APPEL DU DR ADAMOU NDAM NJOYA A L’ OCCASION DU CINQUANTE SIXIÈME ANNIVERSAIRE DE L’UNITE NATIONALE: 1er Octobre 1961 – 1er Octobre 2017

JOUR DE PAIX, DE PARTAGE, D’AMOUR….

VOILA CE QUE DOIT ÊTRE CE JOUR DANS L’HISTOIRE DU CAMEROUN : CE JOUR CONSACRE QUE LE CAMEROUN EST PAR NOUS TOUS ET POUR NOUS TOUS.

JOUR DE GRANDE ALLÉGRESSE, DE BRISE D’AMOUR, DE PAIX, DE CONFIANCE ET  D’HUMILITE   ENTRE LES FILS ET LES FILLES DU CAMEROUN EN PARTAGE AVEC LES AMIS ET LES PARTENAIRES D’AFRIQUE ET DU MONDE ENTIER …

Ce jour était très attendu par les Camerounais par les peuples du monde de la Société internationale organisée pour la paix, la dignité humaine à asseoir durablement, profondément.

Nous devons ainsi réaliser que le 1er Octobre ne peut point être choisi pour la destruction de cet important et précieux acquis historique ou être celui de cri de victoire d’un groupe contre l’autre ou d’une personne contre l’autre.

Le 1er Octobre, chaque année dans notre cher et beau pays, doit être celui de grande allégresse dans la grande humilité fraternelle entre les fils et les filles du Cameroun. Ce jour ne doit pas être celui de tristesse, d’amertume de haine dans les cœurs.

PRENDRE LES ÉVÉNEMENTS DE NOVEMBRE 2016 A OCTOBRE 2017 COMME UN  ECLAIRAGE POUR NOUS RESSAISIR, POUR LE CAMEROUN PAR NOUS TOUS, POUR LE CAMEROUN POUR NOUS TOUS.

Ce que nous avons vécu tout au long des mois  depuis Novembre 2016 jusqu’au 1er Octobre 2017 doit être perçu désormais comme une source de grandes leçons nous interpellant, fils et filles du Cameroun, pour nous mobiliser dans la voie de la culture de la fraternité, de l’amour, de la paix par le dialogue concret, suivi, les concertations permanents en reconnaissant que l’être humain versatile, oublieux, doit, sans cesse,  rendre grâce à DIEU, recourir à LUI de tout son cœur et, cela, dans toute la pureté qu’il incarne  comme acteur animé par le souffle de vie insufflé par le Créateur qui, ne l’a point enchaîné ; oui le Créateur qui nous laisse dans toute la liberté pour nous situer par nos propres actes, nos propres pensées comme l’expression de  l’image de DIEU que chaque personne, que nous sommes, de par la volonté de DIEU..

Pour tout cela, réaliser que l’être humain devant en permanence être tiraillé entre les forces généreuses et les forces égoïstes, entre les forces du mal et les forces  du bien, la société se doit de développer la culture où il doit être son propre arbitre, où l’être humain doit être son propre juge et œuvrer pour une société de justice, de liberté, de partage pour la création, la production et des fruits par le travail de chaque personne et par le travail de toute le Société.  Les problèmes que nous connaissons dans notre pays se sont envenimés parce que nous n’avions pas suivi cette voie pourtant tracée par les Pères Fondateurs, par notre histoire, par nos héritages.

NOTRE HISTOIRE, NOS HÉRITAGES NOUS SITUENT SUR LE CHEMIN DES PARTENAIRES PARTIES PRENANTES.

Les Camerounais et les Camerounaises ont ainsi tout  pour être,  dans tous les domaines de la vie, dans tous les secteurs d’activités, non seulement des partenaires parties prenante, mais aussi ceux cultivant cette leçon d’être l’ancrant dans la nature de chaque personne et dans la nature, la vie et l’expression de la société camerounaise.

Notre histoire, nos héritages nous inscrivent dans cette voie. Ce que nous avons vécu de Novembre 2016 à Octobre 2017 nous interpelle dans notre chair, notre esprit, notre cœur pour nous engager dans le Chemin des Héritages, du Contemporain, du Présent, de l’Environnement, du Devenir pour être plus que jamais des Fils et des Filles, des Camerounais et des camerounaises, patriotes, démocrates, républicains, citoyens et citoyennes engagés dans la voie du développement humanisant durable.

LE 1er OCTOBRE GRAND JOUR DE L’ABOUTISSEMENT TANT ATTENDU A AIMER, CÉLÉBRER, PROTÉGER.

Le Premier Octobre est ce grand jour d’aboutissement de la longue attente du Cameroun, des Populations Camerounaises : en ce jour là est né le grand bonheur et s’est dressée la pierre éternelle de la maison commune Cameroun, après la division des fils et des filles et du pays au sortir de la Première Guerre Mondiale : se retrouver entre camerounais sur le Territoire Camerounais, quelles merveilles et quelle source merveilleuse à aimer, célébrer, protéger. Aussi ce  jour de grand bonheur doit-il aussi être celui de grande humilité où, croyants, que nous sommes, nous nous devons de rendre grâce à DIEU. Oui rendre grâce à l’Eternel pour avoir bien voulu que des communautés humaines, africaines riches de leur histoire chacune et de leurs diversités culturelles et des héritages ancestraux se retrouvent pour commencer une nouvelle aventure. Oui une aventure qui commence avec les Puissances Coloniales qui regroupent ces communautés humaines souvent des véritables Etats organisés au sein d’un ensemble. Rendre grâce à DIEU qu’à l’issue de la Première Guerre Mondiale, le Cameroun et le Peuple Camerounais naissant comme entités sortent des lois coloniales pour être un Territoire International avec des populations gérées sous la protection de la Société Internationale que les Nations Européennes,  Américaines, sortant de la Grande guerre meurtrière, tirant les leçons, organisent ; ceci pour asseoir la paix avec des lois et des principes de paix , de respect de la dignité humaine. Nous ne devons pas oublier que tout cela contribue à renforcer notre unité avec toutes nos diversités culturelles.

LE 1er OCTOBRE JOUR DE L’AFFIRMATION DU CAMEROUN, ENFANT DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE BÂTIE POUR LA PAIX, LA DIGNITÉ HUMAINE, LE DIALOGUE, LE PARTAGE, LE CAMEROUN PAR NOUS TOUS, LE CAMEROUN POUR NOUS TOUS.

Ainsi le Cameroun et les Camerounais vont d’abord être sous la Société des Nations avec le Régime de Mandat International puis, après la Deuxième Guerre Mondiale, sous l’Organisation des Nations Unies avec le Régime de Tutelle Internationale vouée à la disparition pour donner naissance à un pays indépendant.

Cela doit être présent à l’esprit pour, en permanence, nous éclairer, nous montrant d’où nous venons  afin de mieux avancer avec tous les puissants héritages accumulés tout au long de notre riche histoire.

UNE TRADITION DE PARTICIPATION DES CAMEROUNAIS A LA GESTION DU CAMEROUN.

Les Fils et les filles, les camerounaises et les camerounais ont voie au Chapitre de la gestion de leur territoire, de l’organisation et de la vie de leur administration, de tout ce que entreprennent les Autorités Françaises et Anglaises sous le Régime du mandat de la SDN  d’abord puis sous celui de Tutelle de l’ONU ensuite. Les camerounais participent par les pétitions, les réclamations, les auditions pour le respect par les puissances en charge de la gestion du pays des termes du mandat et puis de la Tutelle et du suivi de la marche conduisant à l’indépendance.   Tout cela constitue une école de la Démocratie, de la liberté de choix et d’expression, tout cela constitue des assises de la Res Publica où chaque personne agit comme sujet et actrice tout en étant, objet de droit.

ET LES PÈRES FONDATEURS CONSACRENT L’UNITE NATIONALE.

Les Nationalistes sous les différentes formes de manifestations vont assumer et amplifier tout cela  qui aura son apogée en juillet 1961 à Foumban ; ceci après des longues et précieuses concertations, des échanges sereins à Yaoundé, à Buéa par ceux qui vont s’affirmer comme Pères Fondateurs de notre nation. En effet les bases juridiques du Cameroun sont arrêtées et puis comme les sociétés sont en perpétuelles mutations, les méthodes à suivre pour avancer sont aussi fixées : Concertations, Dialogues pour faire vivre les diversités africaines héritées des ancêtres, les particularités anglophones et francophones héritées du régime international du Mandat et de la Tutelle. La rencontre pendant 40 années avec les langues et les cultures anglaises et françaises donnent un grand plus au Cameroun avec son fond humain, culturel profondément africain.

Cette grande originalité, admirée en Afrique et dans le monde entier aux premières heures des indépendances africaines, demeure et doit être amplifiée. Par son bilinguisme et ses diversités culturelles africaines, le Cameroun jouait un grand rôle sur la scène internationale : cette place doit être reconquise et s’affirmer.

LE CAMEROUN PAR NOUS TOUS, LE CAMEROUN POUR NOUS TOUS.

Le 1er Octobre est ainsi ce jour retenu pour marquer, dans toute la grande solennité, le retour à l’unité du pays, du Territoire, du peuple et l’engagement pour construire ensemble la Maison Cameroun : Afrique en miniature.

Avec le 1er Octobre 2017, c’est le nouvel aboutissement en tirant la leçon du passé :

ENSEMBLE BÂTIR: LE CAMEROUN PAR NOUS TOUS ; ENSEMBLE PARTAGER LES FRUITS DE NOTRE MOBILISATION POUR PRODUIRE : LE CAMEROUN POUR NOUS TOUS.

REMÉDIER LE MAL NE SUR LE TERRAIN DANS LA CONCRÉTISATION DES RICHES ACQUIS : VOILA LE FONDEMENT DE L’INDISPENSABLE DIALOGUE ENTRE CAMEROUNAIS.

Voilà ce que nous devons comprendre car nous y invitent note histoire, nos héritages  dont les acquis positifs demeurent et vont revivre plus profondément encore. En effet, les problèmes d’aujourd’hui sont nés parce que des gouvernants se sont écartés du CHEMIN DES HÉRITAGES tracés en Juillet 1961 ; en effet ce chemin ne pouvait tenir et ne pouvait être suivi qu’avec des actes quotidiens de gestion du pays, avec des implications fortes  de tout le monde sur le terrain ; ceci pour ne pas détruire les riches diversités qui veulent la mobilisation de tout le monde, la participation de chaque personne pour les choix des acteurs essentiels à travers des élections justes, transparentes par le Peuple Souverain ; le chemin ne pouvait être suivi qu’à travers un contrôle objectif et une évaluation continue  par des organes rompus dans la bonne gouvernance pour  la gestion du bien commun, de la Chose Publique pour que le Cameroun soit par tous et pour tous.

Il y a ainsi des bases fortes pour le dialogue où nul ne doit être exclu. La tripartite trente années après Foumban en Juillet 1961 est une bonne leçon. Pour la voie à suivre et puis, les problèmes au Nord Ouest et au Sud Ouest, sources des revendications et des révoltes entraînant des victimes sous des formes diverses, constituent une grande leçon à suivre. En effet nous devons comprendre la très grande importance du respect des résultats atteints dans les concertations, les dialogues qui, en 1961 sont des précieux acquis à poursuivre sur le terrain avec les populations.

La paix et l’harmonie au Cameroun passent par là car, ainsi vont s’affirmer ce qui est dans la nature et l’histoire du Cameroun, du peuple Camerounais:

LE CAMEROUN PAR NOUS TOUS, LE CAMEROUN POUR NOUS TOUS.

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

 

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