Author: Amirah Sakinah Ndam Njoya

Listes des Candidats acceptés pour les Municipales de février 2020

Circonscription de Founban:

  1. NDAM NJOYA ADAMOU
  2. NJIMOLUH NJANKOUO ZOUNEDOU
  3. TOMAINO NDAM NJOYA HERMINE PATRICIA
  4. FOUATA IBRAHIM
  5. TAPON MAMA
  6. NJIFOUTAOUO ADAMOU GOVINE
  7. NGOUNGOURE EPSE NJOYA CELINE
  8. NJOUONKOU CHOUAIBOU
  9. NJIFEN ASSANH
  10. MBAGTOU MICHIRAIN AWAWOU
  11. APENAYA ABDOU
  12. NCHOUTPOUENDIG NIGNI ISSA
  13. NGOUN MARIAMA EPSE NGOULOURE
  14. LERAP SANATOU
  15. MOUCHIKPOU DALOUTA
  16. MOUNVERA ISMAELA
  17. MOUNCHIVE INOUSSA
  18. MBOUMO IBRAHIM
  19. KOUMCHE SALAMATOU
  20. NGUERKUE AMINATOU
  21. LABARAH SALIFOU
  22. FOKOUE MATHIEU
  23. MIRAINJOM ZENABOUM
  24. PEMBOURA ADJARA
  25. DONGMO JOSEPH
  26. FIFEN MOLUH OUSSENI
  27. MOUMIE MAMA MOHAMED
  28. MANJIA NJOYA CHETOU
  29. ABRAHAM TANGU WANKI
  30. PEVETMI EPSE SANGOU SABIATOU
  31. NGAMTIATE EPSE CHOUAPOUOGNIGNI MARIATOU
  32. MONGBET OUSMANOU
  33. NJOUOGNOUOT NJOYA AMIDOU
  34. NJAPDOUNKE MARIATOU
  35. AJARA ABIBA
  36. MANDOU SALAMATOU
  37. NGACHILI SABIATOU
  38. MOUPE AMADOU
  39. FOCHIVE ABDOULAYE
  40. NJANKOUO MAMA
  41. MACHE OUSMANOU

 

Circonscription de Foumbot:

  1. NJOYA INOUSSA
  2. NGOUMPOUONGOUN IBRAHIM
  3. PEYIPAHOUO RIRATOU
  4. NJOYA AUGUSTAIN
  5. TOUMANSSI SALIFOU
  6. KPOUMIE MAMOUDA
  7. RENGOU SOULE
  8. KPOUMIE SANGOU MOUSTAPHA
  9. LAMANJIE RAIMATOU
  10. NGOUPENJOUOM KETOUMA
  11. NSANGOU NDAM ISSOFA
  12. NCHOUTPOUE NDIGNIGNI NCHOUWAT MAMA
  13. NJANDOUN NJIGOU JOUHERETOU
  14. NGOULAH KENNE ALBERT
  15. MFOUAPON INOUSSA
  16. RANE MANDJIA MICHELINE
  17. NSANGOU DAOUDA
  18. NDASSA NJOYA MOMINOU
  19. MOULIOM SALIFOU AHMED
  20. ADAYIROU MFOTOUOP
  21. SAADATOU ABDOULAHI
  22. OLIVIER YUSINYN
  23. NJILIE CHOUEBOU
  24. FIFEN ALLASSA
  25. NJIFENJOU CASSIMOU
  26. MBOHOU ABDOURAHAMAN
  27. NGOUO SALOMON
  28. YEYAP MOUSSA VALERY
  29. MFANGAM ZENABOU
  30. PECHOUERE RIKIATOU
  31. MEUGNAI MOGNA IBRAHIM
  32. NTAINTIE ZENABOU
  33. NKANZE AMINATOU
  34. NGNAMLOUM MOUSSA
  35. PEFAKOUO SATARABE
  36. BOUBA ABOUBAKAR
  37. MOUCHINGAM IBRAHIM
  38. NJOYA MAMA

MESSAGE DE FÉLICITATIONS DE L’HONORABLE TOMAINO NDAM NJOYA SUITE A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME  2019

MESSAGE DE  FÉLICITATIONS  SUITE À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME (JIF) 2019

PLAN D’ACTION 2019-2021 

Mesdames les Présidentes des Amicales

Puakone Dishout

Puakone Fième

Puakone Tolen Tolen Tolen

J’ai l’honneur et le devoir agréables de venir vous adresser mes Vives Félicitations pour les actions que vous avez posées partout à travers nos localités, que vous ayez été seules, en équipe, ou accompagnées par nos Amis et partenaires Messieurs, ceux-là qui, nombreux finalement, nous aiment et savent compter sur nous. C’est depuis plusieurs années que dans le cadre de nos Associations PUAKONE, nous nous sommes affranchies de certains pesanteurs qui continuent aujourd’hui à faire l’objet des préoccupations majeures, à l’occasion de la JIF.

« PENSER EQUITABLEMENT, BATIR INTELLIGEMMENT, INNOVER POUR LE CHANGEMENT »

Était la thématique proposée par les Nations Unies cette année.

« CROISADE CONTRE LES INEGALITES DES SEXES, S’ARRIMER A LA NOUVELLE IMPULSION »

Était la formulation telle que voulue par le Cameroun pour adresser les enjeux par rapport au contexte local.

Avec en toile de fond les Objectifs du Développement Durable en ses points saillants N°4 et N°5, qui assurent une éducation inclusive et de qualité pour tous, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, gage du développement durable…En notant que nous sommes parvenus à mi-parcours de l’Agenda 2030 qui appelle à une Planète 50-50…

En même temps que nous étions tout ouï, vous suivant à travers vos activités, sportives et culturelles, vos échanges lors des tables rondes, de notre côté, nous étions nous aussi à des « Rendez-vous du « Donner et du Recevoir », à l’instar de l’invitation à laquelle j’ai été conviée le 7 mars, par l’Ambassadeur des USA, Peter Henry Barlerin et Madame Ines Rulis Barlerin, à une Conférence en l’honneur des Femmes, à l’Ambassade. Ont été passées en revue à travers des Panels facilités par des experts, les questions touchants, à l’accès à la santé des adolescents, l’état des lieux du droit du travail appliqué aux femmes, (maternités, harcèlement…), les femmes dans les Affaires, l’Entreprenariat, …Beaucoup a été dit. Tout ce qui revient tout le temps…Même quand j’ai pris la parole, c’était pour redire ceci :

Les actes juridiques et les dispositions de certaines dispositions à l’égard des mutations socioculturelles et politiques appellent d’urgence à adopter les lois qui protègent les femmes: Code de la famille, Loi sur les violences sexistes, Loi sur les violences domestiques, La loi contre les mutilations générales féminines, la loi portant sur la couverture santé universelle… pour ne pas dire que les plus importantes. L’application des Juridiques Internes à l’instar du CEDEF et du Protocole de Maputo a été fortement recommandée.

You are you you you also that is one to buy to the women, is not to self-women, is no be my love. Au contraire, c’est en gardant les spécificités qui font les femmes, et en faisant respecter leur: leur maternité, leur sensibilité, leur émotion, elles donnentont le Meilleur de Soi. J’étais presque en colère quand une femme courageuse, qui a mérité d’être nommé Directeur, et qui était enceinte, qui a été filmé à 22H la veille du jour où son installation était prévue à 10H le lendemain. Pour qu’on ne dise pas «Voilà! Elle n’a même pas été déjà absente parce qu’elle a accouché… » Selon ses dires, pour« fermer leur bouche », elle était à son installation… à 10H, ayant accouché à 22H la veille!

Je lui ai dit: Madame. Accoucher est un acte divin à respecter. Vos collègues vont vous aider à faire l’amour à la Maternité!

Mesdames, comme notre Président national le Dr Adamou NDAM NJOYA, dit toujours, reste les plus importants, les actes que nous devons poser, pour, bien

J’ai le grand bonheur de revenir ici sur le voyage merveilleux que nous avons effectué dans le cadre de la COOPAGRO et de l’AFECC à Kigali, au Rwanda, du 11 au 18 Février dernier. Nous étions 7: 6 Femmes; «Les Femmes de Kigali» sont désormais Président national, venant de Foumbot, Njimom, Malantouen, Foumban et 1 Monsieur, le Maire de Massangam… un échantillon plus représentatif de notre Noun. C’était dans le cadre de l’AFCA, on a déclaré spécifiquement cette sortie, ici pour ce cadre, c’était pour marquer un achèvement. Il reste à consolider nos acquis sur chacun et le groupe.

Comme si cela n’était pas déjà beaucoup, ce 8 mars 2019, Madame Blanca María Castro, responsable de la section IWCA, m’envoie un message avec une photo et ce Commentaire:

… «Regardez Mme Patricia! Pleine page dans le magazine Roast »

La photo, que j’ai partagé avec quelques-uns aussitôt, montrait nos Femmes de l’École de Chorégraphie et de l’Art, qui posaient, majestueuses, gracieuses dans leur tenue vert et blanc, au milieu des caféiers de Njinka…

Roast Magasine est l’un, sinon le plus important du Monde du Café… IWCA a choisi leur photo pour annoncer l’évènement le plus important de IWCA du 11 au 15 avril à Boston – Massachussetts, États-Unis, son fameux Petit-déjeuner. Quelle consécration pour nos femmes, nos caféicultrices, nos balayeuses de rue, nos actrices…

Pour que cela se rejoigne L’ARBRE DE CAFÉ DE NEH FOUPOUAFON, a été présenté le 21 avril 2015 à l’Institut Français de Yaoundé, dans le cadre de FESTICOFFEE. Bravo Mesdames, Dieu est grand. IWCA a plus de 100 pays membres dans tous les continents, c’est la photo des femmes du café du Cameroun qui a inspiré les spécialistes! Tout ce que je peux dire et partager avec vous, c’est que tous les efforts ont été récompensés.

L’autre avancée notable des femmes cette année, c’est dans le cadre de Dr Adamou Ndam Njoya qui est en train de recruter nos jeunes filles, dames, dans les disciplines telles que le football, le volley-ball, le basket-ball, le handball… découvrez les talents féminins dans le domaine du Sport. C’est clair que le sport et ses valeurs sont pour tous, sans discrimination, pour la santé, le bien-être, les rencontres… Mesdames, n’hésitez pas à faire du sport une culture, ce serait une ordonnance aux vertus inégalées. Repenser à notre Programme de ART DE VIVRE, EAU-SOUFFLE-SON. N’attendez pas qu’on vienne vous faire respirer, boire beaucoup d’eau, chanter…

La Ville de Foumban avait déjà été consultée avec 9 autres villes du Cameroun – Ngoulemakong, Dschang, Foumban, Guider, Bafut, Ndop, Communauté Urbaine de Douala – en Février 2018, en compétition pour le Prix ​​International CGLU – Mexique-21. Au terme des délibérations, le jury a rendu son verdict, et deux villes: Lyon et Séoul sont arrivées en tête et Lauréates;

Foumban, elle a été sélectionnée, pour “… devenir une bonne pratique , pour une contribution significative à l’articulation des valeurs de la culture (patrimoine, diversité, créativité et transmission du savoir) avec la gouvernance démocratique, la participation citoyenne et le développement durable… “

Je cite Monsieur Jordi Pascual Coordinateur Culture CGLU.

Pour participer, chaque Ville, présenter une Initiative, un projet, son fil conducteur:

Le Chemins des Héritages, du Contemporain, du Présent, de l’Environnement, du Développement pour le Développement Humanisant Durable que nous connaissons tous, qui sommes notre Vision pour 2016-2021 l’a emportée. Le Maire de la Commune de Foumban, Président du Syndicat des Communes du Noun, retourné dans ses dimensions aussi bien conceptuelle, qu’expérimentale, qu’innovante et intemporelle, mobilisant les populations jeunes, femmes âgées, ce, dans, tous les secteurs de la vie, aussi bien historique, économique, socioculturel, politique, environnemental… Quand ils savent ce qu’il en est, Foumban reste la capitale de la région Bamoun, on peut et de l’accompagnement de telle initiative pour le développement humain durable.

Le Cameroun, par le truchement de ce Prix est invité à Buenos Aires les 3-5 avril, c’est une Délégation nationale qui accompagne la Ville de Foumban… N’est-ce pas un motif de fierté?

Mesdames,

Je sais quel est le rôle que vous jouez dans le cadre de toutes les activités, les démarches que nous avons pris dans le cadre de cette direction depuis 2016. pour que nous soyons parties prenantes. Partout in nos lieux d’habitation, ensemble, nous devons plus que jamais faire ce que nous vivons, ces valeurs et principes que nous partageons, qui nous démarquent, car véhiculées par Vision Commune et Partagée. Ensemble Être et Agir, Savoir, Savoir Faire, Savoir Être, Le Meilleur de Soi, Le Bien, le Beau, le Vrai…

Assembly Committee for Human Resources and Social Affairs in February 2017. The Next Assembly Assembly in April 2017. précis.

Entre autres, à cette occasion, nous allons:

  • Inaugurer la Maison des Puakone, où nos activités de Crédit Solidaire et Social pourrons se déployer.
  • Avec les institutions partenaires que nous avons saisies, organisateur dans le domaine des nouvelles technologies de la communication et dans le domaine de l’agriculture, du café, de la transformation et de la conservation. Nous nous efforcons d’être plus en plus dans l’innovation, les filières scientifiques, les banques, l’ingénierie… nous permettant d’être toujours plus intelligentes…

À l’occasion de l’Assemblée générale, il sera procédé à une nouvelle représentation du Bureau de la coordination en fonction des activités et des activités au sein des Amicales et de leur Conférence.

Puisque nous sommes en année électorale, j’invite chaque fois que nous sommes à l’Amicale, de porter à notre attention, la situation par rapport à la détention de cartes d’électeurs par les membres des associations: Veuves Lumières Intérieures, Matis, Hadja , Femmes Chrétiennes, Club de Veille, Sounchetsoun, Femmes des Responsables Politiques…. Si vous avez des difficultés avec le parcours d’inscription sur les listes électorales, veuillez nous faire savoir.

Festicoffee to be your make it make up part part, Mesdames les caféicultrices aura lieu aussi en Avril, vers le 18, nous vous le précisons,

Avec la grâce de Dieu, nous continuons d’avancer, en gardant à l’esprit comme nous savons déjà, tous les jours de l’année, doivent être comme 8 Mars.

Merci de votre attention.

Le 8 mars 2019

INTERVIEW DE L’HONORABLE TOMAINO NDAM NJOYA ACCORDEE AU JOURNAL REPERES

Kigali, la capitale du Rwanda, a abrité du 13 au 15 février 2019 le salon d’exhibition des cafés fins en Afrique organisé par l’African Fine Coffees Association (AFCA). Parmi les exposants, la Coopérative agro industrielle du Noun (Coopagro), une structure dirigée par L’honorable Tomaino Ndam Njoya qui a accepté à l’occasion de répondre aux préoccupations de Repères.

Honorable Ndam Njoya, qu’est-ce explique votre présence ici à Kigali à la tête d’une délégation en partie composée de femmes ?

Notre présence ici se justifie à double titre : D’abord, nous représentons notre Coopérative, la Coopagro qui, avec d’autres acteurs nationaux de la filière café, sommes membres de AFCA, sous les auspices de l’ONCC, notre Institution Faîtière. Le Cameroun fait désormais partie des 12 Pays Africains membres à part entière, de l’AFCA (Burundi, Cameroun, RDC, Ethiopie, Kenya, Malawi, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie)  ce qui constitue une avancée, puisqu’avant, nous assistions en tant qu’observateur. Ensuite, comme Association camerounaise des femmes dans le café, chapitre national de l’International Woman for Coffee Alliance (IWCA) dont je suis la présidente.

L’Afecc est une association qui, depuis 2016, fédère les femmes camerounaises qui sont présentes à tous les niveaux de la chaîne de valeurs du café. C’est pour cela que nous sommes là avec ces membres qui appartiennent pour certaines à l’Afecc et d’autres à la Coopagro. Le Maire de la Commune de Massangam, M. Fopou Aboubakar, est là en tant que membre actif de la Coopagro.

Que peut attendre la Coopagro de ce salon d’exhibition ?

Si vous voulez, nous pouvons remonter aux années 2006 – 2009, lorsque nous avons donné un souffle nouveau à la Coopagro qui existait depuis les années 70, regroupant à l’époque les grandes plantations qui restaient des colons…

Avec la prise de conscience de tous les acteurs de la chaîne : privés, publics, nationaux comme partenaires de la coopération internationale, de ce que notre café était en train de péricliter, sombrer littéralement, nous nous sommes mobilisés en tant qu’acteurs engagés dans la stratégie nationale de la relance de la filière café.

La Coopagro aujourd’hui est composée essentiellement de deux grandes plantations, la Plantation ANJ et la Plantation du Monastère Cistercien de Koutaba. A ces deux plantations, se greffent des planteurs grands et petits, qui se recrutent dans tous les arrondissements du département du Noun. Notre objectif était, dans un premier temps, de sensibiliser, d’informer les acteurs et les producteurs. Il était ensuite question de les former aux bonnes pratiques parce que la situation était catastrophique en termes de traitement du café. Pour autant, notre Plantation, comme celle du Monastère, sont parmi les rares ayant survécu à la crise que nous avons connue. En principe, chaque famille à l’Ouest du Cameroun et dans le Noun particulièrement était propriétaire de caféiers ; dans la région, il y a une grande sensibilité et une culture d’approche du café. Le Noun qui produit les deux variétés, à savoir, le Robusta et l’Arabica, est un grand bassin de production du café au Cameroun, ceci parce qu’après être arrivée à Dschang qui était une station agricole à l’époque, cette culture a été vite reprise et développée dans le pays Bamoun, qui était l’autre capitale régionale de l’Ouest à l’époque. En plus, j’aime à le dire, le Cameroun est le tout premier pays d’Afrique centrale et de l’Ouest à avoir reçu le café dans les années 1900. Lorsque vous voyez la carte de la distribution historique du café dans le monde, le Cameroun a eu le café avant la Côte d’Ivoire, la RDC, le Ghana… Donc nos populations connaissaient depuis longtemps le café dont ils s’en occupaient dans les plantations coloniales. Après le départ de ces derniers, les nationaux ont continué, et les familles ont planté les caféiers autour de leurs maisons, certains ont créé leur exploitation, bénéficiant de la manne des « années d’or du café », lorsque les productions étaient bonnes, les prix bons… Avec les crises économiques et financières, le désengagement de l’Etat, les planteurs ont commencé à négliger leur verger, s’intéressant à d’autres cultures moins contraignantes ; les prix et les productions continuant à chuter, d’autres planteurs se sont mis à déraciner les caféiers pour les remplacer carrément par du maïs, haricots, arachides, tubercules… Cela a été la sonnette d’alarme, l’élément déclencheur de notre engagement : nous nous sommes lancés dans le cadre de la Coopagro à l’éducation des masses sur le fait que le bon café trouve toujours un bon prix…la demande mondiale reste forte…Le café reste un produit de rente…on peut faire de la diversification en cultivant à côté des caféiers d’autres produits vivriers… Il fallait donc faire comprendre aux planteurs qu’il était important de maintenir leurs caféiers parce que, même dans 50 ans, la demande sera toujours supérieure à l’offre… en plus, les plantations de café devenaient des véritables oasis, avec leur micro climat, avec les défis environnementaux et les changements climatiques…

Par la suite, nous avons commencé à comprendre, avec des exemples comme ceux de l’Ethiopie et des pays d’Afrique de l’Est en général, Kenya, Tanzanie ou Rwanda qu’il fallait aussi urgemment promouvoir la transformation et consommation locales. Aujourd’hui, une bonne tasse de café achetée dans un aéroport international ne coûte pas moins de 3 euros alors que chaque jour, les prix sur le marché mondial fluctuent, montent et descendent. Ce qui pousse à mettre l’accent sur la transformation sur place et l’écoulement sur les marchés au niveau local et sous régional. A cet effet, nous avons mis sur pied plusieurs stratégies. L’une d’elles, qui a inspiré FestiCoffee, aura été l’institution et l’organisation, dès 2009, d’une Fête annuelle du café dans le Noun, associant les acteurs locaux, régionaux, nationaux, internationaux. L’initiative de la Coopagro a été encadrée par le syndicat des communes du Noun, les institutions et administrations nationales, telles, l’ONCC, le CICC certains ministères…Ces derniers nous accompagnent lorsqu’il faut s’adresser aux caféiculteurs, aux consommateurs, aux commerçants…en fonction des thèmes, toujours en relation avec les défis auxquels nous faisons face dans le secteur. La plus importante thématique reste « De la pépinière à la tasse » parce que, le plus important est que le planteur comprenne ce qui se passe après qu’il ait produit son café : toute l’industrie caféière qui vit de son café!

Nous avons également traité des femmes dans le café pour avoir compris l’importance des rôles qu’elles jouent. Il est donc question de les impliquer davantage : les sortir des plantations où elles nettoient, cueillent, trient pour en faire des exploitantes, des transformatrices, des dégustatrices, exportatrices…

Au Cameroun, les femmes sont les plus nombreuses, les plus organisées. Donc, si nous voulons un café de qualité en quantité, alors, nous devons renforcer les capacités des plus mobilisées. Un autre thème incontournable aura été celui de la mécanisation, mutualisation, rajeunissement, parce que nous sommes rendu compte que c’était très difficile de travailler dans les champs de café sans petit équipement. Nous n’avons pas oublié l’apport des jeunes, car le constat est établi du vieillissement de nos plantations et de nos planteurs. En deux éditions, nous avons évoqué les questions liées aux changements climatiques en faisant comprendre aux planteurs que les champs de café pouvaient être des puits de carbone qui, dans des endroits secs, apparaissent comme des oasis qui maintiennent l’équilibre écologique. Nous avons enfin poussé nos planteurs à penser à la diversification des cultures qui pourraient les aider en périodes creuses de café. L’une des meilleures fêtes était celle qui avait été organisée sous le thème « Chacun goûte son café et le café des autres ». Nous voulions initier les planteurs à pouvoir transformer eux-mêmes leur café et à le boire pour la première fois de leur vie… au lieu de se contenter à le cultiver sans savoir ce que les « autres », ceux pour qui on achète le café, recherchent dans leur produit. Ils devraient savoir si leur café est « bon » ou pas, afin qu’ils se prémunissent contre ceux qui l’achètent selon n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix. Les vertus thérapeutiques ont été expliquées aux populations pour lutter contre les préjugés autour de ce produit sur l’interdiction de sa consommation par certaines personnes, les femmes et les enfants… les « palpitations » que le café provoquerait…

 De plus en plus, il est question de protéger les stocks de nos planteurs qui, du fait de la précarité de leur situation, continuent à vendre suivant n’importe quelle condition et à n’importe quel prix.

La Coopagro, tant bien que mal, en fonction de ses moyens, a commencé à encadrer le stockage des productions de ses membres, en vue de rechercher des acheteurs sérieux. La traçabilité et transparence qui entourent les procédures, et lient l’acheteur aux producteurs est un gage pour améliorer les conditions de vie des populations. Nous avons pris l’exemple de villages de caféiculteurs en Tanzanie qui avaient été transformés en sites touristiques, mettant en exergue, l’aspect culturel des visites des plantations sur la route du Mont Tanganyika, ainsi le village, le marchés, les produits locaux attirerons aussi les touristes, développant une autre économie. Quand j’ai commencé à fréquenter les pays avancés dans l’industrie du café, je me suis rendu compte de ce que chez nous, on est toujours très ancré au niveau de l’exportation du café vert. Et je n’ai pas trouvé cela juste. Nos producteurs doivent avoir une visibilité sur ce que leurs graines de café génèrent.

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics ?

 Un accompagnement plus déterminé et précis. Lorsque nous participons à ce genre de conférence, nous constatons que les pays où le secteur café est en bonne santé et croissance est là où l’Etat accompagne et protège les producteurs. Au niveau de la recherche : variété et amélioration du sol ; bonnes pratiques culturales ; acquisition des techniques nouvelles de transformation… L’Etat doit se rassurer que le prix juste revienne au producteur. Je pense que c’est la leçon que nous retenons de cette 17ème conférence. A savoir que le producteur, celui qui a planté un arbre de café, puisse correctement jouir du fruit de son arbre.

D’où vous vient cette passion pour le café ?

(Rires). Pourquoi vous me posez cette question ? Je suis actrice engagée dans la filière aujourd’hui certes, mais je crois que cela me vient de l’environnement dans lequel j’ai grandi. J’ai en effet grandi dans une maison où je voyais mes grands-parents, ce sont eux qui m’ont élevée, préparer du café. Ils avaient des caféiers autour de leur maison et je les voyais boire du café tous les jours. J’ai donc commencé à en boire très tôt. Ce qui fait que j’ai gardé cette passion lorsque je suis allé à l’université. Et mon premier grand cadeau était une cafetière italienne que ma mère m’avait offerte lorsqu’elle est rentrée d’un voyage et, dans ma chambre à l’université, c’était mon objet le plus précieux. Finalement, mon bonheur c’est quand je prends une tasse de café parce que je me dis toujours qu’on doit la partager. Le café favorise la socialisation. Quand j’ai commencé à fréquenter les pays qui sont avancés dans l’industrie du café, je me suis rendu compte de ce que chez nous, on est toujours très ancré au niveau de l’exportation du café vert. Et je n’ai pas trouvé cela juste. Il faut que nos producteurs aient une visibilité sur ce que leurs graines de café génèrent… C’est pour ça que nous sommes une forte délégation ici à Kigali. Parce qu’il faut que ceux qui sont impliqués dans la filière, voient comment les graines de café vendues rendent d’autres personnes heureuses. Il faut qu’ils voient ce que ces graines créent comme mouvements, activités, richesses qu’on voit ici à Kigali. Je pense que le Cameroun mérite que ses planteurs découvrent ce que vaut le café effectivement. Ils s’impliqueraient davantage.

« A l’idée d’une maison du café où les Camerounais et leurs amis non Camerounais peuvent se retrouver juste pour partager un produit « maison » se greffe la formation des jeunes au métier de « Barista », inconnu au Cameroun avant que nous ne le promouvions, pour préparer le café dans les règles de l’art. »

 Vous avez réussi à faire sortir les femmes des plantations et même des maisons dans un milieu à forte coloration musulmane. Cela a-t-il été facile ?

C’est un stéréotype. Les femmes camerounaises en général sont des femmes fortes. Je l’ai toujours pensé et dit. Et dans mon rôle de député à l’assemblée nationale, mon combat au quotidien est pour que nous ayons des lois qui protègent les femmes et éliminent les discriminations qui sont le lot de nos pratiques coutumières et de nos préjugés socioculturels. Les femmes camerounaises n’ont pas besoin d’être « promues ». C’est pour ça que je critique toujours l’appellation « ministère de la « Promotion » de la femme et de la famille. Parce que les femmes camerounaises sont assez responsables par leur parcours. Depuis leur tendre enfance, elles ont toujours été appelées à l’être, s’occupant des leurs : de la famille, des enfants et de la communauté. Et la communauté le reconnaît bien. Et qu’est-ce qui se passe alors que nous soyons en deçà au niveau du rendu et mécanismes juridiques, d’encadrement par les lois respectant la dignité des femmes, l’égalité du Genre ? Ce n’est donc pas une question de religion mais plus d’esprit, de volonté politique réelle, affirmée… Dans le cadre de notre formation politique, nous avons instauré l’égalité du genre en principe et valeur partagés, créant des structures de renforcement des capacités aux femmes parce que déjà par nature organisées, il faut juste un peu, juste allumer la mèche…Et la famille se portera mieux, ainsi que la Communauté. C’est une question de prise conscience collective et de formation pour que tout le monde comprenne que son bonheur se trouve là et je pense qu’on ne va pas prier les gens pour tendre la main et cueillir le bonheur…

 La maison du café de Yaoundé est certainement la concrétisation du thème « De la pépinière à la tasse ».

 Dans notre mobilisation en tant qu’acteurs, nous nous sommes vraiment rendu compte qu’il fallait non seulement transformer le produit mais en promouvoir la consommation locale. C’est pour cela que nous avons créé cette « Maison du café » à Yaoundé parce que c’est la capitale et que plusieurs amateurs du café n’ont pas toujours le temps d’aller dans l’arrière-pays pour goûter au café du terroir. Au début, il était question d’un musée du café. Puis, nous nous sommes dit qu’il fallait créer une bibliothèque du café pour rassembler tous les éléments qui peuvent instruire sur les régions qui cultivent le café. Après, nous avons pensé que c’est mieux de servir du café. Nous l’avons appelé « La maison du café ». Ailleurs, on peut l’appeler « Coffee Shop ». Nous n’avons pas voulu cette appellation qui renvoie à une connotation commerciale. Notre idée était une maison du café où les Camerounais et leurs amis non Camerounais peuvent se retrouver juste pour partager un produit « maison ». Par ailleurs, nous formons des jeunes au métier de « Barista » que l’on ne connaissait pas au Cameroun avant que nous ne le promouvions. Il s’agit de préparer le café dans les règles de l’art. Cela a été possible grâce à l’appui de l’International Women for Coffee Alliance (IWCA) qui est venu former nos premiers « Barista ». Aujourd’hui, nous préparons des recettes de café qui sont toujours à promouvoir au Cameroun parce que notre objectif est qu’il y ait plusieurs maisons du café. Et que jeunes puissent, comme ici en Afrique de l’Est, avoir leur machine à expresso et leur grinders- moulins pour pouvoir avoir leur petit espace où servir du café et bien gagner leur vie. On peut torréfier le café. Et c’est toujours important que les gens puissent voir un produit, comment on le transforme avec toute la dynamique derrière.  Avec la variété de nos produits, beaucoup de consommateurs apprécient et reviennent vers nous. C’est très encourageant. Aujourd’hui, les Camerounais peuvent voir la différence entre un pur et vrai café de chez nous et un autre mélangé à des produits chimiques. Nous souhaitons promouvoir les équipements pour préparer le café parce que plusieurs Camerounais demandent toujours comment ils peuvent préparer le café facilement chez eux. Nous souhaitons que l’Etat du Cameroun facilite la fabrication sur place, et/ou l’importation des équipements appropriés pour qu’on puisse avoir autant de consommateurs de café capables de le préparer à la maison.

 

17ème AFRICAN FINE COFFEE CONFERENCE AND EXHIBITION

17ème AFRICAN FINE COFFEE CONFERENCE AND EXHIBITION

Kigali Convention Centre

Kigali – RWANDA

13-15 Février 2019 

Thème : Specialty Coffee from the Heart of Africa

Du 13 au 15 Février 2019 à Kigali au Rwanda, s’est déroulée la 17ème Conférence et Exhibition de l’AFCA-African Fine Coffee Associations regroupant 12 Pays : Burundi, Cameroun, RDC, Ethiopie, Kenya, Malawi, Rwanda, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie.

DE LA VISION, MISSION, ET DES OBJECTIFS DE AFCA

  • AFCA a pour Vision de mettre sur pied des Entreprises Durables pour des Personnes heureuses,
  • AFCA a pour Mission de Développer l’Industrie du Café en Afrique au profit de tous,
  • L’Objectif de cette année pour AFCA est la Résurgence Durable de l’Industrie du café en Afrique,
  • Les Objectifs Stratégiques d’AFCA sont  de rapprocher les acteurs par leur Adhésion, de créer le Lien de Marché, d’encourager la Diversification des Revenus dans le café, d’organiser des Plaidoyers Politiques, d’accompagner le Genre et la Jeunesse par le Renforcement Organisationnel.

Notre Délégation a participé à AFCA 19, sous la double casquette de l’AFECC/IWCA (Association des Femmes Camerounaises dans le Café, chapitre National de International Women for Coffee Alliance) et de la COOPAGRO (Coopérative Agro Industrielle du Noun) , cette dernière faisant partie des membres affiliés sous le couvert de l’Office National du Café et Cacao – ONCC qui représente le Cameroun.

Le thème cette 17ème Édition était : RWANDA; LES CAFÉS SPÉCIAUX AU CŒUR DE L’AFRIQUE.

Nous avons passé trois journées entières, de 7H00 ou 9H00 du matin, en fonction des programmes, à 22H du soir, en pleine immersion dans l’univers du café,  avec des intervenants à tous les niveaux de la chaine de valeur de la filière. En effet, dans leur dimension de Producteurs, Transformateurs, Exportateurs, Chercheurs et Consultants,  Agronomes, Techniciens Équipementiers, travailleurs sociaux…etc. plus de Vingt deux (22) nationalités différentes et plus de 1000 participants : personnes et institutions enregistrées,  se sont retrouvées au site appelé KIGALI CONVENTION CENTER, un ensemble d’espaces consacrés à abriter ce genre d’activités, haut lieu symbolique de la Capitale Rwandaise, de par son architecture unique, spirale, évoquant le globe terrestre.

I- DES CONFÉRENCES

En termes de Conférences, Six (6) Sessions dont deux par jour, logées dans l’impressionnant Auditorium à l’étage, étaient prévues par les organisateurs, à savoir :

1- La Cérémonie Inaugurale

2- Changing Coffee Landscape in East Africa-Policy Intervention / Mutation dans le secteur du café en Afrique de l’Est-Intervention politique

3- The World Coffee Market Outlook, /Les Perspectives du Marché Mondial du café,

4- Innovations in the Coffee Industry/Innovations dans l’Industrie du café

5- Sustainability: Next Generation/Durabilité et Nouvelle génération

6- Profitable Coffee Farming –Next frontier /Une Caféiculture Rentable – la prochaine frontière.

Un parterre de personnalités et figures emblématiques du secteur Café, représentant les Institutions et Administrations Internationales, Sous régionales, Multinationales et Nationales – OIC, OIAC, WESTROCK, BD IMPORTS, OLAM…etc. étaient chargés d’animer ces Sessions, accompagnés du staff du Bureau Exécutif de AFCA et de son Conseil d’Administration. Après leurs Exposés, place était laissée aux réactions, échanges, contributions engagés, débats parfois contradictoires avec les participants.

II- DES EXPOSITIONS

Quatre Vingt Deux (82)  Stands d’Expositions s’étalaient de part et d’autres de l’Entrée Principale, et l’arrière au niveau du Rez de chaussée. Les occupants des stands représentaient les pays membres, ces acteurs à tous les niveaux ont rivalisé d’expertises, d’innovations, ingéniosité et dextérité. En ébullition pendant les 3 jours, cette aire consacrée aux expositions aura accueilli plusieurs milliers de visiteurs et participants curieux de découvrir parfois pour la première fois des Concours ou Initiations de Barista, des Séances de Cupping/Dégustation. Plus tard en fin d’après midi, des rencontres par Pays ou par Organisation prenaient le relai, se transformant pour certains à des bals  joyeux, « populaires », bref, une ambiance bonne enfant et kermesse pour, sûrement  se détendre des journées fastidieuses.

III- DES RENCONTRES CULTURELLES ET TOURISTIQUES

En dehors des visites dans les plantations qui étaient prévues dans le programme, un tour de Kigali et du Marché Culturel Rwandais ont captivé l’attention de plus d’un. La visite du Mémorial du Génocide s’imposait aussi. Visite après laquelle, il ne reste que le recueillement, le silence, parfois un sentiment de culpabilité devant les capacités destructrices et avilissantes des êtres humains en quête de satisfactions égoïstes, qui ont oublié leur unité devant Dieu, comme descendants d’Adam et Eve.

A l’occasion des deux  Soirées de Gala offertes par AFCA au Serena Hôtel, les 13 et 15 Février, une parade de chants et danses traditionnels Rwandais a, à suffisance démontré la richesse culturelle inouïe de ce pays hôte.

VI- DEPLOIEMENT DE LA COOPAGRO ET DE L’AFECC

L’AFECC et la COOPAGRO étaient fortement représentées par une délégation de 7 (sept) personnes dont les noms sont ci-joints, provenant de 6 différents Arrondissements -bassins de production du café Arabica et Robusta dans le Noun, à savoir : Foumban, Foumbot, Malantouen, Massangam, Koutié, Njimom. Chacun a apporté et exposé des échantillons de café vert de son terroir, ainsi que des échantillons du Café transformé sous le Label de « Café de Foumban », dans le cadre  de LA MAISON DU CAFE dont le crédo est : DE LA PEPINIERE A LA TASSE. Les dépliants de la COOPAGRO et de la MAISON DU CAFE renseignaient quant à l’engagement pour un café camerounais de qualité en qualité d’une part et, l’accompagnement des femmes et des jeunes nécessaire à la durabilité.

La délégation a échangé avec plusieurs acheteurs venant d’Espagne, de Belgique, des USA, du Rwanda, des pays nordiques…qui ont pris leurs échantillons,

Elle a  pu assister à IWCA Breakfast Meeting, qui est une occasion pour IWCA de se retrouver avec les pays membres, de faire le point sur l’état des lieux de ses activités, ainsi que les perspectives à venir.

En tant que Coopérative, notre vœu ardent est que le planteur puisse obtenir le meilleur prix de la vente de ses récoltes. Pour cela, il est important qu’il soit encadré par les pouvoirs publics, qui veilleront à activer  les leviers des incitations administratives, financières, douanières, technologiques, pour un meilleur suivi de la Pépinière à la Récolte, au Traitement et à la Vente ou l’Exportation.  Mieux le planteur se sentira, meilleur sera le café, en quantité et en qualité.

Les femmes de l’AFECC quant à elles, à l’issue des Ateliers auxquels elles ont participé ici, sont confortées de ce qu’il ne leur faut aussi qu’un accompagnement par l’Etat, les structures faitières qui doivent tenir compte et rentabiliser leur grand nombre, leur force de mobilisation et organisation. En effet, mieux formées et éduquées sur les bonnes pratiques culturales, appuyées aussi par des incitations ci-dessus citées, protégées par la loi contre les discriminations socio-culturelles à leur égards, elles sont à mêmes de révolutionner le secteur à tous les maillons de la chaîne de valeur.

Nous avons échangé avec plusieurs camerounais, étudiants, indépendants,  touristes qui étaient fiers de savoir  le Cameroun présent et participant à l’évènement, et ce qui conforte, c’est qu’ils ont toujours foi en nos produits, pour eux, le café du Cameroun est le meilleur…

V- DISPOSITIONS FINALES

Les lampions se sont éteints, Rendez-vous est donné l’année prochaine à Mombassa au Kenya.

Sans vouloir faire de la publicité, dès notre entrée dans RWANDAIR, l’accueil était chaleureux. Cette impression, nous l’avons ressentie à notre arrivée à l’Aéroport de Kigali avec la facilitation en ce qui concerne l’obtention des visas. La bienveillance des officiers, l’accueil par les officiels d’AFCA après les formalités de police…

Pour les protéger du voyage, nous avions emballé nos valises à Douala avec des films en plastiques qu’offrent des entreprises d’emballage installées à l’Aéroport. Très délicatement, ces films ont été enlevés avant notre sortie de la zone bagage. Le jeune accompagnateur a expliqué au groupe qu’il n’y avait pas de place pour les sachets en plastique au Rwanda.

Depuis 4 jours, entre notre lieu d’habitation au quartier GISOZI et le Convention Center, nous traversons des agglomérations étrangement propres…des Motos taxis organisés avec des casques pour eux et leur passager. Pas plus d’une personne comme passager…Aux abords des routes, pas de call box, de quincailleries, de commerces ambulants…

Au centre ville, nous sommes impressionnés par la modernité des infrastructures…Pas de nids de poules/d’éléphants sur les routes, des routes parfaites avec trottoirs…

L’adressage est une réalité : avenues, rues et maisons identifiés.

Rwandais s’expriment en plus de leur langue nationale le Kinyirwanda écrit , en français et en anglais ;  leur monnaie est le FRW le Franc Rwandais.

Go Africa. We are proud to see that can be a reality !

LA DELEGATION :

1- Hon. TOMAINO NDAM NJOYA

2- Monsieur MFOPOU ABOUBACAR Maire de Massagam

3- Hon. PEHIPAHOUE RIRATOU Foumbot

4- Madame NGOUNGOURE CELINE 2ème Adjoint au Maire Foumban

5- Madame FANGNI ABIBA 3ème Adjoint au Maire Malantouen

6- Madame LIEYOU RAMATOU 3ème Adjoint au Maire NJIMOM

7- Madame NGAMTIATE MARIATOU Conseillère Municipale Foumban

REMERCIEMENTS

Les moyens que vous avez bien voulu nous accorder ont été mis à contribution du groupe, nous 7 ayant pris sur nous de mutualiser nos moyens pour arriver à prendre en charge le voyage, l’hébergement et déplacement à Kigali.

Nous venons réitérer ici nos remerciements ; en tant que Présidente, mon souhait ardent était de pouvoir faire participer le maximum de femmes.

Je peux vous assurer qu’elles sont rentrées différentes, éclairées et mieux outillées quand au rôle qu’elles peuvent jouer dans la filière café.

Kigali, le 15 02 19

Hon. TOMAINO NDAM NJOYA

 

 

PROPOS ANTISÉMITES TENUS PAR UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT DU CAMEROUN.

PROPOS ANTISÉMITES TENUS PAR UN MEMBRE DU GOUVERNEMENT DU CAMEROUN.

L’UDC COMMUNIQUE :

 

1- DE NOTRE COMMUNE HUMANITÉ : DES REPÈRES POUR COMPRENDRE L’UNITÉ VENANT DE DIEU

Être Citoyen, Républicain, Patriote,  Démocrate, est, s’élever et s’affirmer dans toute son Humanité pour réduire voire mettre fin aux maux, aux souffrances qui naissent des complexes, de l’ignorance de soi, de ses ignorances, de la méconnaissance de ses limites : voilà ce à quoi nous, camerounais, nous nous devons de nous atteler, nous engager. C’est ce dont a besoin l’Afrique, ce que chaque personne doit faire, ce que, ensemble nous devons accomplir. Nous tous, amis et partenaires du Cameroun avons là un impératif : y œuvrer, que l’on soit du pouvoir ou dans l’opposition en quête du pouvoir, que l’on soit dans le secteur public ou dans le secteur privé.

…Descendants d’Eve et d’Adam,

Nous,

Par le Souffle de Dieu,

Habités,

C’est cela qui pour le Bonheur

Nous anime, que nous avons fait vivre

Que nous devons Partager

Alors, cessez de chercher le Pouvoir pour le Pouvoir,

Le Pouvoir pour l’Argent,

Le Pouvoir c’est pour l’Humain, pour la Vie…

 

La Bible- Torah et Évangiles, le Coran…les Livres Saints, nous situent et nous éclairent : de la Genèse à Abraham, puis de Noé et le Déluge, à la Tour de Babel, puis  à Moïse, à Jésus, à Muhammad  (Paix et salut de Dieu sur eux)…Juifs, Chrétiens, Musulmans…partagent cette dimension d’Unité Divine, et de Commune Humanité.

Royaumes, Empires se succédant, puis aujourd’hui les Républiques et la Démocratie…Des générations d’êtres humains ont consacré toute leur énergie à travailler pour exalter à travers les rencontres Inter religieuses ce Patrimoine et Héritage Commun, Divin : sachons le mériter et le transmettre, sans gâchis, en excluant toute idée de discrimination, nos riches diversités prenant leur force dans l’affirmation de ce qui met l’être humain au centre de tout et loin des considérations des origines géographiques , des naissances, des ressources  quelles qu’elles soient.

 

2- DES MÉTHODES DE GOUVERNEMENT ET DE LA GESTION PATRIOTIQUE RÉPUBLICAINE QUI PRÉSERVENT LA PAIX

 

C’est notre mobilisation qui permettra la mise en place des institutions et des méthodes de gouvernement et de la gestion patriotique républicaine qui préservent la paix et contribuent à fixer les bases saines de la construction nationale, de la qualité de vie, de la liberté, de la justice, du partage des richesses nationales où, les générations présentes et à venir se retrouveront comme actrices responsables, engagées œuvrant avec humilité et détermination.

  • Quid du Gouvernement ?

Article 11 de la Constitution du Cameroun:

  1. Le Gouvernement est chargé de la mise en œuvre de la politique de la Nation telle que définie par le Président de la République.
  2. Le Premier ministre est le Chef du Gouvernement et dirige l’action de celui-ci.

Il est donc clair que le Gouvernement, sous la conduite/autorité du premier ministre, est composé de l’ensemble des ministres et, que chaque membre du Gouvernement, chaque ministre représentant le Ministère dont il a le portefeuille au sein du Gouvernement, est un agent du pouvoir.

Etant donné que c’est le Chef de l’Etat qui :

  • définit la politique de la Nation (Article 5) dont le Gouvernement est chargé de la mise en œuvre,
  • veille au respect de la Constitution, assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics
  • crée et organise les services publics de l’Etat (Article 8)
  • nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci les autres membres du Gouvernement,
  • fixe leurs attributions
  • met fin à leurs fonctions…

Parce que de par son essence tout gouvernement est collégial et solidaire,

Il revient au Président de la République et à son Premier Ministre de tirer les leçons et conséquences de l’image déjà ternie d’un Gouvernement à peine mis sur pied.

Les camerounais ont bien perçu le message ou les règlements de compte qu’à voulu donner le Pouvoir en place avec la nomination à des  postes précis de certaines figures…Il est temps de se ressaisir, un ministre n’a pas le droit de s’écarter ni de la direction du chef du Gouvernement, ni de l’exécution de la Politique définit par le chef de l’Etat. La Politique de la Nation doit servir cette dernière et non la desservir, la discréditer.

 

3- CRTV : MEDIA DE PROPAGANDE ?      

L’UDC lors des Vœux traditionnels à la Presse le 30 janvier dernier, est revenue largement sur le rôle important d’Information et éducation attendu de la part des Médias. Plus particulièrement à l’endroit de certaines émissions télévisées souvent de débats ou, dans le cadre de certaines presses écrites, notre Parti a appelé la CRTV, média public à rester dans son rôle : cela lui semble difficile  d’observer l’esprit d’impartialité que requiert toute communication publique responsable : parce que les grilles et émissions semblent de plus en plus créées et organisées comme des leviers au service du Pouvoir et de son Parti, ceci a été observé lorsqu’alors que le monde entier avait communiqué sur le retrait de la CAN, notre CRTV est restée délibérément aussi muette qu’elle rempile quand il faut par tous les moyens, tout l’arsenal public ainsi qu’avec la présence sur ses plateaux de toutes sortes de personnages, recrutés pour jouer le rôle du Renard, dans la fable de la Fontaine, et chanter le ramage se rapportant au plumage du Parti au Pouvoir… : il devient urgent, au nom du respect des missions du Service Public de revenir à l’éthique appliquée à la déontologie de la Communication publique : l’égalité des temps d’antenne pour l’expression des partis politiques entre autre devient une nécessité ainsi que les moyens publics mis à la disposition de la CRTV qui doivent revenir au service de l’Intérêt Général.  Vivement que nous ayons au Cameroun une Cour des Comptes qui va connaître de la Gestion et de l’utilisation des deniers publics.

 

Dr Adamou NDAM NJOYA

VŒUX 2019 DE L’UDC A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

VŒUX 2019 DE L’UDC

A LA PRESSE NATIONALE ET INTERNATIONALE

Mercredi, le 30 Janvier 2019

Siège National Montée Ane Rouge Yaoundé

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

ENSEMBLE, CONSTRUIRE ET BÂTIR LA MARCHE DE L’UNITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT HUMANISANT DURABLE

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tous nos Vœux les Meilleurs pour cette Nouvelle Année qui a commencé.

La présentation des Vœux à votre endroit, est une culture qu’à l’Union Démocratique du Cameroun nous avons adoptée ; Pour nous, elle trouve sa place dans le registre des traditions républicaines, tant l’idée de la complémentarité entre les trois catégories d’acteurs que sont les Politiques, les Médias, la Société Civile nous est chère.

Nos Prières à l’Eternel, pour qu’Il nous Eclaire, nos Parents, nos Enfants, nos Amis, la Grande Famille Camerounaise, Africaine, Humaine… dans la Voie de la Recherche du Meilleur de Soi, la Culture du Vrai, du Bien, du Beau, pour Ensemble Construire et Bâtir.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

En remontant nos Vœux jusqu’en 2011, pour ne pas aller plus loin, et aussi, parce que nous avons voulu nous situer au début de la deuxième partie du Centenaire de notre Indépendance, nous étions à Douala le 27 Janvier 2011, à chaque fois, en commençant par rappeler le rôle important joué par les Mediaş, pendant les 50 Premières années de l’expérience républicaine et démocratique connue par notre pays, les leçons tirées à chaque tournant décisif, toujours mieux accomplir la Noble Mission d’Informer qui vous incombe, s’est trouvé être notre souhait ardent.

Si Cameroon Tribune s’en souvient, pour son 40è Anniversaire, qu’il s’apprêtait à célébrer en 2011, nous lui avions adressé un message spécial…

 

…Nous avons le plaisir de lui souhaiter un bon anniversaire et tous nos vœux les meilleurs dans l’accomplissement de la noble mission d’information et d’éducation.

 

Aussi, les moments de célébration sont-ils ceux de la prise de conscience et d’intenses réflexions quant aux responsabilités et aux défis qui interpellent et les dirigeants, et les acteurs et actrices à différents niveaux. Ceci, en ce qui concerne le rôle majeur qu’ils doivent jouer pour le développement de notre pays, qui passe par la construction, la consolidation et l’effectivité des Institutions dans tous les domaines de la vie de notre société, de notre nation.

 

Ainsi, est-il important de relever que l’une des missions des médias est-elle de répondre à l’attente et aux exigences des populations et de les amener à un niveau de compréhension et de discernement leur permettant d’être objectifs dans leurs exigences…

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

 

En 2012, en 2013, en 2014…Jusqu’à il y a un an, le 9 janvier 2018,

Nous avons évoqué avec vous, les questions économiques, politiques, sociales, culturelles, touchant notre pays, notre continent et le reste du monde.

Les constats récurrents suivants se sont révélés au fil du temps, de plus en plus amers, avec le lot des conséquences qui vont nous amener aux multiples crises et soubresauts actuels.

RIEN N’A ÉTÉ FAIT POUR ÉVITER LA VIOLENCE DANS LAQUELLE NOUS NOUS RETROUVONS AUJOURD’HUI, NOS APPELS, NOS MISES EN GARDE N’ONT PAS ÉTÉ PRIS EN COMPTE.

 

  • DE l’INDÉPENDANCE OU DE LA COMPLÉMENTARITÉ DES POUVOIRS LÉGISLATIF, EXÉCUTIF, JUDICIAIRE 

Les 50 premières années de notre indépendance nous ont montré l’absence de contre poids face à l’Exécutif qui, tout dominant réduit, voire écrase le Législatif et le Judiciaire.

 

 

 

 

 

  • DU RESPECT DE LA RESPUBLICA , LA RÉPUBLIQUE, LA CHOSE PUBLIQUE

Nous assistons à la lutte pour le Pouvoir, voire la Culture de la Confiscation du Pouvoir, devenu personnel, égoïste et quasi-monarchique avec pour corollaires : le non-respect des institutions républicaines, la mal gouvernance, une gestion administrative sans véritable dialogue sur le terrain entre les citoyens et les responsables administratifs ; il n’y a pas de véritables complémentarités entre les différents services de l’État, qu’ils soient à l’échelle nationale ou locale.

 

Que penser des pratiques des « interventions », pour obtenir un service, la justice, pour faire primer le droit, pour avoir une promotion, pour gagner une marche, au détriment des compétences, de la Méritocratie ?

Que penser de la corruption ?

 

Il en résulte des déperditions en ce qui concerne nos ressources, tant matérielles qu’humaines, par l’anesthésie des capacités des citoyens en matière d’imagination et d’initiatives : nous en sommes arrivés au stade ou les populations entrainées par ceux et celles qui sont au pouvoir à différent niveau, sont conditionnées, développant des comportements monarchistes qui tuent la personnalité, l’identité et qui enfouissent les vertus républicaines.

C’est de cela qu’il s’agit : mettre fin aux pratiques inhibitrices et destructrices des identités, des personnalités… voilà ce que permet le fait d’être Républicain, Citoyen Démocrate Patriote. Il est question de sortir des situations qui stérilisent, inhibent les populations qui finissent par se sentir étrangères et croire que le pouvoir appartient à une famille donnée, à une catégorie de personnes dans cette famille. Ce qui contribue à déresponsabiliser, à chasser tout ce qui conduit à la créativité, à l’imagination ouvrant toutes les portes à la corruption, à l’immobilisme, au règne de la pauvreté matérielle, intellectuelle, spirituelle au milieu des richesses infinies.

A partir de l’exemple du retrait du Cameroun de l’organisation de la CAN qui nous a secoué, tel un drame national, du fait des irresponsabilités égoïstes nous avons là, un pâle reflet des conséquences que peuvent engendrer de tels comportements…

 

  • DU SENTIMENT NATIONAL

En l’absence du Sentiment National disparu aujourd’hui, puisque hier c’était une réalité, les considérations régionalistes, tribales sont exacerbées, en faveur de ceux qui sont au pouvoir. Sans cet élan national qu’il faut retrouver, nous ne pourrons rien construire de durable.

 

  • DES BESOINS PRIORITAIRES DES POPULATIONS

Le peu d’attention consacré à la solution durable des problèmes quotidiens des populations, fait qu’elles sont abandonnées à elles-mêmes : par conséquent, notre nombreuse  jeunesse  est laissée à elle-même aussi, sans son inscription dans une vision d’ensemble avec des objectifs précis et mobilisateurs…On se retrouve à la fin hélas, avec une jeunesse à laquelle est inculquée les bases d’une tradition de la facilité au détriment d’une jeunesse responsabilisée, dynamique, acquise à la culture des relations intergénérationnelles, du travail, de la discipline et de l’engagement.

Et la question du genre, une grande priorité pour remédier aux injustices cultivées au cours des temps en vue de donner à notre société de tirer le meilleur des fils et des filles, toujours renvoyée aux calandres grecques.

 

  • DE L’ORGANISATION DES ÉLECTIONS JUSTES ET TRANSPARENTES

Les manipulations électorales faussant les règles du jeu démocratique, cela sera possible à travers l’effectivité de l’indépendance de l’organe en charge de tout le processus électoral, depuis les inscriptions jusqu’à la proclamation des résultats ; cela se fera avec tous les camerounais, notamment, avec ceux de la diaspora.

« Élections en Afrique : ELECAM et la République »

Tel était le thème de notre rencontre de Vœux le 27 Janvier 2012.

Nous avions alors lancé un Appel Citoyen, Républicain, Patriote, Démocrate pour :

  • Le scrutin majoritaire à deux tours aux élections nationales, présidentielles et législatives

 

  • La limitation de la durée et du nombre des mandats du Président de la République

 

  • Organiser les élections en Afrique sur la base des constitutions et des lois mettant fin :

 

  • A la culture de la confiscation du pouvoir, cette pomme de discorde nuisible à la dynamique nationale,

 

  • Aux divisions stériles, aux luttes fratricides destructrices des vies humaines, des patrimoines et de l’âme nationale…

 

Il était question, il est toujours question :

  • D’anticiper pour étouffer le volcan politique qui couve sous l’illusion de paix,
  • De sortir du système où est cultivé le cycle des violences, pour l’Alternance Politique,
  • D’Asseoir la tradition de l’Alternance Pacifique, Démocratique.

 

Nous disions ceci…

« Nous devons comprendre cette situation précaire comme une interpellation, un appel urgent pour rendre profondes les racines de la paix, de l’harmonie dans le pays ; ce qui se fait en comprenant qu’en Politique l’Etat a pour but de rendre heureux et vertueux les citoyens par la prééminence des lois.

…Avec le scrutin majoritaire à deux tours, la limitation de la durée et du nombre des mandats du Chef de l’exécutif nous mettons en marche les bases garantissant les bonnes lois et les possibilités de revenir sur les textes des lois pour qu’elles soient bonnes parce que élaborées par des Citoyens Républicains Patriotes Démocrates mettant au centre de toute entreprise, l’être humain… »

… « Pour cela, il nous faut un Nouveau Contrat Social, Un Contrat Républicain. »

C’était en 2012 !

 

  • CONSTRUIRE ENSEMBLE LES BASES DU PARTAGE DE LA VIE POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DU CAMEROUN

Exiger le retour à la vie démocratique à travers des élections justes, objectives se trouve être le premier niveau d’action que le peuple camerounais doit savoir, qui entrainera les retombées économiques, sociales, culturelles pour son épanouissement.

S’agissant de l’Économie et du Développement en général, nous devons sortir de la situation du Pays aux énormes potentialités pour entrer dans la situation d’un Cameroun d’Action, de Création, des Richesses, à commencer par nos richesses agricoles, avec les orientations industrielles, avec nos ressources humaines et des intelligences qui ne cherchent qu’à s’épanouir à travers une éducation, une formation adaptée en partant de la Maternelle  à l’Université et se poursuivant dans la vie active, dans les différent secteurs.

  • DE LA DÉCENTRALISATION

Il y avait un grand espoir avec la Décentralisation, mais, nous avons assisté à l’échec de Décentralisation, par le fait de l’absence de la volonté politique traduite dans les faits. Le discours de la Décentralisation était resté sur les lèvres, jusqu’à ce qu’avec la crise anglophone, et les revendications régionalistes et fédéralistes, l’on ne commence à prendre conscience qu’appliquée effectivement, la Décentralisation aurait empêché la persistance de certains effets déclencheurs de cette Crise ! Espérons donc que la leçon est bien assimilée, et que les prochains jours seront des jours heureux pour la Décentralisation.

 

  • REPENSER L’AUTORITÉ TRADITIONNELLE AU CAMEROUN

En évitant la confusion entre « traditions » et « valeurs traditionnelles » consacrées par la constitution, en respect des valeurs républicaines, et des valeurs démocratiques : il est important d’aller puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions.

  • ASSEOIR LES FONDEMENTS QUI CONDUISENT ET CONSOLIDENT TOUT CE QUI FAIT NOTRE HUMANITÉ ET NOTRE COMMUNE HUMANITÉ A VIVRE AINSI AUSSI BIEN AU SEIN DE LA PLUS PETITE COMMUNAUTÉ, HUMAINE, DE LA PLUS PETITE SOCIÉTÉ QU’AU SEIN DE L’ÉTAT, D’UNE NATION OU DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE QUI DOIT ÉVOLUER VERS LA SOCIÉTÉ HUMAINE.

Ainsi est-il fondamentalement question de cultiver et de renforcer des principes et des valeurs partagés par toutes les populations qui mettent en exergue les objectifs visant l’épanouissement de l’être humain dans l’affirmation de la société camerounaise comme entité forte efficacement ouverte sur la construction de l’UA, de la Société Internationale de Paix, d’Amour, de Partage, d’une Société Humaine véritable, forte des valeurs humaines cultivées sans cesse fondant la vie et les activités aussi bien des individus que des institutions.

Asseoir notre patrimoine, y veiller, le protéger

Avoir des approches positives, constructives

 

Mesdames Messieurs les Journalistes

Nous nous sommes promenés le 15 Janvier 2015, dans la Grèce Antique, nous situant au cœur de l’Humain, de notre Commune Humanité. Pour ce faire, nous sommes allés puiser dans nos sagesses ancestrales, dans les valeurs qui exaltent l’humain, les vertus, le bonheur dans nos traditions, ce qui rapproche les grands penseurs, les grands philosophes comme Socrate qui développant la Maïeutique, l’Art d’accoucher chercher à obtenir de chaque personne qu’elle accouche ce qu’elle a de bien pour la société. L’ironie socratique qui n’est pas synonyme de moquerie mais d’interrogation, puis l’esprit critique comme apôtre de la liberté du jugement ; il va ainsi préparer les esprits à la critique et ébranler les traditions, à passer de l’explication par les mythes à l’interrogation critique.

Puis Platon (428-347 av J-C), disciple de Socrate ce père de la philosophie occidentale qui développe la théorie morale de la connaissance : « Nul n’est méchant volontairement ». L’Ignorance est source du mal. Tout cela est développé dans l’œuvre écrite de Platon qui est constituée de 28 Dialogues et de quelques lettres. Une invitation à la recherche de la connaissance,

Avec Aristote (385-322), nous apprenons entre autres que « La juste moyenne n’admet ni excès ni défaut et que pour s’accorder avec la raison, la vertu consiste à s’accorder avec le juste milieu que, de même en politique le but de la Cité est d’assurer le bonheur et la vertu des citoyens par la domination des lois » entendons le plein jeu et l’effectivité des lois, émanations des aspirations profondes des populations, du peuple souverain.

 

  • VIVRE ET FAIRE LA POLITIQUE COMME ELLE EST :

 SCIENCE, ART EN DÉVELOPPANT DES ACTES CONCRETS, DES RÉALISATIONS RÉPONDANT AUX RÉALITÉS DES VIES HUMAINES APPELANT A CULTIVER LE BONHEUR, LES VERTUS. CE DOIT ÊTRE LA LE LOT ET DES INDIVIDUS ET DES INSTITUTIONS ET DES FORMATIONS POLITIQUES ET DES MÉDIAS ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ;

Il s’agit des bases, des fondements indispensables qui vont être et les assises et les éclairages des activités et de la vie des différentes catégories d’acteurs dans la société. C’est ce qui est souvent ignoré ou vite oublié quand on y pense pour donner suite aux événements douloureux comme ceux que nous subissons actuellement.

Cela explique les constructions politiques et les actions menées par l’Union Démocratique du Cameroun qui s’analysent dans le concret, avec des impacts directs sur la vie et pouvant apporter à l’effectivité de la politique qui a pour finalité la construction et l’affirmation du bonheur et des vertus des citoyens.

Pour ceux à qui cela a échappé,

CECI AURA ÉTÉ L’ÉLEMENT MOTEUR, AYANT MOTIVE LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS AVONS PARTICIPE A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 7 OCTOBRE DERNIER :

  Sachant les dés pipés d’avance de par notre expérience et l’état des lieux que nous avons rappelé lors d’une Conférence en Août, le 7 Août précisément, et, surtout, fort de ce qui nous avions subi en 2004, dans le cadre de la COALITION POUR LA RÉCONCILIATION ET LA RECONSTRUCTION NATIONALES qui, pendant deux ans à su tenir les Camerounais du Nord au Sud et de Est à L’Ouest en haleine, considérant le Pacte Républicain qui au lendemain des Élections de 2011 avait pour objectif de consolider et mobiliser les Républicains en vue de 2018,

Sachant donc d’avance qu’aucune Coalition en 2018, « affective » « spontanée » ou « voulue délibérément » par le fait de quelques actions quelles soient ne pouvaient prospérer, nous avons pris en mains nos responsabilités premières de Parti Politique pour, avec nos compatriotes échanger sur les voies et actions concrètes d’amélioration de leur condition de vie, mettre l’accent sur l’importance et l’efficacité des actes posés. Une façon constructive, d’être, de faire, de vivre, et de faire la politique : la leçon par l’exemple, la demande du concret qui devient exigence. On y arrive par la Formation, par l’Éducation ; il s’en suit des étapes, des programmes que nous déroulons :

ÉTHIQUE ET POLITIQUE, MORALE POLITIQUE 

DROITS ET DES DEVOIRS ET EFFECTIVITÉ CITOYENNE

SAVOIR, SAVOIR FAIRE, SAVOIR ÊTRE, POUR ÊTRE ET AGIR ENSEMBLE

LE MEILLEUR DE SOI

LA CULTURE DU VRAI, DU BIEN, DU BEAU

RENDEZ-VOUS DU DONNER ET DU RECEVOIR

RELIGIONS ET POLITIQUE : CONVERGENCE DANS LA FOI, RENCONTRE VERS LA SPIRITUALITÉ…etc.

 

  • LIBERTÉ ET DIVERSITÉS : NOS RICHESSES ET IDENTITÉS NATIONALES.

Si nous avons au Cameroun plus de deux cent trente groupes humains ayant des langues qui confirment leurs spécificités, c’est autant de richesses à préserver, car contribuant à affirmer les différentes personnalités. Il est question de les assumer car par elles, il y a ce fond africain inaltérable à protéger, l’affirmation de notre personnalité. A cela, est venu s’ajouter les héritages d’origine européenne et plus particulièrement anglaise et française qui sont nés et se sont développés pendant quarante années des régimes Sous Mandat et puis Sous tutelle.

Ces apports étrangers bénéfiques ont été surexploités et nous ont éloigné de ce qui fait notre originalité Tout était ainsi prêt pour le bilinguisme, le multilinguisme des citoyens et le multiculturalisme.

Pourtant, en Juillet 1961, les Pères Fondateurs réunis à Foumban lors de la Conférence de la Réunification du Cameroun nous avaient ouvert la voie en jetant les bases juridiques et politiques et les méthodes de dialogue et concertation conduisant au consensus pour assurer la consolidation de la nation et de l’idée nationale qui faisait l’unanimité ainsi que les méthodes d’approche pour l’affermir.

« …Dans un monde qui doit plus que jamais être celui de partage, de dialogue, de concertations nous souhaitons être profondément habités par la force de l’Éthique, de l’Humilité dans notre détermination Citoyenne Républicaine, Patriote, Démocratique. Ceci n’est pas une clause de style mais doit se confirmer en principes enracinés, aimés, cultivés, protégés, en grandes forces qui doivent nous habiter, nous habiter en permanence répondant à nos idées qui naissent, nos pensées qui s’amplifient pour devenir des actions, des actes qui président à la vie pour ainsi contribuer à rendre tout le Monde Heureux et Vertueux »

Nous concluons ainsi nos Vœux à la Presse le 9 Janvier 2018.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Tout a été dit, nous sommes restés constant dans notre vision depuis le retour au Multipartisme dans les années 1990 dans notre pays. Engagés dans cette voie, nous le restons plus que jamais.

La liberté d’expression est un droit fondamental.

Les interdictions à manifester qui sont érigées et mises en pratique au Cameroun sont des violations et abus avérés d’un régime en réalité en proie aux démons qu’il génère par le fait de tous les manquements sur lesquels nous sommes revenus dans le cadre de cette présentation des Vœux. Plus l’étau se resserre, plus la liberté des citoyens est confisquée, plus le Cameroun est étranglé…C’est le devoir de tous les Patriotes, Républicains, Démocrates de rester debout, pour la liberté défendre, pour notre Pays sauver !

Cas d’interdictions de Manifestations publiques ou Marches des Partis politiques d’Opposition ? Depuis les années 90-91, avec des pics de violences accentués avant ou après des élections, des centaines exemples, nous pouvons en citer : sans doute parce qu’à l’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux, Facebook, WhatsApp, ni retransmission en direct, c’est le lieu de revenir ici sur l’exemple du Ministre de la Communication du temps de la Tripartite qui avait carrément retiré par devers lui, la bande  d’enregistrement de tout ce qui s’était passé et dit en salle au Palais des Congrès et l’enregistrement des acteurs qui avait eu lieu dans les studios de la CRTV juste après les Assises,  acte criminel qui avait privé les camerounais de la vraie information, en la substituant par des mensonges fabriqués pour descendre tout ce qui avait été construit, faussé, au prix de la révolution des camerounais…

Nous nous réjouissons du fait que c’est révolu le temps de « ZÉRO MORTS » déclaré, alors qu’il y en avait des morts,

Quand on a utilisé des balles, pour tirer sur des manifestants qui font du Sitting, c’est un abus, et, aujourd’hui, on ne pourra plus soutenir qu’il y’a eu « ZERO TIRS ».

C’est d’ailleurs par la Grâce de Dieu et la force de ces moyens de Communication que nous avions pu échapper au Complot du 21 Décembre 2006, lorsqu’une Unité anti-émeute est entrée dans notre résidence à Njinka à Foumban sans respect pour cet espace qui avait abrité en 1961, les Assises  de la Réunification , tirant sur les enfants, les populations, tuant Monsieur NJIFOU Issah, père de 6 enfants…Tenez-vous bien, quelques jours après, un Journal de la Place dont nous allons taire le nom n’a pas hésité à qualifier ce qui s’était passé de « fabrication de Ndam Njoya », ce qui venait s’ajouter à un rapport du Sous-préfet de l’époque décrivant Ndam Njoya comme un « fou prétentieux en mal de pouvoir et entretenant le culte de personnalité ». Mon Dieu !  Mal leur avait pris, car une équipe de tournage dirigée par Madame Kala lobé Équinoxe était sur place par hasard et avait tout filmé.

Pareil le 1er Janvier 2013, lorsque défilant joyeusement dans le cadre de leur traditionnel Carnaval, les populations de Foumban avaient été violentées par une Autorité Administrative, le Sous-préfet de l’époque, et que quelques jours après, malgré la descente du Gouverneur le même jour constatant les faits, l’Autorité traditionnelle Chef de Premier Degré a osé déformé les images en faisant un montage « coupé collé » et faux pour charger les carnavaliers qu’ils estimaient qu’ils portaient atteinte à sa Majesté, lui seul, étant « investi » d’organiser ce genre de manifestation culturelle, alors, nous avons pu opposer avec des vidéos pris en temps réels sans montage. Et même, cela n’a pas empêché le 1er Adjoint au Maire de Foumban et un Conseiller Municipal d’être jetés en prison pour plus de 10 mois…

Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses violences par menace, par intimidation, par chantage…etc.  de ce régime qui des fois, sont plus dures que celles qui sont physiques…

La pauvreté ambiante, l’état de nos routes, de nos centres de santé et hôpitaux, la qualité de vie, l’eau et l’énergie en manque…sont autant de violations des droits des Camerounais : que le régime comprenne donc que s’il était question d’un Procès contre le plus « méchant », ce serait surement lui ! Alors qu’il prenne ceci en compte et temporise, en prévoyant un éventuel retournement de la situation, car nous sommes en République.

Cependant, l’Éthique qui nous oblige à l’UDC, et parce que nous enseignons à nos militants les droits et devoirs citoyens, les actes tels que la mise à sac de nos Ambassades en France, en Belgique, et en Allemagne, ne sauraient être acceptés. Le respect de nos Institutions doit être sans faille. La Chose Publique, l’Intérêt Général, notre Patrimoine sauvegardés.  Nous en appelons à plus d’accent à mettre dans la formation et le comportement de nos recrues, pour éviter ce genre de situations embarrassantes.

Mesdames et Messieurs les Journalistes

Après ce que nous avons connu pour la énième fois au sortir de l’élection présidentielle et entrant dans la préparation des Législatives, Municipales, Régionales, la liberté et le choix politiques sans contrainte des citoyens restent des fondamentaux. La participation au vote libre des citoyens, est un facteur de mobilisation fort, d’adhésion, comme partie prenante. C’est évidemment la Démocratie qui garantit la Croissance Économique et la Sécurité et non le contraire…

Une fois encore et de tout cœur, dans cet espace que nous voulons culturel, cette nouvelle salle que nous fréquentons pour la première fois avec vous, en émettant le vœu que l’année prochaine elle soit plus confortable,

BONNE ANNÉE 2019

Je vous remercie.

Fait à Yaoundé le 30/01/2019 Dr Adamou NDAM NJOYA

 

 

 

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