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DECLARATION DE L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN RELATIVE AUX ELECTIONS SENATORIALES DU 14 AVRIL 2013

DECLARATION DE L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN RELATIVE AUX ELECTIONS SENATORIALES DU 14 AVRIL 2013

Le Bureau Politique de l’Union Démocratique du Cameroun, élargi aux membres du Bureau Exécutif National, s’est réuni le vendredi, 08 Mars 2013 au siège du parti, sis à montée Âne Rouge à Yaoundé, sous la présidence effective du Président National, le Dr Adamou NDAM NJOYA.

Après des échanges fructueux, riches et intenses, la déclaration suivante a été adoptée à l’unanimité :

– Considérant le décret du Chef de l’Etat du 27 Février 2013 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection des Sénateurs ;

– Considérant qu’avec le Sénat, dans notre pays aux riches diversités géographiques et humaines, va se poursuivre la mise en place de l’architecture des institutions de la République;

– Considérant que cette institution fait partie des résolutions des Accords de la Tripartite de 1991, dont le Président National de l’UDC fût l’artisan majeur ;

– Considérant le souci permanent de l’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN de participer ardemment à la vie et à l’action pour l’effectivité des Institutions de la République et de la démocratie;

– Considérant l’Ethique UDC prônant la recherche constante du dialogue et du consensus pour la construction par tous les Camerounais et toutes les Camerounaises du capital paix et d’évolution pacifique ;

Nous, Membres des Bureaux Politique et Exécutif National, déclarons que l’UNION DÉMOCRATIQUE DU CAMEROUN, prendra part aux élections sénatoriales du 14 Avril 2013.

Fait à Yaoundé, le 08 Mars 2013

Le Président National

Dr Adamou NDAM NJOYA

LETTRE DU DR ADAMOU NDAM NJOYA A MONSIEUR IBRAHIM MBOMBO NJOYA

LETTRE DU DR ADAMOU NDAM NJOYA A MONSIEUR IBRAHIM MBOMBO NJOYA EN REPONSE AUX PROPOS QU’IL A TENUS CONTRE L’UDC, SES MILITANTS, SON PRESIDENT NATIONAL, LORSQU’UNE DELEGATION EST VENUE LUI RENDRE VISITE SUITE AUX EVENEMENTS DU 1er JANVIER 2013.

Monsieur Ibrahim Mbombo Njoya

Les événements douloureux du 1er Janvier 2013 à Foumban apparaissent, dans tout leur éclat, orchestrés par vous-mêmes et le Sous Préfet de Foumban Kuo Jean Roger en pleine intelligence et complicité. Le comportement du Sous Préfet ce jour là conforte votre conversation téléphonique du Dimanche 30 Décembre 2012 à 15h30mn ; plus que cela, ce complot ressort clairement dans vos déclarations filmées et reproduites sur CD et diffusées par les ondes de « votre » Radio la RCN et la Télévision CANAL MOM, ces médias qui n’ont rien à envier à la très célèbre « Radio des Mille Collines » au Rwanda. On vous voit, on vous entend vous répandre en insultes, attaques, menaces, diffamations, appel au bannissement de Ndam Njoya de « votre royaume » et son élimination avec tous les militants de l’UDC « comme furent éliminés Moumié et l’UPC ». Il y a un appel à la haine active contre les militants de l’UDC.

Il faut plutôt lire et la conversation téléphonique et la traduction du Bamoun en français des propos innommables par la violence prêchée et qui sont une atteinte gravissime à la Constitution de la République du Cameroun qui proclame et garantit l’égalité entre tous les citoyens, les droits de l’homme, les libertés ; ces propos malveillants, qui ont des adeptes qui s’en prennent aux paisibles citoyens, sont de nature à développer des menaces contre la paix sociale au Cameroun.

Jusqu’ici, on me parlait de ce que vous ne cessez de dire de mal à mon endroit et de la haine que vous avez pour l’UDC et ses militants en commençant par son Président. Je n’y attache de toutes les façons aucune importance. Mais, l’occasion est donnée à tout le monde de vous voir, de vous écouter et de réaliser le danger que vous êtes pour la République, pour les citoyens. Il a fallu la visite de cette délégation des personnes venues du quartier de Manka vous consoler suite à la chute- en compagnie du Procureur Général- ayant entraîné la fracture et la mise de votre pied sous plâtre.

Je m’en tiens à la traduction de ce texte pour vous répondre et au-delà, amener les Camerounais et les amis du Cameroun à réaliser la guerre que vous avez déclarée contre la République et la Démocratie, et votre détermination à revenir aux traditions ancestrales qui faisaient fi de la dignité humaine.

LE PORTE PAROLE DE LA DELEGATION VENUE DE MANKA DEVOILE LES STRATEGIES POUR LES CASSES, LES METHODES D’ACTION, LES ACTEURS, LEUR RECRUTEMENT ET L’ORGANISATION SUIVANT L’ESPRIT ET LA LETTRE DES TRADITIONS AU MEPRIS DES LOIS REPUBLICAINES ET DES REGLES ET PRATIQUES DEMOCRATIQUES.

C’est bien édifiant d’écouter et de lire la traduction de la première partie de l’enregistrement. C’est le compte rendu au « roi » suivi de la description des stratégies à suivre et de la guerre ouverte contre les personnes qui se réclameraient de l’UDC.

Les Camerounais et les amis du Cameroun réalisent l’atmosphère de haine et de violence qui est en place. Mbombo Njoya attaché et obsédé par son « pouvoir royal » accepte tout le rapport du porte parole et cautionnant l’organisation des actions violentes, n’arrête pas de dire que Dieu est avec lui. De quel Dieu s’agit-il ?

L’ampleur de tout ce qui se trame avec vous comme épicentre pour déstabiliser la République en partant de Foumban et du Noun se passe de tout commentaire et interpelle les citoyens et citoyennes et toutes les populations et dans notre Département et à travers tout le Cameroun.

Sachez que vous ne réussirez pas et que vous ne continuerez pas à tromper ceux-là, infimes qui sont avec vous. La République va l’emporter malgré votre ignorance de ses lois.

LES TRADITIONS D’UNE EPOQUE REVOLUE AFFICHEE ET L’IGNORANCE VOIRE LE REFUS DE L’APPLICATION DES LOIS ET LE FONCTIONNEMENT NORMAL DES INSTITUTIONS

Pour un ancien membre du Gouvernement, c’est bien triste et lamentable et l’on réalise quand on l’écoute, que son objectif était que le pouvoir lui assure sa montée sur le trône des rois bamoun, pour commander les bamoun. (« SAA » Pamom). Alors, je vous renvoie à l’article premier alinéa 2 de la Constitution du Cameroun ; si vous ne comprenez pas, faites appel à ceux de nombreux avocats qui se sont constitués en armées pour votre défense dans votre engagement de détruire la République et la démocratie. Il faut faire appel à ceux qui ont encore quelque recul dans leur rage de détruire l’UDC. L’article premier de notre Constitution nous donne la clé de tout le fonctionnement et de la vie de l’Etat unitaire et décentralisé qu’est la République du Cameroun. « La République reconnaît et protège les valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques aux droits de l’homme et à la loi »…..

C’est la République qui a institué les formations politiques en leur donnant le rôle de participer à l’expression du suffrage universel. Ainsi et pour cela, est née l’UDC ; mais, aveuglé que vous êtes, vous voulez réduire cette formation politique à la recherche de votre « chaise de roi » ; vous allez dans votre obsession mettre sur le même rang le Président de la République en parlant de la «chaise de l’homme boulou ». Ce qui trahit votre hypocrisie, le non respect de l’institution républicaine et démocratique qui vous caractérise, plus grave, la méprise de celui qui incarne ces institutions : le Chef de l’Etat, votre « ami personnel » comme vous le chantez à qui veut l’entendre.

La comparaison entre votre « chaise et la chaise de l’homme boulou » comme vous le dites, est mal venue et il y a là, la diversion pour éloigner du vrai problème qui a trouvé sa solution : la victoire de la démocratie, de la République avec le multipartisme revenu dans la vie politique de notre pays. Les pourcentages obtenus aux élections présidentielles reflètent les réalités que vous n’ignorez pas et ne doivent pas vous conduire à oublier les pourcentages obtenus dans le Noun qui traduisent d’autres réalités. Tout cela montrant la démocratie en marche. Ce que vous ne voulez pas reconnaître, accepter en allant jusqu’à parler de cet enfant qui traiterait son père de fou si ce dernier prétendait être Président de la République ! Drôle de pédagogie et d’approche éducationnelle conduisant d’une part, l’enfant à donner des leçons à son père, et d’autre part, empêchant le rêve qui, dans le fond peut devenir réalité et pour l’enfant, et pour le père.

Dans l’essence de la République, une formation politique aspire à conquérir et à exercer le pouvoir politique et, cela au-delà des acteurs qui se succèdent. L’UDC a plus de vingt années de vie et d’action républicaine et démocratique. C’est ce que vous ne voulez pas savoir, parce que focalisé sur votre « chaise » qui, dans la République n’a pas le pouvoir de dominer et d’écraser qu’elle avait jadis ! C’est ce que vous voulez instaurer mais le peuple souverain a choisi la République et la démocratie. Vous vous êtes essayé sans succès.

Le financement des formations politiques par les militants, les sympathisants pendant 22 années d’action républicaine et démocratique continue, est la conséquence de l’adhésion sans faille malgré les intimidations, les achats de conscience. C’est l’adhésion à la loi qui veut que ce soient les membres du parti qui financent leur formation politique. Il en va ainsi dans tous les pays démocratiques à travers le monde. Et cela plus encore pour la liberté, le respect de la dignité humaine tout ce qui n’a pas de prix ! Alors sachez que ceux et celles qui sont morts, ont goûté cette liberté, ont vu que des hommes et des femmes de toutes conditions , de toutes les origines sociales pouvaient être Conseillers municipaux, Maires, Députés, ce que vous combattez ; Souvenez –vous de votre tournée, après la présidentielle du 9 octobre 2011, des invectives, des paroles violentes contre les élus de l’UDC et les promesses d’écarter les maires, ces « enfants d’esclaves », pour les remplacer par les « princes ». N’oubliez pas que les « enfants d’esclaves » sont très nombreux à voter et que nous sommes en train d’entrer dans l‘ère de la biométrie qui vient pour écarter la culture des fraudes.

Le jour est proche où vont disparaître les appuis des autorités gouvernementales, administratives, judiciaires qui vous sont acquis. La République est en marche et, un homme, une femme mariés ou non, ont ce droit de marcher ensemble dans un Carnaval avec d’autres personnes au même pied d’égalité! Le principe du Carnaval est d’arborer le costume le plus original. Déclarer que depuis Nchare Yen, vous n’avez jamais vu « un Bamoun marcher avec sa femme comme le roi », traduit hélas que vous en êtes encore à la situation où il n y a que le « roi » qui peut s’exprimer d’une façon ou d’une autre ! Avec cette obsession d’avoir le pouvoir monarchique sans limites, vous voyez les menaces contre votre « chaise » partout. Alors soyez tranquille et apprenez qu’une région riche culturellement a non seulement le droit, mais aussi le devoir de la diversification s’agissant des manifestations culturelles. Personne ne peut se prévaloir du droit de régenter de telles manifestations dans toutes leurs diversités et tout le monde doit comprendre que cela participe de la liberté dans l’expression culturelle, puis, de la décentralisation, de la responsabilisation de la Commune c’est-à-dire de tous les citoyens, sans considération des origines de naissance ou autres, en matière culturelle. Comprenez que l’intelligence et la créativité des citoyens d’origine bamoun doivent se manifester au-delà de votre perception ou des acquis historiques comme le Ngouon qui a perdu de sa vocation originaire de par votre responsabilité. Parce que vous refusez la République, cet Etat unitaire décentralisé, vous allez, sur le territoire de la Commune, organiser le Ngouon en écartant, avec la complicité des autorités administratives, la Commune. Vos actions de déstabilisation de la Commune en violation de la loi n’iront nulle part, car les solutions aujourd’hui passent par la voie démocratique. Vos actions auprès des entreprises pour freiner les réalisations des Communes du Noun ne porteront point mais ont permis de réaliser que vous n’œuvrez pas pour le bonheur du peuple, mais pour satisfaire vos propres désirs.

VOUS N’AVEZ JAMAIS DIGERE L’ECHEC AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE 1996 OU LA LISTE UDC CONDUITE PAR NDAM NJOYA AVAIT BATTU LA LISTE RDPC CONDUITE PAR MBOMBO NJOYA

Ce qui vous reste, c’est d’entreprendre de réduire une formation politique nationale à un parti créé pour prendre le « trône du Roi bamoun » ! Quelle ignorance des traditions et coutumes bamoun en matière de succession, quelle ignorance des mutations profondes avec la République où le pouvoir est entre les mains des élus ! D’ailleurs N’est-ce pas la raison pour laquelle vous avez laissé « votre trône » pour aller chercher à devenir Maire de la Commune de Foumban ? Quelle ignorance face aux règles de jeu démocratique dans la République : c’est le peuple souverain qui choisit et il l’a fait ! Alors, vous allez apprendre à respecter ce choix et à ne pas livrer la guerre à la brise républicaine, à l’harmonie qu’apporte la démocratie. Les militants de l’UDC n’ont que faire d’une « chaise » dont on entend se servir pour opprimer le peuple, traiter d’autres êtres humains en sujets ou en esclaves comme vous le faites. Il est trop tard et les complicités de certains administrateurs et des amis de votre parti politique ne joueront plus.

Un jour les valeurs traditionnelles bamoun comme le veut notre Constitution et qui sont des plus mobilisatrices dans la solidarité, l’emporteront

UNE ORGANISATION EN MARGE DE LA CONSTITUTION ET DES LOIS DU CAMEROUN POUR MENER DES ACTIONS ANTI REPUBLICAINES, ILLEGALES ET ANTI DEMOCRATIQUES

La rencontre avec la délégation de Manka a mis à jour et la stratégie et l’organisation d’un système, avec les notables, des familles où se recrutent des acteurs et des hommes et femmes de main dans la pure tradition bamoun où, jadis le roi, ses adjoints, les notables du Palais faisaient la pluie et le beau temps. L’exemple ici qui éclaire est celui des mesures et des actions pour chasser du Marché ceux qui ne répondent pas aux aspirations du « roi » en l’occurrence, les militants de l’UDC. Votre Adjoint en vos noms et lieu ayant approuvé le plan d’action arrêté par les notables, ces derniers vont recruter les jeunes vandales pour passer à l’acte.

On comprend pourquoi et comment des jets de pierres sont sortis du Palais le 1er Janvier 2013 et ont, dans un premier temps troublé la marche et perturbé les défilants du Carnaval, avant qu’ils ne se ré saisissent pour aller jusqu’au bout de leur manifestation. Pour ce qui est du Marché, le texte transcrit et traduit est très clair.

Quand vous décrivez comment l’UPC a été éliminée dans le Département « Bamoun » aujourd’hui du Noun, et à Foumban particulièrement sous votre père, ce qui se passe aujourd’hui ne surprend pas en ce qui concerne l’opération de l’élimination de l’UDC et de son Président comme le fit votre père. Tout est clair suivant ce que vous avez dévoilé comme cela ressort dans le CD enregistré ; les discours en bamoun, dans son texte transcrit en bamoun et puis traduit en français est sans commentaire de par la clarté de ce point comme de tous les autres qui, non seulement nous situent au cœur des traditions bamoun d’avant la colonisation, mais veulent les activer. Apprenez que cela n’est plus possible et que nous sommes en République qui reconnaît et protège les valeurs traditionnelles et non les traditions dans leur état brut. En effet les voies traditionnelles que vous avez empruntées n’ont rien à voir avec les valeurs traditionnelles reconnues et protégées par la République quand elles sont conformes aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et aux lois.

Point par point, je viens ici vous répondre pour restituer la vérité, nous situer dans les réalités et actualiser les connaissances afin que :

· Vous et ceux qui vous suivent, réalisent une fois pour toutes que nous sommes en République et que la République du Cameroun (Art 1er de la Constitution) reconnaît et protège les Valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques , aux droits de l’homme, à la loi à distinguer des traditions de jadis où le monarque pouvait faire tout ce qu’il veut sans état d’âme

· Vous réalisiez que vous n’avez aucun droit de bannir un citoyen comme pouvaient le faire jadis des monarques.

· L’on ne se trompe point sur vous et vos actes qui ramènent au temps de l’obscurantisme, qui font fi du contexte du règne de la légalité républicaine, de la liberté, de l’égalité de tous les citoyens devant la loi ;

· Les jeunes d’aujourd’hui et de demain ne soient ignorants, s’agissant des faits historiques, de l’histoire ancienne et récente.

· Ressortent la vérité et les réalités face aux fausses allégations et confusions sur la Famille Njimonkouop Mabafon ; allégations et mensonges que vous avez débités porté par la haine sur cette famille par laquelle Dieu a voulu que soit sauvée par deux fois la Monarchie bamoun en la consolidant sous la dynastie de Share Yen et de ses descendants.

· Soient balayés les mensonges débités s’agissant plus particulièrement du feu grand chef de cette famille Njimonkouop Mabafon Njoya Arouna, ancien Sénateur, Ministre d’Etat, Premier Grand Chancelier des Ordres Nationaux du Cameroun… Paix à son âme.

· Les confusions disparaissent s’agissant des institutions répondant et devant impérativement répondre dans le contexte républicain que nous connaissons dans notre pays.

MON PERE M’A BENI ET DIEU QUI A VOULU CELA, L’A ACCEPTE : ALORS SACHEZ LE !

Contrairement à vos rêves, mon père m’avait béni et quand bien même j’aurais fait quelque chose qui ne lui plaisait pas, il était l’homme de foi pour toujours pardonner à ses enfants. Enfant béni, je connais un grand parcours dans plus d’un domaine. Revenez vers le passé récent pour réaliser que du fait de cette bénédiction et de la volonté divine, j’ai été, avec le Sultan Njimoluh Seidou à la base de la restauration du Palais construit par le Roi Njoya. Comme vous renvoyez à No Gamdobouo, il faut aller le lui demander, et elle vous dira qui j’étais en rapport avec le feu Sultan et avec les valeurs traditionnelles ; ceci avant d’être Ministre et puis comme Ministre.

POUR LE TESTAMENT DE MON PERE

Ne prenez pas vos rêves, vos souhaits pour des réalités : mon père m’a demandé des informations lorsqu’il rédigeait son testament. Il savait bien que je n’étais pas de ces enfants qui cherchent par tous les moyens à succéder à leurs parents. Dieu m’a beaucoup donné et plus particulièrement, il a lavé mon cœur de ce genre de désir, d’attachement !

Mon père, en partageant les biens de son héritage, en homme de foi, a classé ses enfants suivant les catégories et je suis de ceux qui, ayant par leurs études, leur travail une bonne situation n’en avaient pas besoin.

Mon père en homme de foi, croyant et pratiquant fervent, a aussi respecté les prescriptions divines en matière d’héritage. Vous péchez en disant qu’il n’a rien donné à Ndam Njoya ; c’est un grave péché et Dieu sait pourquoi vous êtes sur ce mauvais chemin ! J’ai une part d’héritage dans le testament de mon père.

Tout ceci prouve simplement que vous n’avez pas une copie du testament de mon père et que si vous avez quelque chose de ce genre, c’est un faux que vous avez concocté pour vos fins avouées dans l’œuvre de déstabilisation des familles qui vous caractérise. Soyez rassuré et sachez que même avec tous vos appuis, vous ne parviendrez pas à vos fins nourries de haine dans une famille qui ne veut que du bien, qui ne cultive que le vrai.

Mon père avait confié son testament au gouvernement pour éviter le désordre dans le sens de ce que vous développez actuellement en semant les divisions dans les familles bamoun au mépris et de la loi, des valeurs traditionnelles reconnues par la loi et des paroles de Dieu pour ce qui est du Saint Coran et des traditions laissées par le Prophète Muhammad(PSL) en matière de succession et d’héritage.

Mon père inspiré par Dieu avait pris soin de laisser une copie de son testament qui pourrait être utile en cas de disparition de celui donné au gouvernement. C’est ce qui est arrivé et, dans ce testament des dispositions sont claires en ce qui concerne la dévolution de la succession à la suite de Nji Idriss.

Le testament remis au gouvernement a été lu en public par le Préfet de l’époque Monsieur Nissac et chaque héritier a su ce qui lui revenait. Ceci veut tout simplement dire que le Sultan n’était pas associé à l’organisation de la famille Njimonkouop à la suite du rappel par Dieu de son illustre Chef.

Aucun exemplaire du testament de mon père n’a pas été remis au Sultan Njimoluh Seidou, d’où il ne peut y avoir une copie au Palais.

Vous comprenez alors que vous n’avez aucun droit, aucun devoir pour intervenir dans cette famille.

MON PERE M’A FAIT SAVOIR QU’IL ALLAIT MOURIR ET, DANS LA LIGNE DE LA BENEDICTION DU PERE, IL M’A ENCOURAGE D’ALLER AU BRESIL OU J’ETAIS INVITE

Sur son lit d’hôpital où je vais le voir avant de me rendre au Brésil où j’étais invité par le Gouvernement de ce pays suite aux travaux faits pour les Nations Unies ayant abouti en Juin 1971 au Colloque sur le Racisme à Yaoundé ; ces importantes Assises réunissant tous les pays du Monde entier, après les discours d’ouverture par le Secrétaire Général de l’ONU et le Président de la République Ahmadou Ahidjo, il me revenait d’introduire les travaux en présentant le document de base que j’avais rédigé sur commande de l’ONU ; ce document traduit dans les quatre langues de travail- à l’époque- de l’Organisation Universelle. Ma prestation m’a valu d’être invité un peu partout dans le monde : Etats Unis d’Amérique, Grande Bretagne, Inde…etc. dont le Brésilien.

Alors, que je suis avec lui dans sa chambre d’hôpital, mon père va me dire : « va mon fils, j’ai été dans ce pays et il dira Gnam Gbutam » avant de poursuivre sur d’autres sujets que je n’ai pas à étaler ici.

Ce que vous racontez sur les dernières volontés de mon père avec le Sultan Seidou est archi faux ; plus tard on saura tout. Ne croyez pas tuer la source en m’éliminant, car le combat que vous menez c’est contre Dieu qui a tout organisé, Dieu qui nous guide et nous éclaire.

J’ETAIS EN HARMONIE AVEC MON FRERE IDRISS VESSAH NJOYA QUI VA SUCCEDER A NOTRE PERE.

Bien avant sa mort, Nji Idriss va organiser une rencontre entre nous, avec la participation d’un Imam ami de notre feu pour dégager les voies et moyens permettant de consolider les acquis de la famille. Et, bien avant cela, il avait posé un acte très fort d’esprit de famille, de solidarité, d’unité, en réponse au comportement d’un haut cadre Bamoun qui, suivant les pratiques d’hypocrisie, de mensonge, de jalousie, qui semble être une pratique entretenue par la monarchie, s’était attaqué à moi, alors que je venais d’être nommé Vice ministre des Affaires Etrangères. Nous nous retrouverons encore à la mort du Sultan Njimoluh Seidou – Paix à son âme-, avec Neh Njapdounké Taintié,- Paix à son âme-pour l’unité d’action dans la famille Njimonkouop, et avons été au Fom pour prier, ceci, parce que ayant le cœur pur.

EN HARMONIE AVEC MES FRERES ET SŒURS, TOUTE LA FAMILLE NJIMONKOUOP ET SUIVANT LA VOLONTE DE MON PERE ET LA VOLONTE DIVINE, JE DEVIENS LE CHEF DE LA FAMILLE NJIMONKOUOP.

Parce que l’occasion ne vous a pas été donnée de venir vous accaparer de la gestion de la succession de Njoya Arouna Njimonkouop Mabafon, on comprend que vous en soyez malade. Sachez une bonne fois pour toutes que, ni le droit camerounais, ni la religion, ni les valeurs traditionnelles, ne vous permettent de venir vous ingérer comme vous le faites dans les familles. En utilisant les enfants qui n’ont pas le sens de la famille et qui ne connaissent rien des valeurs traditionnelles, vous contribuez à les détruire et à vous détruire vous-même.

CHAQUE ENFANT EST HERITIER DE SES PARENTS

Il en est ainsi dans la famille Njoya Arouna où il y a beaucoup de leçons à tirer. Vous devez d’abord demander à Dieu de vous éclairer pour mettre de l’ordre dans votre propre famille.

LE SULTAN SEIDOU N’ETAT PAS CHOISI PAR LE ROI NJOYA POUR LUI SUCCEDER ET IL ME L’A CONFIRME.

Vous pouvez aller lire l’ouvrage écrit pour le cinquantenaire de son règne et pour l’inauguration du Palais rénové où mon action aura été déterminante. Le manuscrit de cette biographie m’ayant été remis par le feu Sultan pour lecture avant la publication, je lui ai fait voir ce qui était inexact, dans ce document, et, il l’avait accepté. En effet, je lui ai fait comprendre que son père ne l’avait pas choisi, mais que c’est Dieu, par mon père, qui l’avait choisi pour succéder au roi Njoya.

Par la volonté divine, c’est mon père qui l’a choisi et les actes premiers de succession ont été posés à Njinka avant de le conduire au Palais. C’est ainsi que s’est réalisée la volonté du Roi Njoya qui, au moment de l’intronisation de mon père lui dit : « c’est toi qui installeras mon héritier » ! Nous sommes en 1929 et en 1931 le Roi est exilé à Yaoundé où il va mourir en 1933. Mon père œuvre pour le retour du corps à Foumban et les partisans de la fin de la Monarchie voulaient que le Roi soit enterré à Njinka chez son oncle ; mais mon père obtiendra des Administrateurs de l’époque que le corps du Roi soit enterré au Palais à Gbetja. Ce sera fait et le deuil se passera à Njinka pendant trois mois avant que mon père, devant le refus -de rentrer à Foumban- du Prince Nji Moussa choisi par le Roi Njoya pour lui succéder, pour que mon père choisisse le Prince Seidou Njimoluh.

Quand, pour le cinquantenaire de son règne et l’inauguration du Palais du Roi Njoya rénové, certains princes écrivant la biographie disent que le Roi Njoya l’avait choisi pour lui succéder, en lisant tout le manuscrit qu’il m’avait remis et lui ayant dit que ce n’était pas exact, le Sultan seidou a dit qu’il était d’accord avec moi. Il m’avait fait corriger tout le manuscrit avant son impression à Paris. Quand j’arrive à Foumban, la veille des cérémonies d’inauguration du Palais rénové, il envoie chercher une copie du livre qu’il me remet solennellement. Je l’ai toujours. Puis il me demande d’aller revoir le discours qu’avaient rédigé les autres princes pour l’inauguration ; ce que j’ai fait et je crois que c’est tard dans la nuit que votre secrétaire a tapé le texte revu et corrigé du discours qui allait être prononcé le lendemain.

DIEU A ACCEPTE LES PRIERES DU SULTAN SEIDOU ET DU PRINCE MBOMBO IBRAHIM NJOYA FAITES POUR LUI DEMANDER DE ME BENIR

Le Sultan Seidou Njimoluh a prié pour moi à maintes occasions et m’a même envoyé des douas à faire : quand j’ai œuvré avec lui pour arriver à la rénovation du Palais du Roi Njoya, quand j’ai entrepris des actions pour que vivent les valeurs traditionnelles, quand on a organisé les journées économiques et culturelles du Noun, quand on a repris les manifestations du Ngouon dans leur pureté originale, quand j’ai créé l’UDC…etc. Après la création de l’UDC, lors de ma première visite à Foumban, il m’a accueilli au Palais avant que je n’aille au grand meeting ; et, lors de mon arrivée à Foumban, je ne suis pas entré par la porte d’entrée, mais, suis passé par Njiloum, Njintout, Njinka ! L’UDC aura un Comité du Palais et le Sultan Seidou Njimoluh dira aux bamoun rassemblés que la politique c’est désormais un « cocktail » et chaque personne choisit ce qui est de son « goût ».

Si votre esprit n’est pas complètement absorbé par des préoccupations dictées par la volonté d’accaparement, vous vous souviendrez que le jour de l’inauguration du palais vous aviez prié pour moi, me remerciant, demandant à Dieu de me bénir parce que ayant rendu votre père heureux pour tout ce que j’avais fait pour la rénovation du palais alors que vous n’étiez pas sur place. On ne s’amuse pas avec Dieu. Cela doit vous donner à réfléchir !

PRINCE NJANKOUO ZOUNEDOU

Il est venu à l’UDC comme militant, et en accord avec son père. Il aurait bien pu, comme tout autre prince, héritier du père comme l’est chaque enfant, succéder au trône. C’est inadmissible de vous entendre parler de votre frère, prince comme vous, en ces termes : « C’est même qui, Njankouo ? Qui le connaît au Cameroun ? »…etc. Acceptez donc de comprendre que votre frère El Hadj Nji Njankouo ne peut pas être n’importe qui comme vous le dites : car, toujours aux côtés de son père, il va côtoyer ce « beau monde » ; il est très connu des bamoun et des autres camerounais. Il avait la responsabilité sur le plan religieux. Il pourra répondre lui même à ce que vous dites. Votre frère, prince comme vous, ne mérite point vos attaques mal placés!

« LES HERBES QUI SONT LES OREILLES DU FON » NE VOUS DISENT PAS LA VERITE

Ces herbes vous auraient dit que nombreux dans « votre royaume » sont ceux qui disent que ce n’est pas vous qui devez succéder à votre père et que, comme Prince, vous étiez des plus méprisants vis-à-vis des Bamoun, vos « futurs sujets ». Qu’importe, étant là, qu’avez-vous fait pour effacer cette perception et vous faire accepter ? Vos propos et déclarations montent que vous n’avez pas pris le bon chemin. Il faut essayer d’écouter tous ces propos en compagnie de ceux et celles qui ne sont pas des courtisans aveugles et, prendre un temps de réflexions. Si Dieu vous éclaire comme vous le dites, il vous guidera.

NJIMONKOUOP VII MABAFON NJOYA IV PAR LA VOLONTE DIVINE ET PAR LA VOLONTE DE MON PERE

Le Sultan Seidou Njimoluh n’ayant pas, dans le fond, procédé à l’intronisation de mon frère suivant la volonté de mon père, ce n’est pas son successeur qui peut avoir une telle prétention. Dieu est là, l’esprit des parents et des ancêtres est là, et ils sont dans le monde de l’éternité où il n’ya pas de tricheries, de mensonges, de jalousie, de haines, de favoritisme. Alors il faut que vous priiez beaucoup Dieu pour lui demander de vous éclairer, de vous guider.

Le combat que vous menez est contre Dieu, contre la volonté divine qu’il s’agisse :

· De vos visées pour détruire la famille Njimonkouop Njoya Arouna, qui a tout fait pour consolider la descendance de Nchare Yen, la grande famille Bamoun, le Cameroun, et qui s’est occupé de vous quand vous étiez en France. N’oubliez pas tout cela si « les herbes » ne vous le rappellent pas.

· Souvenez-vous du 21 décembre 2006. Tout a été fait pour nous éliminer sans succès, mais un homme a été abattu et tué par les balles achetées par l’argent du contribuable camerounais, et puis, ce jour là, il n y aura de nombreux blessés et des dizaines d’enfants traumatisés. Depuis ; nous sommes au tribunal contre le Préfet et le Sous Préfet de l’époque.

· Nous notons que ces situations conflictuelles et violentes naissent toujours à la veille des consultations électorales.

LA FAMILLE NJIMONKOUOP MABAFON NJOYA EST PLACEE SOUS LA PROTECTION DE LA REPUBLIQUE COMME TOUTES LES AUTRES FAMILLES BAMOUN ET CAMEROUNAISES.

Monsieur Mbombo Njoya n’a aucun droit d’intervenir dans l famille Njimonkouop comme dans toute autre famille Bamoun. Nous sommes dans la République qui condamne toute personne qui s’érigerait en autorité ayant le droit et le pouvoir pour dominer d’autres citoyens. Vos prétentions de « roi » n’ont pas de sens dans la République et dans l’espace Démocratique qu’est le Cameroun. Le dernier roi, ayant, selon les traditions Bamouns « tous » les pouvoirs est mort en 1933. Relisez la Constitution, son Préambule, son article 1er, et organisez avec les vôtres une petite rencontre d’échanges autour de ces textes et, cela, en passant en revue vos propos.

LISEZ LA DECLARATION ET LA CHARTE DE LA FAMILLE NJIMONKOUOP MABAFON

Les « herbes » devraient vous avoir dit que cette famille, se plaçant sous la protection de la République et de Dieu, ses membres ont pris la ferme résolution de n’avoir rien à faire ou avoir avec une personne qui veut nuire à leur famille, qui ne respectent pas et nos traditions dans leurs dimensions positives, et les valeurs traditionnelles reconnues et protégées par la République.

Nous reconnaissons que suivant la tradition Bamoun, l’oncle ne succède pas au neveu, et, pour cela, vous pouvez être d’autant plus tranquille que personnellement cela ne m’a jamais travers l’esprit.

Nous reconnaissons la dynastie de Nchare Yen, et l’entité de vie et d’expression culturelle humaniste, forgée au cours des âges. Cette entité qui, se manifestant essentiellement dans l’espace territorial qui est aujourd’hui le Département du Noun avec des citoyens et des citoyens pouvant venir d’autres localités du Cameroun, désormais étant une composante dans la République, soumise aux lois de la République.

Tout ceci abouti au fait que, ne pourrons plus avoir cours et prévaloir:

· des actions des gouvernants et des décisions judiciaires que vous attendez pour « emprisonner les militants de l’UDC »

· la logique des traditions qui avant la colonisation, sous des monarques sans scrupules et inhumains pouvaient être exploités pour semer la terreur au sein des populations.

· des opérations de « bannissement » et « d’élimination » de Ndam Njoya et de l’UDC comme celles que vous annoncez avec conviction et détermination en vous référant à ce qui a été fait pour Moumié et l’UPC. Comme vous semblez savoir ce qui s’était passé pour Moumié et l’UPC, l’opinion nationale et internationale attend de vous des éclairages.

· des garanties administratives pour éliminer les leaders UDC puis étouffer tout militantisme en instaurant la chasse aux sorcières, en chassant et en poursuivant tout ce qui est UDC de votre « Marché ».

· le Marché est un espace public et ne peut être la propriété privée ; qui plus est, ce domaine commun utilisé depuis 6 siècles par les populations Bamoun.

· vous devez savoir que dans une Commune c’est le Peuple souverain qui intervient par ses élus, avec à la tête le Premier Magistrat qu’est le Maire.

· que dans une Commune, c’est le Peuple souverain seul, choisit ceux qui gouvernent.

· Que dans la logique de la République et de la Démocratie, le Cameroun entrera inéluctablement dans la voie de la confirmation du Peuple souverain et de l’élimination des velléités de domination par la violence dont se prévalaient et se prévalent ceux qui n’ont pas compris l’évolution de notre monde.

BANNISSEMENT ET MORT COMME MOUMIE ?

Non. Mais c’est bon de savoir que certains veulent rééditer ce qui avait été fait et condamné. Moumié et ses autres compagnons sont toujours si présents. Apprenez qu’étant dans un Etat de droit, dans la République, tout ce que vous dites conduit à votre poursuite en justice.

Ce mot bannissement aujourd’hui, par la grâce de Dieu, qui libère ses créatures opprimées, n’a pas de place dans notre système juridique et dans les institutions de pays de droit et de culture humaniste. Il y a là une grave lacune en matière de connaissance et des propos des plus inquiétants pour une personne responsable dans notre monde d’aujourd’hui. Vous oyez que cela ne se fera point, et si je meurs, ce sera par la volonté de Dieu, et parce que j’aurais terminé la mission qu’il m’a confiée sur terre. Alors, ne vous réjouissez pas, comme ceux qui se seraient réjouis pour exilés et tués Moumié.

Si Dieu n’avait pas pour les Bamoun cet amour, qu’il a, de par des actions semblables à celles que vous menez aujourd’hui, Ruben Um Njobé aurait péri à Foumban et, même, jusque là, les haines pour les nationalistes, sont apparues au grand jour en organisant comme vous le dites si bien, la destruction par le feu, des cartes de membres de l’UPC.

Tout ceci étant, parce que par la volonté de Dieu, mon père m’avait béni, le Créateur, le Miséricordieux, Dieu qui m’a donné beaucoup et, au premier chef, d’être ce croyant musulman vivant sa foi et la traduisant dans les faits et les réalités de la vie ; Dieu qui m’a fait faire beaucoup comme Son instrument et, cela, dans de très nombreux domaines et diverses activités dans la vie. Je vous renvoie à ma biographie.

Quant aux réalisations dans le Noun, elles sont innombrables : avant que je sois Ministre, quand je suis devenu Ministre, puis Député, et depuis comme Maire. Au rang des plus importantes réalisations, parce que déterminant sur l’expression de la personnalité, de l’identité, indispensable pour tout développement, et la construction du bonheur, la révolution politique et la libération des Bamoun des frustrations cultivées au cours des âges avec des discriminations suivant la naissance ou les conditions sociales ; les femmes ont la voie et leurs maris, lorsqu’elles en ont, approuvent cela car, ainsi, toutes les potentialités sont conjuguées pour le progrès et de la famille et de toute la société.

On ne peut pas bannir tout cela, on ne peut pas tuer tout cela. Les idées, les pensées, les écrits continueront à animer les sociétés : la Nouvelle Ethique et la loi de l’Ethique animeront les esprits, les communautés humaines, les sociétés tant sur le plan national que sur le plan international. Vous ne pouvez pas détruire tout cela !

Le monde d’aujourd’hui est celui de l’ouverture, de la transparence, alors cessez avec ce dicton « les oreilles du roi ce sont les herbes » conduisant à tisser les trames des polices secrètes, des mouchardages, des renseignements éloignant la confiance au sein des familles et tuant les énergies, la spontanéité ; cela a causé beaucoup de torts aux bamoun en cultivant l’hypocrisie. A l’UDC, il n’ya plus cela, il y a l’éducation pour le triomphe des valeurs humaines, de l’éthique, de l’esprit de générosité.

Tout cela ne peut être banni, ne peut être détruit !

Quand vous le réaliserez, vous comprendrez qu’il faut cesser les interventions dans les familles pour monter les membres les uns contre les autres, vous comprendrez qu’il faut cesser les interventions dans les affaires religieuses, dans les mosquées pour imposer des imams, des dirigeants contre la volonté de la communauté des croyants. Dieu ne veut pas cela !

Vous comprendrez que les rites traditionnels ne doivent pas être ni monnayés, ni faire l’objet des chantages. Vous comprendrez que, persévérant dans cette voie, vous enfreignez la loi.

Vous comprendrez que le Palais des rois Bamoun appartient à tout le Peuple Bamoun et non aux militants d’une formation politique.

Vous comprendrez que gardien du Palais, vous devez rendre compte de la situation et de la gestion de ce Palais.

EVITER QUE DES IMAMS VOUS COMPARENT A DIEU : LEUR DEMANDER DE VOUS DIRE LA VERITE, LA VRAIE PAROLE DE DIEU

ü L’Imam Nourridine aura été trop loin dans votre déification ; et tout ce qu’il a dit, parle beaucoup et fera l’objet des réponses de la part des autres Oulémas et Cheikhs. Cependant il a dit quelque chose de sensé : « Le Roi ne parle pas en public et s’il le fait, c’est qu’il y a quelque chose », ceci étant, Il fera son travail d’imam, de conseiller spirituel, en demandant à tout responsable de bien mûrir, avant de se prononcer en public, les idées et les pensées porteuses des messages qu’il veut faire passer.

ü Ces imams vous auraient conseillé de ne pas transformer les lieux de prière en boutique ; ils vous auraient conseillés que les prescriptions Divines sont claires en ce qui concerne le mariage ; les conditions pour avoir une à quatre épouses ! les successions dans les familles, le sens à donner à la vie.

Le Cameroun est pour tous les Camerounais et personne ne pourra s’approprier une partie du territoire et du peuple camerounais pour faire régner son ordre, sa loi. L’affermissement de la République, de la Démocratie est irréversible. C’est Dieu qui l’a voulu et les Bamoun dans l’espace et dans le temps sont dans la République après 6 siècles de monarchie. Que représentent ces 6 siècles pour Dieu et dans l’histoire de l’humanité ? Les empires, les royaumes ont vu le jour, ont disparu. Quel espace représente le Département du Noun ? Une partie dans le Cameroun avec des populations qui représentent une partie aussi dans notre pays. Le tout constituant une grande âme que vous voulez enfermer. Mais, vous ne pouvez pas le faire. Les actes dans la vie n’ont de sens que s’ils visent à faire vivre tout cela, cette grande âme.

On s’imposera par ses actes positifs, constructifs, par ses réalisations pour la République ; il y a là la profonde réalité de notre temps où les populations sont averties et ne peuvent plus se laisser faire. En venant asseoir le premier Devoir et le Premier Droit citoyens et républicains qu’est le vote, nous allons ouvrir, à ceux et celles qui le méritent, la voie pour la consolidation de la République.

La solution des problèmes qui intéressent tout le Cameroun passe par le Nouveau Contrat Social et le Contrat Républicain.

Dr Adamou NDAM NJOYA

DECRYPTAGE ET TRADUCTION DU CD DES DECLARATIONS D’IBRAHIM MBOMBO NJOYA

SUR LES ANTENNES DE LA TELEVISION « CANAL MÔM » A FOUMBAN

A La suite des événements douloureux du 1 er Janvier 2013 à Foumban orchestrés par le Sous-préfet de Foumban KUO Jean Roger en complicité avec le Chef de Premier degré de Foumban Ibrahim MBOMBO NJOYA, ce dernier sur les ondes de sa radio la RCN et la Télévision CANAL MOM devenues des médias à l’exemple de la très tristement célèbre « Radio des Milles Collines » au Rwanda, va se répandre en insultes, attaques, menaces et diffamations en l’encontre du Dr Adamou NDAM NJOYA Maire de Foumban et un appel à la haine active contre les Responsables et Militants de l’UDC.

Un document sur une conversation téléphonique entre les deux personnes nous étant parvenu et annonçant ce qui se préparait tout cela s’affirmant comme un véritable complot, nous joignons à la traduction des propos malveillants qui venant le confirmer sont non seulement une atteinte gravissime à la Constitution qui proclame et garantit les libertés des citoyens, mais aussi et surtout, sont de nature à menacer la paix sociale à Foumban et partant dans le pays tout entier.

L’Occasion pour la circonstance est la visite d’une délégation des habitants du Quartier Mankaa venue apporter sa consolation au Chef Ibrahim Mbombo Njoya à la suite des événements du 1er janvier 2013 à Foumban et de l’accident qu’il a eu en tombant le 2 janvier entrainant la mise de son pied sous plâtre.

L’IMAM NOURREDINE introduit le Porte parole d’un groupe de personnes : Merci sa Majesté, nous donnons la parole au chef.

Premier intervenant sur la vidéo : le Représentant d’une poignée d’individus venu du quartier MANKAA à Foumban : Merci sa Majesté , les habitants de Manka, les enfants, petits fils du Roi, les élites qui sont ici les grands adjoints du Roi que vous connaissez, les anciens de la chefferie ont décidé de me donner la parole pour parler en leurs noms, j’ai dit : comment puis je prendre la parole alors que les enfants du Roi sont là ? Ils ont répondu tu vas le faire en tant que futur responsable.

L’autre jour, certaines personnes ont désobéi au Roi en ouvrant la voie à un torrent qui a bourré le palais d’ordures. Les Habitants de Manka étant au courant, gênés et tristes ont décidé de venir voir le Sultan pour balayer ces ordures. Oui nous sommes arrivés et avons trouvé que les Bamoun du ROI avaient déjà fait le travail.Nous avons voulu que le Roi sache que les habitants de Manka sont là, et sont les adeptes du Roi.

Il y a un moment, ce qui se disait au marché sur le Roi ne nous plaisait pas. Nji Raina et moi, nous sommes sortis la nuit, je lui ai dit : Nji, comment nous habitons prés du palais et les gens parlent mal du Roi et nous on écoute ? Elle répondit, non ça ne va pas, j’ai demandé on fait comment ? Moi je propose que dès demain matin nous empêchons ces vendeuses qui ne supportent pas le ROI, à s’installer encore ici pour vendre. Elle dira oui en disant qu’il faut le signifier au Papa(Roi).

Je lui ai dit non, il se fait tard ; nous devons plutôt aller voir le 1er Adjoint au Roi. , Vers 20 heures, nous avons rencontré le 1er Adjoint au ROI et lui avons dit que si le matin il y a des casses au marché c’est que c’est nous car nous ne pouvons plus tolérer que les femmes qui s’installent et vendent sur une place du marché qui appartient au ROI, se montrent contre le ROI. Ce dernier nous a dit qu’il est d’accord. Cette nuit là j’ai acheté une corde et le matin, toutes les grandes familles de Manka qui sont nos alliés sont sorties :

– Chez Nji GBOROM les enfants sont sortis

– Chez Nji NGAPOUT

– Chez Tita Issah Manka

– Chez Nji Sinou,

Tous les enfants des notables du palais sont sortis et le matin nous avons posé des barricades avec la corde autour du marché et chasser les gens. Les injures ont cessé.

L’événement d’hier étant passé, sortant avec Nji Raina pour arriver, le travail avait déjà été accompli.

Nous disons que le Roi doit savoir que nous sommes là même si c’est à qu’elle heure nous ne pouvons pas écouter des choses qui se disent contre vous sans réagir.

C’est pour cela que nous sommes ici avec tous les notables de Manka et certains commerçants que nous avons fait venir ici pour vous consoler.

IMAM NOURREDINE : Quand le Roi va parler on fera la prière. Nous disons que tout ce qui est bien et mauvais sur terre appartient au Roi. Même quand quel qu’un est fou à Malantouen, tant qu’il n’est pas arrivé devant le Roi il ne sait pas qu’il est fou. Mais une fois ici dès que vous posez votre main sur sa tête la folie finit. Nous prions Dieu qu’il adoucisse vos douleurs.

Le Chef de Premier Degré Ibrahim MBOMBO NJOYA : Nous disons merci beaucoup à Dieu qui vous a conseillé de venir me voir ce jour, j’avais en idée de vous faire appeler tous ici à la cour de balafon.

J’ai demandé au premier adjoint de laisser que le climat soit apaisé et que le Gouvernement fasse ce qu’il y a à faire.

C’est pour cela que j’ai demandé qu’on aille ouvrir le marché pour que vous puisez faire normalement vos courses. Quand le Gouvernement aura tranché, je vous appellerai pour vous dire ce que j’ai dans le cœur mais aujourd’hui, je vais vous le dire que j’apaise mon cœur, je ne suis pas fâché ; je n’ai rien eu, l’IMAM est là et les Marabouts sont là.

Quand tu pries Dieu, en lui disant Dieu tout puissant je te prie de faire apparaitre ce qu’il ya dans le noir et que le matin Dieu le fait, tu dis merci, merci Dieu a montré cela au jour.

Tous ceux qui s’asseyent sur ma cour sont mes enfants les plus nombreux sont dans l’UDC.

Je sais, quand je passe, vous faites des youyous. J’ai 75 ans quand tu ris je sais si c’est un rire moqueur ou vrai je ne suis pas un enfant.

Vous les Bamoun vous avez dit que les oreilles du Roi sont des herbes ; ces paroles sont profondes. Etant assis à coté de quelqu’un ou couché avec ta femme la nuit en parlant du Roi, le matin, ta femme au marché sans méchanceté, va redire que la nuit, mon mari et moi avons parlé de ce que le roi a fait sans savoir que celle à qui elle rapporte cela, fait partie de ceux qui ont signé un pacte avec le palais, la personne ne peut pas entendre médire du palais sans venir le dire au Roi. Même celle qui, vendant les choses au marché et parlant du roi ne savent pas que celles qui sont à coté ont signé un pacte ou que les parents avaient signé ce pacte avec le palais.

Et la nuit, la personne descend dire au roi que la femme qui est assise à coté de moi dit ceci dit cela. C’est pour cela que j’ai dit au premier adjoint de laisser passer cela. L’autre chose qui m’énerve, Dieu est venu montrer à ciel ouvert, je vous avais dit que NDAM NJOYA là, il dispute la place du roi ! il se bat pour cette chaise sur laquelle je suis assis ; il ne cherche pas la chaise de l’homme BULU (parlant du Chef de l’Etat) ce n’est pas la chaise de l’homme BULU qu’il veut c’est la chaise du roi.

Quant il a vu que s’il dit qu’il veut la place du roi sans passer par le parti, vous les Bamouns vous allez le tuer avec vos mains parce que vous ne pouvez pas accepter cela, il est allé créer un parti. C’est ce qu’il a fait. Je savais ; je parle ainsi pour que tous les autres arrondissements écoutent.

Il est allé manigancer tout cela en prenant l’argent aux gens, en disant que demain il sera Président de la république et a contacté les Imams. Quand j’ai été fais roi, les imams disaient ils restent trois mois, il reste six mois, Dieu à déjà dit oui il reste tant. Si à ce moment là je vous avais dit que c’est le mensonge, ce qu’il y avait eu la guerre dans mon royaume parce qu’a ce moment là, le royaume Bamoun était convaincu qu’un Bamoun sera Président de la République. Seul moi je savais que cela ne peut pas ce faire, c’est le mensonge. A cette époque là certains de mes frères même ceux de la famille proches étaient dedans. J’ai vu des gens acheter des cartes à cent milles francs deux cent milles francs pour entrer à Etoudi où Biya est.

Ils sont venus me montrer qu’ils ont acheté à deux cent milles francs. Certains sont morts sans voir Etoudi. A cette époque si j’avais dit non, on m’aurait dit que MBOMBO NJOYA a refusé qu’un Bamoun soit Président de la République. Mais je suis allé m’asseoir sur ma nappe de prière, demandant deux choses à Dieu tout puissant.

J’ai dit : Dieu tout puissant, je te demande deux choses ; la première chose, donne moi la tolérance ; que si un Bamoun me gifle, je lui tends l’autre joue sans répliquer. S’il m’insulte je ne réagis pas.

Etant assis ici, ils passaient m’injuriant en allant à Njinka, je ne répondais pas ! Certains entraient ici pour me tenter ; je ne demandais jamais qui tu es, de quel parti tu es ? Je donnais l’argent et faisais faire des papiers pour eux. C’était la tolérance que j’avais demandée à Dieu en disant c’est toi qui m’a mis sur cette chaise où je suis assis ; tu m’as donné des enfants pour que je veille sur eux en leur donnant des conseils ; parmi eux il y a des bons, des mauvais, des bandits des menteurs, ceux qui m’aiment et ceux qui me détestent. IL ne m’a pas dit de marcher seulement avec les gens qui m’aiment.

Deuxième chose, j’ai dit à Dieu : je te prie d’ouvrir les yeux des Bamoun, afin qu’ils voient la vérité, je te prie de leur ouvrir les yeux car on ment à ces enfants, on prend de l’argent chez les mamans. J’ai vingt ans sur le trône j’ai déjà demandé qu’on cotise pour moi ? Je vous avais dit que je ne peux plus mentir à un Bamoun, je vais fuir pour aller où si je le ferais. En ce moment, les gens vont fuir avec votre argent vous allez les voir ou ?

La Première élection 3 % c’est moi qui avais fait ?, la deuxième élection 2% certaines personnes ont commencé à dire que peut être ce que le roi disait là il avait raison ; troisième élection 1 % il reste quoi 0 %. NDAM le savait très bien qu’il ne peut pas être Président avec 1 %.

J’ai dit à vos frères partout où je suis passé, même vous quand vous rentrez chez vous appelez votre enfant qui est au cours moyen 2 et dites lui que, mon fils je veux être président de la république du Cameroun, il vous dira papa le Cameroun compte 58 départements ; si tu veux être Président le République, il faut avoir au moins 30 départements qui te votent pour espérer que tu peux être Président de la république. Si tu dis à ton enfant j’ai tout le département du Noun, il te dira papa tu es fou comment peux tu être Président du Cameroun.

Oui demandez pourquoi il veut la chaise du roi, si je suis assis ici un homme comme CHE MFON qui est ici et on vient me dire qu’il intronise la reine mère je vais envoyer demander s’il est fou. S’il n’est pas fou ce qu’il discute la place du roi, le lendemain on me dit qu’il place l’oncle du roi c’est le roi qui sort souvent dans la cour de Balafon dire aux Bamoun, voici l’oncle du roi, si lui-même s’intronise c’est qu’il discute la place du roi, si c’est lui qui met les notables dans sa chefferie c’est qu’il discute la chaise du roi.

Il organise une marche avec sa femme en sonnant les cloches comme le retour triomphal « du Roi » lors que « cho mellieu » au dernier jour du ngouon ; ce n’est pas vouloir la chaise du roi ?

En 75 ans je n’ai pas vu de Bamoun même pas Mosé Yeyap, qui soit allé à la porte d’entrée commencer une marche et descendre en ville. N’est ce pas là chercher la chaise du Roi ?

Ici certains marabouts se sentant proches de la mort, venaient se confesser ici en disant que le roi doit pardonner leurs méfaits car celui-là leur faisait égorger les chameaux pour que je meure.

J’ai demandé si c’est moi qui suis le Président de la République ; au lieu de couper les choses que ce soit Biya qui meurt c’est moi qu’on cherche à tuer, c’est quoi mon affaire la dedans ? Ce n’est pas la lutte pour la place du roi ? Vous savez quand quel qu’un veut mourir il dit la verité, tout démontre que c’est la lutte pour la chaise du roi.

Mon père avant de mourir m’a appelé un jour. J’étais encore ministre, il m’a demandé si je suis au courant de ce que les gens de l’UDC lui disent ? Ils lui ont dit de donner NJANKOUO mon petit frère, il se mit à rire en grande personne sachant leur plan qui était qu’après sa mort, ce Njankouo soit désigné héritier. Njankouo c’est qui, qui le connait au Cameroun ?

C’était que quand Njankouo sera intronisé il devrait aller rester à Njinka comme tous les Bamoun étaient derrière NDAM pour que un an après l’on dise que personne n’habite le palais comme il avait fait à son frère Idrissou.

C’est la lutte pour le trône du Roi, laissez moi vous dire la vérité. Quand tu marches avec un maudit tu deviens aussi maudit. Njoya Arouna son père, son testament est dans la maison ici. Njoya Arouna a distribué tous ces biens à tous ses enfants, il n’a rien donné à NDAM. Le testament est ici, celui qui veut le lire passe le lire. Si ton père meurt et ne te laisse même pas une aiguille ce n’est pas la malédiction ? La Reine NGAMDOBOUO est là, allez lui demander de vous dire ce que NJOYA Arouna avait dit au Roi quand il est allé lui rendre visite dans son lit d’Hôpital. Nji Arouna Njoya était couché sur le lit et a dit aux gens de sortir et s’est mis à pleurer. Le roi lui demanda pourquoi tu pleurs ? il répond : l’enfant de Matessa là, il m’a fait honte, il ne fera jamais rien dans sa vie. Je l’ai maudit. Et le roi lui dit pourquoi dont pleurs tu ? Je pleurs parce que je l’avais mis comme mon héritier, mais maintenant c’est Idrissou qui sera mon héritier.

Le Feu roi est allé à la briqueterie et à trois heures le matin, Njoya Arouna est mort. Etant mort il (Ndam Njoya) n’a pas vu le corps de son père, il (Ndam Njoya) n’était même pas là. Quand Idrissou est mort, il (Ndam Njoya) est allé forcer pour être héritier alors que je ne l’ai pas mis comme héritier, je n’ai pas encore désigné l’oncle du roi. Je le ferais avec les enfants d’Idrissou. On l’appelle l’oncle du roi, il (Ndam Njoya) n’est pas l’oncle du roi ; il est qui ?

Je devais vous appeler pour vous dire la vérité. Ne marchez pas avec un maudit ; on fuit la pluie dès qu’elle s’annonce.

A partir d’aujourd’hui, quand vous allez sortir de cette cour, ce qu’ils sont venus le 1 er janvier, en jetant des pierres sur les tombes des rois et du roi Njoya et de reine Njapdounké (mère du Roi Njoya) ils sont maudits.

A partir d’aujourd’hui, le Bamoun qui dira qu’il est dans l’UDC veut la place du roi il est maudit.

Tous ceux qui sont au marché et à coté de chez moi sont sur mon titre foncier. Tous ceux qui sont dans l’UDC et qui vendent au marché au sortir d’ici doivent aller emballer leurs affaires et ne doivent plus vendre au marché. C’est pour cela que je vous disais que quand je ferais qu’on les envoie en prison, j’irai à la cour de balafon demander qui est qui.

En sortant d’ici, heureux ceux qui vont comprendre et prendront leurs affaires pour aller s’installer chez NDAM et vendre là-bas. Si je vois un membre de l’UDC vendre au marché je vais le faire arrêter et l’envoyer en prison. Maintenant je ferme la porte avec le fer. Celui qui sortira d’ici en écoutant ce que le roi a dit n’aura pas de problème.

Quand l’UPC arrivait ici à l époque, le roi s’est fâché. C’est au palais que les gens venaient déchirer les cartes en disant que c’est une affaire de maudits.

Depuis 22 ans, dans l’UDC, ils vous ont aidé en quoi, ils disent qu’ils vous ont sortis de l’esclavage. En 20 ans je vous ai demandé de cotiser pour moi ? C’est lui qui fait de vous les esclaves. Je suis le gardien de votre palais. Vous me payez combien par mois ? La récréation est terminée. Toute personne qui est dans les films de l’événement du 1er janvier, si on ne l’arrête pas, Dieu va le faire ou la tradition Bamoun va l’arrêter.

En ce qui concerne mon pied, on dit que j’étais allé récupérer mes chevaux à Njinka

Le Mercredi matin, le Procureur Général de Bafoussam m’a téléphoné disant qu’il a compris que des choses se passent au palais et qu’il veut venir me voir.

J’ai dis qu’il vienne. Nous avons échangé dans mon salon et décidé de visiter les alentours. J’avais oublié que j’ai des babouches en plastiques au pied et j’ai glissé en prenant appui sur mon pied je suis partis à Bafoussam et on m’a mis un plâtre.

J’ai dit merci à Dieu car après le procureur, je devais me rendre à Yaoundé pour la présentation des vœux. Je ne sais pas ce que j’allais avoir en route.

J’ai dit au premier adjoint qu’on fera l’inventaire de ceux qui vendent au marché et aux alentours ceux qui ne sont pas les nôtres, n’iront même pas à Njinka mais à Manunshi parce que je vais bientôt mettre un héritier à Njinka.

Je suis le roi des Bamouns. Ce que je dis là c’est pour que vous le dites aux autres cela vient de ma bouche, on a plus peur de quoi que ce soit.

SI NDAM EST INTELLIGENT, IL SORT DU ROYAUME BAMOUN, IL SORT DU ROYAUME BAMOUN COMME LES MOUMIE ETAIT SORTIS, QU’IL SORTE DU ROYAUME SINON IL AURA AFFAIRE DANS CE ROYAUME C’EST MOI QUI LE DIT.

IMAM NOURREDINE : le Roi est l’homonyme de Dieu ou il ne l’est pas ?

Le Nom de Dieu c’est quoi ? Malik le nom du roi c’est quoi ? Malik

Dieu peut- Il accepter qu’on dérange Son homonyme ?

Nous prions ou pas grâce à qui ? Le Roi

C’est toi le Roi des Rois

Quand le roi veut donner l’argent aux marabouts c’est d’énormes sommes.

Même votre pied, quand je le vois, je sens qu’il s’améliore bien

Nous levons une prière à cet effet.

PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN A Monsieur le Procureur de la République Près les Tribunaux de Première et Grande Instances de Foumban

PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN

A Monsieur le Procureur de la République
Près les Tribunaux de Première et Grande Instances de Foumban

Les Honorables Députés à l’Assemblée Nationale du Cameroun : TOMAÏNO NDAM NJOYA Hermine Patricia, MOUNCHIKPOU Yacouba, PEYIPAHOUO Riretou, KPUPENJU Simeon,

Les Maires :

NDAM NJOYA Adamou,Maire de Foumban
NGOUO Salomon,Maire de Foumbot
NYAMSIE Abdou, Maire de Kouoptamo
NGOUPAYOU Mama,Maire de Massangam
KOUTAPTOU Ibrahim, Maire de Koutaba
KUCHOM Amadou, Maire de Njimom
MBOUOMBOUO Aliou, Maire de Malantouen
Séïdou NSANGOU, Maire de Bangourain

Contre : Monsieur Kuo Jean Roger Sous-préfet de Foumban

Pour : complicité d’agression, violence, coups et blessures, non assistance de personne en danger, abus de fonction, faux et usage de faux en écriture, refus de rendre service et incitation à la révolte.

Monsieur le Procureur,
Chaque 1er janvier de la nouvelle année, les communes du Noun organisent à Foumban un carnaval dénommé Carnaval de Foumban et sa région. Au cours de cette grande manifestation meublée des activités culturelles, une longue procession se déploie régulièrement de la porte d’entrée à la résidence du Maire de Foumban à Njinka. Son itinéraire a toujours été le suivant : Porte d’entrée – Ancienne commune rurale – Sous-préfecture – hôtel de ville –Carrefour serpent à deux têtes –Entrée palais – Carrefour Nâjoh- Domicile du Maire de Foumban.
Depuis 03 (trois) années consécutives, ces manifestations se sont toujours déroulées dans la joie, la paix, la convivialité de tous les participants et la ferveur populaire.

De la complicité d’agression :
Ce 1er janvier 2013, nous avons été surpris de constater qu’avant notre arrivée le sous-préfet avait déjà pris garde devant son bureau chose qu’il n’a jamais faite lors de la précédente édition. La caravane parvenue au niveau de la mosquée située après station de service CAMOCO a reçu une pluie des pierres venant de l’intérieur du Palais. En effet des jeunes danseurs et milices positionnés sur les toitures des maisons à l’intérieur du Palais se sont attaqués au cortège des élus et des populations, occasionnant de nombreux blessés dans leurs rangs et endommageant le véhicule du Maire de Foumban qui a perdu ses vitres.
Après les incidents Monsieur Kuo Jean Roger rédige hâtivement un récépissé de déclaration de manifestation pour couvrir ses complices qui ne sont ni les forces de maintien de l’ordre ni des agents publics mis à sa disposition pour emploi. Puis à l’arrivée du Gouverneur qui venait constater les faits, il a détourné son cortège au palais où les faits lui ont été racontés à sens unique en l’absence des vraies victimes. Il n’a pas daigné conduire le gouverneur chez le Maire de Foumban pour notre version des faits.

Violence, coups et blessures et non assistance à personne en danger
Au moment où les carnavaliers étaient sous la pluie des projectiles, Monsieur Kuo Roger seul au volant de sa voiture de fonction a foncé à vive allure sur la masse renversant au passage plusieurs carnavaliers. Malgré les cris de la foule qui lui faisait état des blessés causés par son action, il a continué sa course vers ses complices à l’intérieur du palais. En refusant de venir au secours des personnes à qui il a causé des blessures graves, il a prouvé ainsi son engagement au coté des agresseurs si non pourquoi ne s’est-il pas arrêté pour porter secours aux accidentés.
Abus de fonction, faux et usage de faux en écriture
Après les incidents malheureux, Monsieur Kuo Jean Roger a usé de ses fonctions administratives et a fabriqué de toute pièce un récépissé de déclaration de manifestation publique à l’intention d’une personne qui n’avait pas qualité de déclarer cette manifestation organisée par les communes du Noun. Pire encore, ce faux papier photocopié et distribué dans les marchés des communes du Noun n’a jamais été servi au supposé concerné.

Refus de rendre service
Au moment où nous étions victimes des projectiles venant des agresseurs installés sur les toitures à l’intérieur du palais, sieur Kuo Jean Roger a préféré nous écraser en toute violence au passage pour aller prendre des nouvelles consignes au palais au lieu de faire appel aux forces de maintien de l’ordre, laissant ainsi l’opportunité à ses complices d’accomplir leur sale besogne.

Incitation à la révolte.
Au regard de sa complicité avérée, des faveurs et couvertures accordées aux agresseurs contre des milliers de carnavaliers, de la violence, des coups et blessures causés par lui-même, du mépris servi aux élus légitimes représentant légaux des populations, Sieur Kuo Jean Roger voulait manifestement pousser ces populations à la révolte.
Au regard des faits ci-dessus relatés, nous nous constituons partie civile et sollicitons que justice soit rendue conformément aux lois et règlements en vigueur.

Fait à Foumban, le 02 Janvier 2013

PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN A Monsieur le Procureur de la République Près les Tribunaux de Foumban

PLAINTE CONJOINTE DES ELUS DU NOUN

A Monsieur le Procureur de la République
Près les Tribunaux de Foumban

• Les Honorables Députés à l’Assemblée Nationale du Cameroun : TOMAÏNO NDAM NJOYA Hermine Patricia, MOUNCHIKPOU Yacouba, PEYIPAHOUO Riretou, KPUPENJU Simeon,
• Les Maires :
• NDAM NJOYA Adamou,Maire de Foumban
• NGOUO Salomon,Maire de Foumbot
• NYAMSIE Abdou, Maire de Kouoptamo
• NGOUPAYOU Mama,Maire de Massangam
• KOUTAPTOU Ibrahim, Maire de Koutaba
• KUCHOM Amadou, Maire de Njimom
• MBOUOMBOUO Aliou, Maire de Malantouen
• Séïdou NSANGOU, Maire de Bangourain

Contre :

NGBETNKOM Aliyou alias Manshut Toupanka, TENAGUETYA Chouaïbou, MOULIOM Abdou Alias Roux, NDAM Mamadou, NGOUTANE Aminatou, leurs accolytes et
Ibrahim MBOMBO NJOYA, Chef de 1er degré de Foumban

Pour : Agression préméditée en bande armée, complicité d’agression, coups et blessures graves et tentative d’assassinat,

Monsieur le Procureur,
Chaque 1er janvier de la nouvelle année, les communes du Noun organisent à Foumban un carnaval dénommé Carnaval de Foumban et sa région. Au cours de cette grande manifestation meublée des activités culturelles, une longue procession se déploie régulièrement de la porte d’entrée à la résidence du Maire de Foumban à Njinka. Son itinéraire a toujours été le suivant : Porte d’entrée – Ancienne commune rurale – Sous-Préfecture- hôtel de ville –Carrefour serpent à deux têtes –Entrée palais – Carrefour Nâjoh- Domicile du Maire de Foumban.
Depuis 03 (trois) années consécutives, ces manifestations se sont toujours déroulées dans la joie, la paix, la convivialité de tous les participants et la ferveur populaire.
Ce 1er janvier 2013, la caravane arrivée au niveau de la mosquée située après station de service CAMOCO, a reçu une pluie des pierres venant de l’intérieur du Palais. Des jeunes danseurs et milices positionnés sur les toitures des maisons à l’intérieur du Palais se sont attaqués au cortège des élus et populations, occasionnant de nombreux blessés dans nos rangs et endommageant le véhicule du Maire de Foumban qui a perdu ses vitres. Cet acte cynique a causé une panique parmi les carnavaliers, les obligeant à se scinder en deux vagues. La vague qui allait vers l’avant s’est trouvée nez à nez avec des danseurs et une milice du palais, au sein de laquelle nous avons reconnu TENAGUETYA Chouaïbou, NDAM Mamadou, MOULIOM Abdou Alias Roux, NGOUTANE Aminatou armés de machettes, de gourdins, barrant la voie sous la direction de Monsieur NGBETNKOM Aliyou, Manshût Toupanka qui, dans la tradition Bamoun est le Ministre de la guerre au Palais.
Il convient de souligner qu’au moment où le premier Adjoint au Maire de Foumban, LAME Zakari, essayait de calmer la foule, les forces de l’ordre qui étaient présentes sur les lieux ont disparu comme par enchantement. Monsieur TENAGUETYA Chouaïbou armé de machette et fonçant sur le Maire de Foumban a été interrompu dans sa course folle par le 1er Adjoint au Maire de Foumban, qui s’en est sorti avec un coup de machette au coude.
Au regard des faits qui précèdent, nous accusons Monsieur MBOMBO NJOYA Ibrahim, chef de premier degré de Foumban comme commanditaire des chefs d’accusations illustrés par les faits suivants :
• D’avoir organisé et tendu une embuscade sur la voie publique aux alentours du palais
• D’avoir délégué Monsieur NGBETNKOM Aliyou, MANSHUT TOUPANKA, comme coordonnateur des activités de la bande armée.
• D’avoir cédé les toitures des maisons du palais situé en bordure de la route de notre passage comme sites d’attaques de la caravane ;
• De s’être installé sur le perron du palais pour s’assurer de la bonne marche des opérations d’attaque.
Au regard des faits ci-dessus relatés, nous nous constituons partie civile et sollicitons que justice soit rendue conformément aux lois et règlements en vigueur.
Fait à Foumban, le 02 Janvier 2013
Les élus

Plainte contre Monsieur KUO Roger À Monsieur le Procureur de la République

Plainte contre Monsieur KUO Roger A Monsieur le Procureur de la République près des Tribunaux de Première et de Grande Instance de Foumban

Foumban le 4 janvier 2013

A Monsieur le Procureur de la République près des

Tribunaux de Première et de Grande Instance de Foumban

Objet : Plainte contre Monsieur KUO Roger

Sous préfet de Foumban

Monsieur le Procureur

Du Contexte

Le 1er janvier dernier, Jour de l’An, je participais avec les autres élus de ma circonscription, et plusieurs milliers de personnes, au Carnaval de Foumban comme nous le faisons depuis 4 ans, dans sa forme actuelle de défilé costumé, et, depuis 21 ans quand les populations de Foumban et sa région ont crée cette tradition. En effet, à l’origine, ce sont les militants et responsables politiques de l’Union Démocratique du Cameroun qui se retrouvaient le 1er Janvier pour présenter leurs vœux au Président National. Par la suite et au fil des ans, le lot des participants provenant de partout, sortant du cadre politique, arrivant aussi bien de la société civile, de la diaspora Bamoun et Camerounaise sous régionale et internationale, le Dr Adamou Ndam Njoya a souhaité que cette célébration soit transformée en Carnaval populaire et costumé à l’occasion duquel sera exaltée à travers nos diversités culturelles, notre commune humanité. Ce Carnaval de Foumban, comme la Fête du Café, le Concours du Meilleur Batteur, l’Ascension du Mont Cameroun, les Journées des Chefs d’œuvre d’Art, la Marche, le Marathon autour du Nsom, la rencontre œcuménique… parce que organisés avec la participation de toutes nos Communes, chaque année et la plupart du temps généralement tout le mois de décembre, font partie du Programme d’action culturelle des Syndicats des Communes du Noun.

De ma stupéfaction et dénonciation

Je viens manifester ma stupéfaction en dénonçant l’acte posé par le Sous préfet qui a foncé avec son véhicule sur nous, renversant une personne à quelques mètres de moi et déclenchant la colère de tous ceux qui, dans le cortège, avaient assisté à la scène.

Peu avant le Carrefour Serpent à Deux Têtes, mon attention a été attirée, quand j’ai entendu crier : « c’est le Sous préfet, c’est le Sous préfet ». Me retournant du côté gauche d’où provenait cette agitation, j’ai effectivement vu la voiture du Sous préfet qui se frayait tant bien que mal le passage dans la foule. J’étais persuadée qu’il allait s’arrêter ou du moins ralentir à notre niveau pour, des échanges de civilités, puis, nous rassurer de la sécurité qu’il fallait, qu’ensemble nous déployons, puisque nous étions déjà, à ce niveau, informés de certains incidents, notamment d’abord du blocage de la voie publique par une troupe de danse du palais, puis, des jets de grosses pierres que nous même apercevions, volant devant nous et au dessus de nos têtes.

Hélas, monsieur le Sous préfet semblait plutôt fou furieux dans son véhicule : ignorant tous les élus et les populations qu’il dépassait, il continuait à accélérer, malgré que la foule lui demandait de ralentir, jusqu’à ce qu’il ne renverse la personne juste devant nous, toujours sur la gauche. A ce moment là, n’aurait été, l’appel à la retenue –et cela n’était pas gagné d’avance, car on ne peut véritablement contrôler une foule en furie – des responsables et élus que nous étions, députés et maires, conseillers municipaux… la foule l’aurait lynché. Il a continué sa course pour s’engouffrer à l’intérieur du palais.

De « l’itinéraire » tracé par le Sous préfet

En réunion de préparation des manifestations de cette fin d’année, monsieur Tapon Mama nous a fait savoir que, lors des dernières réunions avec les autorités administratives, en sa qualité de responsable politique et Conseiller Municipal, il avait été interpellé particulièrement sur le Carnaval de Foumban. Les autorités administratives à ses dires, lui ont dit qu’elles étaient en droit de savoir ce qui était prévu à cette occasion pour les besoins de sécurité. C’est ainsi qu’il s’est cru devoir adresser à l’autorité administrative une déclaration de manifestation, comprenant l’itinéraire que nous suivons depuis 21 ans sans déclaration de manifestation. Cela sans doute guidé par sa bonne foi, car, monsieur Tapon Mama n’avait pas qualité à le faire en tant que responsable politique, le Carnaval de Foumban n’étant pas politique d’une part, et de l’autre, le Sous préfet devait lui faire comprendre que la loi autorise les sorties sur la voie publique conformes aux traditions et usages locaux ou religieux, ce d’autan plus que le 1er Janvier est le jour de l’An célébré partout dans le monde entier.

En bref, il est donc clair, et les autorités administratives ne devraient pas ignorer (ils pêcheraient par méconnaissance du milieu et usages culturels du ressort à eux affecté) que :

– Le Carnaval de Foumban n’est pas une manifestation politique, mais culturelle et relève du ressort des municipalités : la preuve en est qu’on a jamais demandé une autorisation ni pour le Carnaval, ni pour aucune autre manifestation culturelle citée plus haut et, nos cortèges suivent le même itinéraire depuis des années, et il n y a jamais eu aucun incident.

– Le 1er Janvier Jour de l’An est fêté à travers le monde entier et plus particulièrement chez nous, et, nous ne pensons pas qu’il faille déclarer à l’autorité administrative ; que ce jour, soient prévus des célébrations populaires, c’est évident, et même la loi N° 90/055 du 19 décembre 1990 en son article 6(2) prévoit la dérogation à l’obligation de déclaration visée à l’alinéa 1 en ce qui concerne les sorties sur la voie publique conformes au traditions et usages locaux ou religieux. Le 1er Janvier entre par excellence dans cette catégorie.

– « L’itinéraire » tracé par le Sous préfet qui apparaît dans un note qualifiée d’autorisation « préalable » était irréalisable, car, pour aller à Njinka, le point de chute du Carnaval, on ne peut, lorsque le souci est d’assurer l’ordre public, passer que par la voie publique directe, devant l’entrée du palais, ou par la route, cul de sac qui contourne le marché, sens unique d’accès plus difficile pour la circulation, et, en traversant le carrefour Na jo ; or ces deux points, à savoir, devant le Palais et Carrefour Na jo devaient être contournés selon l’itinéraire du Sous préfet. Où fallait-il donc passer, une fois arrivés au Carrefour Serpent à Deux têtes ?

– Monsieur Tapon Mama est retourné voir le Sous Préfet pour lui faire comprendre que le Carnaval n’avait pas d’autre choix que d’emprunter son chemin habituel, car, il était évident qu’il n y avait pas d’autre solution.

A ce moment là, on en arrive à s’interroger sur les mobiles qui animent le Sous préfet à travers son obstination. Le Sous préfet visait-il :

La mission du service public qui doit être rendu aux populations? Assurer la sécurité des milliers des personnes participant au Carnaval l’aurait amené à appeler un renfort des forces de l’ordre pour aider à encadrer ces populations. En gardant à l’esprit qu’il n y a jamais eu d’incidents avec ces populations depuis 21 ans et, en réalité, que sans preuve de responsabilité et de discipline de ces populations, même tout l’effectif des forces de l’ordre de la ville ne parviendrait pas tout seul à assurer l’ordre et la sécurité, au regard du nombre des participants au Carnaval. Le défilé parti de la porte d’entrée, a commencé à être attaqué au niveau de la station CAMOCCO, avant le Carrefour Serpent à Deux Têtes, par les jets de pierres sortant de l’enceinte du palais. Un groupe de danse du Palais ayant été identifié auparavant comme provocant au vu de tous, les participants au Carnaval, ou les empêchant de passer devant le Palais.

La sécurité du Palais ? Ici, on est en droit de se demander de quoi était menacé le Palais. Et le Sous préfet devrait nous le dire. Tous les Bamoun savent que c’est un patrimoine matériel, et objet de fierté culturel qui appartient non seulement à tous les Bamouns, mais au Cameroun. Les forces de l’ordre que nous avons vu postées à l’entrée du Palais devraient nous dire pourquoi elles ont laissé la troupe de danse du Palais et autres milices occuper la voie publique à l’entrée du Palais en empêchant les défilants de passer ? Etaient-ce à eux d’assurer le respect de la note du Sous préfet même si cette dernière était valable ? Depuis des années le Carnaval passe par là sans problème…

L’interdiction du Carnaval ? Le Sous préfet devrait nous le dire. En traçant un itinéraire irréalisable, que cherchait –il ? Et pourquoi ou de quel droit aurait-il voulu empêcher le Carnaval ? Peut-être comme on le dit partout, exécuter la volonté du « Roi » qu’il sert aveuglement plus que la République, qui ne voulait plus que le Carnaval passe devant « sa » cour ? Il nous a été rapporté en effet que c’est le palais qui a commandé au Sous préfet le fameux itinéraire. Qu’allait-il faire au Palais en traversant en vitesse interdite, le cortège des élus et des populations ?

Nous avons d’ailleurs aperçu à notre passage devant le palais, lorsque nous allions à la rencontre des différentes délégations, des éléments des forces de l’ordre amassés à l’entrée. Etaient-ils placés là pour assurer la sécurité du palais ? Ou pour appliquer les ordres du Sous préfet à savoir : empêcher le cortège de passer devant le palais? Où étaient-ils quand les troubles ont commencé ? Pourquoi ont-ils laissé la troupe de danse du palais non seulement investir la voie publique, mais aussi empêcher les personnes de circuler ? Peuvent-ils nous dire d’où les pierres ont commencé à jaillir ?

De l’ordre public, de la mission du service public, du respect des élus.

Que vaut un arrêté Sous préfectoral ? Est-il un dogme ?

Que dire d’un Sous préfet fou furieux qui fonce sur des élus, Députés, Maires, Conseillers Municipaux encadrant comme ils le font depuis des années des milliers des populations lors d’un Carnaval, une fête culturelle, pour aller leur bloquer la voie parce que ces derniers sont entrain « d’enfreindre » l’itinéraire par lui tracé dans son arrêté ?

Des dégâts et traumatismes

– Mes trois enfants qui étaient avec moi étaient traumatisés comme plusieurs autres enfants qui participaient au Défilé. C’est le lieu de dire ici, qu’on n’entraîne pas des enfants et des personnes

Agées avec soi, si on a l’intention de causer des troubles. Il y avait des majorettes, des fanfares composées par des jeunes filles et des jeunes garçons tout heureux de parader, chanter, danser le 1er Janvier : Monsieur le Sous préfet devait être sensible, et devait les protéger.

– Par la grâce de Dieu, la vitre arrière droit de notre voiture a volé en éclat quelques minutes après que les deux derniers qui s y étaient refugiés avaient décidé de sortir pour « mourir » avec nous, d’après ce qui nous a été rapporté qu’ils ont dit en sortant de la voiture où nous leur avions demandé d’aller s’abriter.

– L’arrière cour de notre résidence a été transformée en centre de santé de secours en attendant l’évacuation des blessés graves.

Mépris des populations et leurs élus par le Gouverneur

Ce même jour, plus tard en fin d’après midi, ayant essuyé toutes ces épreuves, avec les délégations, nous avons appris que Monsieur le Gouverneur était en route pour Foumban. Quelques temps après, nous avons eu l’information selon laquelle il s’était dirigé avec son cortège au palais. Il est resté assez tard, et, nous, qui espérions soit qu’il allait ébranler son cortège de notre côté aussi, ou du moins nous convier à le rencontrer à la Préfecture ou à la Mairie…Nous sommes restés longtemps à attendre. Il est ressorti du palais et s’en est allé. Peut-être était-ce le palais qui l’avait appelé à son secours ? Etait-ce une raison pour ignorer tous les élus avec les populations qui attendaient aussi qu’il vienne à leur secours ? Est-ce par ce que nous sommes des élus de l’opposition que nous devons être traités ainsi par les autorités administratives ?

L’enquête étant en cours, nous attendons que la justice soit faite et les responsabilités établies.

Hon. TOMAINO NDAM NJOYA

Hermine Patricia

Député

COMMUNIQUE DES ELUS, DEPUTES, MAIRES, CONSEILLERS MUNICIPAUX ET POPULATIONS DU NOUN

COMMUNIQUE DES ÉLUS, DÉPUTÉS, MAIRES, CONSEILLERS MUNICIPAUX ET POPULATIONS DU NOUN

Les populations,
Exacerbées par les comportements de Mbombo Njoya Ibrahim, chef de 1er degré de Foumban, les élus du Noun, Députés, Maires , Conseillers Municipaux en plus des plaintes portées contre lui, et le Sous préfet suite aux graves incidents du 1er janvier 2013,

Considérant que le Palais construit par les Bamoun il y a plus d’un siècle et rénové dans les années 1980 grâce à leurs contributions est un lieu sacré, aujourd’hui, Patrimoine culturel Bamoun et National public qui ne doit pas servir de refuge aux voyous et vandales ni être approprié par un groupe de personnes, mais entre des mains sages, connaissant et respectant les valeurs traditionnelles telles que définies et acceptées par la Constitution.

Demandent la mise en place d’une structure de gestion de cet espace. Ceci d’autant plus que le locataire actuel n’a pas assumé la mission qui était exigée au moment où le principe de rénovation du Palais était accepté par le Gouvernement et l’Unesco, à savoir : être le gardien des lieux et non s’approprier les lieux. Ne sont reçus au Palais que ceux des Bamoun qui militent dans le même parti politique que monsieur Mbombo Njoya Ibrahim. Plus grave, ce dernier perçoit des recettes générées par la visite du musée et du Palais, par de nombreux visiteurs, ou à l’occasion des manifestations comme le Nguon, vend des objets d’art patrimoine du Palais… sans que la Municipalité ne soit impliquée

Dénoncent l’installation des personnes à l’entrée du Palais et dans les boutiques le long du mur de l’enceinte du Palais qui cultivent sans cesse des provocations.

Dénoncent le fait que le Palais est complètement détourné de sa mission d’origine depuis le fondateur de la dynastie royale Bamoun à savoir le lieu d’accueil de toutes les populations, le lieu où on peut se réfugier quand on est menacé. Aujourd’hui les menaces viennent du Palais où les hommes et les femmes posent des actes de violences, de barbaries, comme ce fut le cas le 1er janvier 2013, agressant les populations à partir de l’espace qui devait être celui de paix, et d’harmonie.

Dénoncent les actions irréfléchies contraires à la coutume Bamoun qui veut que les populations soient attirées et protégées dans le Marché devant le Palais et non chassées, blessées en voyant leurs marchandises détruites sous leurs yeux par les hommes du Palais en violation de la loi de la République en ce qui concerne la gestion de ces espaces par la Municipalité.

Plus grave encore, celui qui se veut l’adjoint avec les hommes de main du Palais, sans état d’âme, avec une brutalité sans précédent, en présence des autorités, des personnalités provenant des différents localités et institutions, en présence des populations lors de l’inauguration des locaux de la Banque SGBC, viennent molester un élu et adjoint au Maire représentant la Commune invitée à cette cérémonie. Ceci sous prétexte qu’il ne s’est pas levé à l’arrivée du « Monarque » qui s’est présenté sous les lieux à 12H30 alors qu’il était attendu à 10H10.

Pour le comble, s’agissant des religions, des actes des plus négatifs contrairement à l’amour et à la paix que distillent les livres saints, exacerbent les populations ; Ce qui les confortent plus encore dans leur demande.

On ne doit plus taire tous ces abus, faire preuve d’hypocrisie, quand on voit par exemple l’entretien des milices et vandales au Palais, les émissions à la Radio du Palais incitant à la violence, les tentatives de transformation d’une partie de la Mosquée centrale de Foumban originairement affectée aux femmes en lieux de commerce, les menaces contre les Imams dont certains ont été abusivement déchus de leurs titres, bastonnés et emprisonnés, les discours provocateurs à l’Eglise Evangélique le jour de Noël par le « Roi » alors que ce jour on doit s’abreuver des paroles de Dieu…

Pour tout cela la complicité de certaines autorités administratives qui ne font rien pour que soit respectées les lois de la république et plus particulièrement la disposition de l’Article 1er de la Constitution alinéa 2.

La République du Cameroun est un État unitaire décentralisé.

Elle est indivisible, laïque, démocratique et sociale

Elle reconnaît et protège les valeurs traditionnelles conformes aux principesdémocratiques, aux droits de l’homme et à la loi.

Elle assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Il y a ainsi des germes de violences, des sources de conflits des plus dangereux, qu’il faut relever afin d y remédier quand il est encore temps.

Message de vœux du Président National de l’UDC pour l’année 2013

MESSAGE DE VŒUX DU PRÉSIDENT NATIONAL DE L’UDC POUR L’ANNÉE 2013

janvier2013

 

JOUR DE L’AN

1er Janvier, CARNAVAL  ET VŒUX 2013

Présentés par Dr Adamou NDAM NJOYA

Maire de Foumban

Président du Syndicat des Communes du Noun

Ministre Plénipotentiaire de Classe Exceptionnelle

Président National de l’UDC

 

Bonne et heureuse année

Santé, bonheur, prospérité

Que :

La Victoire de la République

La Victoire de la Démocratie

Soient au rendez-vous.

2013 : une nouvelle année !

2012 est partie comme une fleur laissant un parfum de vie qui, le lit de la nouvelle année arrose. Avec 2012 bien des nôtres, hommes, femmes, filles, garçons s’en ont allés mais la lumière avec eux allumée et entretenue, laissant! Pour eux et elles, nous avons une profonde pensée et sommes convaincus là haut où ils se trouvent ils nous disent : Allez de l’avant.

Une nouvelle année : 20l3 puisant son suc de 2012, nous interpelle, nous presse d’être plus que jamais unis dans l’action! Être responsables, être engagés, être disciplinés, travailler et, sans cesse imaginer, progresser la main dans la main dans la construction du bonheur car c’est ainsi que nous donnerons le sens à la vie : chaque personne participant à la construction, les idées, les pensées partageant, le dialogue, l’éthique cultivant pour poser des actes positifs, pour nourrir toutes les entreprises plaçant l’être humain au centre de tout. Voilà ce à quoi nous sommes invités pour l’année 2013. Les actions de construction, tel est notre lot, tel est l’impératif pour notre pays, pour l’Afrique, pour notre monde, notre univers qui, plus que jamais est celui de la solidarité agissante. En ce début d’année, nous devons tout inscrire dans cette perspective, dans cette dynamique.

En ce premier jour de 2013, il est question de nous interroger sur l’année 2012 pour mieux saisir les évolutions qui nous installent dans la dynamique du progrès, des bâtisseurs que doit être chacune, chacun de nous, chaque camerounaise, chaque camerounais. Il est question d’être positifs comme le veut l’éthique UDC qui place l’être humain au centre de tout, il est question d’asseoir ensemble les axes des activités qui marqueront la nouvelle année.

Nous pouvons nous arrêter successivement sur ce qui nous conduit au cœur de l’engagement de chaque personne et de tout le monde dans les actions de construction. Dans la voie tracée à la naissance de l’UDC et les actions menées avec constance, fidélité à la République, nous avons, en 2012 développé des actions, conduit des réflexions qui ont donné des fruits et ouvert les voies d’intensification des activités et des réalisations en 2013.

  • Qu’il s’agisse de la vie politique, l’organisation des organes de l’UDC, de son fonctionnement, des actions pour toute  la société camerounaise pour que s’affirment la République et la démocratie,
  • S’agissant de la jeunesse et des relations inter générationnelles où l’éthique UDC appelle à rendre tout le monde responsable, à conjuguer toutes les intelligences des fils et des filles du Cameroun, à mettre ensemble les énergies, la vigueur de la jeunesse et la sagesse de l’expérience,
  • Qu’il s’agisse de la question du genre, c’est-à-dire de la femme dans la société où l’UDC depuis longtemps a fait la révolution assurant aux citoyennes et aux citoyens l’égalité et la complémentarité loin de toute forme de discrimination : partout les femmes sont à l’honneur, ont la parole, ont des responsabilités politiques, économiques, culturelles, sociales ;
  • Qu’il s’agisse de l’économie et du développement, de l’éducation, de la culture, de la santé, de la qualité de vie, nous avons cultivé des pratiques d’action collective, de dialogue, de partage, de conjugaison des expériences et des talents.
  • Nous n’insisteront pas sur les nombreuses expériences et réalisations dont l’un des meilleurs exemples est le Carnaval qui est une grande illustration de rencontre partage à travers les diversités culturelles. En effet on y voit un grand moment de rassemblement, de solidarité, de partage prouvant que nous sommes tous parents, de la grande famille camerounaise, de la grande famille humaine, on y voit nos riches différences à travers les costumes, les expressions, à travers les productions du terroir dans leurs très grandes variétés. Le Carnaval est pour nous ce moment d’intense présence, de communication et de partage. Il est l’invitation à la solidarité, à la fraternité, à l’amour, à la paix où chaque personne doit apporter sa riche différence, où les groupes doivent prouver leur grande capacité d’organisation !

Pour tous ces points et bien d’autres, car nous touchons tous les domaines de la vie dans la société, nous avons tout un programme politique et un projet de société pour le Cameroun ; et, partant du programme plan d’action de l’UDC en maîtrisant et cultivant la méthode d’approche où chaque personne se sent partenaire partie présente, nous sommes toujours allés, en 2012, comme depuis toujours, dès la création de l’UDC, au concret, aux réalisations et aux actes positifs palpables ; ce qui nous installe plus fortement encore dans la voie de la construction des bases d’affirmation de la République, de la démocratie ces meilleures garanties qui ouvrent toutes les portes à l’épanouissement de chaque personne , de tout le monde et de notre pays et pour un apport conséquent à notre commune humanité.

Aussi ces vœux que nous nous souhaitons sont-ils pour nous engager plus que jamais dans la dynamique de l’orbite qui est celui de l’UDC depuis bientôt plus de 22 années et qui, de plus en plus devient celui de notre pays : toujours mettre l’être humain au centre de tout ce qui conduit à la culture de la morale dans la société, à la morale politique, aux valeurs humaines, à l’éthique comme dynamiques et éclairages de la vie et des activités aussi bien des individus que des institutions. C’est-à-dire qu’en politique on doit dire la vérité, on ne doit pas être hypocrite, on doit penser aux autres, aimer les autres, vouloir leur bien.

Pour commencer l’année 2013 et bien partir sur des bases saines et sûres, que nous a apporté 2012 pour nous accrocher ?

  • L’importance des valeurs, de l’éthique n’est plus à souligner dans un monde où les valeurs se perdant, les conflits sous des formes des plus variées et subtiles se développent parce que l’emportent les intérêts égoïstes. En partant de l’organisation de la société et de la vie politique nous pouvons dire que le Cameroun est engagé dans la voie du non retour pour l’effectivité du premier droit et premier devoir citoyen et républicain : le Vote.
  • En 2012 nous avons obtenu le report des élections législatives et municipales, la refonte biométrique des listes électorales, le code électoral. Si dans le cadre du G7, les formations politiques dont l’UDC qui réclamaient tout cela au sortir de l’élection présidentielle, étaient traitées de semeurs de rébellions, il faut retenir une chose, à savoir que c’est le Cameroun qui a gagné, c’est-à-dire, en définitive tout le monde et qu’il n’y a ni vainqueur ni vaincu et surtout il y a un grand pas de franchi pour consolider la République, la Démocratie, c’est-à-dire une société où chaque membre va se reconnaître dans les institutions. Cependant, beaucoup reste à faire car ceux et celles très nombreux qui n’ont jamais accepté les règles du jeu démocratique, n’ont pas démordu, ceux et celles qui ont été nommés aux fonctions politiques et qui ont été à la base des fraudes, qui n’ont jamais accepté le multipartisme après l’avoir combattu, ne vont pas se débarrasser facilement de cette culture. Ce qui veut dire que plus que jamais les républicains, les démocrates, les patriotes doivent être vigilants. Nous savons qu’à l’UDC vous êtes aguerris, que vous ne reculerez pas devant ceux là qui n’ont plus d’espace pour dérouler les manœuvres de tricheries, de fraudes.

Le Code électoral quand bien même il doit être revu tout comme la refonte des listes électorales, la biométrie sont des acquis qui seront efficients avec la révision de la Constitution pour que le Président de la république soit élu au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, pour que le Président une fois élu ne puisse plus être Chef de parti politique pour être ainsi le meilleur arbitre et le meilleur garant de l’unité nationale loin des confrontations politiques ; cette révision conduira à un Premier Ministre, Chef de gouvernement sortant des élections parlementaires. 2012 aura été une grande étape dans la marche vers la maturité politique qui s’affirmera par les règles et la pratique totale et effective du jeu  démocratique. Si par chacune d’entre nous, chacun d’entre nous l’UDC a apporté sa pierre à cette construction, il est essentiel que nous poursuivions plus que jamais en 2013 pour parachever cette grande révolution démocratique, républicaine.

Mesdames Messieurs

Nous sommes plus que jamais engagés dans cette voie avec le Pacte Républicain ; il vient pour introduire profondément la morale dans la vie politique, il vient pour faire la politique dans son vrai sens qui veut l’intérêt général, le bonheur à construire par chaque personne et tout le monde ; ce qui veut que ce soient de objectifs qui prennent le pas sur des individus, sur la personnalisation, sur la glorification des personnes, sur les intérêts égoïstes. Les formations politiques, les personnalités de la société civile qui se retrouvent au sein du Pacte Républicain se sont engagées solennellement à obéir et à respecter les règles élaborées ensemble et acceptées comme guides et éclairages. Les sanctions sont prévues et les mécanismes de contrôle mis en place. Il y a là un grand acquis de 2012 qui est bien accueilli et que nous nous emploierons à consolider en menant à bien son programme.

Nous sommes ainsi éloignés de l’hypocrisie, du mensonge et l’UDC qualifié dès sa naissance de laboratoire de l’opposition et de la démocratie jouera pleinement son rôle pour que la politique s’affirme comme science et art mettant ainsi ses acteurs au service du pays, du peuple.

En 2013, nous intensifierons les actions avec les camerounaises, les camerounais patriotes engagés avec les partenaires et amis du Cameroun pour que la politique joue son rôle dans l’organisation et la mobilisation de chaque personne et de tout le monde pour la cause républicaine  c’est-à-dire pour la gestion saine et transparente de nos richesses, de nos ressources à commencer par les ressources humaines, pour le développement durable pour que toutes les institutions aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé soient des institutions de développement humanisé.

Dans cette voie, vous comprendrez que les hommes politiques nommés ne puissent pas réussir, se doivent de retourner à l’école. Vous comprenez que les différents actrices et acteurs des rouages de la société doivent jouer leur rôle. Il doit en être ainsi de ceux qui sont appelés à faire appliquer les lois républicaines et les règles démocratiques, de ceux qui sont sensés incarner les richesses traditionnelles qui sont protégées par la constitution dans leurs dimensions respectueuses du droit humain, des médias, des membres de la société civile dans leurs différentes organisations.

Pour cela, il nous faut un Nouveau Contrat Social, Un Contrat Républicain.

2013 verra la poursuite des réalisations concrètes dans le cadre du Parti UDC ; cela, suite à la décentralisation et la nouvelle organisation responsabilisant les militants et attrayant les sympathisants ou ceux qui hésitent ou même ne rencontrent plus leur compte là où ils se trouvent

La jeunesse responsabilisée continuera à l’être en 2013 comme relevé plus haut dans la dynamique et la culture des relations intergénérationnelles.

La question du genre, une grande priorité pour remédier aux injustices cultivées au cours des temps et donner à notre société de tirer le meilleur des fils et des filles. Nous avons très tôt donné le ton avec  la place de la femme dans les structures du parti et dans les institutions comme élues dans les Conseils municipaux et à l’assemblée Nationale. Partout, elles font leur preuve et détruisent par des actes les préjugés, montrant ainsi qu’elles où qu’elles se trouvent, tout le mérite.

S’agissant de l’Economie et du développement en général l’UDC encouragera plus que jamais les individualités et le groupes qui sont animés en matière économique par les vertus cultivées au sein de la formation politique appelant à faire de nos structures celles de développement, de créativité, de grande imagination, de discipline et d’engagement dans le travail ; tout cela appelant le développement des programmes pour des enseignements théoriques et techniques appropriés.

Dans le cadre de la conjugaison des efforts et des expériences, le Syndicat des Communes s’est affirmé avec les activités tournées vers les arts, la culture et le tourisme qui vont être amplifiées en 2013.Le  salon régional de l’artisanat à Foumban et l’exposition internationale qui avait suivi à Yaoundé avait ouvert la voie tout comme le Salon des Communes de l’Ouest de CVUC.

Nous avons terminé cette année en beauté dans les actions et les réalisations concrètes :

  • La Fête du Café,
  • La rencontre et les prières des croyants des trois confessions monothéistes- chrétiens catholiques et protestants, musulmans-,
  • La fête avec les enfants, l’Arbre de Noël
  • Le marathon relais et la Marche autour du Nsom : ces fortifications construites il y a des siècles pour protéger Foumban, la capitale du royaume bamoun, de l’invasion des cavaliers peuhls ; il y a là une œuvre de grand génie militaire et civil et de grande intelligence longtemps oubliée ;
  • Puis le concours du meilleur groupe de Bija, cette danse qui a nourri les autres et longtemps oubliée ;
  • Comme chaque fin d’année, la finale du Concours du Meilleur Batteur percussionniste parrainé depuis sa première édition il y a quatre années par RFI.
  • Bantous’ Days qui nous conduit au cœur de nos riches traditions et des rites de purification et d’élévation spirituelle projetée dans la dynamique de la vie exaltant l’être humain sans considération d’origine, de naissance ; le thème de l’année 2012 : « Histoire, Eduque nous » est d’une profondeur à toujours découvrir.
  • Aujourd’hui nous ouvrons la nouvelle année avec le carnaval qui est un grand message de rencontre des riches diversités et de la construction dans la joie, dans l’amour, dans la paix.

A vous ici présents, à tous nos compatriotes et nos amis à travers le Cameroun, l’Afrique, à tout le monde dans notre planète terre où plus que jamais, ressortent et notre commun et unique environnement et notre commune humanité,

Bonne Année, Happy new year!

Que Dieu en cette année 2013, nous éclaire et nous guide comme toujours dans Sa voie, lui qui est Paix, qui est Amour.

Le Président National

 

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