Day: <span>September 15, 2018</span>

LES CAHIERS DES JOURNÉES RÉPUBLICAINES DES RÉFLEXIONS ET D’ÉCHANGES (JRRE)

Nous ouvrons dans cette rubrique les cahiers des Journées Républicaines des Réflexions et d’Echanges (JRRE).
A cette veille des élections et en ce contexte de Rentrée aux nombreux ratés dont le Programme controversé,  remarquez que cela nous a préoccupé il y a longtemps.

JOURNÉES RÉPUBLICAINES DES RÉFLEXIONS ET DES ECHANGES

 Troisièmes Assises sur le Thème : « L’ECOLE AU SERVICE DES DROITS ET DEVOIRS CITOYENS »

Douala, Mercredi le 14 Mars 2012

On est bien fondé pour se demander si l’école a failli. Et, ceci, face aux crises des valeurs et d’éthique que nous connaissons dans notre monde d’aujourd’hui ; en effet, partout, les individualismes, les égoïsmes, l’absence du sens de la chose publique, de l’intérêt général semblent de plus en plus l’emporter comme le témoignent les crises financières et économiques qui n’épargnent aucune société et dont les plus grandes victimes sont les plus faibles, les plus pauvres. Il en est ainsi que l’on se situe dans les différentes régions à travers le monde ou au sein des régions à l’intérieur des pays et, partout, ces crises ont été reconnues comme étant, avant tout, les crises des valeurs. Ces crises des valeurs n’épargnant aucun domaine se manifestent fortement en politique et plus particulièrement un peu partout s’agissant de la conquête et de l’exercice du pouvoir.

Nous en sommes ainsi arrivés à des situations d’où nous devons sortir et, interpellés que nous sommes par les souffrances, les faits qui sont les conséquences directes de ces crises des valeurs et face aux dures réalités quotidiennes que de nombreuses populations connaissent comme c’est le cas en Afrique, nous nous posons la question de savoir si cela n’est pas dû avant tout à la faillite de l’école dans sa noble mission de formation et d’éducation ; l’éducation qui est cette source d’éveil des populations, de la consolidation dans la voie du progrès de la République, de la chose publique, du triomphe de l’intérêt général, du jeu démocratique, ainsi, de tout ce qui apparaît comme parapluie et éclairage des intérêts particuliers, c’est à dire devant aboutir à la consolidation et à la mobilisation pour le vrai, le bien, le beau où chaque personne, dans la société se sentira partenaire partie prenante.

En définitive, avec l’Ecole, il est question de faire face aux conséquences multiformes des crises des valeurs avec les lots des souffrances que connaissent les populations et, plus encore celles qui sont déjà les plus exposées dans toutes les régions du monde et, surtout, dans celles où les Etats en l’absence des traditions  républicaines fortes et de la culture suivie des pratiques démocratiques, se cherchent encore, du fait de leur jeunesse, dans l’accomplissement de leur mission comme c’est le cas pour l’Afrique et au Cameroun où nous nous trouvons.

Il se dégage, de ce que nous vivons, l’impérieuse nécessité d’arriver à ce que l’école développe des programmes de formation et d’éducation dignes, qu’elle soit effectivement au service des droits et des devoirs citoyens. Ici, les enseignants sont profondément interpellés comme formateurs et éducateurs.

L’Ecole classique, au sens large – entendons de la Maternelle à l’Université – à la différence de l’Ecole de la vie, relevant et dépendant dans leurs activités de ceux qui organisent et gèrent la société, la question que nous nous devons de nous poser est au fond de savoir comment et pourquoi ceux qui sont en charge ont réussi ou ont failli et dans cette dernière situation n’accomplissant pas leur mission ; ceci nous permettra de mieux nous situer dans la dynamique à dérouler pour que l’Ecole assure sa noble mission de formation et d’éducation pour l’effectivité, la culture et la tradition des devoirs et droits citoyens dans nos sociétés nationales et comme bases de l’humanisation de la société internationale.

Quand on parle de l’Ecole, en se situant dans le cadre des programmes de formation dans les institutions classiques allant de la maternelle à l’université, que peut-on dire et retenir, s’agissant de l’Afrique et du Cameroun plus particulièrement, des formations aboutissant chez les acteurs et les actrices dans la société à des capacités et des qualités professionnelles notoires ? Ici aussi que peut-on retenir d’une éducation conduisant à l’affirmation des personnalités rompues aux valeurs humaines, cultivant l’éthique dans toutes les activités et le entreprises individuelles et collectives dans la société ? Que peut donner l’évaluation de l’Ecole s’agissant de l’inscription dans les réflexions et les actes à poser de ce qui est positif, de ce qui affirme la dignité humaine, de ce qui situe dans la voie du partage, de la compréhension, du dialogue, de la justice, de la liberté, de la fraternité, de la recherche de l’équité, de l’égalité comme éclairages et dynamiques permanents.

L’objectif, dans la République et la République des droits et des devoirs que doit être le Cameroun de par son histoire, est d’arriver à l’école formant et éduquant des hommes et des femmes responsables, cultivant dans leur vie et leurs activités tout comme dans la vie  des institutions tant publiques que privées, les valeurs humaines, le vrai, le bien, le beau comme fondements, éclairages et dynamiques que l’on développe et entretient en permanence. Il est aussi question d’arriver à la formation et à l’éducation des hommes et des femmes faisant de l’Ecole de la vie une forte et profonde réalité parce que animée par les parents cultivant des traditions de construction de génération à génération, jouant ainsi pleinement leur rôle de formateurs, d’éducateurs permanents. Il faut qu’on en arrive à la situation où s’installe dans les cœurs et les esprits le profond sens de la noble mission de préparer et les parents responsables de demain et les citoyens responsables de demain.

En effet, les dégradations que nous connaissons dans nos sociétés nous interpellent ceci pour mettre fin entre autres à l’absence de dialogue entre parents et enfants, conduisant à l’absence de la culture du dialogue dans la société envahie de plus en plus par le langage de violence nourri par les drogues, la culture du mensonge, de l’hypocrisie qui, de plus en plus tiennent le haut des pavés. Tout ceci parce que l’on ne s’affirme pas en puisant dans ses racines originaires, tout ceci parce que l’on se définit par rapport à l’autre, par rapport aux cultures importées…Parce que l’on n’a pas la conscience forte de son identité, de sa personnalité, parce que l’on manque de repère, des références…des hommes, des femmes, des héros qui inspirent.

L’Ecole a pour mission de contribuer à remédier la situation en développant la culture des qualités et des capacités permettant de s’affirmer, dégageant tout ce qui fait la personnalité en créant les conditions pour le citoyen, la citoyenne de se sentir dans sa personnalité, d’être confiants, de ne pas se définir par rapport à l’autre mais d’être soi et se sentir en confiance avec les autres membres de la société dans la responsabilité qui incombe à chaque personne et à tout le monde.

L’actualité très forte, obligeant, que faut-il faire se situant sur le terrain des consultations électorales, sur les évolutions que nous avons connues et qui ont conduit le gouvernement à s’engager dans la voie de la refonte des listes électorales, c’est-à-dire la confection d’un nouveau fichier électoral ; et aussi en ce qui concerne l’adoption d’un code électoral. Les réalités de la vie, l’école de la vie ont pesé pour l’essentiel sur une telle évolution. Que faut-il faire pour que l’on ne s’arrête pas en chemin ? En effet ceux et celles qui étaient habitués à certaines façons de faire ne vont pas, par exemple, du jour au lendemain se débarrasser des habitudes cultivées depuis des années pour la confiscation du pouvoir à des fins des intérêts égoïstes travers les manipulations des élections. Aussi est-il question de capitaliser les résultats atteints, les démarches suivies conduisant dans la voie de la transparence, de l’objectivité, de l’impartialité, du bien, du vrai et du beau, tout ce qui, mettant l’être humain au centre de tout, prédispose à la culture de la dignité humaine et de notre commune humanité.

Dr Adamou NDAM NJOYA

 

Présidentielles 2018 : Des plats réchauffés qui gardent toutes leurs saveurs, et qui nous confortent dans notre position. … Il n y a rien de nouveau sous le Soleil… Pourrait-on dire, mais, la situation s’est encore malheureusement empirée avec la crise du Nord Ouest et du Sud Ouest.

A l’Occasion de la Journée Internationale de la Démocratie 2018, à la veille d’un autre scrutin organisé au Cameroun sous forceps,
l’UDC opte délibérément de remettre sur la sellette, trois documents :
  1. Le texte qui avait été rédigé par son Equipe de Communication et présenté dans le cadre de Espace Politique en 2015 \  http://www.udc-party.com/espace-politique-des-15-et-16-septembre-2015-texte-lu-a-la-crtv-tele-par-m-tawat-mamoud-membre-du-secretariat-national-a-la-communication-de-ludc-puis-presente-et-commente-en-duo-a-la-crt/ 
  2. L’intervention que le Dr Adamou Ndam Njoya avait lue à Foumban en 2016 lors de la Commémoration de cette Journée \  http://www.udc-party.com/a-loccasion-de-la-journee-internationale-de-la-democratie-du-15-septembre-2016-appel-citoyen/
  3. La lettre à la Communauté Internationale que le Dr Adamou Ndam NJOYA avait écrite après les Elections Présidentielles du 11 Octobre 2011. \  http://www.udc-party.com/lettre-du-dr-adamou-ndam-njoya-aux-camerounais-aux-amis-du-cameroun-et-la-communaute-internationale-sortir-de-la-paix-du-moment-pour-les-affaires-du-moment-dans-un-espace-trouble-pour-construire-l/

LETTRE DU DR ADAMOU NDAM NJOYA AUX CAMEROUNAIS, AUX AMIS DU CAMEROUN ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE : SORTIR DE LA PAIX DU MOMENT POUR LES AFFAIRES DU MOMENT DANS UN ESPACE TROUBLE POUR CONSTRUIRE LA PAIX DE TOUJOURS DANS UN ESPACE SAIN ET HARMONIEUX.

Mesdames,

Messieurs,

La Communauté Internationale avec l’ONU, les Organisations Internationales Régionales, les nombreux pays amis, les ONG etc. ont manifesté,  bien avant leur organisation, un intérêt particulier pour le bon déroulement des  consultations électorales au Cameroun, à commencer par l’élection présidentielle. Les conseils, les interventions, les financements non pas répondu à l’attente des camerounais comme cela ressort de l’élection du 9 octobre 2011. Les responsables dans la société internationale à commencer par le Système des Nations Unies avec le Secrétaire Général de l’ONU et ceux qui dirigent les Etats, qu’il s’agisse des institutions étatiques ou des organisations non gouvernementales ne doivent plus se laisser aller, voire, être trompés avec les apparences qui sont animés par des intérêts personnels et égoïstes qui sont aussi des plus forts dans la vie et l’expression des êtres humains. En effet, la  Tunisie, l’Egypte, la Lybie, La Syrie, le Yémen, et bien des pays sont là pour nous rappeler que tout n’est pas acquis, qu’un peuple ne peut pas tout le temps être berné, privé de son expression libre par ses propres dirigeants, que l’hypocrisie, le refus de voir et de dire la vérité, les considérations et les analyses superficielles , les sympathies de complaisance sur le plan international ont, souvent , au bout, des lots des victimes humaines et souvent des innocents et les plus faibles.

  • NON RESPECT DES LOIS ÉLECTORALES AGGRAVE PAR L’ABSENCE D’ETHIQUE ET DE MORALE POLITIQUE.

Nous n’avons pas vu venir la crise des valeurs reconnue dans notre monde d’aujourd’hui comme étant à l’origine des crises financières, économiques, sociales avec tous les malheurs que cela a générés. Cette crise des valeurs  qui est  toujours là a des conséquences des plus néfastes et des plus fortes encore en ce qui concerne la vie politique et le fonctionnement des institutions dans les Etats et dans la Société Internationale.

L’élection présidentielle du 9 octobre 2011 au Cameroun aura permis de mesurer l’ampleur de l’absence d’éthique politique, des valeurs fondant la vie et l’expression politiques sur le plan interne au Cameroun et dans les rapports avec la société internationale. Et tout cela parce que les différents acteurs nationaux et internationaux intervenant à différents titres et niveaux n’ont pas reconnu, en les cultivant comme les fondements de la vie et des activités ainsi comme éclairages  et dynamiques, les valeurs humaines, l’éthique, la morale politique. Cette attitude avait déjà conduit à faire du Cameroun l’un des pays le plus corrompus du monde et les plus pauvres malgré ses immenses ressources naturelles et humaines. Parce que les différents acteurs et les différentes actrices tant internes qu’internationaux ont toujours privilégié la paix du moment pour les affaires juteuses du moment au mépris de la paix des populations, de toute la nation, nous continuons à baigner dans la médiocrité, dans la corruption et le règne des  égoïsmes destructeurs du Bien Commun, de la Chose Publique. Nous en sommes encore à nous chercher après cinquante années d’indépendance, d’expérience républicaine et démocratique et, tout cela dans un pays porteur des richesses humaines et culturelles qui, accumulées au fil  des âges, font la personnalité et la fierté d’un peuple ; oui, malgré tout cela, nous en sommes à attendre des notes des nos anciens maîtres, à attendre leurs appréciations et jugements ou encore ceux de leurs médias qui sont souvent des insultes à notre intelligence, à notre patrimoine culturel. Tout ceci parce que nous avons accepté de ne rien faire qui affirme notre personnalité, notre identité, donnant toute leur force aux bases qui font la fierté  d’un être humain, qui assurent sa dignité et affirme la personnalité d’un peuple, d’une nation.

Aussi, en l’absence des valeurs et d’éthique comme dynamiques et éclairages permanents de la vie et des activités des populations et des institutions républicaines et démocratiques et, cela aussi bien dans les secteurs tant publics que privés , les populations qui nourrissaient l’espoir de voir le Cameroun sortir du lot des pays les plus corrompus et les plus pauvres pour un nouveau départ aux lendemains de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011 se sont-elles réveillées dans des grandes désillusions face aux violations des lois et des grosses irrégularités cultivées avec le  concours de l’administration par l’organe qui portait l’espoir à savoir ELECAM. Sur 119 articles de la loi sur l’élection présidentielle, 30 dispositions essentielles ont été violées et les requêtes introduites par certains candidats à la Cour Suprême agissant en lieu et place du Conseil Constitutionnel appuyées des preuves claires, sont des plus parlantes et des plus significatives. Les réactions de certaines personnalités, responsables nationaux ou internationaux, les informations distillées par certains médias, suite à cette élection, trahissent une forme de  complicité pour maintenir le Cameroun dans la médiocrité, dans la corruption, dans la pauvreté ; ceci parce qu’il n’y a pas des analyses objectives des situations mais la préoccupation d’avoir la « paix »,  le temps de faire des affaires.

On doit prendre conscience de l’impérieuse nécessité qu’il y a de travailler de façon soutenue pour asseoir des bases saines de la vie et des activités aussi bien des citoyens que des institutions qui passent par le vote qui est le premier devoir et le premier droit de tout Camerounais par lesquels vont se construire durablement le pays. Parce que nous aimons le Cameroun, il est important d’aller à l’essentiel, d’aller au fond des réalités pour faire ressortir les maux afin d’appliquer les remèdes appropriés. Les camerounais qui aiment leur pays, les amis véritables et sincères du Cameroun, soucieux du bonheur, de la dignité de l’être humain doivent comprendre cela et ne pas s’arrêter sur les aspects superficiels de ce que nous vivons, de ce qui se passe dans le pays et plus particulièrement sur tout ce qui s’est tramé depuis pour en arriver à ce qui s’est passé le 9 Octobre 2011.

  • LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE A APPUYÉ ET FINANCE UN PARTI ET NON LE PEUPLE.

Les nombreuses visites des représentants du Secrétaire Général des Nations Unies ont été autant d’occasions pour présenter les préoccupations des citoyens Camerounais en matière électorale et cela par les responsables aussi bien des formations politiques,  de la société civile  que des médias. Parce que les messagers de l’Organisation Universelle n’ont pas pris la vraie mesure de tous ces échanges, parce que les vrais problèmes liés aux acteurs qui interviennent sur le terrain dans un pays qui a une culture de l’état parti unique très profonde n’ont point été pris en compte, les intervenants de la société Internationale sont passés à côté. En effet les concours divers et les financements apportés à ELECAM par la Communauté Internationale ont, comme on l’a réalisé le 9 Octobre 2011, contribué à appuyer les mécanismes anti-démocratiques développés et mis  sur pied pour la confiscation du pouvoir à travers les fraudes électorales, le contrôle de tout le processus électoral par le parti au pouvoir. La Communauté Internationale a financé un parti et non les actions pour un pays, pour la paix et le bonheur d’un peuple ; plus que cela, elle n’a rien fait pour appuyer les camerounais demandant un code électoral empêchant comme nous l’avons vécu le 9 Octobre dernier, les interprétations orientées, diverses, variant d’une circonscription électorale à l’autre, d’un bureau de vote à l’autre par des présidents des bureaux de vote, militants du parti au pouvoir.  Au nom du respect de la souveraineté nationale, des Etats,  elle n’a rien fait pour assurer et garantir la présence de toutes les parties prenantes dans les différentes circonscriptions électorales, à travers les Commissions Mixtes légales et dans les bureaux de vote. Les financements ont plutôt permis de déployer les militants du parti au pouvoir qui vont se livrer sur le terrain aux pratiques illégales, antirépublicaines et antidémocratiques. Il se cultive ainsi des sources de division au moment même où ces pays qui interviennent continuent à cultiver dans leur vie interne des bases fortes de la démocratie. On n’a que faire des pays africains et c’est ce que les dirigeants africains  ne comprennent pas, installés qu’ils sont dans la conquête et l’exercice égoïste du pouvoir, oubliant les objectifs du pouvoir dont le premier est d’asseoir le dialogue, l’harmonie au sein de la société pour ainsi mobiliser toutes les intelligences, toutes les énergies pour bâtir ensemble le bonheur.

  • LES IRREGULARITES FLAGRANTES CONSACRANT L’ILLEGALITE ENLEVANT LES FONDEMENTS A LA LEGITIMITE.

La Communauté Internationale n’a pas pu ainsi contribuer à empêcher les votes multiples, le bourrage des urnes, les votes des mineurs, les votes avec des pièces d’identité ne correspondant pas aux noms inscrits sur les listes électorales, les votes sans cartes d’identité nationale, les votes avec les récépissés, les votes de ceux qui n’étaient pas inscrits…etc. Toute la latitude aura été donnée aux responsables d’ELECAM de faire ressortir leurs caractères partisans depuis le niveau national en ce qui concerne le Conseil d’ELECAM et la Direction Générale jusqu’au niveau local depuis les délégations régionales, les  agences départementales, les antennes communales au niveau des arrondissements. Dans ces différents cadres et niveaux, nous avons assisté à l’étalage des pratiques cultivées par l’état parti unique où n’interviennent ni contrôle, ni sanction, ni évaluation. Nous avons ainsi vu émerger la race des fonctionnaires que nous combattons en luttant contre les malversations, la corruption , le manque de la bonne foi, de la conscience de l’intérêt général, du sens du sentiment national, de la République ; cette race des fonctionnaires que nous fournit ELECAM avec toutes les mauvaises habitudes et  attitudes indignes d’un pays en construction où toutes les forces doivent être mobilisées ; tout cela étant aggravé par le fait que ces hommes et femmes habitués à consommer, à recevoir, n’ont pas cette culture qui apporte humilité, n’ont aucun respect des principes forts et catalyseurs des actions constructives  pour le bien de la société ; ces hommes et femmes étant souvent sans formation professionnelle, sans éducation, feront en sorte que d’un bureau de vote à l’autre nous allons assister à des irrégularités flagrantes aggravées par les humeurs des présidents sans scrupules désignés à dessein par ELECAM.

  • CONFECTION DES LISTES ÉLECTORALES ET DISTRIBUTION DES CARTES D’ELECTEURS EN DEHORS DES COMMISSIONS MIXTES CRÉÉES PAR LA LOI.

Et tout cela aura été soigneusement préparé par la violation caractérisée de la loi en confectionnant des listes des électeurs en dehors des Commissions Mixtes prévues par les textes et au sein desquelles se trouvent des représentants des formations politiques. Ces violations vont se poursuivre lors des distributions des cartes aussi établies en dehors des points d’émission prévus par la loi. Cela explique qu’il y ait eu de très nombreuses cartes où ne figuraient pas toutes les mentions exigées par la loi pour leur validité. Il y a ainsi eu tout un réseau parallèle mis en place, au détriment des voies légales. Pour mener à bien l’action de ce réseau, et avec le concours des autorités administratives locales, les scrutateurs représentant les candidats de l’opposition vont être écartés des bureaux de vote, et quand ils s y trouvaient, malgré tout, empêchés de participer aux vérifications des pièces à fournir par chaque électeur avant le vote. Cette pratique va se poursuivre au niveau des Commissions Communales lors de la confection des procès verbaux et au niveau des Commissions Départementales de supervision.

Les citoyens normalement inscrits n’ayant pas obtenu leurs cartes d’électeur,  on va ainsi assister à de nombreuses abstentions forcées.

  • DANS LA RÉPUBLIQUE, LA MANIFESTATION POLITIQUE EST UNE EXPRESSION DÉMOCRATIQUE NORMALE.

Cela n’est pas ainsi compris par ceux là qui gouvernant dans la pure tradition de l’Etat Parti unique parlent de « bains de sang », s’organisent pour massacrer les citoyens. La Communauté Internationale qui suit les déclarations des hauts responsables, des ministres, des autorités administratives au niveau local, est interpellée. Tout comme elle est interpellée par tous les faits relatés ci-dessus qui expliquent les requêtes présentés par certains candidats pour l’annulation de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011. La Communauté Internationale et les amis du Cameroun sont également interpellés pour les actions qui doivent être entreprises pour la crédibilité de l’organe chargé de donner toute son impartialité, toute son objectivité au processus électoral avec un fichier électoral digne, avec des acteurs et des actrices impartiaux opérant dans les différents rouages du processus des élections ; il faudra un code, un texte unique, bien ficelé, et porteur de la dynamique du respect des principes moraux et éthiques qui bien lu, bien appliqué, avec obligation de respect et des sanctions claires pour le non respect est salutaire pour le Cameroun. C’est par là que les camerounais vont s’ancrer profondément dans la culture des traditions républicaines et démocratiques, éloignant des pratiques généralisées de fraudes instituées, auxquelles se livrent des citoyens, souvent des responsables de haut niveau se réclamant élites qui, au lieu de montrer l’exemple et contribuer à l’éducation des populations pour le respect de la chose publique, du bien commun, de la République et de la dignité humaine, veulent mener le Cameroun vers le totalitarisme. Ce sont les mêmes qui n’hésitent pas à parler de « bains de sang ».

Alors que le Cameroun est  reconnu comme étant parmi les états les plus corrompus et les plus pauvres malgré ses immenses ressources humaines et naturelles, la Communauté Internationale ne doit pas attendre pour venir éteindre l’incendie, mais écouter les Camerounais qui vivent profondément leurs réalités dans leurs différents localités, être avec eux, à leurs côtés pour que ensemble comme partenaire parties prenantes, on œuvre pour asseoir la République de droit et de devoir qu’impose l’histoire du Cameroun comme enfant de la communauté internationale, parce que d’abord territoire sous mandat de la SDN en 1919, et puis Territoire sous tutelle des Nations  Unies au sortir de la deuxième guerre mondiale pour enfin accéder à l’indépendance sous le contrôle de l’Organisation Universelle en 1960.

Avec nos meilleurs sentiments et convaincu que nous y arriverons, que la République et la Démocratie l’emporteront.

Dr Adamou NDAM NJOYA

APPEL CITOYEN A L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DÉMOCRATIE DU 15 SEPTEMBRE 2016.

APPEL CITOYEN, RÉPUBLICAIN, PATRIOTE, DÉMOCRATE :

  • POUR LE SCRUTIN MAJORITAIRE A DEUX TOURS AUX ELECTIONS NATIONALES, PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES
  • POUR LA LIMITATION DE LA DURÉE ET DU NOMBRE DES MANDATS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
  • POUR ORGANISER LES ELECTIONS EN AFRIQUE SUR LA BASE DES CONSTITUTIONS ET DES LOIS METTANT FIN :
  • A LA CULTURE DE LA CONFISCATION DU POUVOIR, CETTE POMME DE DISCORDE NUISIBLE A LA DYNAMIQUE NATIONALE,
  • AUX DIVISIONS STÉRILES, AUX LUTTES FRATRICIDES DESTRUCTRICES DES VIES HUMAINES, DES PATRIMOINES ET DE L’ÂME NATIONALE

ANTICIPER POUR ÉTOUFFER LE VOLCAN POLITIQUE QUI COUVE SOUS L’ILLUSION DE PAIX.

Aura été une grande révolution et un grand acquis l’avènement, en matière électorale, s’agissant des Présidents de la République ou des  Chefs de l’Exécutif, du Scrutin Majoritaire à deux tours, de la limitation de la durée et du nombre de mandats. Dans le lent processus pacifique ou violent qui y a conduit, est né un acquis pour les être humains connaissant ainsi un progrès considérable dans l’organisation de leur vie grâce à des règles du jeu démocratique permettant d’atténuer considérablement les confrontations stériles et les déchirements entre les fils et les filles d’un même pays aboutissant souvent à des violences dégradantes, traumatisantes pour l’être humain, destructrices des patrimoines, voire des plus meurtrières. Des exemples nous viennent de nombreux pays comme tout récemment et des plus actuels avec le  Gabon au sortir de  l’élection Présidentielle du mois d’Août 2016; tout est devenu sombre et des cicatrices sont nées dans ce pays qui offrait au monde un visage radieux d’unité et d’harmonie. Hier Etat médiateur, aujourd’hui, il doit accepter des médiateurs.

L’absence de scrutin majoritaire à deux tours donne l’exemple de profondes ruptures de l’unité et des violences qui sont nées dans ce pays voisin et frère… Par contre, là où il y a eu le scrutin majoritaire à deux tours a régné la sérénité comme lors de l’élection présidentielle en RCA en pleine guerre civile qui a éclaté parce que, justement, les règles du jeu démocratique faisaient défaut. On y passera de la dictature dans la République à l’éphémère Empire créé par un mégalomane se prenant pour Napoléon… accepté par la communauté internationale et puis de coup d’Etat à coup d’Etat suite aux dictatures, la leçon est tirée après la transition d’apaisement où une grande Dame aura été le Président de la République… Il y a les exemples de bien de pays africains qui, après des moments difficiles sont installés dans les élections au scrutin majoritaire à deux tours, ce qui aboutit à la sérénité et à l’harmonie permettant  la mobilisation des populations, au sortir des élections, pour construire le pays c’est-à-dire le bonheur où chaque personne se sent partenaire partie prenante.

Il y a là des leçons où puiser en taisant les orgueils qui sont source des destructions de l’âme et de chaque personne citoyenne et de toute la nation.

LE CONTEXTE DES RÉVOLUTIONS TECHNIQUES OUVRENT LES VOIES DE CONSTRUCTION ET DE DESTRUCTION DONC A GÉRER.

La maturité des populations, les nouvelles voies de communication, d’information éveillant les consciences  ne laissent plus la voie au jeu que construisaient les partis uniques conduisant aux élections à un tour sources de contestations, des réactions violentes. On n’est plus à l’abri avec les jeunes générations et les dures conditions de vie qui veulent transparence, objectivité dans toutes les entreprises dans la société. On doit dialoguer, partager et les idées et les pensées pour être et agir ensemble.

C’est ainsi que l’on donnera tout son sens à la Cité, c’est-à-dire à l’Etat dont le But, en Politique, est de rendre heureux et vertueux les citoyens par la domination des lois. Les lois qui prennent leur origine et ont toute leur force d’application à partir des élections : élections du corps législatif et du Président de la République qui met en place l’Exécutif et toutes les institutions de l’Etat Républicain. Nous devons comprendre profondément et définitivement pour y veiller que l’élection du Chef de l’Etat et l’élection des membres du Parlement ne doivent pas, en aucun cas, souffrir. Et il en sera ainsi grâce au scrutin majoritaire à deux tours pour les élections nationales : celles  du Président de la République et celles des Assemblées parlementaires.

DES CONFRONTATIONS POSITIVES AU PREMIER TOUR A LA SÉRÉNITÉ CONSTRUCTIVE RESPONSABILISANT AU DEUXIEME TOUR

Le premier tour n’exclue personne qui remplit les conditions prévues par la loi ; puis, avec la campagne, viennent tous les déballages pour les projets de société, les joutes oratoires laissant la place après le vote et les choix des citoyens à la sérénité du deuxième tour : ainsi les deux partis présélectionnés par les électeurs qui leur donnent aussi une mission obligatoire à accomplir pour revenir à eux en vue du choix définitif :  chaque candidat ainsi investi, avec sa formation politique doit dialoguer, entrer pourparlers avec les formations politiques qui n’ont pas passé le cap du premier tour. Il s’installe ainsi les forts moments de l’indispensable rapprochement, des négociations mettant sur la table les programmes, les projets à réaliser, permettant ainsi de tenir compte des différentes aspirations des populations. Ce qui contribue à réduire les sources des tensions qui sont latentes quand un parti, s’imposant, refuse le partage des pouvoirs ; c’est ainsi qu’il sera mis fin à l’arrogance des individus, que sera fermée la voie à la dictature des partis politiques. Ainsi les grands courants vont se retrouver, conjuguant les idées, les projets et programmes dans le respect du peuple souverain.

LA LIMITATION ET DE LA DURÉE ET DU NOMBRE DES MANDATS : RÉALITÉ AILLEURS ET A CONQUÉRIR CHEZ NOUS : UN GRAND ACQUIS RÉPUBLICAIN DÉMOCRATE QUI S’IMPOSE AUJOURD’HUI.

Pour anéantir toutes les sources fortes des violences incontrôlables, le scrutin majoritaire à deux tours va de pair avec la limitation et de la durée et du nombre des mandats. Pour ce qui est du Cameroun par exemple dans la logique des résultats atteints à la Tripartite en 1991  Cinq « 5 » ans pour la durée et deux « 2 » au maximum pour le nombre des mandats.

Il y a là un acquis républicain et démocrate dans le long processus connu par l’évolution, normale ou sous les coups de la violence, des règles du jeu politique s’agissant des élections. C’est ainsi que seront, réduites et éliminées les violences brutales lorsque les citoyens n’ont plus d’autres issues face aux confiscations des pouvoirs et des autorités et des institutions  étatiques par un groupe, une famille politiques ou autres.

Avec cet acquis républicain et démocrate sera encouragée et exaltée la compétition pour construire, pour réaliser ce qu’il y a de meilleur et en harmonie non seulement avec les aspirations des populations sur le plan interne mais aussi avec des réalités des mutations et de la solidarité tant sur le plan interne des Etats  que sur le plan international.

AVEC LA PAIX ET L’HARMONIE INSTAURÉES NUL BESOIN D’EN APPELER A LA SOUVERAINTE POUR SE PROTÉGER, SE PRÉVALOIR ET ÉCARTER LES INTERVENTIONS MÉDIATRICES VENANT DE L’EXTÉRIEURE.

Les règles bien conçues mises en place, respectées  et appliquées éloignent, d’une part, des terrains des violences et, d’autre part, de l’invocation de la souveraineté nationale pour empêcher les interventions d’origine extérieure ;  que cette invocation de la souveraineté provienne du pays où se le problème se posant, les tenants du pouvoir veulent maintenir le statu quo ou de ceux, pays et institutions internationales, qui sont sensés intervenir parce que les problèmes des droits humains, de dignité, de vie se posant brutalement, il y a cette nécessité d’agir.

LEÇON DE LA COP 21 : L’ÊTRE HUMAIN MIS AU CENTRE DE TOUT DANS NOTRE UNIQUE ENVIRONNEMENT : FAIRE FRUCTIFIER LE CAPITAL PAIX PAR DES ELECTIONS TRANSPARENTES ET JUSTES.

Que de vies humaines ont disparu, que de souffrances et des destructions  du fait de l’invocation du principe de la souveraineté qui, dans notre village planétaire, notre unique environnement n’a plus de sens. A la Cop 21 à Paris, les peuples ont eu raison et notre commune humanité a triomphé. Le chemin est ainsi montré et ouvert pour mettre l’être humain au centre de tout

Le capital paix, que connaissent de nombreux pays comme c’est le cas pour le Cameroun, nous interpelle profondément pour mettre en place des règles de jeu en matière électorale qui vont éteindre les volcans qui couvent. Il s’agit, là, de nos préoccupations majeures, essentielles et ceux qui se disent amis, ayant des intérêts de leurs pays à défendre avant tout doivent de plus en plus réaliser que ces intérêts vont fructifier davantage dans un pays en paix et où il n’y a pas la culture des méfiances entre les fils et les filles.

LE SALUT, LA PAIX, L’UNITE NATIONALE GARANTIS PAR LE SCRUTIN MAJORITAIRE A DEUX TOURS POUR LES ELECTIONS NATIONALES, LA LIMITATION DE LA DURÉE -CINQ ANS –  ET DU NOMBRE DE MANDATS – DEUX AU MAXIMUM – DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Nous comprenons bien que la priorité des priorités soit de se pencher sur le mode de scrutin dans les pays africains, ce qui appelle, s’agissant du Cameroun, la révision des dispositions de la Constitution entrées en vigueur suite de l’adoption  de la Loi N° 2008/001 du 14 Avril 2008 notamment l’article 6 – alinéas 1 et 2- qui empêchent le scrutin majoritaire à deux tours et la limitation et de la durée du mandat à cinq ans et du nombre de mandats à deux quand un candidat président a encore la faveur des populations électrices. Le Code électoral sera revu en conséquence et, dans la même foulée de détermination pour asseoir la paix et l’harmonie dans notre pays, les textes mettant en place ELECAM seront revus.

Tout cela, sans passion, avec la détermination caractérisant les citoyens républicains, patriotes démocrates que l’histoire a fait des camerounais.

LE CAMEROUN ET LES CAMEROUNAIS ONT EU LEUR CURE DE VIOLENCES AUX DERNIERS JOURS DE LA TUTELLE ET AUX PREMIERS JOURS DE L’INDÉPENDANCE : TIRONS LA LEÇON.

Les leçons que nous fournissent bien des pays africains montrent  que la question électorale demeure la principale source des crises aboutissant aux violences meurtrières, aux destructions des bases de l’unité nationale. Ce qui est préjudiciable au développement, à l’affirmation de l’identité, de la personnalité des jeunes Etats comme le Cameroun et, en conséquence, à la participation à la dynamique de la construction de la société internationale de solidarité.

Il est important, voire, impératif, de s’inscrire dans les mutations sociales, économiques, politiques qui, au monde, ont conduit à la fin du règne des partis uniques sans pour autant éliminer totalement les héritages culturels que développent ceux et celles qui ont détenu le pouvoir durant cette époque révolue. Ce qui en reste aujourd’hui constitue des véritables dangers pour la paix et pour le développement qui exige la mobilisation des citoyens en confiance et en harmonie, chaque personne apportant ce qu’elle a de riche, de bien pour tout le monde.

Les Constitutions affirment et organisent et la Démocratie et la République mais des hommes et des femmes qui ont toujours été au pouvoir en font des masques pour continuer avec la confiscation des autorités à toutes les échelles des valeurs de l’Etat. Il y a là, une profonde réalité qu’il faut reconnaître et s’éloigner de la mauvaise lecture de Machiavel que des générations des dictateurs ont imposé au monde.

Cela se fait par la Constitution, les Lois électorales d’application de la Constitution, les règles électorales et les machines et mécanismes bien huilés qui sont mis en place.

Il faut le reconnaître, l’accepter  car il y a là une source du mal qui va s’agrandissant avec les années qui passent et les jeunes générations qui montent dans un monde où la liberté de communication et d’information est assurée par les inventions dans les domaines techniques, technologiques.

En effet les jeunes générations grandissent avec d’autres échelles des valeurs qu’elles veulent faire triompher en s’y employant par tous les moyens dont ceux de la violence quand il n’y a pas de voie pour le dialogue. Nous avons vécu le printemps arabe et la grande montée des réseaux sociaux. Il s’instaure d’autres formes de dialogues à travers les réseaux sociaux mobilisateurs que les Etats ne peuvent pas toujours contrôler. Tout est ainsi plus facile pour tout remettre en cause et créer des déséquilibres là où les citoyens, il y a quelques années, étaient impuissants pour agir! Cela ira croissant car l’Etat n’a plus le monopole de la communication quand bien même des gouvernants au moment des élections coupent leur pays du reste du monde ; faisant cela, ils ne font que différer les dates des violences dont souffriront tout le monde. Les violences qui détruisent ce qui semblait être  des acquis intangibles comme nous le vivons en Afrique avec cet exemple du Gabon qui est de brûlante et de  pleine actualité : le père El hadj Omar  Bongo doit se retourner dans sa tombe…. Essayons de voir ce qui se passe dans la famille francophone avec la Côte d’Ivoire qui a connu une transition difficile avec la division entre les fils et les filles après le Président Houphouet Boigny ; nous pensons aussi à la RCA et la leçon tirée des troubles qui ne finissent mais qui ont inspiré et imposé l’instauration du scrutin majoritaire à deux tours ouvrant, sans aucun doute, une lueur d’espoir de paix; nous pensons aussi aux leçons que nous offrent le Sénégal, le Bénin, le Niger, le  Ghana, le Nigéria tout proche….

Mais nous pensons surtout aux victimes, aux traumatismes aux destructions des vies et des biens quand les envies, les ambitions politiques égoïstes ne peuvent pas être contenues parce qu’il y a la paix selon la lecture des gouvernants du moment. Cela peut paraître beau aujourd’hui, pour le moment qui ne peut que être court parce que cette paix n’a pas de racines profondes. Nous devons comprendre cette situation précaire comme une interpellation, un appel urgent pour rendre profondes les racines de la paix, de l’harmonie dans le pays ; ce qui se fait en comprenant qu’en politique l’Etat a pour but de rendre heureux et vertueux les citoyens par la prééminence des lois. Avec le scrutin majoritaire à deux tours, la limitation de la durée et du nombre des mandats du Chef de l’Exécutif nous mettons en marche les bases garantissant les bonnes lois et les possibilités de revenir sur les textes des lois pour qu’elles soient bonnes parce que républicaines, démocrates élaborées par des citoyens républicains patriotes démocrates mettant au centre de toute entreprise l’Être humain.

Dr Adamou NDAM NJOYA

ESPACE POLITIQUE DES 15 ET 16 SEPTEMBRE 2015. TEXTE LU A LA CRTV TÉLÉ PAR M. TAWAT MAMOUD, MEMBRE DU SECRÉTARIAT NATIONAL A LA COMMUNICATION DE L’UDC, PUIS PRÉSENTÉ ET COMMENTE EN DUO A LA CRTV RADIO LE 16 SEPTEMBRE 2015 PAR M. KOUPIT ADAMOU ET TAWAT MAMOUD.

Militantes, Militantes et Sympathisants de l’Union Démocratique du Cameroun ; Mesdames et Messieurs, Bonsoir.

C’est un plaisir de vous retrouver dans le cadre de l’espace politique.

Une fois de plus, notre pays vient d’être victime des actes criminels et barbares des  BokoHaram qui ont arraché la vie à neuf compatriotes et ont fait 24 blessés à Kolofata Samedi dernier. Continuant à condamner ces actes d’une barbarie inimaginable et à soutenir les forces au front contre ce groupuscule, l’UDC adresse toutes ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompte rétablissement aux blessés hospitalisés.

Au moment où le monde entier vient de célébrer la journée internationale de la Démocratie le Mardi 15 Septembre, nous marquons un arrêt pour évaluation de l’état de la démocratie dans notre pays sur la base des standards internationaux reconnus en la matière tels que :

  1. Le principe de séparation des pouvoirs pour garantir le fonctionnement républicain des institutions. Dans notre pays, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire restent plus que jamais sous l’emprise du pouvoir exécutif qui est lui-même réduit à la seule personne du Président de la république. A titre d’exemple, aucune proposition de loi n’a pu prospérer dans notre pays depuis le six novembre 1982 ; le Parlement est réduit en une simple chambre d’enregistrement des lois initiées par le gouvernement, généralement pour préserver les intérêts partisans du système gouvernant. Les magistrats aussi bien du siège que du Parquet, sont nommés et révoqués à volonté par le Président de la République
  1. Les élections libres, justes et transparentes comme mode de désignation des acteurs de la vie publique. Dans notre pays, les élections restent un faire-valoir  destinées à confisquer le pouvoir par un régime impopulaire qui fixe et dicte les règles de jeu, nome et révoque les gestionnaires des élections partant des inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats ; un régime qui en définitive, s’impose en matière des jeux électoraux comme joueur, arbitre, juge de touche, et commissaire de match.
  2. La liberté d’expression du peuple. Au Cameroun, la liberté d’expression n’est qu’un cache-sexe dont l’objectif est de tromper l’opinion internationale sur l’existence d’une démocratie qui n’en est pas une en réalité. Non seulement il y a une sorte d’épée de Damoclès qui pèse sur les médias privés lorsqu’ils veulent prendre des marges de libertés, mais aussi, les médias à capitaux publics restent entièrement à la solde du Parti d’Etat RDPC. Les critiques et propositions de l’opposition et des leaders de la société civile ne sont jamais prises en compte dans les décisions finales prises par le Pouvoir.

En clair, le Cameroun est malade d’une dictature déguisée en pseudo démocratie.

L’UDC demande la révision de la Constitution en vue entre autres, de fixer le mandat présidentiel à 5(cinq) ans renouvelable une seule fois ;  d’instaurer  l’élection présidentielle au scrutin uninominal à deux tours etc. La révision du Code électoral pour la fixation consensuelles des règles électorales et l’instauration d’un organe politiquement neutre pour la gestion objective, impartiale et professionnelle des élections avec la biométrie intégrale qui parte des inscriptions jusqu’au vote proprement dit.

LA REMISE DE L’ARBRE DE LA PAIX AU PRÉSIDENT DE L’UDC LE DR ADAMOU NDAM NJOYA AU COURS DE LA TRIPARTITE DU 13 NOVEMBRE 2011: 27 ANS DÉJÀ

Le 13 Novembre 1991 marquera à jamais l’histoire de la démocratisation de notre pays. Ce jour-là, les Camerounais dans toutes leurs composantes se sont retrouvés pour réfléchir et poser les bases de l’avenir de leur pays, selon les vœux exprimé dans la rue chèrement payé l’immense majorité d’entre eux. Pourtant, à cause des égoïsmes inavoués, la victoire réellement acquise de toute la nation allait changer de camp.

L’Union Démocratique du Cameroun UDC donc le leader le Dr Adamou NDAM NJOYA , eut  à jouer un rôle  dans l’aboutissement heureux de la rencontre, a choisi de  fêter  avec recueillement ce 13 novembre 2011 , vingtième anniversaire des accords de la Tripartite, la « Journée de la PAIX » célébrée  à  travers  les dix régions du Cameroun par  les organes du parti.

A cette occasion, l’UDC met en circulation à travers  ce document, quelques grandes lignes de ce que fut cette réunion historique pour notre pays  au cours de laquelle son Président le Dr Adamou NDAM NJOYA, reçut de la main de Mme Julienne KETCHA représentant les femmes du Cameroun, l’Arbre de la PAIX.

LES GRANDS AXES  DE LA TRIPARTITE :

LA RENCONTRE AU PALAIS DE CONGRES DE YAOUNDÉ :

Le 11 Octobre 1991, le Président de la République dans un message à la nation invite toutes les forces vives dont les partis politiques à participer à une réunion qu’organisera le Premier  Ministre de l’époque Sadou  HAYATOU.

Réunis  à  Nkongsamba le 15 octobre, la Coordination des Partis Politiques de l’Opposition  et Association a répondu  favorablement à l’invitation du Chef de l’Etat en écrivant pour dire sa disposition à participer à la rencontre en vue d’un dialogue franc et constructif.

Le 25 octobre une réunion des Partis Politiques  pour préparer  la rencontre se tient à Yaoundé.

DÉROULEMENT DES TRAVAUX DE LA TRIPARTITE.

La rencontre s’ouvre le 30 octobre 1991, le 3eme jour, dix-neuf Partis sur vingt-deux qui se déclarent de la coordination participaient à ses travaux. On va assister à une sorte de mini Conférence national  où rien ne manquait : déballage, diagnostic sans complaisance, perspective d’avenir tout était là.

Le 04 Novembre  1991, le Premier Ministre feint de n’avoir rien entendu de tout cela ! C’est alors que la coordination décide de suspendre sa participation aux travaux de la rencontre Tripartite.

NÉGOCIATION DU GOUVERNEMENT

Au lendemain de la suspension de sa participation aux travaux de la rencontre, la coordination a été littéralement submergée par une foule de médiateurs venus de tous horizons ; hommes d’églises, personnalités politiques et civiles, chefs traditionnels vont venir prier les leaders politiques de ne pas consommer la rupture et de revenir discuter avec le Gouvernement pour trouver un terrain d’entente.

Après  48 heures de tractations intenses la coordination met sur pied deux délégations : l’une conduite par  Monsieur Samuel  EBOUA Président de l’UNDP qui doit se rendre auprès des missions diplomatiques pour expliquer notre position et remettre les résolutions préparées  à  cet effet.

L’autre conduite par le Dr Adamou NDAM NJOYA doit entamer des négociations directes avec le Premier  Ministre en vue d’inscrire à l’ordre du jour de la rencontre, le problème de la Réforme  Constitutionnelle  et de faire prendre en compte certains préalables posés par la coordination et considérer  comme essentiels pour assurer effectivement la description de la situation politique et sociale. Le Président de l’UDC  conduit une délégation de huit personnes à la négociation avec le Premier  Ministre.

Les négociations vont se poursuivront  le mardi 12 Novembre et le mercredi 13 Novembre au matin avec la participation de quinze partis donc le SDF.

 LA DÉCLARATION DU 13 NOVEMBRE 1991

Conduite par le Dr Adamou NDAM NJOYA Président de l’UDC la délégation qui a négocié la Déclaration le 06 Novembre se composait de :

  • Henry FOSSUNG Président du NDP
  • Pierre Flambeau NGAYAP Président du CL
  • Jean Pierre DE MBELE Président de l’USD
  • Antar GASSAGAY Président du PNP
  • David DIFFOUM Président du PSA
  • Samuel TCHWENKO du SDF

Le 13 Novembre Ni John FRU NDI Président du SDF va assister au paraphe des documents.

A  l’issu des travaux a été adoptée et signée  par plus de 500 personnalités politiques, administratives, civiles, religieuses….dont  les représentants de 44 Partis politiques la Déclaration du 13 Novembre 1991.

CONTENU DE LA DÉCLARATION DE YAOUNDÉ DU 13 NOVEMBRE 1911.

La Déclaration de Yaoundé préconise un ensemble de mesures arrêtées à l’issue de discussions menées dans un esprit de dialogue constructif et dans le souci de la décrispation de la situation socio-politique et économique du pays.

1 – Décrispation :

  • Un moratoire fiscal exceptionnel à accorder aux contribuables victimes des opérations ville morte avec un délai de grâce ;
  • La levée des interdictions des réunions et des manifestations politiques publiques
  • Libération des personnes arrêtées à la suite des réunions publiques
  • La levée des mots d’ordre de ville mortes et désobéissance civile.

2 –  Sur la Réforme Constitutionnelle : La mise sur pied d’un Comité Technique Constitutionnel

A l’issue des négociations ardues, le Gouvernement a  accepté d’inscrire à l’ordre du jour de la rencontre Tripartite de Yaoundé la Reforme de la Constitution.

Des débats ont eu lieu en Assemblée Plénière, il en est résulté des consensus sur :

  • La nécessité de sauvegarder les principes, de l’unité de l’intégrité et de la souveraineté nationale.
  • La nécessité d’intégrer dans la constitution un code de Libertés Fondamentales de Droits de la Personne Humaine.
  • L’instauration d’un régime semi-présidentielle avec :
  • Un Président de la République Chef d’Etat
  • Un Conseil de Ministres responsables, un Premier Ministre Chef du Gouvernement
  • Une Assemblée Nationale qui légifère et contrôle l’action du Gouvernement
  • La garantie de l’Indépendance du pouvoir judiciaire dans le cadre d’une véritable séparation des pouvoirs.
  • La création d’organes constitutionnels nouveaux à savoir : une Cour Constitutionnelle, une Cour des Comptes, un Conseil d’Etat (qui coiffe un  système de juridictions administratives), un Sénat, une Haute Autorité de la Fonction Publique, une Haute Autorité de la Communication.
  • l’aménagement d’une Nouvelle Répartition des pouvoirs entre l’Etat et le Collectivités locales, l’instauration  d’un pouvoir régional à l’échelon provincial.
  • La limitation des mandats présidentiels.
  • l’immutabilité de la Constitution.
  • le Statut de l’opposition.

Le  Comité Technique chargé d’élaborer le projet de la Nouvelle Constitution est composé de : les représentants des  Partis Politiques : Pierre Flambeau NGAYAP, André ATEBA NGOA, Simon MUNZU

(absent) Me ELAD, représentants des pouvoirs publics ;   Pr Joseph OWONA, Benjamin ITOE, Pr Stanislas MELONE, Pr Jean Pierre FOGUI,  représentant des personnalités indépendantes ; Pr  Carlson ANYAGWE, Pr François MBOME (absent) et Me Edmond René LOE.

L’opposition avait opté pour le dialogue démocratique en toute bonne foi. En face le RDPC n’arrivait pas à abandonner  ses réflexes  et instinct de conservateur de tricherie et va manipuler les consciences  et contrairement  à l’esprit  de la Tripartite et la Déclaration  du 13 Novembre 1991 la loi électorale n° 91/020 du 16 Décembre 1991  fixant les conditions d’élections des Députés à l’Assemblée Nationale n’a pas été adoptée de manière formelle et par consensus.

DECLARATION A L’OCCASION DU 20 EME ANNIVERSAIRE DE LA REMISE DE L’ARBRE DE LA PAIX AU DR ADAMOU NDAM NJOYA A LA TRIPARTITE 13 NOVEMBRE 1991-13 NOVEMBRE 2011.

Yaoundé 13 Novembre 2011

Des Actes qui, posés, tout en situant au centre des actions et des activités continues de production et de formation, ont cette profonde signification comme symboles vivants et éclairants qui défient et le temps et l’espace. Tout cela simplement parce qu’ils touchent l’essence humaine dans ce qu’elle a de profondément intérieur et riche comme dynamique de construction tout en éclairant pour les idées et les actions à mener à quelque niveau que ce soit et par chaque personne et par tout le monde. Il en est ainsi de l’acte posé par les femmes le 13 Novembre 1991 à la fin des Assises de la Tripartite qui allait voir le Cameroun sortir des gouffres de la guerre civile après des semaines des villes mortes, de l’état d’urgence, des violences qui avaient entraîné des victimes humaines , des destructions des biens, le développement des haines entre les fils et les filles d’un même pays. Les faucons de tous bords s’étaient réveillés et avaient aiguisé, pêcheurs en eaux troubles, les armes de guerre quand est née l’idée de dialogue, de la rencontre où les partis politiques, la société civile représentés par leurs dirigeants et le gouvernement représenté par le Premier Ministre se retrouvèrent au Palais des Congrès dans la Salle qui, depuis lors est baptisée Salle de la Tripartite.

La tripartite qui a ouvert une grande page de l’histoire du Cameroun. En effet, les conclusions auxquelles les participants aboutirent, en situant le Cameroun dans la voie du dialogue entre les différentes catégories d’acteurs dans la société et plus particulièrement les acteurs politiques, évitèrent au pays les affres de la Guerre civile  en jetant les bases saines pour la consolidation de la République et de la Démocratie. Les points forts en ce qui concerne la réforme de la constitution sont arrêtés : Le Parlement composé d’une Assemblée Nationale et d’un Sénat dont les membres sont élus au suffrage universel, au scrutin majoritaire à deux tours, le Président de la République élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois au scrutin majoritaire à deux tours. Deux tours permettent de dégager une majorité et des alliances qui réunissent les différentes opinions et aspirations des populations, qui vont ainsi se reconnaître dans les élus, puis un Vice Président de la République; un gouvernement avec un Premier Ministre Chef de Gouvernement responsable devant le Parlement, la création du Conseil Constitutionnel, de la Cour des Comptes, la Décentralisation…etc. (Voir en attaché les Conclusions de la tripartite qui traitent aussi de la communication et de la liberté d’expression et des médians, puis des élections, de la libération des détenus politiques…).

Avec la Pérestroïka, la Déclaration de la Baule, le monde connaît un vent de liberté et démocratisation et cela est d’autant plus fort au Cameroun que les pressions  ont toujours été présentes et soutenues dans un pays qui, dans le fond a un parti unique de facto car la Constitution a toujours reconnu aux formations politiques leur participation à l’expression du suffrage universel. Depuis 1947 il y a la pratique démocratique au Cameroun avec des formations politiques et, même écarté de l’action sur le terrain,  le grand parti nationaliste UPC va continuer à être présent dans les esprits et les calculs politiques.

Lorsque,  en Novembre 1991, le tournant est pris, les acteurs qui sont au pouvoir y sont depuis novembre 1982, moins de dix ans ; ils n’ont pas encore eu le temps de ficeler tous les rouages du pouvoir pour leur donner les orientations qu’ils veulent sans tenir compte de l’opinion nationale et internationale. Les tentatives des coups d’Etat et la répression vont ouvrir la voie aux faucons et au durcissement après moins de trois années de gouvernement. Des éléments qui n’apparaissaient plus comme influençant négativement la vie politique refont surface : les tribus, la religion. On passe de la Garde Républicaine à la Garde Présidentielle, ce qui veut tout dire ; lorsque à travers le monde souffle le vent de la liberté, de la démocratie et du dialogue, des croyants militants du parti unique au pouvoir vont, non seulement organiser des marches et des manifestations à travers le pays mais aussi organiser qui, les cultes et messes d’action de grâce dans les Cathédrales Eglises et Temples, qui, des prières dans les mosquées pour la confirmation par Dieu du rejet du multipartisme qu’ils affichaient et défendaient mordicus.

La tripartite qui intervient moins de dix années après le changement à la tête de l’Etat et dans le contexte où les positions se cristallisent, la violence apparaissant comme seule voie pour résoudre les problèmes politiques et de gouvernement, vient comme pour créer les bases harmonieuses d’un nouveau départ.

Une image très forte, celle des femmes qui entrent dans la grande salle en chantant, demeure dans mon esprit et, sans aucun doute dans les esprits de tous ceux et de toutes celles qui étaient venus à la tripartite comme parties prenantes soucieuses de la construction du Cameroun sur du Roc. En effet, aux termes des travaux, sans crier garde, fit irruption dans l’enceinte qui avait connu tout au long le silence de huis clos, un cortège impressionnant composé des femmes qui avaient participé à la Tripartite ; il était sous la conduite de la première femme camerounaise qui entra dans la politique par la grande porte avant l’indépendance et qui, dès les premières années de notre souveraineté s’était illustrée comme  Parlementaire de choc, Madame Julienne Keutcha. En dansant et chantant, le cortège apportait une note de gaieté et d’espoir, réservant une courte surprise qui allait être levée lorsque après avoir fait quelques tours dans la salle, les femmes se dirigèrent vers le siège du Président National de l’UDC et lui remirent l’arbre de la paix. Il y a, aujourd’hui le Dimanche 13 Novembre 2011, vingt années jour pour jour.

Des Actes qui ont une telle portée demeurent et continuent de porter des fruits et de nourrir pour les missions nobles de construction de la société, de l’harmonie dans les rapports humains à l’intérieur et hors des frontières hérissées par les êtres humains. Nous ne devons pas l’oublier et, célébrer un tel acte est un grand devoir, un impératif ; ceci d’autant plus que les problèmes qui nous réunirent ne sont pas résolus et demeurent ces sources des déchirements entre les fils et les filles du Cameroun.

Le premier acte en ce jour d’anniversaire, c’est de penser à ceux qui furent là et qui ne sont plus et aux femmes qui, nourries par l’essence qui les caractérisent comme porteuses de vie, comme mères, eurent l’idée de célébrer ainsi la paix en nous invitant à toujours œuvrer pour la paix, pour l’amour.

L’UDC est cette formation politique de l’Ethique qui se veut porteuse de la paix et Actrice pour le triomphe des messages profondément humains dont ont besoin et le Cameroun et l’Afrique et le monde où nous souffrons des crises économiques, sociales, culturelles qui ont à la base la crise des valeurs : le non respect de la dignité humaine, le manque de compassion, l’égoïsme, la jalousie, l’hypocrisie, les haines tout cela entraînant cupidité, corruption, fraudes…etc. autant de phénomènes qui minent les êtres humains de l’intérieur empêchant l’être humain de cultiver la paix dans leur cœur pour la développer autour d soi, dans la société.

Face à tout cela, il y a des qualités qui caractérisent l’être humain et parmi elles la générosité, l’amour, la compassion…etc. qui, partagés se doivent d’être cultivés. Un Anniversaire comme celui-ci vient pour créer les bases profondes pour cette culture car nous avons à faire à des êtres humains avec leurs défauts et leurs qualités, avec leurs humeurs changeantes pouvant pousser à construire comme à détruire. Avec la République et la Démocratie sont mises en fonctionnement des institutions qui, animées, dirigées et conduites par des citoyens acquis aux valeurs humaines, à l’éthique comme dynamiques et éclairages de la vie et des activités dans la société, assurent le triomphe du Bien commun, de l’Intérêt Général, du sens du Sentiment National ouvert sur la cause de la dignité humaine sans considération des frontières et, au bout, empêchant la domination d’un individu qu’il soit égoïste ou généreux. Le nombre dans la culture du dialogue démocratique et républicain tempère.

Les observations à partir des actions menées dans la société à divers titres nous ont conduit à élaborer la Loi de l’Ethique qui apparaît et, dans le Manifeste de la Nouvelle Ethique et dans le Nouveau Contrat Social, et dans le Contrat Républicain. Ces deux derniers ouvrages qui sont publiés par les Editions L‘Harmattan sont des sources où puiser pour les enseignements et l’éducation pour asseoir et affermir la République et la démocratie. La Loi de l’Ethique : « Connaît des progrès continus, la Société dont les membres partagent les valeurs humaines et l’éthique comme fondements de leur vie et de leurs activités comme individus et institutions et puis les cultivent comme éclairages et dynamiques », « Stagne, la société où valeurs et éthique sont reconnues sans plus et périclite et disparaît, celle où les valeurs humaines et l’éthique sont bafouées, méconnues »

Tout ce qui s’est passé avant , pendant et après l’élection présidentielle du 9 Octobre vient sonner l’alarme, nous disant que ce que nous avions évité en 1991, peut nous arriver encore et que, plus que jamais il faut s’employer pour asseoir les Equipes Républicaines et Démocratiques, pour la culture des traditions qui humanisent, qui responsabilisent, qui mettent l’intérêt général en avant, le sens de la chose publique, du sentiment national ouvert vers l’Afrique, vers une société toujours plus humaine, vers l’affirmation de notre commune humanité dans une société internationale qui va se dépasser pour laisser la place à une société humaine gérant et encourageant, sans considération des frontières quelles qu’elles soient, les riches diversités humaines qui fleurissent dans les différentes régions du monde avec des charmes variant et connaissant aussi des situations de grand bonheur ou des malheurs dont les êtres humains sont souvent à l’origine et puis, ne l’oublions pas, tout ce que les êtres humains ne contrôlent pas à savoir des catastrophes naturelles qui nous interpellent en nous rappelant notre commun environnement à préserver par des actes positifs de tous le jours et, de ce fait, profondément dans le sens de l’essence noble de l’être humain.

Aussi, dans la dynamique de ce serment prêté le 13 Novembre 1991, nous le renouvelons en ce Dimanche 13 Novembre 2011, 20 (vingt) années après : Poser des actes positifs, développer des recherches sur les valeurs et l’éthique, dispenser des enseignements, éduquer pour asseoir des citoyens responsables, des républicains, des démocrates, avoir partout sur le terrain des équipes républicaines et démocratiques. En puisant des  enseignements partout où l’on peut en trouver de constructif et, entre autres dans le Nouveau Contrat Social et le Contrat Républicain, voilà ce à quoi nous appellent impérativement la Dignité Humaine, le vrai, le bien, l’esthétique et l’éthique.

Dr Adamou NDAM NJOYA

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