de chaque Commission locale par l’ensemble des membres.
9- Le Conseil Electoral devrait éditer un bulletin unique comprenant les logos et couleurs de tous les Partis Politiques en compétition.
10- Faire évoluer le nombre des Députés à l’Assemblée Nationale en rapport avec l’e‑ectif de la population du Cameroun.

11- Compte tenu de la misère ambiante dans laquelle vivent les populations, l’Etat devrait réduire le montant du cautionnement à la fonction de conseiller municipal.
12- Pour une bonne traçabilité des résultats dans les di­érentes commissions, un exemplaire du procès- verbal remis à chaque membre signataire devrait faire foi jusqu’à inscription en faux.
13- Obligation aux Partis politiques de respecter l’égalité du Genre.
14- Obligation aux Partis politiques de prendre en compte la participation des personnes à mobilité réduite
15- Financement : Interdiction formelle est faite à tout Parti Politique, tout candidat ou liste de candidats d’utiliser des fonds, moyens humains et matériels autres que ceux prévus par la loi pour le financement et ou la réalisation de ses activités.
16- Campagne Electorale : Médias et Espaces publicitaires :
L’espace et le temps imparti lors des élections doivent être pareils pour tous les candidats.
17- L’établissement et la distribution des cartes doivent se
faire en Commission et non seulement par les agents recrutés par Elecam, comme lors des inscriptions, dans le meilleur des cas, c’est la loi qui le prévoit ainsi.
18- La représentation de tous les candidats doit être assurée dans les bureaux de vote
19- C’est la Commission Communale selon la loi qui centralise les PV pas les agents recrutés dans les Antennes communales par ELECAM
20- Il est question de donner aux huissiers de justice, la possibilité de constater les infractions aux présentes dispositions électorales et pénales dès la convocation du corps électoral et jusqu’à la proclamation des résultats. Il en est de même de la saisine du juge pénal par tout électeur, tout candidat et/ou tout Parti Politique.
21- Assurer la représentation de la Diaspora au Parlement et
dans les Collectivités Territoriales Décentralisées.
22- Rendre opérationnel le Conseil Economique et Social pour sa pleine participation et la mobilisation et la cohésion de tous les camerounais à travers les corps de métiers.

II/ DE LA RECONCILIATION NATIONALE


OBJECTIF :
Restaurer l’harmonie et la compréhension entre les fils et les filles du Cameroun en pansant les plaies et apaisant toutes les tensions : sociales, économiques, ethniques et tribales, politiques, historiques ; honorer les mémoires de nos Héros.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Institution et développement de l’éthique citoyenne et patriotique ;
• Création d’un panthéon et d’un cimetière national pour nos héros nationaux ;
• Rapatriement des corps de tous les héros patrio tes morts à
l’étranger ;
• Promotion du principe de l’égalité des chances à tous au Cameroun et surtout les jeunes, à l’emploi et aux nominations.

III/ DE L’AMINISTRATION ET DE LA FONCTION PUBLQUE


OBJECTIF :
Promouvoir une Administration et une Fonction Publique de développement.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Redéfinition des attributions des différents départements ministériels dont le nombre sera restreint ;
• Renforcement de la décentralisation ;
• Dépolitisation de la Fonction Publique ;
• Définition des profils de carrière et instauration e­ective de l’égalité de genre et des chances dans l’accès à un emploi public et aux postes de responsabilités ;
• Culture du sentiment national, du sens du service public, de l’intérêt général, du bien commun.
• La création des commissions d’éthiques dans les administrations ;
• Ré-institution de l’enquête de moralité pour les candidats à un emploi public.

IV/ DE LA RESTAURATION DE LA MORALE PUBLIQUE


OBJECTIF :
Réduire voire éliminer la corruption dans notre société par une opération systématique de prévention et de sanction.

ACTIONS A CONDUIRE : Fondement de la vie et les activités des personnes et des institutions sur les valeurs humaines, sur l’éthique.
• Education civique et éthique des citoyens ;
• Culture du sens de l’intérêt général, du sentiment National
comme éclairages et dynamiques permanents
• Création d’un office central de prévention et de répression de la corruption régi par une loi, en tirant les leçons des limites des institutions actuelles.

V/ DE L’ECONOMIE ET DE L’ENTREPRISE


OBJECTIF :
Instituer une économie de marché humanisante
et de partenariats ;
ACTIONS A CONDUIRE : Culture des valeurs et de l’éthique comme fondements de la vie, des activités économiques et des entreprises.
• Convocation d’un forum national de l’économie regroupant l’Etat, le Secteur Privé, les Syndicats de travailleurs, la Société Civile et les Associations des Consommateurs;
• Mise en vigueur d’une législation garantissant le respect des droits des investisseurs ;
• Mise sur pied d’une véritable charte nationale d’industrialisation ;
• Relecture de la loi portant protection des Consommateurs ;
• Réforme de la fiscalité et de la parafiscalité en vue de l’allègement de la pression fiscale et douanière ;
• Facilitation de l’accès aux crédits des PME/PMI et du petit commerce par la création d’une institution de financement appropriée ;
• Engagement des démarches pour la création d’une monnaie africaine forte ;
• Création d’un organisme en charge des questions de qualité et de normes pour une appréciation des produits et services proposés sur le marché national.
• Association production et formation ;
• Production de qualité en quantité pour les marchés sous régionaux, régionaux et internationaux.
• Accompagnement des jeunes dans l’entreprenariat d’activités de loisir et d’artisanat touristique au niveau national.

VI/ DE L’AMELIORATION DE L’ENVIRONNEMENT SOCIOPROFESSIONNEL


OBJECTIF :
Créer les conditions les meilleures pour le travail, la qualité de vie, la lutte contre la pauvreté.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Organisation du secteur informel (ben skin, sauveteurs, bayamselam…etc.) en vue de la réduction du chômage et de son intégration dans le réseau des affaires ;
• Création de deux millions d’emplois nouveaux en trois ans ;
• Harmonisation des salaires pour tous les corps des fonctionnaires et dans les établissements publics ;
• Instauration d’un système généralisé d’assurance maladie et la vulgarisation de la mutuelle de santé ;
• Simplification du système de pension retraite, sa revalorisation et son index à la variabilité des salaires des fonctionnaires ;
• Création d’un organisme chargé du suivi et de l’entretien des personnes du 3ème âge.
• Création des espaces culturels et de loisir dans les entreprises.
• Encouragement à la créativité et à la recherche dans les entreprises.
• Lutte contre le travail précaire par la création d’un environnement de dialogue, de sérénité et de respect des droits des entreprises et des travailleurs débouchant sur le principe : « un travailleur, un contrat, des droits, une assurance et un avenir préparé».

VII/ DE L’EDUCATION ET DE LA RECHERCHE


OBJECTIF :

Assurer les conditions d’une éducation nationale de production et de performance tournée vers les sciences, les techniques et les technologies.

ACTIONS A CONDUIRE :

•Organisation des états généraux de l’éducation nationale et application immédiate des résolutions consensuelles ;
• Révision du statut de l’enseignant ;
• Scolarisation obligatoire sans distinction du genre, et la gratuité de l’enseignement dans le secteur public ;
• Engagement de la lutte contre le travail et l’exploitation des enfants ;
• Promotion du bilinguisme et l’enseignement des langues nationales ;
• Promotion de l’éducation morale et éthique à tous les niveaux ;
• Développement des infrastructures et structures du système éducatif ;
• Création et équipement des laboratoires, des ateliers et des bibliothèques à différents niveaux ;
• Suppression des droits universitaires ;
• Réinstauration des bourses à différents niveaux ;
• Amélioration des conditions des recherches scientifiques, techniques et technologiques ;
• Création des prix de la créativité et des recherches appliquées.
• Promotion de l’égalité pour tous les jeunes camerounais, sans aucune distinction, dans l’éducation, la formation et la recherche.
• Multiplication à l’échelle de tout le pays, des écoles spécialisées pour favoriser l’accès des enfants vivant avec le handicap à l’éducation, la formation et la recherche

VIII/ DE LA SANTE DE MASSE


OBJECTIF :
Assurer une santé de qualité à la portée de tous, rendre plus accessibles les formations sanitaires et les remèdes génériques.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Révision du système de formation en matière de santé pour répondre aux besoins en qualité et en quantité.
• Instauration d’un observatoire des grandes endémies ;
• Promotion d’une gestion rationnelle et efficiente de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles ;
• Promotion de l’industrie pharmaceutique ;
• Développement des laboratoires de recherche ;
• Assurance de la gratuité des soins, aux femmes enceintes et aux enfants de 0 à 5 ans.
• Suivi systématique gratuit des femmes durant toute la grossesse, prise en charge d’un certain nombre d’examen y compris échographiques et des cas de césarienne
• Assurance de la gratuité des soins et rationalisation de la lutte et la promotion de la recherche contre le VIH/SIDA,
• Assurance de la gratuité des soins du paludisme pour tous les camerounais sans exception (diagnostic et médicaments)
• Amélioration des conditions de travail des personnels du secteur public et particulièrement du corps médical ;
• Généralisation de la Mutuelle de Santé.
• Adoption d’une Loi Partage le Risque Maladie : Couverture Santé Universelle.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Mise sur pied d’une véritable politique de préservation et de conservation de l’environnement et d’assainissement du cadre de vie par une législation appropriée et des actions concrètes dans le respect des conventions internationales ;
• Sauvegarde des écosystèmes ;
• Mise en place d’une véritable politique d’habitat facilitant l’accès au logement du plus grands nombre ;
• Construction des logements sociaux accessibles comme il se doit aux camerounais a faibles revenus
• Création des forêts
• Prévention des catastrophes naturelles.
• Assistance financière et matérielle aux personnes du 3ème âge, propriétaires de chantiers abandonnés pour terminer leur projet et se faire un habitat.

XIII/ DES INFRASTRUCTURES, DU TRANSPORT ET DU TOURISME

OBJECTIF : Déployer les moyens pour leur développement optimal.

ACTIONS A CONDUIRE :

  • Sur les liaisons nationales :
    • construction d’une autoroute à péage Nord/Sud ;
    • lancement des travaux pour le prolongement du Trans camerounais ;
    • raccordement de tous les chefs-lieux de départements par une route bitumée ;
  • Sur les déplacements dans les grandes villes :
    • mise en service d’un véritable réseau de transport urbain dans les chefs-lieux de Régions ;
    • réfection des réseaux routiers urbains particulièrement dans les villes de Douala et de Yaoundé, les capitales régionales….;
    • étude de faisabilité du réseau de transports ferroviaire urbain notamment à Yaoundé et Douala ;
  • Régénération des parcs et sites touristiques et amélioration du système hôtelier et d’accueil ainsi que des conditions de circulation des touristes ;
  • Réhabilitation des aérodromes et ports en état de dégradation avancée ;
  • Construction des autoroutes reliant « le triangle de la mort » : Yaoundé-Douala-Bafoussam-Yaoundé ;
  • Construction des échangeurs au centre de Yaoundé pour rendre la circulation fluide dans la ville.
  • Lancement des lignes de Tramway dans les capitales régionales et certaines capitales départementales.

XIV/ DE L’ENERGIE ET DES RESSOURCES NATURELLES

OBJECTIF : Améliorer la production énergétique.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Réhabilitation des anciennes centrales hydroélectriques pour une offre substantielle de l’énergie électrique ;
• Développement et vulgarisation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, hydraulique, biomasse, géothermique) ;
• Contrôle officiel des prix des énergies ;
• Promotion et vulgarisation de l’offre d’eau potable dans toutes les villes et le monde rural.
• Création des institutions de formation et des recherches pour la production et la gestion de l’eau ;

IX/ DES SPORTS ET DES LOISIRS

OBJECTIF : Développer une culture de sports et de loisirs aux fins de préserver la santé et de favoriser le brassage et la solidarité des
populations de tous âges.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Construction de nouveaux stades omnisports et mise sur pied des mécanismes de détection de talents à insérer dans le cadre d’une gestion rationnelle ;
• Tenue des états généraux des sports ;
• Elaboration d’une véritable charte des sports ;
• Reconnaissance des mérites des héros sportifs ;
• Promotion des colonies de vacances.

X/ DE LA FEMME ET DE LA FAMILLE

OBJECTIF : Eliminer les discriminations à l’égard des femmes et des filles.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Instauration effective de l’égalité de genre dans l’accès à l’éducation, aux emplois et aux responsabilités publiques, privées et/ou politiques ;
• Adoption d’un statut de la femme au foyer ;
• Adoption d’un code de famille.
• Adoption d’une loi contre les violences Sexistes, Domestiques, et le Mariage des Enfants
• Adoption d’une loi contre les mutilations Génitales Féminines
• Reconnaissance de la contribution des épouses des Responsables assumant des fonctions publiques
• Pérennisation des noms de famille des épouses sans mention «née… » ou « épouse… »
• Obligation de Budgétisation Genre, lors du Vote du Budget à l’Assemblée Nationale
• Respect du Genre lors de l’attribution des Marchés Publics
• Adoption d’une Politique Nationale du Genre.

XI/ DE LA JEUNESSE

OBJECTIF : Former et éduquer une jeunesse responsable. S’assurer de son entrée dans la vie active.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Révision du système de formation et d’éducation pour éviter les déperditions en créant des filières de formation professionnelle ;
• Adéquation formation-emploi ;
• Etudes, prospectives pour la création des activités eu égard à l’arrivée des générations des jeunes dans la vie active ;
• Développement des mécanismes créant l’harmonie dans les relations intergénérationnelles ;
• Culture des bases d’égalité entre filles et garçons dès le jeune âge pour éviter les problèmes liés au genre ;
• Education culturelle, artistique, éthique des jeunes pour leur ouverture sur le monde et la culture de l’Humain.

XII/ DE L’HABITAT ET DE L’ENVIRONNEMENT

OBJECTIF : Promouvoir la qualité de vie, un cadre de vie décent à tous les citoyens et la protection de l’environnement.

• Création des institutions de formation et des recherches pour la
production et la gestion des énergies renouvelables.

XV/ DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE

OBJECTIF : Promouvoir la souveraineté alimentaire nationale et
la création des industries agro alimentaires.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Consolidation des acquis traditionnels positifs dans un système agro pastoral et de pêche modernes.
• Réhabilitation et création de nouvelles banques agricoles pour le financement de l’agriculture ;
• Facilitation de l’acquisition des outils de production à prix réduits ;
• Promotion de la mécanisation de notre agriculture
• Promotion de l’Agro-industrie et la création des bassins de production en fonction des spécificités des sols ;
• Organisation fréquente des foires agropastorales, des fêtes des grands produits agricoles (cacao, café, riz, tomate, maïs, bananes…etc.);
• Elaboration des politiques de préventions des catastrophes ;
• Transformation, conservation des produits agricoles, de l’élevage et des pêches ;
• Organisation des agriculteurs en Associations, Coopératives, etc. ;
• Promotion de la recherche technologique et scientifique de
stockage et de conservation des produits agricoles ;
• Création et vulgarisation de la décoration des abords des axes et voies interurbains par des jardins d’arbres fruitiers ;

XVI/ DES ARTS, DE LA CULTURE ET DES TRADITIONS

OBJECTIFS : Protéger et améliorer le patrimoine culturel, matériel et immatériel.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Promotion de tous les arts et richesses traditionnelles ;
• Elaboration d’un véritable statut des artistes ;
• Organisation de la lutte contre la piraterie ;
• Inventaire du patrimoine artistique et protection des œuvres aux niveaux local et national.
• Distinction dans les chefferies traditionnelles des œuvres et monuments communautaires de ceux appartenant à des individus ;
• Création des écoles d’arts et d’un véritable musée national ;
• Construction de bibliothèques, de médiathèques de cinémathè- ques et espaces culturels régionaux, départementaux, communaux ;
• Instauration des concours et des prix ;
• Construction des Théâtres et des Opéras ;
• Création d’un conservatoire pour meilleurs artistes.

XVII/ DE LA SECURITE PUBLIQUE

OBJECTIF : Renforcer la sécurité des personnes et des biens.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Renforcement de la formation citoyenne de l’armée et des forces de
maintien de l’ordre ;
• Réinstauration de la confiance entre les forces de maintien de l’ordre et les populations ;
• Amélioration des conditions de travail ;
• Création d’une Garde Républicaine.
• Opérationnalisation, valorisation et renforcement de la police municipale

XVIII/ DE LA JUSTICE ET DU SYSTEME CARCERAL

OBJECTIF : Humaniser et sécuriser le système carcéral.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Rénovation et construction de nouveaux centres pénitenciers ;
• Construction de nouveaux centres de rééducation pour mineurs et petits délinquants ;
• Amélioration du système de réinsertion sociale des détenus ;
• Amélioration et accélération du système et procédures judiciaires ;
• Amélioration des conditions et cadres de travail des personnels du Pouvoir Judiciaire ;

XIX/ DE LA COMMUNICATION ET DES NOUVELLES TEHNOLOGIES

OBJECTIF : Mettre en place une politique de maîtrise des nouvelles
technologies d’informations et de communication ;

ACTIONS A CONDUIRE :
• Extension, modernisation, réduction des coûts des télécommunications (réseau téléphonique, système de radio et de télévision ; …)
• Promotion et installation du réseau Internet dans toutes les familles, à l’école, à l’université ;
• Appui important de l’Etat à la recherche dans ce domaine.
• Développement des industries des TIC pour le montage, l’assemblage surplace des produits informatiques par la promotion de l’entreprenariat dans ce secteur (fabrication des matériels informatiques, logiciels, œuvres multimédias, etc.) et l’encouragement des petites entreprises existantes
• Promouvoir l’entreprenariat national dans le secteur des télécoms, leur compétitivité afin de les ouvrir aux grandes parts de marché.

XX/ DES POPULATIONS VULNERABLES

OBJECTIF : Protéger et améliorer les conditions de vie des personnes vulnérables.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Elaboration d’une politique d’insertion sociale et économique des populations vulnérables et des personnes handicapées ;
• Assistance multiforme aux personnes du 3ème âge et leur suivi médical.
• Création des espaces d’accueil et de formation adaptés pour ces catégories de personnes.

XXI/ DE LA DIPLOMATIE

OBJECTIF : Promouvoir une diplomatie de développement.

ACTIONS A CONDUIRE :
• Dimension économique, monétaire de l’Union Africaine comme base d’intégration ;
• Elaboration et mise en œuvre d’une politique de présence effective dans les organisations, organismes et institutions internationaux ;
• Recherche et acquisition d’un rôle de premier plan dans la création des institutions régionales, africaines et internationales ;
• Engagement des actions au plan national et international pour le développement, la paix et la sécurité dans le monde ;
• Capitalisation de notre double appartenance à la Francophonie et au Commonwealth ;
• Promotion des partenariats et renforcement de notre participation dans le circuit commercial international ;
• Etablissement des relations de confiance avec les institutions de
Brettons Woods ;
• Création des cadres de concertations, de collaboration et de coopé- ration avec la diaspora pour son intégration à différents niveaux, dans les programmes et les projets de développement.
• Formation des acteurs et des actrices des relations internationales (personnel consulaire, et diplomatique).

Présidentielles 2018 : Message du Dr Adamou Ndam Njoya aux Camerounais

Chers Compatriotes
Vous me Connaissez,
Nous Connaissons le Cameroun,
Nous aimons notre Pays,
Le Cameroun est Par Nous Tous, Pour Nous Tous.

Les élections présidentielles viennent pour :
– Mobiliser tout le monde,
– La solution en commun des problèmes,
– L’épanouissement de toutes les populations.

Nous nous engageons pour faire vivre ce qui assoit les fondements du bonheur, s’exprimant dans l’exhortation de tous et la participation de chaque personne, et de tout le monde.


C’est cette unité qui caractérise l’incitation à créer, àtoujours bâtir pour le bienêtre de l’être humain. On doit prendre la résolution de s’a­rmer et de faire vivre ce qui fait notre personnalité pour une plus grande conscience collective.
Nous comprenons et voyons tout cela, en retournant à l’histoire du Cameroun, et en cherchant à la pénétrer. Cette histoire du Cameroun vient apporter les fonds, les valeurs, construisant les bases de l’expression de la vie du pays, à savoir, se compléter pour, en harmonie, exercer le pouvoir, et, partager les richesses issues de nos ressources.

Nous choisissons d’aller aux élections :


Pour continuer à communiquer avec tous nos compatriotes, partant sur la base qui nous a réuni Sous Mandat de la SDN, puis, Sous Tutelle des NU, avec les Nationalistes, l’Autonomie, les Indépendances, et, aux premiers jours de la Réuni‑cation. Avec les Pères Fondateurs, des hommes et des femmes aimant leur pays, portés par le respect des valeurs républicaines et traditionnelles.
Nous avons vu le Cameroun naître avec tous ceux qui croyaient au Cameroun, tous ceux qui ont laissé leur vie pour le Cameroun, avec la Conférence de Foumban avec la République Fédérale.
Puis, sont arrivés les premiers freins à la voie démocratique, avec des acteurs qui vont entreprendre de tout remettre en cause,

Le refus du respect du consensus…
La marche vers la ‑n de la démocratie…

Le processus du Parti Unique de facto…

Les voies de monarchisation entretenues en République…

Les élections sans véritable jeu démocratique et sansespoir…

LA NOUVELLE ERE, CELLE DE LA LIBERTE, DE LA RESPONSABILITE, CELLE DE
LA CONTRIBUTION DE TOUS, VA ET DOIT COMMENCER : LE CAMEROUN PAR TOUS LES CAMEROUNAIS ET POUR TOUS LES CAMEROUNAIS.

NOUVELLE VOIE, NOUVELLE ECOLE…
A PARTIR DES BASES FIABLES, CLAIRES, CONCRETES.
En e­ffet, les bases politiques du Cameroun revues, sont un gage de dynamique plus fort, d’innovation et de création en vue du véritable développement et envol économique, social, culturel, pour le règne de l’Etat de droit.
Il est question d’aboutir aux mutations des plus suivies, des politiques acceptées, partagées et cultivées, s’éloignant des dominations dans di­érentes formules de pouvoir entretenu, et des stratégies égoïstes que tout le monde semble avoir accepté, au détriment du Sentiment National. Prenons conscience, acceptons la responsabilité de nous installer à l’écoute de la démocratie vivante et mouvante ; Pour cela :

DES DYNAMIQUES POLITIQUES A TOUS LES NIVEAUX.

Chaque personne doit créer, sortir, développer ce que l’on a de Meilleur, cela devient une obligation citoyenne qui va conduire à l’enracinement du dialogue et à la participation. Chaque groupe humain s’organisant en harmonie pour arriver à opérer des choix pour s’élever,
Chaque communauté humaine se retrouvant entre les di­érentes entités et leurs organisations, L’a­ermissement du Cameroun à la base, dans nos localités,
L’a­ermissement du Cameroun avec les autres communautés du monde,
Les chercheurs, en quête, trouvent en permanence une Mission Divine, la Mission de l’Eternel.
En eff­et, nous avons cultivé des comportements et des habitudes qui nous éloignent des règles démocratiques, de ce qui est du Divin, de ce que chaque personne et tout le monde à la naissance a, à savoir, des trames positives. Parce que Dieu nous a laissé libres, indépendant, nous avons choisi d’adopter d’autres comportements. La voie de la Paix, de l’épanouissement des populations est là, une profonde réalité que nous devons cultiver, construire.
Ainsi est ouverte, la voie de la politique sans con‑scation. C’est pour cela que nous nous dirigeons vers cette voie.
C’EST SUR CETTE BASE QUE NOUS SOMMES ALLES AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES.


Parce que les camerounais doivent savoir ; Parce que les camerounais méritent d’avoir le message de ceux et celles qui sont des républicains, des hommes et des femmes conscients, patriotes, s’engageant pour construire.
Parce que nous savons déjà la façon dont les élections sont organisées, pour être gagnées d’avance, nous avons un choix politique pour des objectifs et des approches qui assurent l’avenir démocratique.
LE POUVOIR DOIT SE CONQUERIR SUR DES BASES VERITABLEMENT DEMOCRATIQUES ET REPUBLICAINES. ARRIVER AU POUVOIR, OUI, PAR LES VOIES ET LES MOYENS
DEMOCRATIQUES.
PAR LE CHOIX DANS LA SERENITE AFFIRMER ET EN FAIRE UNE TRADITION, DE LA LIBERTE DU CHOIX.
Choix de Parti politique,
Vote libre et sans contrainte des citoyens, hommes et femmes. Il est question d’arriver au règne de la paix, écartant les, sources d’abus parce que l’on a le pouvoir de l’Etat.
C’est ainsi que s’armeront les richesses des forces politiques, des particularités fortes de la vie démocratique.

 LA RICHESSE DU CAMEROUN C’EST SA LIBERTE, C’EST SA DIVERSITE.
Nous avons l’impératif devoir de défendre cette liberté, cette diversité en nous installant dans la voie du présent et du devenir économique, social, culturel, humaniste.
Ceci pour chaque personne, pour chaque peuple, pour tout le monde. Nous réalisons ainsi que tout ce que fondement politique nous entreprenons, cette voie est celle de la construction et du développement. Personne n’étant éliminé du système, tout le monde participant à la construction, aux échanges, aux expériences.

Les grands acquis s’inscrivent dans ce qui est le meilleur pour la vie
humaine. Chaque personne doit avoir une grande obligation pour tout le monde en prenant la pleine conscience de la liberté, du partage et de la création du bonheur. S’il y a dans la société ceux qui ne sont pas éduqués pour cette dynamique, la grande majorité va être séduite par les acquis, l’éducation incitatrice, cultivant les populations, à l’instar de ce que font certains pays démocratiques ouvrant la voie aux citoyens, dans un système de développement économique. Dans ces
pays, on n’est pas asservi ; on peut choisir sa voie, son choix sans contrainte sur le plan politique. Il est question d’arriver au niveau où l’on s’organise sans être obligé par une formation politique ou un pouvoir dominant politiquement. On en vient à l’éducation politique, citoyenne, républicaine, patriote et démocrate.

CONSTRUIRE DES BASES ECONOMIQUES, POLITIQUES FORTES C’EST CE QUE NOUS NOUS EMPLOYONS DE MENER ET SUR LES BASES DESQUELLES NOUS AVONS DES PROJETS, DES PROGRAMMES POUR LA MOBILISATION DE TOUS LES CAMEROUNAIS, DES CAMEROUNAIS EN BONNE SANTE.
Entreprendre des activités pour la santé, pour tout ce qui entraine l’épanouissement de la vie. Hommes et femmes vont être associés, mobilisés pour les mesures de création des conditions de santé, de la recherche de la qualité de vie, les activités, les di­érentes voies quelles qu’elles soient, mettant au travail l’être humain ou ce qui est pour le bonheur humain, la vie, pour le bien être.

AVEC DES INSTITUTIONS ECONOMIQUES QUI ASSURENT L’AVENIR.

Il est question ici de faire revivre les grandes phases de la vie économique, sociale, culturelle de notre pays. Cela a été vécu sur le plan national tout au long des grandes phases politiques déterminantes que nous avons connues. Il est important de les connaître, de les savoir car elles sont fondamentales pour la construction et l’avenir. Une organisation structurée avec des citoyens responsables, formés, éduqués est fondamental pour avoir un pays fort, rayonnant, respecté avec : DES INDUSTRIES, DES ROUTES, DES ECOLES, DES MEDECINS, DES ARTISANS, DES COMMERCANTS, DES ARTISTES, UN SYSTEME DE SECURITE SOCIALE…
Ne perdons pas de vue qu’une grande partie des populations constitue des générations abandonnées à ellesmêmes.

C’EST POUR CELA QUE JE ME PRESENTE AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLES.

Notre victoire nous situera dans la succession démocratique et ainsi mettre ‑n à la con‑scation du pourvoir.
Amener tout le monde à être acteur.
Gagner l’ELECTION PRESIDENTIELLE en 2018. Cela est primordial.
Nous investir et rester mobilisés dans tous les domaines et dimensions de la vie nationale. C’est la priorité, porter le message de la Connaissance, le Savoir, Savoir Faire, Savoir Être. Être et Agir Ensemble pour le Meilleur de soi.

NE PAS APPRENDRE A ETRE COMME ON A ETE, MAIS APPRENDRE A ETRE CE QU’ON VA DEVENIR.

Quand nous avons parlé de la Nouvelle Ethique qui se révèle voie indispensable encore aujourd’hui pour notre pays ; Nouvelle Ethique qui veut dire que tous les camerounais se respectent, dialoguent partagent…
Nouvelle Ethique des Relations Internationales, de la Diplomatie,
Nouvelle éthique de l’Education Nationale, Parents-Enseignants-élèves ;
Nouvelle Ethique appliquée à l’Administration pour l’Intérêt Général et le Sentiment National.
Oui, ces valeurs demeurent.
Et, leur évolution dans le cadre de l’expérience de la Tripartite qui, ouvrant les voies aux Camerounais, a permis de mettre sur pied nos institutions. Oubliera-t-on jamais la Tripartite ? Non, C’est elle qui va permettre à nos institutions d’évoluer. C’est encore elle qui va nous engager dans une organisation des institutions et de la Société où les hommes et les femmes sont libres, vont participer, discuter, où il ne doit plus avoir des personnes accaparant tout, décidant pour tout le monde et à son détriment. C’est de ça qu’il s’agit pour le Cameroun.
Nous avons choisi de poursuivre dans la même voie, de dire et faire ce qui est pour le Beau, le Bien et le Vrai pour tous les Camerounais.
Au-delà du 7 Octobre, on continuera à travers des messages, à alimenter, toujours pour la continuité de la vie nationale, les cahiers politiques, à partir de nos expériences, celles que nous avons vécues, celles que nous connaissons. Ceci pour l’avenir :

DEGAGER LES BASES DES PRINCIPES ET DES VALEURS QUI ONT CONSTITUE LES FONDEMENTS DE LA VIE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET CULTURELLES DU CAMEROUN. C’EST LE POINT FORT QUE L’ON RETIENDRA.


La situation que nous connaissons dans le Nord Ouest et le Sud Ouest, où sous des formes di­érentes, dans toutes les régions du Cameroun, avec les dicultés s’agissant de la Santé, de l’Education, de la Gestion et Bonne Gouvernance, du Respect des Valeurs Ethiques…et autres plans…

N’oublions pas ces diffcultés qui sont là parce qu’on a oublié qu’un Peuple doit s’organiser, se développer dans la diversité. Ce qui nous anime, c’est que les camerounais prennent conscience de cette approche. Ceux qui sont obnubilés par le Pouvoir et luttent pour le prendre par tous les moyens, entretiennent le ­ou se dégageant du mécanisme électoral. Rien de durable ne se peut se faire dans les conditions actuelles quand la Constitution nécessite d’être révisée.

C’est ce que nous avons déjà déploré lors des Sénatoriales. On ne peut aller nulle part sans Dialogue et Concertation Nationales, inclusives. 2018 ne doit pas être un autre Rendez-vous manqué ;

NOUS SOMMES LA PARCE QUE NOUS CROYONS QUE TOUS LES CAMEROUNAIS DOIVENT S’INVESTIR DANS L’ORGANISATION DE LA DEMOCRATIE, DANS LES LOIS QUI ORGANISENT LE PAYS, DANS L’ORGANISATION DE TOUTES LES ELECTIONS : MUNICIPALES, LEGISLATIVES,
SENATORIALES.

CONSTANCE ET DURABILITE DES BASES.

La force et la permanence de vie et de l’expression du Cameroun proviennent de l’origine exemplaire ayant marqué les camerounais depuis les fonts baptismaux Mêmes humains, origines, partagés
Sur le plan culturel, des rapprochements Partages, échanges, communications, Les apports étrangers, éléments d’échanges, Les apports culturels, partages éducationnels, Coté africain, Coté français anglais.
Le processus accéléré des constructions constitutionnelles et la mise en place de toutes les institutions.
Un changement, Une expérience, D’autres réalités, Le monde en mouvement.
Une réalité forte du monde vécu que nous devons assumer et faire vivre ensemble.
Nous allons à la conquête du pouvoir avec des hommes des femmes, des jeunes, des moins jeunes, des âgés, en tant qu’acteurs et actrices.

Notre objectif est de créer les conditions les meilleures du pouvoir, de l’acquisition saine du pouvoir, du développement des voies économiques saines, propres, de conquête du bonheur ;


Avec des camerounais : Acteurs et Actrices dans di­fférents domaines d’expression Croyons en nous tous, en nos idéaux, en notre vision du Cameroun, celle qui a marqué les premiers camerounais qui nous inspirent, et qui nous a toujours caractérisée.
CROYEZ EN MOI, ET CETTE CONFIANCE REPOSANT SUR LES ACTIONS QUE NOUS AVONS POSEES, QUE NOUS ALLONS POSER, SE RESUMANT A FAIRE VIVRE ET RESPECTER LES LOIS, LES CODES INSTITUTIONNELS PARTAGES ET EFFICACES, AINSI QUE LES BASES DE CE QUI ASSURE NOTRE PERENNITE, A SAVOIR, LE RESPECT ET L’EPANOUISSEMENT DE L’ETRE HUMAIN, NOS POPULATIONS, LES FILLES ET LES FILS DU CAMEROUN, HOMMES, FEMMES, JEUNES, MOINS JEUNES DU NORD AU SUD, DE L’EST A L’OUEST.
Je me présente pour porter votre espoir, celui du Peuple tout entier.
Chers compatriotes vous me connaissez, Nous connaissons notre cher Pays.
Nous aimons le Cameroun Le Cameroun qui est par tous et pour tous./.

LA CRISE DU NORD OUEST ET DU SUD OUEST DECRYPTEE PAR LE DR ADAMOU NDAM NJOYA

Dès Octobre 2016, quand les signes extérieurs de cette crise vont se révéler, le Dr Adamou Ndam Njoya s’en est préoccupé. En grand Patriote comme il l’a toujours été, il a saisi les autorités compétentes pour certaines actions urgentes à mener. Dans les articles qui vont suivre, la pertinence de l’analyse et l’actualité trois ans après est frappante.
  1.  APPEL DU DR ADAMOU NDAM NJOYA A L’OCCASION DU CINQUANTE SIXIÈME ANNIVERSAIRE DE L’UNITE NATIONALE : 1er Octobre 1961  –   1er Octobre 2017 :  http://www.udc-party.com/appel-du-dr-adamou-ndam-njoya-a-l-occasion-du-cinquante-sixieme-anniversaire-de-lunite-nationale-1er-octobre-1961-1er-octobre-2017/
  2. LES EVENEMENTS DE BAMENDA ET DE BUEA NOUS INTERPELLANT PROFONDEMENT DANS NOTRE CHAIR ET NOTRE ESPRIT:  http://www.udc-party.com/wp-admin/post.php?post=1033&action=edit
  3. LE CAMEROUN DE JUILLET 1961 A FOUMBAN A NOVEMBRE- DECEMBRE 2016 A BAMENDA ET BUEA: http://www.udc-party.com/le-cameroun-de-juillet-1961-a-foumban-a-novembre-decembre-2016-a-bamenda-et-buea/
  4. SUITE AUX EVÉNEMENTS DU NORD OUEST ET SUD OUEST: http://www.udc-party.com/suite-aux-evenements-du-nord-ouest-et-sud-ouest/

SUITE AUX EVÉNEMENTS DU NORD OUEST ET SUD OUEST

TOUT EN RECHERCHANT LES CAUSES ET LES SOLUTIONS DES REVENDICATIONS, FAIRE RESSORTIR ET ASSEOIR L’UN DES GRANDS HÉRITAGES DES PÈRES FONDATEURS A SAVOIR L’EXEMPLE VIVANT ET FORT OFFERT, EN JUILLET 1961 A LA CONFÉRENCE DE LA RÉUNIFICATION A FOUMBAN, PAR  L’APPROCHE CONSENSUELLE, POUR LA CULTURE DE LA TRADITION DU DIALOGUE AFFIRMANT ET CONSOLIDANT EN PERMANENCE L’IDEE FORTE DE LA NATION ET  LES FONDEMENTS DYNAMIQUES ET PÉRENNES DE L’UNITE  NATIONALE.

 

Il est question que tout en recherchant les causes et les solutions pour des questions qui peuvent être d’ordre pédagogique, de qualité des enseignants et des enseignements, des comportements, d’ordre économique, matériel, logistique, on retienne comme termes de références le grand héritage des pères fondateurs en ce qui concerne la méthode d’approche consensuelle qui, développée avait abouti à Foumban à la mise sur pied des Bases juridiques et politiques fortes de mobilisation des populations pour la construction et la protection de l’Unité Nationale. Les Concertations ayant ainsi abouti, les Fils et les Filles des deux côtés du Mungo ont ainsi laissé un acquis à entretenir et cultiver par les générations successives. Les événements du Nord Ouest et du Sud Ouest viennent le rappeler nous disant de revenir et faire vivre ce grand acquis.

Les Déclarations des Nations Unies à la veille des concertations  relevaient et invitaient à cette approche entre les fils et les filles du Cameroun qui, dans le fond, n’a jamais perdu son unité mais a connu sous l’autorité de la SDN et de l’ONU avec le Mandat et la Tutelle une division pour la gestion administrative par le Royaume Uni de Grande Bretagne et la République française sous le contrôle des organes appropriés de la Société Internationale. L’unité dans la gestion administrative retrouvée avec la Réunification, les Pères Fondateurs qui se retrouvent en Juillet 1961, jettent d’une part, les bases juridiques pour l’organisation de l’Etat et, d’autre part les bases politiques des formules et méthodes de Dialogue et des concertations pour les mutations, les évolutions pour donner au Cameroun toute la force de son identité, de sa personnalité originales comme enfant de la Société Internationale ayant sur son fond africain riche et diversifié les héritages des cultures anglaises et françaises sans oublier un fond historique d’origine allemande.

Tous les discours, les prises de position, des nationalistes, des Pères fondateurs avant, puis à Foumban invitent à cette noble réalisation par l’exemple de leurs engagements. Qu’ils aient eu ou non des représentants à la Conférence, c’est la vision évolutive partagée qui se concrétise.

Il y  ainsi toute une construction à faire qui doit apparaître comme fondamentale à l’ordre de jour dans toutes les démarches entreprises à la suite des événements qui interpellent tous les Camerounais et toutes les Camerounaises, véritable éveil pour reprendre le chemin qu’on avait quitté.

En cela la rigueur et la Moralisation instaurée par le Président de la République doivent revenir et être développées comme culture à tous les niveaux des échelles de valeurs de gouvernement sur le plan national par les responsables à différents titres et plus encore sur le plan local par les Autorités administratives représentant le Gouvernement et par les différents services déconcentrés et dans le secteur privé.

Les Conseils, les Directives et les Instructions du Chef de l’Etat face aux inerties qu’il a toujours condamnées doivent être repris. Ce qui va conduire à plus d’humilité et à la responsabilisation de tout le monde  éloignant des complexes, d’une part,  de supériorité pour certains parce que détenant le pouvoir et les moyens allant jusqu’à asseoir l’autorité sur la force comme le font certains administrateurs  et, d’autre part, d’infériorité de la part des certains citoyens se considérant comme des administrés n’ayant rien à dire, n’ayant point d’ouverture pour initier, apporter à la construction nationale.

Il est question d’inscrire tout le monde dans la dynamique du Savoir des héritages qui nous lient comme une nation unie, du Savoir faire en ce qui concerne toute la professionnalité à tous les niveaux pour donner son contenu et sa vie à notre Nation par l’affirmation de la citoyenneté, du Savoir Être pour se comporter individuellement et collectivement comme les gardiens sans cesse innovant pour le progrès de la Nation dans le monde ; ceci à travers le progrès de tous ses fils et de toutes ses filles mobilisés comme partenaires parties prenantes pour le développement humanisant durable, pour la qualité de vie, mobilisés, solidaires, fraternels et déployant les richesses de leurs diversités pour toujours bâtir.

Il sera question aussi de repenser la vie et la rencontre des expressions culturelles et organiser les découvertes de nos régions, des réalités et des réalisations par les citoyens et les citoyennes pour ainsi consolider les fines  fibres citoyennes républicaines et patriotes démocrates.

Après avoir écrit la Note, on m’a fait tenir la lettre des Évêques du Nord Ouest et du Sud Ouest  adressée au chef de l’Etat et,  après l’avoir lue j’ai pensé, que le contenu des conclusions renforçant l’importance des approches consensuelles, relever les points suivants :

Les analyses historiques ayant abouti aux deux questions élaborées par les Nations Unies pour le Référendum et puis aux résultats obtenus, les points forts et les conclusions finales indiquent la nécessité de mettre l’accent sur  les méthodes d’approches impliquant tout le monde et à tous les niveaux dans la vie et les activités des citoyens. C’est ainsi que seront éloignées les possibilités des interprétations mettant en exergue et popularisant ce qui était jusqu’ici  perçu surtout dans leurs subtilités par des élites  à savoir «les problèmes anglophones ».

Les Pères Fondateurs et les nationalistes en affirmant les bases juridiques et les méthodes d’approches consensuelles nous ont donné outils, voies  et dynamiques à faire prévaloir pour éviter toute évolution aboutissant à des discriminations. Les Evêques parlant de l’application de la Constitution de 1996 et des négociations avec le Syndicats des différents corps ayant des revendications nous inscrivent dans la logique de la recherche du consensus  où prévalent l’idée de la nation et de l’unité Nationale. Pour les approches, on doit faire appel aux héritages des Pères fondateurs faisant ressortir et les fondements juridico-politiques et les méthodes consensuelles qu’ils ont mis en place par la pratique quand les camerounais accédants à l’indépendance, prennent  leur envol. La trame demeure et doit être utilisée car le problème va naître des comportements des individus, des égoïsmes, du manque de sensibilisation sur l’idée de la nation et de l’unité nationale que les citoyens doivent construire loin des cultures des complexes de supériorité ou d’infériorité.

Ceci étant, pour ne plus tomber dans le terrain des errements, tout ce qui va être entrepris pour résoudre les questions des revendications syndicales doit tenir compte de cela et pour le présent et pour le devenir. Ce qui invite à tout un programme d’éducation, de sensibilisation  pour des nouveaux comportements positifs, constructifs ; ce qui conduit à impliquer les autorités religieuses qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes pour l’éducation en vue de la culture de l’ éthique , des valeurs citoyennes ,de la justice , de l’humilité, de l’esprit de solidarité et de fraternité devant présider à la vie des fils et des filles de la famille  que nous constituons. Il y a ici aussi une autre dimension forte à développer au sein des familles et à l’Ecole. La vie et les activités et des individus personnes physiques et des institutions doivent être fondées et éclairées par les valeurs humaines, par l’Ethique.

Avec la « Rigueur et la Moralisation » le Président de la République avait ouvert la porte qui se doit d’être élargie maintenant en ce qui concerne tous les Camerounais. Le Nord Ouest et le Sud Ouest viennent pour nous réveiller dans un monde et un contexte où les moyens de communication permettent de développer et répandre avec une grande rapidité ce qui peut construire tout comme ce qui peut détruire. Il est question de cultiver ce qui va et doit en permanence construire, affirmer et affermir des citoyens et citoyennes patriotes cultivant le grand sens de l’intérêt général dans toute l’humilité.

Dr Adamou NDAM NJOYA

LE CAMEROUN DE JUILLET 1961 A FOUMBAN A NOVEMBRE- DECEMBRE 2016 A BAMENDA ET BUEA.

Ce que nous devons savoir, ce que nous devons faire,

EN PUISANT DANS LES HÉRITAGES DU FONDS JURIDIQUE ET DES MÉTHODES D’APPROCHES CONSENSUELLES  DES PÈRES FONDATEURS

Les événements déplorables de Bamenda et de Buea interpellant tous les camerounais et toutes les Camerounaises, nous avons élaboré et mis en partage.

«CE QUE NOUSDEVONS SAVOIR ET CE QUE NOUS DEVONS FAIRE »

Cela, dans une première approche, nous ayant situé au cœur de la perspective des solutions profondes, durables à trouver en saisissant les causes lointaines et présentes de ces événements qui peuvent surgir ailleurs, nous revenons sur les faits et sur ce qui, dans la vision de l’unité, de l’harmonie entre les camerounais pour construire le pays sur des bases de dialogue, d’approches consensuelles, qu’avaient laissé les pères fondateurs réunis à Foumban, comme héritages.

Le présent document éclaire davantage sur ce qui doit être vécu et fait par chaque personne individuellement et collectivement pour ainsi s’inscrire dans la dynamique de construction et éviter pour les générations actuelles et à venir des tensions conflictuelles stériles, voire,  meurtrières.

Le présent document a été élaboré lors de la CELEBRATION DU 50ième ANNIVERSAIRE DE LA CONFERENCE DE FOUMBAN SUR LA REUNIFICATION FOUMBAN 18-27 JUILLET 1961 autour du Thème: « LA CONFERENCE DE FOUMBAN DE JUILLET 1961 DANS LE PROCESSUS DE LA REUNIFICATION DU CAMEROUN » pour l’Introduction du sous thème : « Contribution des différents Acteurs : Aspects Administratifs et Aspects Traditionnels »

Par Dr Adamou Ndam Njoya à Foumban 30 Avril 2013

DE LA PLACE ET DE L’IMPORTANCE DU RÔLE DES ACTEURS ADMINISTRATIFS,  TRADITIONNELS, ET DES CITOYENS

Avant les assises historiques de Foumban et pendant la Conférence cette place et ce rôle des plus déterminants vont l’être plus encore avec la naissance du nouvel Etat, la mise en place des Institutions, leur fonctionnement pour maintenir le consensus, le traduire en permanence dans les faits et éviter les situations de ruptures comme celles nées à Bamenda et Buea. Le ton quant aux orientations pour les actions à conduire ensemble est donné quelques années plutôt lorsque prenant la parole au cours de la Séance du 7 Juin 1956 de la jeune Assemblée territoriale du Cameroun, le Sénateur Njoya Arouna déclarait : «  Il est des moments dans l’histoire de chaque nation, dans la vie d’un régime, où les hommes éprouvent le besoin de marquer le pas, afin de scruter le chemin parcouru, d’en déceler les méandres et les détours pour, en allant de l’avant, essayer d’obtenir un tracé moins sinueux, plus précis et plus réaliste »

Cette pensée est plus que valable aujourd’hui et demeure un éclairage pour la vie e l’épanouissement de toute société comme la société camerounaise dans le contexte que nous connaissons.

Après 51 ANS 9 MOIS dix jours il y a ainsi un temps d’arrêt à Foumban sur les lieux mêmes où se déroula la Conférence qui va sceller l’unité du Cameroun retrouvée en donnant naissance aux trames de la Loi Fondamentale du Cameroun et des voies et méthodes démocratiques, consensuelles à suivre et respecter. Dans la lancée de tout ce qui découla de cet évènement hautement historique répondant à l’appel de l’un des grands acteurs, nous nous retrouvons pour nous interroger sur ce qui eut lieu, sur les institutions qui en découlèrent, sur la gestion faite de ce double héritage, sur ce qui en est advenu, sur les acteurs etc…. Et tout cela pour nous inscrire dans la dynamique de construction qui animait ceux- là qui se retrouvèrent ces jours de juille1961.

Aujourd’hui, comme il y a 50ans, il est question de toujours mieux évoluer dans la voie et les actions qui permettent d’« obtenir un tracé moins sinueux, plus précis, plus réaliste » comme disait Njoya Arouna. Nous sommes en 1956, cinq années avant la Conférence de Foumban. L’homme politique qui parle est :

  • Une grande autorité traditionnelle, Chef de la Branche Royale Bamoun par le Prince Njimonkouop Mabafon, descendant du Roi Ngouloure le 9ème Roi de la Dynastie fondée par Share Yen il y a plus de six cents ans.
  • Un grand commis Ecrivain Interprète de la première génération de ceux qui allèrent à l’école française aux lendemains de la première guerre mondiale quand la partie orientale du Cameroun sous Mandat de la SDN est confiée à la France. Il termine à Dschang ses études en 1925 et est aussitôt admis comme Agent administratif à la Région de Dschang où il travaillera jusqu’en 1929 quand, pour succéder à son père , le Prince Njimonkouop Njouonkou Mabafon décédé, il rentre à Foumban pour être Chef de la Grande et ancienne Famille Traditionnelle avant d’être Chef Supérieur, auxiliaire de l’Administration dans le cadre des institutions coloniales mises en place pour rompre avec l’Afrique souveraine.

Ceci est très intéressant quant au sous-thème qui nous préoccupe à savoir les aspects traditionnels et administratifs à retenir pour le contenu de ce qui allait sortir de la Conférence de Foumban. Njoya Arouna, Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur et, de ce fait, l’acteur principal qui est au centre de cette Conférence historique, couvre les deux aspects administratifs et traditionnels avec les dimensions politiques et la grande expertise et les expériences vécues comme acteur sur le terrain. Nous pouvons nous référer aux témoignages portés sur lui par les Administrateurs de la Région Bamoun sous le régime du Mandat et de la tutelle que connaît le Cameroun.

Homme Politique de premier rang, Il est le garant de l’émergence des aspects traditionnels et administratifs au cours de la Conférence de Foumban de Juillet 1961 où se retrouvent et des acteurs issus de nos héritages traditionnels et des acteurs produits des administrations coloniales qui, pour certains , vont entrer en politique à travers le système français de la Quatrième République et comme nationalistes éclairés et encouragés et par leur détermination patriotique et par le système de la SDN et de l’ONU.

DES RESULTATS POSITIFS ET EXPLOITABLES AU SORTIR DE FOUMBAN ET PAR LES GENERATIONS SUCCESSIVES EN TIRANT LA LECON DE L’ELOIGNEMENT PROGRESSIF DES FONDEMENTS HUMAINS CULTURELS ANCESTRAUX AFFIRMANT LA PERSONNALITE ET L’IDENTIE DES CAMEROUNAIS ET DU CAMEROUN

Entrant dans la logique d’aboutir, à des résultats positifs et exploitables, pendant cette Conférence anniversaire historique et au delà, il y a lieu de se situer en lisant, entre les lignes, le sous-thème et en nous posant des questions pour mieux cerner les dimensions humaines, culturelles, les héritages patrimoniaux des ancêtres qui sont très importants et déterminants pour la pérennité et de l’idée de la nation et de la permanente construction de l’unité nationale sans identification aux seuls héritages francophones ou anglophones oubliant ce qui nous est commun : le Fonds africain.

C’est ainsi que parler des aspects traditionnels et administratifs s’agissant de la contribution des différents acteurs nous conduit à l’organisation de la Conférence elle-même et aux dimensions humaines, culturelles, sociales que distillent les traditions et les héritages ancestraux tout comme les pratiques administratives introduites par les Européens. De tout cela va jaillir, dans toute sa particularité et son originalité, l’identité la  personnalité camerounaise où les héritages européens, francophones et anglophones viennent se greffer sur le fond authentiquement africain ; c’est ce qui est à construire encore aujourd’hui. Ceci étant, on doit aussi continuer à rechercher la réponse ou les réponses à une ou des questions se formulant comme suit :

  • Quels sont les aspects administratifs et traditionnels de la contribution des différents acteurs au sortir de Foumban en Juillet 1961 et, aujourd’hui encore avec cette grande interpellation des événements de Bamenda et de Buea ?
  • Quelle est la contribution avant 1961 et depuis lors à ce jour en 2016, des Acteurs Administratifs et Traditionnels et que peut et doit être cette contribution, leur rôle comme acteurs de terrain et de tous les jours pouvant conforter l’idée nationale, la mobilisation citoyenne pour le développement humanisant durable. Nous nous situons au cœur de la famille comme source de distillation des sucs de l’identité et de la personnalité nationale.
  • Quelle est la place des phénomènes administratifs et traditionnels dans la contribution de la Conférence de Foumban pour la réunification du Cameroun ? Et, aujourd’hui quel peut et doit être leur rôle ?

Ces questions, et des questionnements qu’elles suscitent et continueront de susciter, nous situent au cœur de l’intérêt de la préoccupation devant nous animer s’agissant des aspects administratifs et traditionnels entre autres aspects des points traités lors de la Conférence de Foumban qui, dans le fond, hautement politique et voulant résoudre des problèmes politiques ne s’embarrassera pas beaucoup quant aux questions administratives et traditionnelles qui sont de grande importance et des plus essentielles pour la vie des institutions parce qu’elles touchent la vie , l’expression et les comportements et des individus et de la société comme nous le verrons.

Il y a là des questions que nous devons nous poser dans la recherche des solutions aux problèmes nés à Bamenda parce que, au sortir de Foumban en 1961 les grands acteurs du moment les avaient ignorés privilégiant les développements des stratégies pour asseoir leur  pouvoir.

 

DES STRATEGIES SUCCESSIVES OUVRANT LA VOIE AUX EVOLUTIONS IGNORANT LES FONDEMENTS NES DE LA CONFERENCE DE FOUMBAN APPELANT A LA CULTURE DU DIALOGUE POUR LE CONSENSUS

La dénomination de la Conférence va varier ainsi au fur et à mesure que l’on progresse  et que la réunification s’affirme comme un acquis. On ne s’embarrasse pas de ce qui apparaît comme détail et qui, touchant l’être humain est pourtant l’essentiel car éveillant les sensibilités soit de rejet, soit d’adhésion.

  • Le journal « l’Unité » dans le Numéro 53 du 21 juillet 1961 titre : « Les entretiens pour la réunification commencés à Yaoundé se poursuivent à Foumban ». Au cours de cette Conférence qui allait résoudre les problèmes politiques et donner les bases claires des institutions étatiques à mettre en place après s’être prononcée sur la forme de l’Etat la préoccupation était aussi grande, entre autres, pour les chefferies traditionnelles c’est-à-dire pour ce qui est source de lien, de ciment entre les populations à cause de leur représentation par les Chefs membres de la délégation du Cameroun Méridional ; cependant, dans le discours prononcé à Foumban le 18 Juillet 1961 à l’occasion de la mise en place de ce qui constituera les fondements de la Constitution fédérale, il est question des chefferies traditionnelles sans l’idée forte et soutenue d’une institution comme cela s’annonçait à l’ouverture de la Conférence dans les rangs des Délégués.
  • Il est question, 10 jours plus tard, du « Discours de clôture de la Conférence Constitutionnelle de Foumban (18 Juillet 1961). On évoque les Chefferies traditionnelles et l’idée est qu’une chambre des Chefs traditionnels qui était un acquis au Cameroun Méridional peut être maintenue.
  • Qu’en est-il du Cameroun Oriental ? Rien n’est dit.
  • Le 11 Août 1961, il n’y a aucune mention des Chefferies traditionnelles dans le  discours prononcé devant l’Assemblée Nationale réunie en session extraordinaire consacrée à l’examen et à l’adoption de la 1ère Constitution du Cameroun. Il n’y a pas des dispositions constitutionnelles organisant les Chefferies traditionnelles pour les inclure comme rouages du nouvel Etat.

A ces différents étapes et moments les aspects administratifs n’apparaissent pas clairement comme des véritables préoccupations dans ce qui se construit ; aussi est-il question de l’évocation des particularités héritées des pratiques administratives des deux puissances mandataires et puis en charge de la Tutelle sans mettre l’accent sur ce qui fait notre particularité

RETOUR A L’ESSENCE HUMAINE ET HUMANISANT CONDUISANT A L’IDENTITE ET LA PERSONNALITE DES CAMEROUNAIS ET DU CAMEROUN FONDEES SUR LES RICHES HERITAGES ANCESTRAUX ET LES APPORTS EUROPEENS

Les termes mêmes de la Résolution des Nations Unies, nous citons : « … nous faisaient une obligation d’aménager les structures institutionnelles de la République pour y accueillir la partie séparée de notre pays » ; les Propositions qui reçurent l’accord du Cameroun Méridional de même que «  le Respect du caractère propre de chacune des deux parties sans sacrifier l’homogénéité indispensable à la vie de l’Etat… , la  consolidation de l’autorité de l’Etat tout en évitant de créer une machine étatique par trop lourde et par trop contraignante »

Du côté de la République tout étant acquis, la préoccupation est pour ce qui est du Cameroun Méridional et cela se dégage du discours du Président de la République qui est tout un programme de travail qui, aujourd’hui est plus que jamais des plus pertinents ; lisons plutôt: « … Or il n’est pas contestable que les Camerounais d’outre –Mungo ont depuis plus de quarante ans subi une empreinte différente de la nôtre. Cette empreinte, si elle n’a pas atteint l’âme profonde des populations, a marqué de son sceau les habitudes politiques et administratives, les méthodes de travail, les façons de vivre. Ce serait faire preuve d’une incompréhension grave et en outre parfaitement inutile de le nier. Il ne saurait s’agir pour nous d’imposer totalement nos systèmes de pensée et de vie, particulièrement en matière de gestion des affaires publiques à une population formée à d’autres habitudes. Le génie d’une nation est fait plus de ses diversités qu’il convient de respecter, que de son uniformité et nous sommes persuadés que la confrontation des cultures et de pratiques différentes sera éminemment profitable au Cameroun de demain »

UN PROGRAMME POUR TOUT LE CAMEROUN POUR LA MOBILISATION CITOYENNE REPUBLICAINE, PATRIOTE DEMOCRATE

Il y a là tout un programme et des directives pour tout ce qui a trait tant aux dimensions politiques, citoyennes, démocrates qu’aux aspects administratifs et traditionnels comme moteurs de la vie et des activités aussi bien des personnes physiques que de nos institutions car incarnant les « perspectives nationales » ayant « l’intérêt général comme guide commun de tous »

CONSECRATION DES FONDEMENTS JURIDIQUES ET DES METHODES D’APPROCHES CONSENSUELLES AVEC L’ADOPTION DE L’ETAT FEDERAL AVEC DEUX ETATS FEDERES

Tout ce qui précède va conduire à choisir et adopter l’Etat Fédéral et à donner des orientations et des directives quant aux principes fondamentaux des institutions qui, en découlant, doivent écarter tout ce qui peut entraîner l’éclatement de ce qui a été uni par l’histoire et la volonté des populations :

LES EVOLUTIONS  DU FAIT DES ACTEURS NE DETRUISENT PAS LES FONDAMENTAUX DES PERES FONDATEURS

Les évolutions commencent rapidement avec l’idée d’un Sénat ayant une sorte de droit de véto qui est évoquée et vite écartée. Tout en mettant en cause ce qui pouvait constituer le lieu par excellence de lecture de la Loi Fondamentale et des pratiques pour mieux protéger le nouvel Etat fédéral et les Etats Fédérés, on éloigne aussi l’argument qui pouvait conduire à une institution recevant les représentants des valeurs traditionnelle compatibles avec les valeurs républicaines.

Ceci étant, il sera mis en place un cadre institutionnel uniforme de nature parlementaire : gouvernement responsable devant le parlement qui se résume dans L’Assemblée Fédérale qui va fonctionner s’inspirant des conditions en vigueur dans la République du Cameroun. Il s’ensuit ainsi qu’il n y a ni  Sénat, ni « House of Chiefs ». Mais il est cependant prévu des adaptations à l’intérieur de chaque Etat Fédéré pour tenir compte de leurs coutumes et de leurs procédures.

EVOLUTION VERS LA DOMINATION DU PREMIER MAGISTRAT PARTANT DE LA DOMINATION DE L’ETAT FÉDÉRAL.

Cependant s’il y a autonomie des entités étatiques fédérées il faut relever que les moyens d’action sont entre le pouvoir de l’Etat fédéral pour la réalisation des objectifs généraux de l’Etat. Il est important de relever cette voie qui met le chef de l’Etat en face des populations comme étant celui là  qui apportera des solutions à leurs problèmes et préoccupations ; ce qui va ainsi. Ouvrir la voie à des institutions fortement centralisées : « UN LIEN DIRECT ENTRE LE CHEF DE L’ETAT ET LES POPULATIONS ; le Chef de l’Etat chargé de la conduite des affaires gouvernementales avec les ministres nommés par lui et responsables devant lui. Au premier Octobre 1961, date officielle et solennelle de la Réunification et de la naissance de l’Etat Fédéral, comme déclare le Président de la République, « il ne saurait être question de sortir du néant. Toutes les institutions prévues par la Constitution doivent être en place ». Mais, vont prévaloir d’autres arguments comme cela ressort du discours du Président : « ce serait impossible car la vie des Etats ne s’accommode pas facilement des transformations brutales. La République du Cameroun comme le Cameroun Méridional, possèdent des institutions qui ne sauraient disparaître du jour au lendemain. C’est pourquoi il a été prévu qu’elles se fondraient dans le moule constitutionnel en s’adaptant aux nouvelles structures de l’Etat. »

Des échanges et débats et des différents textes qui vont aboutir à la première Constitution du Cameroun, n’apparaît pas clairement l’importance donnée aux aspects administratifs et traditionnels qui sont déterminants comme mobilisateurs et sources d’éducation des populations dans la vie et l’expression des institutions. Au bout de ce qui est arrêté politiquement, il y a l’aspect administratif qui préside à l’organisation et à la traduction dans les faits des décisions politiques et à l’effectivité des différents organes en charge de l’exercice de l’autorité de l’Etat depuis le pouvoir central au niveau national jusqu’au niveau local où les autorités administratives doivent être en symbiose avec les populations et les institutions locales et œuvrer pour faire remonter les informations aux autorités politiques pour des actions constructives où les populations se reconnaissent en étant des partenaires parties prenantes.

LES DIVERSITÉS HUMAINES GÉOGRAPHIQUES OBLIGENT LA CULTURE DU DIALOGUE ET DES APPROCHES CONSENSUELLES POUR MAINTENIR ET CONSOLIDER L’UNITE.

Puis dans notre société et la nation naissante il y a des héritages traditionnels  divers suivant les groupes humains, suivant les régions géographiques qui sont autant d’éléments importants, fondamentaux à gérer et pour lesquels des mesures particulières doivent être prises pour leur efficacité dans le cadre du nouvel Etat. Ceci d’autant plus que le phénomène colonial aura été déterminant dans la situation  que connaît le Cameroun en marche pour son indépendance et la réunification. L’administration et les agents intervenant et animant la vie administrative sont formés et tournés vers la satisfaction des intérêts de la Métropole. Les aspects administratifs bien que très importants ne font pas l’objet des préoccupations particulières pour rejaillir dans la Loi Fondamentale ou donner le ton fort aux pratiques dont les grandes lignes sont en train d’être arrêtées. C’est que le Cameroun, du fait de sa partition a à gérer trois réalités fortes : l’héritage africain, l’héritage anglophone, l’héritage francophone ; ce dernier est marqué par la politique de « l’assimilation à la mère patrie » bien que le Cameroun ne soit pas une colonie française, avec une administration autoritaire. En effet l’idée coloniale de la France après 1870 et la victoire de la Prusse conduisant à la célébration de l’unité allemande sur le territoire français et à sa grande puissance en Europe, est de se prouver comme Grande puissance. Aussi rien n’est fait sur le plan administratif pour qu’émergent des forces affirmant l’identité des populations des territoires colonisés.

Les deux délégations qui se retrouvent à Foumban ont-elles perçu tout cela  s’agissant aussi bien des francophones que des Anglophones ? Nous pouvons dire oui car les méthodes d’approches ouvrent la voie de l’originalité camerounaise, avec le principe de dialogue, des concertations aboutissant à un consensus prouvant que les Pères fondateurs étaient conscients du travail à abattre avec sérénité, en confiance avec la vision  forte de l’identité et de la personnalité du Cameroun, République des droits humains comme le veut son histoire.

Avec les Anglais la situation est toute différente et tout se prête à la construction d’un Etat Camerounais ayant son identité, sa personnalité ; en effet quand ces derniers viennent en Afrique après des épreuves en Amérique où ils ont perdu leurs colonies à la suite d’une longue guerre, ils mettre l’accent sur le commerce et l’exploitation des richesses qu’offrent les territoires africains ; tout cela se ressent sur l’administration, sur les appareils administratifs mis sur pied avec le principe de l’ « Indirect Rule » où sont exploitées les structures traditionnelles et les coutumes en vigueur et opérant avant la colonisation. Il se construit une atmosphère de confiance et de responsabilisation ici. Va-t-on en tirer la leçon à Foumban ? Le discours le prévoit  mais la réalité sera autre.

Il faut le savoir pour en tirer des leçons. Aussi dans la phase de construction de la Nation que nous connaissons, nous devons en tenir compte partant ainsi des deux approches différentes en ce qui concerne les aspects traditionnels :

A Foumban, il y a :

  • Dans la délégation du Cameroun Méridional une composante traditionnelle forte : « House of Chiefs » qui s’inspire de la chambre des lords en Grande Bretagne ; ici c’est l’autorité traditionnelle dans toutes les réalités de ses origines et des héritages ancestraux
  • Dans la délégation de la République du Cameroun, cela n’apparaît point. C’est que la politique française aura été de réduire l’autorité des grandes familles traditionnelles et, cela, en créant des nouvelles institutions qualifiées toujours de traditionnel mais avec des nouvelles dénominations : Chef de Village, chef supérieur qui sont des auxiliaires de l’Administration.
  • Il y a là une autre réalité et les approches réalistes et consensuelles des Pères fondateurs permettent d’assumer tous ces héritages aujourd’hui. Avec le recul du temps nous nous rendons compte quant à ce qui peut être fait lorsque nous réalisons qu’à Foumban, il y a d’un côté des chefs traditionnels auxiliaires de l’administration qui n’apparaissent pas comme forces dans la délégation de la République du Cameroun qui, organisée en Etat avec un Exécutif fort ne donne pas d’autres voies aux autres Institutions.

Ainsi nous sommes dans la situation où peu de cas sera fait des aspects traditionnels ; et cela d’autant plus que les formations politiques qui émergent au centre des actions redoutent les autorités traditionnelles. Chez les anglophones il y a des bases fortes, intéressantes tirées de l’expérience de la Chambre de Lords en Grande Bretagne qui auraient pu inspirer des approches plus conséquentes en ce qui concerne ce qui est attendu des valeurs traditionnelles comme sources des germes d’affirmation de l’identité, de la personnalité. Les Chefs traditionnels dans l’approche qui est déroulée vont être étouffés. Cet étouffement est accru par le fait que la délégation du Cameroun Oriental n’a pas une composition où des chefs organisés s’affirment. Plus que cela l’état des rébellions à l’ouest particulièrement où des chefferies souffrent ne permet point des développements comme ce qui apparaît avec la Délégation du Cameroun Méridional.

Dans les discours et dans les résultats ce qui fait ressortir l’importance des aspects administratifs et traditionnels est absent comme préoccupation majeure et, cela, plus encore, dans les textes de la Constitution qui va être adoptée.

Il est intéressant de lire ce que disent les discours et les textes et les développements qui vont suivre dans la pratique de l’exercice de l’autorité de l’Etat où la dimension francophone dominant, créé un vide car la dimension anglophone forte est une réalité qui donnera naissance à une source des problèmes qui demeurent. Tout cela avec des confusions qui sont cultivées et entretenues et par les autorités administratives et politiques qui, s’éloignant de leur mission constitutionnelle républicaine se mettent au service de certains chefs traditionnels qui s’éloignent de leur rôle dans le contexte républicain d’être des responsables appelés à être les gardiens des valeurs traditionnelles et non des traditions de jadis ne respectant pas toujours les droits humains. Il s’instaure ainsi tout un système faisant souffrir les institutions républicaines démocratiques.

A Foumban tout est mis en place pour y remédier et faire qu’émergent les valeurs traditionnelles en harmonie avec les valeurs républicaines et, ainsi, partageables par tous les Camerounais et les êtres humains. Les voies sont ainsi tracées  pour les deux parties du Cameroun pour une dynamique de construction de l’unité avec la riche diversité qui fait de notre pays cette Afrique en miniature.

COMBLER LES AUTRES VIDES CREUSES PAR LE PARTI UNIQUE EN RÉDUISANT LE CAPITAL DIALOGUE CITOYEN RESPONSABLE ET , EN CONSÉQUENCE VRAI, DIRECT.

Tout ceci bien que le Cameroun Oriental ne s’est pas exprimé par une présence organisée des chefs traditionnels ayant une tradition de corps organisé comme au Cameroun Occidental. En fait, lors de la rencontre de Foumban il n’est pas question de royaume car cela n’est pas prévu par la Constitution. Il se trouve comme conséquence  une porte laissée ouverte en 1961 aux interprétations remettant en cause la dynamique apportée par les Chefs du Cameroun Occidental ; cette situation ambiguë sera consolidée avec le parti unique qui va installer dans le non discours dialogue partage ; ce qui éloigne du vrai, du bien et du beau qui doivent présider toutes les situations et les mutations sociales et les comportements humains cultivés et entretenus par les principes républicains et démocratiques. La réduction du droit à l’expression franche et libre va amplifier la réduction du droit de vote, le devoir de vote facilitant ainsi l’accès et le maintien au pouvoir de ceux et celles pour qui il n’y a point de préoccupations, de soucis pour asseoir l’égalité entre tous les citoyens.

Les Grandes Pages de l’histoire du Cameroun invitent toutes les générations depuis l’accession à l’indépendance à faire vivre et cultiver une République des droits humains, un Etat au service de la dignité humaine., un Etat mettant l’être humain au centre de tout sans considération de frontières quelles qu’elles soient.

Il est question d’éliminer toutes les sources génératrices de Récriminations car il demeure des chefs des familles traditionnelles qui s’en tiennent aux pratiques ancestrales qui peuvent décréter la condamnation, voire l’exécution, l’expropriation sans autre considération, sans procès ; puis il se trouve des administrateurs républicains qui appuient ces pratiques rêvant pour certains d’être des autorités traditionnelles.

Il est question d’éliminer des pratiques conduisant à la Personnalisation du pouvoir, au culte de la personnalité, à la culture des inégalités, des discriminations entre les fils et les filles d’une même famille, de la famille humaine.

De là la très grande importance et la nécessité impérieuse d’acquérir le savoir, le savoir faire, le savoir être pour être et agir ensemble. Ce qui met l’éducation, la formation au tout premier rand avec  l’Intervention des différentes disciplines scientifiques et techniques dans la mise en place des Institutions de la République Res Publica – Chose Publique.

Tout cela devant être réalisé et cultivé par toutes les catégories d’acteurs dans notre Société, dans la Nation Camerounaise pour que chacun, chacune, à son niveau quel qu’il soit, dans sa vie, réalisent et assument qu’en politique le but de l’Etat étant de rendre les citoyens heureux et vertueux grâce aux Lois acceptées, respectées. IL y a ainsi tout un Nouveau Contrat Social à respecter.

Au Sortir de la Conférence de Foumban en Juillet 1961 tout était en place pour cette Dynamique pour ce Nouveau Contrat Social.

Aujourd’hui, Bamenda et Buea nous interpelle pour appliquer ce Nouveau Contrat Social qui est désormais pour tous les camerounais, pour tout le Cameroun et pour l’Afrique.

                                                                        Dr Adamou NDAM NJOYA

LES EVENEMENTS DE BAMENDA ET DE BUEA NOUS INTERPELLANT PROFONDEMENT DANS NOTRE CHAIR ET NOTRE ESPRIT

LES ÉVÉNEMENTS DE BAMENDA ET DE BUEA NOUS INTERPELLANT PROFONDÉMENT DANS NOTRE CHAIR ET NOTRE ESPRIT REVISITONS POUR LEUR ÉPANOUISSEMENT L’IDEE DE LA NATION ET LES VOIES DES CONCERTATIONS ET D’ACTION POUR L’UNITE ET L’HARMONIE  TRACÉES ET LAISSÉES EN HÉRITAGES ET ÉCLAIRAGES  PAR LES PÈRES FONDATEURS  RÉUNIS A FOUMBAN EN JUILLET 1961. 

 

CE QUE NOUS DEVONS SAVOIR

ET

CE QUE NOUS DEVONS FAIRE 

A Foumban ont été fixés non seulement les fondements de l’Etat Républicain et Démocrate du Cameroun mais aussi les voies d’approches démocratiques de concertations et de dialogues partage pour la mobilisation de tous les citoyens et de toutes les citoyennes comme partenaires parties prenantes en vue d’œuvrer dans la solidarité et la fraternité en vrais et dignes fils et filles apportant les riches diversités et les fines fibres intellectuelles, spirituelles et d’énergie pour le développement humanisant durable, l’épanouissement de chaque personne et de tout le monde. Et l’affirmation du Cameroun comme République des Droits Humains.

Un Déficit profond de dialogue et de concertations suivies sur le terrain entre les autorités administratives et les populations

Loin des leçons de Foumban 1961

Nous avons ressenti beaucoup de douleurs, de tristesse en voyant des citoyens tomber sous les balles, être pourchassés, molestés comme ces jeunes étudiantes et étudiants traînés dans la boue alors qu’ils voulaient s’exprimer démocratiquement à travers des manifestations qui sont des formes par excellence d’expression en démocratie, ou aussi ces populations affrontant les forces de l’ordre parce qu’elles n’en pouvaient plus face à l’affirmation arrogante de la force comme support de l’autorité. Nous en sommes arrivés à tout ceci suite à l’absence initiale de dialogue avec la gravité créée par l’échec quand bien même il sera amorcé. En toute chose il faut qu’il y ait une atmosphère propice préexistant et non créée face au problème qui, dans le cas d’espèce était celui de la réponse aux préoccupations et aux revendications ayant amené les Avocats, les Enseignants, les Etudiants à déclencher des mouvements de grèves et à des manifestations auxquelles vont se joindre les populations.

L’intervention des autorités politiques, à la rescousse des autorités administratives qui n’avaient pas pu empêcher que les situations s’enveniment, n’a pas réussi à maîtriser les situations. En effet, la rencontre avec les acteurs des mouvements revendicatifs que sont les Avocats, les Enseignants, les Etudiants, ne calmera pas les  manifestations pour des revendications qui, normales et gérables dans le contexte de vie démocratique épanouie et de culture de dialogue républicain, ne devraient pas dégénérer et connaître une escalade conduisant à des extrêmes et des véritables soulèvements incontrôlables, entraînant malheureusement des confrontations violentes traumatisantes et meurtrières que notre pays a connu à Bamenda et à Buea.

RECONNAÎTRE LES FAITS MALHEUREUX ET EN RESPONSABLES REPUBLICAINS REMONTER AUX CAUSES POUR GUERRIR ET PRÉVENIR.

Face aux réalités des confrontations ayant pour conséquences des victimes, c’est en responsables citoyens républicains patriotes démocrates que, désormais, nous devons, sans passion aveugle, chercher à comprendre et reconnaître les facteurs, les motivations profondes des malaises qui sont à l’origine lointaine des événements qui touchent et interpellent tous les Camerounais ainsi que les amis et les partenaires du Cameroun.

Ainsi, tout en élevant nos prières à Dieu pour l’accueil des victimes dans sa miséricorde, en adressant nos condoléances à leurs parents et nos pensées à ceux et celles qui, sur le terrain ou de loin, sont blessés ou traumatisés, nous devons, face aux divisions, aux haines et aux cicatrices que cela entraîne, nous réveiller et éveiller nos consciences ; ceci pour que ne soit pas  compromise et remise en question la grande et noble idée de la Nation héritée de ceux qui, en Pères Fondateurs nous ont montré la voie pour la construction et la consolidation de l’unité nationale à travers les actions concertées, réfléchies, oui des constructions que, mobilisées, les populations doivent mener avec foi et amour, portées par l’éthique, les valeurs humaines comme fondements, dynamiques et éclairages.

EN CITOYENS AYANT LE CŒUR ET L’ÂME PATRIOTES S’INSCRIRE DANS LA PÉRENNITÉ.

Il est clair pour tout citoyen, toute citoyenne, ayant le cœur et l’âme patriotes, que la tournure prise par les événements dans le Nord Ouest et le Sud Ouest vient pour nous réveiller, que la rapidité avec laquelle tout s’est mû, avec la participation des populations de toutes les couches sociales, en revendications profondes sur la forme de l’Etat, est une profonde interpellation pour chaque camerounais, chaque camerounaise. On ne doit pas les évacuer et on ne peut pas passer sous silence, ignorer les vagues de fond qui se forment, le volcan qui couve. Les événements de Bamenda et de Buea, les déchaînements des violences mortelles et traumatisantes avec le lot des  revendications veulent que fils et filles dignes de notre pays,  en âme et conscience nous y répondons en nous mobilisant portés par les visions innovatrices et des actions de constructions positives nous inscrivant avec notre pays et les amis et partenaires du Cameroun dans la durée, dans la pérennité.

Au moment où, dans le contexte mondial et plus particulièrement dans notre pays, nous avons à faire face à des extrémistes qui tuent des citoyens et où des accidents tuent tout comme des catastrophes naturelles qui sont imprévisibles dans leurs conséquences, il est un impératif : tout faire pour que des citoyens ne tombent pas sous les balles de ceux qui sont là pour les protéger, assurer la sécurité des populations, faire face à toutes les formes d’agression, éliminer tout ce qui peut, conduisant aux doutes, à la perte de confiance, aux traumatismes, participer ainsi à la réduction des capacités de création, d’imagination, d’initiative, d’innovation dans notre pays ; ceci alors que l’on a le plus grand besoin face aux grandes compétitions pour s’affirmer en apportant, pour la qualité de vie de chaque personne et de tout le monde, pour la paix, la justice, la dignité humaine,  les produits des génies nationaux, sur le plateau commun de notre grand village qu’est désormais le monde.

LA NÉCESSITE DE LA CULTURE DU DIALOGUE, DE L’EDUCATION, POUR LA RECHERCHE PERMANENTE DU CONSENSUS.

Pour y arriver , il faut comprendre qu’il faut toute une culture, toute une éducation permanente pour que soient ancrés en nous ce que l’on néglige, ignore, voire rejette : l’éthique, les valeurs humaines comme fondements et éclairages de nos actes, de nos entreprises, de nos idées, de nos pensées aboutissant à des réalisations pour le bien commun à commencer par la paix qui veut que l’on se parle, échange et respecte la parole donnée, le consensus atteint, les lois…

Aurions –nous abouti aux grèves et des Avocats et des enseignants et des étudiants si cette culture de dialogue, de partage était ancrée en nous. Il y a là la meilleure voie de prévention. En effet les gouvernants, les administrateurs, sur le terrain, armés de cette culture, par cette éducation, pouvaient voir  venir  ou n’ayant pas pu voir venir, auraient pu saisir et étudier les revendications présentées avant les grèves et les manifestations afin de dégager des éléments forts de solution pour aider le pouvoir politique à trouver la réponse ou à construire la solution par les négociations avec les intéressés.

SE LIBERER DE L’EMPRISE DE LA CULTURE DE LA FORCE COMME FONDEMENT DES ASSISES DE L’AUTORITE DE L’ETAT.

Cette situation nous amène à sortir de l’emprise de la culture de la force comme voie privilégiée pour asseoir l’autorité de l’Etat.

Ainsi aux différents niveaux de l’échelle des valeurs administratives, les responsables s’emploieront davantage avec sérénité et célérité à traiter les dossiers, les questions qui sont posées par les populations que ce soit individuellement ou collectivement et, quelles que soient les questions qui se posent.

A titre indicatif, les enseignants qui se sont retrouvés dans la rue avaient abouti au début de l’année, grâce aux négociations  avec les autorités gouvernementales, à des résultats qui devaient conduire à la prise des mesures améliorant leur cadre de travail avant la rentrée scolaire de l’année 2016-2017. Mais ces solutions sont restées lettre morte au dire de certains officiels  gouvernementaux à cause des lenteurs administratives. Ce qui se vit, s’agissant des Enseignants, se retrouve dans bien de domaines et des secteurs d’activité de notre pays

Le Chef de l’Etat n’a de cesse de parler des inerties ! Ici nous réalisons quelles peuvent être les Conséquences et que, surtout ces paroles qui sont des invitations à changer de comportements, ne sont pas prises au sérieux. Dans d’autres domaines et secteurs d’activités dans la vie nationale  nous pouvons relever ces inerties qui sont des bombes à retardement

Le mal vient des lenteurs administratives, des inerties, parce que les fondamentaux de l’Etat qui invitent à toujours plus de responsabilité, de célérité, du savoir, savoir faire et savoir être pour être et agir ensemble sont ignorés. On est sous la protection de tel chef qui a présidé à la nomination oubliant de faire ce qui doit être fait et, de ce fait, participant ainsi à scier la branche qui vous porte avec le Chef. A force de scier les branches on tue l’arbre disant ainsi adieu aux fruits à consommer, vendre et aux semences

TRANSPARENCE ET CÉLÉRITÉ DANS LE CONTEXTE TECHNOLOGIQUE MONDIAL D’AUJOURD’HUI.

La connaissance des fondamentaux et le contexte de notre civilisation mondiale des technologies de communication obligent à la transparence, à traiter toute question avec sincérité et célérité, à dialoguer sans évacuer des points  car faire ainsi c’est retarder le mal et nourrir les sources des conflits et des violences et préparer l’éruption du volcan.

Pour des raisons et des considérations évoquées plus haut du fait des insuffisances des actions administratives des représentants du gouvernement sur le terrain, le Premier Ministre sera dépêché pour éteindre le feu sans les moyens ou incapables d’en construire à partir des éléments rassemblés sur le terrain. Dire que les manifestants ne doivent pas parler des questions politiques parce qu’ils ont un métier d’avocat c’est méconnaître le droit de tout citoyen ; plus que cela c’est ignorer toute la littérature sur la question et les choix  successifs dans la construction et la mise en place de nos institutions qui peuvent être discutés et que discutent bien des citoyens entre eux. C’est aussi ne plus reconnaître les concertations qui ont lieu sur certaines questions fondamentales comme les révisions de la Constitution, l’élaboration et les révisions des lois électorales. Si les points de vue des institutions et des personnalités consultées ne sont pas toujours pris en compte, il faut, de plus en plus prendre conscience que de telles attitudes de rejet alimentent les sources des violences.

BAMENDA ET BUEA SONNENT LE REVEIL POUR LA PRISE DE CONSCIENCE A TRAVERS L’ANALYSE DES REPERES HISTORIQUES.

C’est pour cela que Bamenda et Buea viennent sonner le réveil, la prise de conscience qui vont être forts et déterminants en nous remémorant certaines périodes et dates de l’histoire de notre pays, de notre jeune Etat.

Le Cameroun naît Colonie puis devient Territoire Sous Mandat et Sous Tutelle de la Société Internationale :

Pour avoir connu le statut de colonisés et puis sous sa variante même sous le régime de la société Internationale, les Camerounais doivent être à l’avant-garde de la construction d’une République forte et d’un Etat des Droits humains exemplaire.

A la Conférence de la Réunification à  Foumban en Juillet 1961, les représentants des fils et des filles du Cameroun divisé et administré par la France et la Grande Bretagne depuis 1919 ont donné le ton pour le dialogue partage, pour l’idée forte de la Nation et de l’Unité nationale à construire, développer et maintenir ensemble; il y a beaucoup à apprendre de ces instants forts, intenses de communion. C’était profondément patriote à travers l’engagement des participants, la sincérité affichée quand bien même pour certains, cela pouvait être des calculs personnels égoïstes qui, s’ils ont donné satisfaction  à un moment donné, sont les sources des problèmes aujourd’hui.

Il y a lieu de toujours construire par le dialogue pour écarter les méfaits des complexes que l’on cultive qu’ils soient ceux de supériorité ou d’infériorité : pour cela, savoir qu’il y a toujours un fond d’égoïsme dans la vie et l’expression des individus et des groupes , qui ferme la voie à la recherche du meilleur pour tous à partir de la voie du meilleur de soi qui alimente la culture du vrai, du bien ,du beau.

Il y a là une direction de recherche, de travail pour asseoir le présent harmonieux et situer le devenir dans toute sa dynamique positive dans la construction et l’affirmation de l’unité dans la diversité, de la solidarité , de la fraternité, de l’amour et de la paix.

DE LA NOUVELLE ETHIQUE,  DE LA RIGUEUR ET DE LA MORALISATION.

Si un tournant pris en 1969 est amplifié en 1972 par rapport à 1961, la Nouvelle Ethique, la Rigueur et Moralisation viennent pour éloigner toutes les sources de culture des complexes. Plus que jamais on doit y revenir pour asseoir les  valeurs humaines, l’Ethique , la Morale politique et la Morale en politique comme fondements, dynamiques et éclairages de la vie et des activités aussi bien des individus, des groupes d’individus ou des institutions tant publiques que privées parce que :

  • Les réalités vécues sur le terrain aujourd’hui,
  • Les leçons du dialogue partage à la Conférence sur la Réunification de Foumban,
  • Les Leçons de la Nouvelle Ethique, la Rigueur et la Moralisation ;

Nous amènent à créer les conditions les meilleures pour sortir du champ des confrontations stériles pour  que ce qui s’est passé à Bamenda et à Buea  ne se répète plus jamais. Il est important de réaliser que les causes profondes résident dans le fait que nous avons perdu de vue les héritages ancestraux nous plaçant sur la voie de la culture du dialogue, des meurs morales d’union, de solidarité, de fraternité qui se cultivent et s’entretiennent à tous les niveaux partant des familles, des villages et des quartiers, de nos villes dans les quartiers obligeant à prendre en compte les aspirations de chaque personne, des populations, appelant au dialogue permanent , à privilégier la recherche du consensus par des négociations. Des repères, des bases fortement humanisant existent nous permettant de tirer de tous nos héritages d’origine étrangère pour consolider le fond commun profondément africain ; ce qui nous permet d’apporter à la Nouvelle Culture, celle-là de l’humain, de l’être humain sans considération des frontières quelles qu’elles soient.

Si la recherche effrénée du pouvoir et du pouvoir d’argent conduisent à la domination égoïste, notre contexte est celui de la centralité, sans considération quelle qu’elle soit, de l’Être Humain  par et pour  qui chaque personne est appelée à donner un sens à sa vie et à la vie en faisant vivre et s’exprimer ce que, par la miséricorde divine nous avons en nous à savoir la lumière et les vertus divines.

NB : Pour une approche Concrète en vue des solutions, la communication faite à Foumban lors du cinquantenaire de la Conférence de la Réunification sera d’une grande utilité car s’y dégagent les bases juridiques et les voies et méthode d’approche qui ont été oubliées et qui sont de grande actualité dans la recherche des solutions.

Dr Adamou NDAM NJOYA

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