Month: December 2014

Bourse Étudiants Camerounais | Ndam Njoya | EAE

Appui aux Étudiants Camerounais : Ndam Njoya et l’École Africaine d’Éthique créent la sensation à Yaoundé.

 

La salle de conférence de la Fondation Njoya Arouna a fait le plein d’œuf vendredi 19 Décembre 2014 à l’occasion de la cérémonie de remise de bourses et des awards à la première promotion des Étudiants Camerounais bénéficiaires d’une bourse que l’École Africaine d’Éthique a baptisée « Bourse de la Génération de l’Éthique ».

Ils étaient au total 50 (Cinquante) Étudiants dont 17 Filles et 33 hommes, qui ont été finalement sélectionnés parmi les 153 Candidatures reçues au terme d’un processus très rigoureusement conduit par un Jury du Secrétariat Scientifique de l’École Africaine d’Éthique.

Le processus s’est décliné en trois principales phases : l’appel à candidatures où le Président Fondateur de l’École Africaine d’Éthique a adressé une correspondance de présentation et d’appel à Candidature à chacun des Recteurs des Universités de Yaoundé I et II qui ont été ciblées pour cette première édition de la Bourse de la Génération de l’Éthique. La même note de présentation et d’appel à candidature a été affichée dans ces Universités et au siège de l’École Africaine d’Éthique sis à la Montée Anne Rouge à Yaoundé afin de garantir la plus large diffusion possible auprès des Étudiants.

Ainsi, 153 candidatures ont été reçues à la date butoir fixée Mardi 15 Décembre 2014 dont 91 Candidatures des Étudiants de l’Université de Yaoundé I, et 62 Candidatures d’Étudiants de Yaoundé II. La présélection était la deuxième phase et a permis d’éliminer toutes les candidatures qui ne respectaient pas les critères préliminaires qui voudraient que le candidat ait fourni le relevé de notes universitaires de l’année académique précédente présentant une note moyenne supérieure ou égale à 12/20 et un reçu d’inscription justifiant que le postulant est Étudiant dans le cadre de l’année académique en cours. Au terme de cette deuxième phase, les Étudiants ayant fait preuve de l’Excellence Académique ont été soumis à un test écrit de sélection permettant d’apprécier le niveau de connaissance et d’appropriation des valeurs basiques de l’Éthique. À l’issue de ce test, la note obtenue sur 20 a été consolidée à la note moyenne académique pour donner la note moyenne finale qui a permis la sélection des 50 premiers qui constituent la première promotion des Bénéficiaires de la Bourse de la Génération de l’Éthique dont 31 bénéficiaires venus de l’Université de Yaoundé I et 19 venus de l’Université de Yaoundé II. Ces 50 bénéficiaires sont des étudiants allant de Niveau 2 jusqu’au Doctorat et sont originaires des 10 Régions du Cameroun.

À l’enveloppe de 25000 (Vingt Cinq mille) FCFA remise à chaque bénéficiaire, le Dr Adamou Ndam Njoya a ajouté un exemplaire du livre « Manifeste de la Nouvelle Éthique » édité en 1983 et préfacé par S.E Monsieur ETEKI MBOUMOUA, Ancien Secrétaire Général de l’OUA, un dépliant présentant l’École Africaine d’Éthique et surtout, un Award sur lequel, le Président Fondateur de l’École Africaine d’Éthique a écrit à sa propre main : « Toutes mes félicitations et mes vifs encouragements pour la poursuite dans la recherche permanente du Savoir, du Savoir faire et du Savoir Etre pour, ainsi, toujours mettre l’Etre humain au centre de tout sans discrimination et baser la vie et les activités aussi bien des individus que des Institutions sur les valeurs humaines et l’éthique sans cesse cultivées comme éclairage et dynamiques ».

La cérémonie en elle –même très courue par les Journalistes de la presse nationale et internationale, s’est déroulée au tour des points saillants ci-après en plus des formalités classiques d’exécution de l’hymne national du Cameroun et de Prières chrétienne et musulmane :

1. Mot de bienvenue de la Coordonnatrice du Secrétariat Scientifique de l’École Africaine d’Éthique qui a non seulement présenté l’Ecole dans son organisation et ses activités, notamment la promotion des valeurs positives dans la vie des Individus et des Institutions tant nationales qu’africaines et mondiales avec l’appui des partenaires divers. Elle a fait savoir que si la bourse de la Génération de l’Éthique a produit ce jour la première promotion des Étudiants bénéficiaires, elle en est à sa deuxième édition car les élèves du secondaire en étaient bénéficiaires de la vraie première édition.

L’édition de ce jour, en faveur des Étudiants de l’Université de Yaoundé I et de l’Université de Yaoundé II, est réalisée avec l’appui financier des Députés de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), l’appui intellectuel et matériel des membres du Secrétariat Scientifique de l’École Africaine d’Éthique qui ont mis gratuitement leur savoir et leur temps pour gérer le processus d’octroi de ces bourses. Elle a dit aux Étudiants de toujours chercher dans leur vie de tous les jours, le vrai, le beau, l’excellence et surtout de cultiver sans cesse l’intérêt général et que tous les étudiants aussi bien les 50 sélectionnés que tous les autres qui ont été présélectionnés ont désormais accès aux activités de l’École Africaine d’Éthique pour leur formation, leur information et leurs recherches.

2. Le Rapport du Jury qui a permis de comprendre la démarche scientifique appliquée et les résultats obtenus.

3. L’intervention du Fondateur de l’École Africaine d’Éthique qui est largement revenu sur l’origine et la motivation de la Nouvelle Éthique qui remonte à sa présence au Gouvernement à l’époque du Feu Président Ahidjo comme Vice- Ministre des Affaires Etrangères, Ministre de l’Education Nationale, et Ministre Chargé de la Réforme Administrative, où l’éthique était pour les acteurs publics tant nationaux qu’internationaux, toutes valeurs qui pouvaient concourir à valoriser soi-même, sa famille et/ou ses proches, oubliant ou ignorant les autres. Où les promotions sur la base des affinités étaient considérées comme normales. Il faut être du village ou de la famille de tel ou de tel pour être considéré quelques soient vos talents et vos valeurs intrinsèquement reconnues. Il fallait une autre Éthique pour recentrer les choses. Et le Dr Adamou Ndam Njoya avait alors, en contre-courant de la politique gouvernante, instauré la Nouvelle Éthique qui voudrait que l’Etre Humain sans discrimination aucune, soit placé au centre de toutes les préoccupations et que chacun soit considéré et promu sur la base de la méritocratie qui recommandait également qu’au niveau du Gouvernement, chaque Ministre travaille sur la base des objectifs précis et évalué mensuellement pour apprécier ses performances et permettre au peuple souverain de connaitre l’évolution du travail gouvernemental.

4. La remise des bourses et des awards où les personnalités politiques de l’opposition camerounaise, la société civile et des Enseignants d’Universités présents en grand nombre, ont défilé sur la tribune aux côtés du Fondateur de l’École Africaine d’Éthique pour remettre aux Lauréats, leurs bourses et prix

5. La réaction des Lauréats qui ont laissé parler en leurs noms, deux représentants dont un Étudiant en Doctorat d’expression francophone, Monsieur Ahmed JAMIN et une Étudiante en Licence 2, d’expression anglophone, Mlle ATANGANA ROSINE. Avec une émotion qui les mettait presqu’en larmes, ces deux Étudiants, porte-parole de leurs camarades bénéficiaires, ont exprimé en des termes forts, leur reconnaissance et leurs remerciements au Fondateur de l’École Africaine d’Éthique, au Comité Scientifique et aux Députés de l’UDC qui ont financièrement appuyé cette louable initiative en leur faveur et se sont engagés non seulement à faire bon usage de tout ce qu’ils venaient de recevoir, mais surtout de cultiver et de pratiquer l’éthique dans leur vie quotidienne d’étudiants aujourd’hui, et de professionnels de demain.

La Bourse de la Génération de l’Éthique va se poursuivre chaque année et fera le tour de toutes les universités et de tous les Instituts Universitaires du Cameroun. Sauf changement, les Universités de Douala (publique et privée) en seront les Bénéficiaires de la prochaine édition en 2015.

 

Correspondant : Adamou Koupit

Secrétaire du Comité Scientifique de l’Ecole Africaine d’Éthique

Concours meilleur batteur percussionniste | Foumban | Cameroun

CONCOURS DU MEILLEUR BATTEUR «PERCUSSIONNISTE» 6ème EDITION 2014   NOTES RELATIVES À LA FINALE 29 Novembre 2014 : De 19H30 à 22H00 Le Concours du Meilleur Batteur qui a été parrainé dès la première Edition par RFI et appuyé par le Ministère camerounais de la Culture ainsi que des Associations culturelles et des nombreuses personnes du monde de la Culture, s’affirme comme un des Evénements Culturels et Artistiques majeurs de Foumban. Foumban est cette ville dont les objets d’Art sont, à travers le monde des grands Ambassadeurs et de l’Afrique, et du génie créateur de l’être humain. Foumban est la plus ancienne ville du Cameroun qui, riche de plus de six siècles de ses héritages culturels, œuvre pour maintenir son rang de Capitale Culturelle du Cameroun et de Centre de Création Artistique et Culturelle de premier rang en Afrique. Nous nous situons dans l’objectif du Concours de Meilleur Batteur Percussionniste tel que défini et arrêté dès le lancement de cette manifestation culturelle et artistique ; ceci avec le souci de toujours répondre à l’essence de la culture et des arts qui invite à la création, aux recherches pour des productions toujours originales et attrayantes. Le Concours du Meilleur Batteur Percussionniste est en plein dans cette logique dynamique. Que de progrès, que d’innovations, que de recherches, de la part des artistes et de leurs groupes qui, d’année en année nous ont servi des prestations de grande qualité et, chaque fois des plus innovantes. Nul doute que l’édition 2014 donnera du travail au Jury face à l’ampleur de la préparation et du travail des artistes. La Finale du Concours, du Meilleur Batteur Percussionniste, verra se produire non seulement des candidats sélectionnés à Foumban et dans la région, mais aussi des batteurs percussionnistes venant d’autres régions du Cameroun et éventuellement de l’extérieur du pays. C’est aussi l’occasion de découvrir les différents types d’instruments qui seront exposés et puis de s’initier à l’Art de Batteur. L’Ecole de Musique, de Chorégraphie et de la Danse de l’EAE/ASE offre des opportunités qui pourront être appréciées au cours des manifestations culturelles qui vont se poursuivre en Décembre et dans la prolongation du Concours du Meilleur Batteur Percussionniste avec :

  •  BANTOU’S DAYS 26-27 Décembre 2014,

Nous faisant sortir de la ville, nous conduisent à la rencontre de la nature et de ceux et celles qui, des siècles plutôt y vécurent et, puisant dans l’air pur des collines et des bois et cultivant l’amour nous laissèrent tant d’héritages aux premiers chefs desquels cultiver le cœur pur et l’ouvrir ainsi à la culture de la paix, de l’amour. Il y a ainsi un grand moment de purification pour partir sur des bases nouvelles avec la nouvelle année.

  • Le CARNAVAL DE FOUMBAN ET SA REGION 31 Décembre 2014 – 1er Janvier 2015.-

Nous plongeant au cœur des Légendes, des Mythes et des réalités du terroir. A toutes les Communes du Noun qui partagent la même histoire avec Foumban avec, chaque fois, des notes personnelles, vont être associées d’autres régions du Cameroun. Ainsi, avec tout cela, à travers le monde, se dégage la marque de l’intelligence créatrice des êtres humains au-delà des considérations des frontières quelles qu’elles soient ; cela du 31 Décembre 2014 au 1er Janvier 2015 permettra de vivre ce qu’il y a d’original, ce qui est différent et apporte pour la découverte à ceux qui viennent d’ailleurs…. Ainsi dialogue, rencontre, découverte, partage avec les autres et enracinement des jeunes dans les traditions culturelles, dans ce qui fait la personnalité, l’identité et créé la confiance. Toutes les personnes désireuses de concourir sont invitées à s’inscrire auprès du :

  • Secrétariat du Concours du Meilleur Batteur Percussionniste et du Festival International de la Culture et des Chefs d’œuvre d’Art de Foumban (Mairie de Foumban, Espace Culturel du Syndicat des Communes et de l’Office de tourisme de Foumban
  • Musée Ecole et la Fondation Njoya Arouna à Yaoundé Bp 1638, Téléphone : 22229545/ 22224620

La Charte et le Règlement du Concours  fournissant tous les renseignements sur les conditions de participation et le déroulement du Concours ainsi que les critères de notations sont disponibles aux mêmes adresses.   Dr Adamou NDAM NJOYA Ministre Plénipotentiaire de Classe Exceptionnelle

Prévention et lutte contre le terrorisme | UDC

La Position De L’UDC Face Au Projet De Loi Portant Répression Des Actes De Terrorisme Voté Par Le Parlement

Ce qu’il faut pour le Cameroun: Une loi qui unit et mobilise pour la prévention et la lutte contre le terrorisme et Non une loi de répression qui divise

Pourquoi ? Comment ?

 

POURQUOI ?

Parce que la loi, portant Répression des Actes Terroristes, votée par le Parlement est, non seulement source des divisions créant les doutes dans les esprits, mais aussi la voie pour des interprétations diverses conduisant aux abus, aux violations des droits humains. En dernière analyse, elle est profondément cette source de destruction du capital unité et harmonie entre les camerounais qui ont vu le jour en réaction aux actions menées sur le territoire national par des terroristes de Boko Haram.

Parce que, contrairement à la Loi sur la Répression elle va respecter l’esprit et la lettre d’une part, de la Convention et du Protocole de l’OUA sur la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme, et, d’autre part, de la Résolution 2178 voté par le Conseil de Sécurité de l’ONU sur le Terrorisme.

 

La Loi partant de ces bases internationales, répond mieux aux objectifs visés et sera plus efficiente et opérationnelle pour des nombreuses raisons qui militent qu’elle soit élaborée pour remplacer celle portant Répression des Actes Terroristes

Parce que, depuis des années, nous nous sommes inscrits dans la logique de la puissance et non du dialogue ; ainsi, aucun effort n’est fait pour revenir à la sérénité dans les approches pouvant conduire à la mobilisation des citoyens , des citoyennes et de toutes les populations se trouvant sur le territoire national et de la Diaspora pour faire cause commune et agir face au terrorisme.

Le Projet de Loi portant Répression des Actes Terroristes a entraîné une levée de boucliers, à raison d’ailleurs, d’une importante frange des populations, des organisations de la société civile, de ceux et celles par qui s’exprime la très grande majorité des camerounais, la majorité silencieuse.

Les réactions suscitées par le vote de cette Loi, montrent clairement que ce texte de loi fait partie des actes de déstabilisation qui naissent lorsque pour leur conception et élaboration, il n y a pas mûre réflexion, il n’y a pas dialogue au sein de la société, parce que les gouvernants ne sont pas toujours à l’écoute des populations et des réalités mouvantes de la société. On ne devrait pas en arriver à de telles situations, dans la vie et des activités et des citoyens, et des institutions, ceci plus encore lorsqu’il s’agit des cas comme celui du Terrorisme où les Camerounais sont en éveil et unanimes pour les actions engagées face aux exactions meurtrières et terroristes de Boko Haram.

En effet, rien n’a été entrepris, bien que le contexte soit favorable, pour que les trois catégories d’acteurs – les Politiques, les Médias, la Société Civile- fassent, leur, les idées développées à l’OUA et mues en Convention pour la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme. Il y a eu un grand silence pendant tout le temps mis pour en arriver à une Loi qui aurait dû connaitre une grande adhésion face aux souffrances et aux traumatismes que nous inflige le terrorisme.

La Loi sur la Répression des Actes de Terrorisme, intervenant 15 années après l’adoption de la Convention de l’OUA et 10 années après l’adoption de son Protocole, est servie brutalement aux Camerounais comme si ce sont eux qui sont directement visés. En tout cas c’est ainsi que le texte adopté par le Parlement est perçu et vécu.

COMMENT ?

Nous n’avions plus besoin d’une telle situation et les réactions négatives qui peuvent dégénérer en violences ouvertes ne vont être éliminées que par un texte de Loi nous mettant dans la situation où la lutte contre les actes terroristes est ce qu’il y a de normal mobilisant tout le monde comme cela se fait sur le plan mondial, expliquant la Résolution 2178 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Le Cameroun, qui de par toute sa population, manifeste une unanimité dans le contexte actuel d’agressions terroristes, est à même de faire face à la psychose, aux pressions qui se font jour des faits du Boko Haram. Boko Haram ne doit pas nous empêcher de réfléchir, ni nous pousser à nous engager avec précipitation dans l’approche conduisant à un texte de loi qui donne lieu à des lectures et des interprétations qui n’ont plus leur place avec les évolutions que nous nous devons de connaitre et de cultiver dans notre pays.

Les arguments mobilisateurs pour la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme sont mis de côté pour faire ressortir la dimension répression qui n’intervient que lorsque des actes terroristes sont constatés. Les Camerounais n’ont pas été amenés à connaitre et apprécier le contenu et la substance des textes internationaux adoptés au niveau de l’Organisation Pan africaine OUA et au niveau de l’Organisation Universelle par le conseil de Sécurité de l’ONU ; l’ONU n’exclue pas la prévention qui est au cœur de sa mission de Paix et de Sécurité et qui conduira à la solution durable du problème du Terrorisme. Les camerounais doivent être informés.

Le Projet de Loi N962/PJL/AN, portant répression des Actes Terroristes, est voté par le Parlement alors que la Convention de l’OUA et son Protocole, qui sont à l’origine, sont seulement introduits au Parlement pour le vote de la loi autorisant leur ratification par le Chef de l’Etat. Pourquoi est-ce à cette même session du Parlement que les textes internationaux, datant de quinze [15] années pour la convention elle-même et de dix [10] années pour son Protocole, sont introduits ? Une telle question ne peut pas être évacuée car le Savoir ouvre la voie au Savoir Faire et au Savoir Etre. Ce qui est des plus importants, des plus nécessaires, voire un véritable impératif, pour cette importante question qu’est le terrorisme.

En effet, à la suite des morts, des prises d’otages, de nombreuses victimes qu’il cause, les vies humaines sont chaque jour en jeu et on assiste à la naissance un peu partout de la peur, de la psychose. Aussi, en entreprenant d’éradiquer le terrorisme, on ne doit pas mettre en marche une machine pour créer d’autres traumatismes.

Il est désormais question de faire ressortir la quintessence et l’ossature de la Loi qui unit et mobilise pour la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme. Aussi, sans s’attarder sur des interrogations, retenons que c’est parce que les Actes terroristes causent beaucoup de souffrances que la Convention et le Protocole de l’OUA ainsi que la Résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies invitent les Etats Membres à légiférer et introduire ces Documents internationaux dans le droit Interne. Il est important de porter cette démarche de la société internationale régionale et universelle à la connaissance des Camerounais et des amis du Cameroun car c’est une lutte à laquelle est engagé tout le monde sauf, bien sûr, les auteurs des actes terroristes.

L’essentiel des définitions des Actes Terroristes qui apparaissent dans la Loi portant Répression des Actes du Terrorisme étant puisé dans la Convention de l’OUA, le fait d’écarter une dimension importante de cette Convention à savoir la Prévention qui se trouve être le titre de cet Acte International est préjudiciable à plus d’un titre :

  • Le rejet par les populations de la loi parce que ne se situant pas dans le contexte de la mobilisation universelle pour la lutte contre le terrorisme,
  • L’inefficacité inhérente à la substance et aux orientations de la loi,
  • Une forme de brutalité de la loi qui devait plutôt apaiser, rassurer les populations.
  • Les auteurs du Texte l’ont rédigé comme s’il y avait des comptes à régler avec les camerounais.

Tout cela doit disparaître, et ceci d’autant plus que la dimension Prévention n’est pas exclue de la Résolution 2178 du Conseil de sécurité qui, à voir la date de son adoption, le 24 Septembre 2014, a sans nul doute contribué à la précipitation pour le vote du Projet de loi portant répression des Actes Terroristes. L’ONU ne peut pas et ne doit pas cautionner une loi portant des germes des tensions dans un pays membre, créant des dissensions entre les autorités et les populations et, de ce fait paralysant les voies conduisant à la réalisation de l’objectif qui est celui de l’élimination des actes terroristes. Plus que cela, la forme et le fond de la loi sur la répression affichent le Cameroun comme un Etat cultivant la répression .On ne doit pas en arriver à cette situation. A la lecture, les dispositions de la Résolution invitent à éviter d’entrer dans l’escalade de la violation des droits sur le plan interne en demandant de veiller à ce que la qualification des infractions pénales dans leur législation et leur règlementation internes permette….d’engager des poursuites et de réprimer [ les actes terroristes]

Tous les éléments sont réunis pour permettre au Cameroun de capitaliser toutes ces dispositions qui, nous situant dans le contexte global de la lutte contre le terrorisme et appelant la mobilisation des populations, n’ouvrent pas la voie pour créer des situations des conflits sur le plan interne comme c’est le cas maintenant avec la loi sur la répression des actes terroristes. Cette dernière, en effet, ouvre des portes pour des lectures et des interprétations diverses et surtout dans un contexte de vie politique où on a encore beaucoup à faire pour la culture de la sérénité et du sens républicain et démocratique aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé et où parmi les populations qui sont les membres de la grande famille camerounaise se développent les méfiances, les recherches des moyens pour détruire ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, ceux qui émergent et s’affirment.

Que ce soit au sein de la famille ou en dehors, très souvent, ceux et celles qui sont qualifiés les autres sont perçus d’emblée comme adversaires voire comme ennemis ; on doit être conscient de ce phénomène pour mieux l’éliminer.

La Convention et son Protocole n’invitent pas à créer des situations où des populations vont être inhibées, craintives, où, d’aucuns, pour des raisons diverses, pourront monter des affaires, des dossiers contre d’autres ou instaurer la culture de la délation, de l’hypocrisie

Tout cela doit être évité et, pour ce faire, la Loi qui unit et mobilise situe les camerounais dans le contexte des textes internationaux et des actions globales qui sont entreprises contre le terrorisme. La Prévention doit être traitée dans la loi qui doit inclure la participation des populations comme partenaires parties prenantes. Cela est très important car va conduire à la situation où il sera difficile d’assister à la naissance des actes terroristes sur le plan interne du fait des populations comme initiatrices ou comme portant les concours à des organisations terroristes internationales provenant de l’étranger.

La Loi vise fondamentalement la mobilisation des camerounais pour empêcher les actes terroristes soit de naitre, soit d’entrer dans le pays et, si, dans tous les cas, ils naissent ou entrent, être en mesure de les saisir, de les détecter sans confusion pour ainsi appliquer les sanctions appropriées sans compromission. Cela se fera facilement si les citoyens s’identifiant dans les textes, s’en approprient ; ce qui les mobilisera parce s’affirmant dans la défense de leur liberté, de la dignité humaine, des droits humains intangibles comme le droit à la vie.

Il s’en suit la nécessité de réécrire le texte de loi intégrant la prévention où les populations, partout, dans des cadres appropriés comme celui des Collectivités Locales Territoriales, seront sensibilisées, mobilisées et averties, pour faire face à tout ce qui a trait au Terrorisme. Ici, les populations frontalières vont jouer un grand rôle, celui-là de premier plan. Ce qui conduit à l’association des pays frontaliers partageant souvent les mêmes populations et, au-delà les institutions internationales car les phénomènes du terrorisme ne peuvent pas être appréhendés et résolus seulement par les lois et les mesures internes.

 

 

Dr Adamou NDAM NJOYA

Journées Républicaines Des Réflexions Et Des Echanges

JOURNÉES RÉPUBLICAINES DES RÉFLEXIONS ET DES ÉCHANGES

Les dix-huitièmes Assises sur le Thème :

 

LE BUDGET, LA RECHERCHE ET LE DÉVELOPPEMENT.

OÙ  EN SOMMES-NOUS ?

QUE DOIT-ON FAIRE POUR LA MOBILISATION CITOYENNE ET PARTICIPATIVE FACE AUX DÉFIS DE LA PRÉCARITÉ QUE CONNAISSENT LES POPULATIONS DE NOS VILLES ET DE NOS VILLAGES ? 

 

Les JRRE réunissent les trois catégories d’acteurs dans la société que sont : les Politiques, les Médias, la Société Civile.

 

Yaoundé,  le Jeudi 4 Décembre 2014

14H -17H

 Immeuble Fondation Njoya Arouna

 

Dr Adamou NDAM NJOYA

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